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LES TOUT-TERRAINS de Christian Autotte

Non, je ne parlerai pas des 4x4 ou des motoneiges… En tant que photographe, mes tout-terrains sont ces appareils qui peuvent résister à toutes les conditions, le genre de caméra que l'on met dans sa poche sans s'inquiéter outre mesure.

Oui, j'ai plus d'un appareil. Plusieurs sont des DSLR, que je trouve de plus en plus lourd et encombrants. D'autres sont des hybrides micro 4/3 Olympus, qui tendent à remplacer mes DSLR comme appareils « sérieux » plus portables mais tout à fait capables de livrer la marchandise quand vient le temps de produire des images professionnelles. Mais il y a des situations ou même le poids réduit des hybrides est encore trop important pour mériter de les transporter. D'autres situations demandent des appareils étanches pour photographier sous l'eau.

Dans certains cas, on parle de voyage, dans d'autres, de longue randonnée dont le but premier est la recherche de fossiles. Ailleurs, il s'agit simplement de pouvoir garder un appareil sur soi peu importe les conditions : pluie ou neige, ou risques inhérents à certaines activités, comme les sports nautiques.

Le premier appareil tout-terrain numérique fut mis sur le marché par Olympus au début des années 2000. Depuis lors, nombre de marques ont suivi le pas; les plus résistants peuvent descendre à 100 pieds par eux même. Plusieurs amateurs se demandent souvent si ces appareils sont aussi bons que ceux qui ne photographe qu'en dehors de l'eau. La réponse est un oui catégorique, mais avec quelques bémols. De par leur construction les appareils étanches ne possèdent qu'un zoom limité, de l'ordre de 4 ou 5x, alors que les appareils compacts plus traditionnels sont maintenant équipés de zooms jusqu'à 30 ou 40x. Et alors que la tendance actuelle pour les compacts haut de gamme est de les équiper d'un capteur de un pouce, tous les  appareils étanches sur le marché ont des capteurs plus petits. Malgré tout, la qualité des appareils étanche demeure excellente.

Le gros avantage de ces appareils tout terrain demeure leur capacité à travailler dans les pires conditions. Les amateurs de plein air, chasse et pêche, camping, canoë-kayak, etc., ont tout intérêt à jeter un coup d'œil sur les différents modèles. Certains (Olympus et Ricoh) seront particulièrement bons en macrophotographie. D'autres auront plus d'options électroniques telles que boussole, carte, et pression barométrique. La plupart des appareils seront dotés d'un GPS qui ajoute le positionnement dans les informations EXIF de chaque image, permettant ainsi de s'avoir où elle a été réalisée.

Le modèle le plus avancé demeure présentement l'Olympus TG-5 : non seulement peut-il photographier en mode RAW, mais il possède également une suite d'accessoire intéressants. On peut ainsi lui ajouter un télé-convertisseur et un super grand-angle, en plus de deux accessoires permettant de rediriger la lumière d'une lampe LED ou du flash électronique tout autour de l'optique pour réaliser des macros surprenantes. Pour les plus aventureux, il existe même un caisson sous-marin permettant de descendre à près de 150 pieds, idéal pour les plongeurs.

Des sentiers de randonnées aux expéditions de paléontologie, des sommets montagneux au fond de la mer, les appareils tout terrain sont à même de vous accompagner dans toutes vos aventures.

Christian Autotte

Note de chevreuil.net : Christian Autotte est photographe professionnel et conseiller chez Lozeau, rue st-Hubert à Montréal. Si vous désirez vous faire conseiller pour l'achat d'un nouvel appareil ou objectif, n'hésitez pas à le rencontrer

LES PHOTOS (toutes réalisées avec un Nikon AW120)


Une roche avec des bandes charbonnées trouvée lors d'une expédition de paléontologie. Le GPS permet alors de savoir précisément où le spécimen a été trouvé.
 

(Éponge d'eau douce, Spongilla lacustris): Dans plusieurs lacs du Québec, on peut trouver des éponges d'eau douce. Malgré leur aspect végétal, il s'agit bel et bien d'un animal qui filtre l'eau.
 

En pleine noirceur, l'appareil a utilisé sa lampe d'assistance pour faire l'autofocus dans un passage latéral de la grotte de St-Leonard à Montréal.
 

Lors d'une autre expédition paléontologique j'ai photographié ces coquillages qui peuplaient la Mer de Goldthwait il y a environ 10 000 ans. Il s'agit du prolongement de la Mer de Champlain qui s'étendait de Québec jusqu'aux Maritimes.
 

(Moule de lac Pyganodon cataracta) : Plusieurs moules d'eau douce se retrouvent au Québec et il est fascinant de les observer lorsqu'elles sont à filtrer l'eau pour s'alimenter.

 

(Jeunes Ratons laveurs) : En plein cœur de Montréal, lors d'une marche dans un parc urbain, je suis tombé sur ces jeunes ratons laveurs. La caméra étant dans les poches a permis de réaliser ce cliché.
 

(Crapet) : Pendant une promenade en apnée le long d'un lac, j'ai surpris quelques crapets. Malgré l'eau trouble, j'ai quand même réussi un cliché acceptable.

(Nénuphar) : Les fleurs de nénuphar sont bien belles, mais leurs feuilles vues sous cet angle différent sont également intéressantes.
 

A l'université de Witwatersrand de Johannesburg, mon ami Dr. John Anderson est tout occupé à choisir des fossiles que je devrai photographier pour son prochain livre. Le compact est dans mes poches, la photo ne demande qu'à être réalisée…
 

et au retour de l'université, le trafic d'Afrique du Sud est tout aussi congestionné que sur la 40 à l'heure de pointe…
 

(Œufs de grenouille des bois) : Pour photographier cette ponte d'œufs de grenouille des bois dans une mare glacée, j'ai monté ma caméra au bout d'une perche et activé le retardateur avant de positionner l'appareil. Quelques essais ont été nécessaire pour obtenir le résultat désiré.
 

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