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Cinq façons de chasser les champs

J'aime me rappeler cette histoire du 8 septembre 2010. Mon épouse et mon fils de 13 ans sont installés pour la chasse du soir. C'est en fait la quatrième séance d'affut qu'ils font ensemble depuis l'ouverture de la saison arc et arbalète de la zone 7 nord. Lors des séances d'affut précédentes, ils auraient pu prélever des mâles, mais le duo a préféré attendre un sujet plus gros. Imaginez mon fils, qui en est à sa première saison de chasse et qui laisse passer plus de 5 mâles de 1 an et demi. Ce soir-là du 8 septembre à 18:20, il n'était plus question de retenir son tir. Il n'y avait pas moins de 6 mâles différents et une biche devant la cache du duo. Les deux mâles qui intéressaient mon fils se trouvaient hors de portée pour son vireton d'arbalète jusqu'à ce que le plus gros des deux fasse l'erreur tant attendue. Un tir parfait à une distance de 27 mètres traversa les poumons d'un 8 pointes de deux ans et demi. Le buck n'a parcouru même pas 50 mètres à travers le champ avant de s'effondrer. Mon épouse et mon fils tremblaient de joie et l'émotion était à son apogée. Chose inattendue de l'histoire fut que les 6 autres cerfs sur place ne décampèrent même pas. Il aurait même été possible pour mon épouse de récolter le sien durant les minutes qui suivirent. Mais elle décida de se contenter d'apprécier ce qui se passait en compagnie de son fils qui était fou de joie.



Vous seriez tenté de croire que cette chasse a été plutôt facile pour mon garçon ? Je dirais qu'en quelque sorte, oui. Mais quelqu'un avait fait le travail précédemment. Ce quelqu'un c'était moi et malheureusement j'étais parti dans la réserve de Matane durant cet exploit ce qui m'empêchât de capter le tout sur pellicule. Dans les prochaines lignes, je vous livrerai cinq de mes stratégies favorites pour chasser les chevreuils en milieu agricole pendant les saisons arc et arbalète.

Mes cinq stratégies favorites, pour chasser les milieux agricoles durant les saisons arc et arbalète.

Il est certain qu'un bon champ agricole attire en certaines périodes de chasse son lot de cerfs. Nous savons qu'il est important de bien cibler les différents types de culture avant d'émettre des stratégies de chasse. Si le seul fait d'avoir un champ devant soi rendait la chasse à l'arc ou arbalète facile, il ne me serait pas nécessaire de vous partager mes expériences. Selon moi il est tout aussi important d'avoir une bonne stratégie que d'avoir un bon secteur. Surtout si l'on considère la portée réduite des arcs et arbalètes en comparaison avec les armes à feu si souvent utilisées. Sans prétention, ce qui me différencie des autres vient du fait que pour chaque type de champs je n'aurai pas la même approche. Chaque champ a des attraits particuliers et ce, dans des périodes de temps bien déterminées ce qui influence grandement ma stratégie de chasse. Dans le texte qui suit, je vous présente cinq stratégies de chasse que vous pourrez utilisées en fonction de différents types de cultures. Ces approches sont destinées particulièrement pour les saisons de chasse arc et arbalète pendant que nos cerfs sont tous en mode nutrition. Conséquemment, je débuterai par des stratégies en fonction des champs fourragers pour terminer avec les champs de grains.

1- Champs de luzerne, trèfle, mille (foin), soya encore vert et autre champs fourragers.

L‘avantage indéniable d'un bon champ fourrager vient du fait que l'on peut y observer, tout au long de l'été, les allées et venues de nos cerfs en se tenant à bonne distance et à bon vent afin d'éviter de déranger les habitudes de ceux-ci. Certaines zones bénéficient d'une date d'ouverture de chasse qui est hâtive, soit à la mi-septembre, permettant d'y chasser les cerfs avant même que la plupart d'entre eux aient changé la moindre de leurs habitudes saisonnières. Cela constitue un atout majeur pour les chasseurs. Une des façons avec laquelle j'ai eu le plus de succès à chasser les champs de fourrage fut d'y installer un appât en fonction des sentiers de cerfs menant aux champs. En milieu agricole, les cerfs sont moins portés sur les pommes. Surtout lorsque celles-ci ne sont pas exactement sur leurs voies d'accès à leur principale source de nourriture ou route de retour vers leurs dortoirs.

En ayant ces informations en tête, un chasseur devrait s'assurer de bien identifier, de préférence tout au long de l'été mais surtout à partir de la fin août, les endroits où les cerfs convoités sortent aux champs. Que ce soit pour les mâles matures ou non, l'approche sera la même. Vous remarquerez également que chaque groupe de cerfs, qu'ils soient constitués de mâles ou de femelles, auront souvent plusieurs sentiers d'accès. De plus, il arrive fréquemment que les groupes de mâles n'auront pas les mêmes accès que les groupes de biches et faons. Le même phénomène s'observe aussi à l'égard des dortoirs. Une fois ces observations faites, vous pourrez établir votre stratégie en fonction de vos espoirs de récolte. Ce qui sera important par contre, sera d'établir des moyennes statistiques afin de déterminer les sentiers les plus fréquentés selon le sexe et l'âge des cerfs.  Pour être simpliste, si je cherche à récolter un mâle, j'établirai ma stratégie en fonction des sentiers les plus utilisées par les bucks et si je cherche à récolter une biche, vous avez deviné que je surveillerai les sentiers qu'elles fréquentent régulièrement.

 


Les cerfs aiment les pommes.

Comment augmenter le va-et-vient sur un sentier ? Aussitôt que les pommes d'été commencent à être disponible, je m'empresse d'aller en déposer à l'endroit ciblé soit, directement dans le champ. Les cerfs auront tôt fait de trouver les pommes. Vous serez en quelque-sorte le premier à leur en fournir. Même si les cerfs vivant en territoire agricole sont moins portés vers cette nourriture qu'en région 100% forestières, les nouvelles gâteries sucrées disponibles dans votre champ avant que le sucre soit bien monté dans les différents types de culture environnante auront un effet très perceptible. Il est important de ne jamais déposer les pommes en tas. Je les disperse beaucoup au début. Pourquoi ? Afin de permettre au plus grand nombre possible de cerfs d'y avoir accès. Je dépose mes gâteries dans le champ vis-à-vis d'au moins 2 à 3 sorties de cerfs fréquentées. Je renouvellerai mon appât tous les 2 à 3 jours sur l'heure du midi. Ensuite, en approchant la date fatidique je concentrerai tranquillement mes appâts vers un point central où un tir sera possible avec une flèche ou vireton. J'aimerais vous faire remarquer qu'en milieu très agricole, les cerfs vont êtres plus portés vers les pommes jusqu'au du 10 octobre environ.

Inutile d'entrer dans tous les détails de l'aspect du vent en fonction du site de chasse. Il s'agit de ne pas oublier que le vent est un des aspects les plus importants et qu'il ne faut surtout pas négliger. Mais sachez que dans un prochain article je vous livrerai quelques unes de mes observations sur ce fait.

L'accès à ce site.

Il est primordial quand on chasse directement à l'orée d'un champ ou d'un appât de déterminer les heures de fréquentations de celui-ci. Ici, l'importance de l'utilisation d'un appareil de surveillance combiné à de nombreuses heures d'observation de votre part vous aidera à déterminer si vous avez un site qui est fréquenté plus assidument le matin ou le soir. Si votre site est fréquenté autant le soir que le matin ou même simplement de soir, vous êtes en bonne voie pour réussir votre chasse.

 


Quels sont les effets de cette stratégie ?

Les familles de cerfs et les groupes de mâles auront tôt fait de concentrer leurs allées et venues en fonction de l'attrait combiné des pommes et du champ fourrager en ce temps de l'année. Les jeunes faons influenceront jusqu'au moment fatidique leurs mères et consœurs à venir brouter même si elles ne veulent pas de pommes. À l'occasion les jeunes mâles influenceront même les plus vieux à venir y brouter également. Les jeunes étant de nature moins méfiante continueront à venir déguster vos pommes au sein de leur garde-manger habituel. Comparée a une stratégie en forêt où les cerfs ne peuvent voir les autres cerfs à longue distance, cette stratégie favorise la présence des plus vieux cerfs qui feront confiance au langage corporel des femelles et des plus jeunes déjà sur place pour se laisser occasionnellement prendre. Cette approche m'a apporté beaucoup de résultats concluants au cours des 4 dernières saisons. C'est de cette façon que mon fils a récolté son premier mâle en 2010.

2- Deuxième stratégie de chasse pour champs fourragers.

La première stratégie comporte des avantages mais aussi beaucoup d'inconvénients. Ces donc dans cette optique que ma deuxième stratégie vous sera présentée. En prenant en considération tout l'effort que vous aurez mis sur la préparation de la première stratégie, je vous donne une deuxième possibilité qui permettra une approche plus discrète envers les cerfs. Dans bien des cas, il est impossible de chasser directement un site nourricier le matin même si la tentation peut être très forte. Si vos observations vous ont démontré que les cerfs étaient présents dans l'heure précédant l'heure légale de chasse, il sera impératif d'éviter d'y aller en matinée. Dans ces cas, je choisirai plutôt de chasser en retrait sous le couvert de la forêt.

Le facteur déterminant pour cette approche est de découvrir le secteur de repos où se dirigeront les cerfs en matinée. Par la suite, il s'agit de s'y introduire bien avant que le soleil ne se lève. Des miradors portables positionnés en fonction des différents vents peuvent faire partie de la stratégie. L'idée est d'installer les miradors le plus près possible du secteur de repos sur le sentier qui semble le plus fréquenté. Ensuite, s'y introduire à bon vent au moins une heure avant le levé du jour. Cela vous demandera de vous y aménager un sentier discret qui ne devra jamais traverser le ou les sentiers de cerfs ou tout au moins, je vous invite à ne jamais y déposer vos pieds. Mais de grâce résistez à la tentation de prendre le chemin le plus facile surtout si les cerfs l'utilisent. Inutile de risquer votre chasse après avoir mis autant d'effort dans la préparation d'une stratégie gagnante. C'est d'ailleurs une des grandes faiblesses de beaucoup de chasseurs. Dans le cas d'une stratégie dirigée précisément envers les mâles, une bonne façon de trouver les zones de repos consiste, à suivre les sentiers en partance du site nourricier. Si vous suivez un sentier sur quelques centaines de pieds sans apercevoir aucun frottage sur les arbres et arbustes, vous avez 80% des chances qu'il s'agit de sentier de biches et faons. Ces observations sont valables même pour les vieux frottages. Donc il vous faut trouver les sentiers qui sont marqués par des frottages. En plus, il faut que ceux-ci soient face aux champs (les frottages) pour vous confirmer qu'ils sont effectués à 80% des occasions le matin, lors du retour au dortoir.

Le sentier que vous suiviez deviendra difficile à suivre, règle générale, vous devriez vous en apercevoir quand vous arriverez près du dortoir. Le sentier que vous suivez deviendra difficile à suivre, le couvert y sera plus dense et en présence d'un dortoir de mâle vous découvrirez plusieurs frottages à l'intérieur d‘un petit périmètre. Que ceux-ci soient vieux ou récents, portez une grande attention à la quantité afin de déterminer le potentiel de la cachette. Bien entendu, on parle à ce moment d'une préparation en fonction des automnes précédents. Dans le cas d'une préparation de dernière minute, il faudra attendre vers le 25 septembre pour qu'une quantité notable de frottages apparaissent dans le secteur. Par contre, il est impératif de trouver le dortoir le plus adéquat en fonction de votre stratégie de chasse. Sur cet aspect je préfère toujours trouver le site de repos en premier lieu. Ensuite, poursuivre les autres étapes de ma stratégie. N'oubliez pas aussi qu'il est possible de chasser au sol plutôt qu'avec un mirador surtout quand la découverte des indices se réalise à la dernière minute. La force de cette stratégie relève beaucoup de l'effet de surprise. Les cerfs ne doivent en aucun temps détecter votre présence.

3- Troisième stratégie pour les champs de tout type.

Tout observateur de chevreuils sera d'accord avec le paragraphe suivant. Avez-vous déjà observé les cerfs brouter dans un champ ? Peut importe la qualité de la nourriture disponible dans un rayon donné du champ, les bêtes vont toujours manger en se déplaçant. Pourtant, à l'occasion, ces mêmes cerfs se déplaceront en broutant vers un endroit du champ où la nourriture est moins appétissante. Mais pourquoi donc ce phénomène ? Les cerfs détestent manger sur place naturellement afin d'éviter que les prédateurs puissent cibler une proie facile. Voilà également une des raisons pour laquelle chaque champ comportent plusieurs sorties. Comment se tirer d'affaire sans appât, avec seulement la porté d'une arme tel que l'arbalète ou un arc ? Une méthode simple et efficace que j'expérimente depuis plus de 12 ans. Tout simplement en empêchant vos chevreuils d'emprunter trop de sorties. Facile à dire me direz-vous ! Mais plus facile à faire que vous ne le pensez. Certes, cette façon de faire vous demandera une bonne dose de jus de bras, mais son coût pratiquement nul et son efficacité m'a été démontré à maintes reprises. À l'aide d'une scie à chaine, coupez des arbres sans valeur, tel que arbres morts, arbres en trop grand nombre, arbres blessés, etc. Ensuite, érigez une clôture tout le long du boisé adjacent au champ. Il est important de laisser quelques sorties par contre. Le but est de conditionner les cerfs sur une moins grande quantité de sortie afin d'augmenter les chances qu'ils utilisent la bonne sortie au moment opportun. Les cerfs ressentiront une certaine pression vis-à-vis cette nouvelle barrière si celle-ci est effectuée en été, mais l'auront ajoutée à leur journal de bord après quelques semaines. Tôt ou tard, ils s'y habitueront et instinctivement ils sauront où sortir. Personnellement, j'aime bien réaliser ces types de travaux durant les mois d'hiver quant les cerfs ne sont pas présents. Mais elles peuvent aussi très bien être faits au début du printemps alors que les cerfs ne sont pas tous revenus de leurs lieux de ravages.

La clôture « dite naturelle » devra être soit d'une bonne hauteur ou d'une bonne largeur. Un choix ou l'autre peut faire le boulot. Inutile d'essayer de faire une clôture complètement impassable. Ils éviteront tout simplement les sentiers trop embourbés au bénéfice de ceux bien dégagés. Sans trop entrer dans les détails des sentiers de cerfs, j'insiste sur le fait qu'il ne faut pas toucher aux autres sentiers d'aucune façon.

Vous vous retrouverez ainsi face à une diminution drastique des sentiers débouchant sur le champ. Il ne vous restera qu'à utiliser quelques caméras de surveillance ou d'utiliser votre temps afin de surveiller les allées et venues des cerfs dans votre champs. L'interprétation des traces laissées sur place dans les heures mortes peuvent aussi très bien faire le travail. Une fois les sentiers les plus fréquentés bien ciblés, il ne vous restera qu'à chasser ceux-ci à bon vents et au bon moment.
 
4- Quatrième stratégie pour les champs de maïs.

Avez-vous déjà remarqué que les chevreuils qui broutent dans un champ sont stressés ? Leurs têtes ne cessent de tourner de chaque cotés. Si vous les voyez, c'est qu'ils vous voient aussi à moins d'être bien camouflé. Mais si vous pouvez les voir, imaginez qu'eux vous voient venir de loin. Dans un champ de maïs par contre, les cerfs sont beaucoup plus stressés. Ils sont incapables de voir loin plus que le bout de leur nez ou plutôt de leur museau. Bien sûr, cela se produit à cause des plants de maïs qui sont encore debout. J'ai remarqué ce fait ça depuis quelques années. Suite à cette observation, j'ai concentré mes efforts de chasse pour les champs de maïs non récoltés à des endroits particuliers. Je vais vous expliquer.

Chaque plant de maïs cache une partie du sol et de l'environnement. Multiplié par milliers, cela apporte un véritable camouflage naturel. Tout animal voulant tenter une approche vers un secteur particulier de ce champ. Que ce soit pour un prédateur ou une proie, cela s'avère un avantage ou un désavantage. Ajouté à cela que le sol d'un champ de maïs est pratiquement toujours mou, donc facile à fouler sans bruit.

Les chevreuils adorent le maïs aussitôt qu'il est prêt à manger. Est-ce qu'ils le mangent directement sur l'épi quand celui-ci est encore sur la canne ? Certainement mais ils préfèrent le manger au sol. Non seulement par ce qu'au sol ils peuvent pousser plus fortement sur l'épi afin d'y extraire les grains, mais il y a une raison indirecte que peu de chasseur connaisse. J'ai découvert ce fait à force d'études et d'observations des lieux dans les différents champs de ma région. Si vous êtes d'accord avec mon énoncé qu'il serait facile de marcher le sol d'un champ de maïs sans faire de bruit, vous serez également d'accord pour dire que ce n'est quand même pas facile d'y approcher un cerf en chasse fine à portée de flèche. Les cerfs vont toujours chercher à manger dans les secteurs du champ ou les plants sont éparses, tombés au sol ou bas sur tiges. Ce fait leur permet d'avoir une meilleure vision sur l'environnement immédiat de leur boîte à lunch. Dans les rangées bien en santé, hautes et fortes en feuillage, les chevreuils ne voient qu'à environ 10 mètres. Tandis que dans un champ où le maïs a mal poussé, ils peuvent parfois y voir au-delà de 30 à 40 mètres. Plus les cerfs verront loin dans leur garde-manger à maïs, plus ils seront à l'aise de s'y présenter de jour. De plus, ils pourront y être à toute heure du jour puisqu'ils peuvent aussi servir de lieu de repos.


Vous êtes maintenant prêt pour la prospection. Je vais toujours faire une première prospection vers le début juillet. À cette étape de croissance, les plants seront d'une hauteur vous permettant de voir encore loin. Cet aspect vous permettra de voir au loin dans les champs et ainsi y détecter les secteurs où les semences ont moins bien levé. Dans de tel cas, si ces mêmes îlots sont loin du boisé, je prendrai un waypoint à l'aide de mon GPS. Pour la première prospection, il n'est pas nécessaire d'y mettre beaucoup plus de temps.

Septembre, c'est le mois de la vraie prospection. Cette fois-ci, vous retournerez marcher le périmètre complet de votre champ. Chaque îlot ciblé en juillet devra être visité afin de vérifier s'il y a présence de fréquentation des cerfs. Une fois la fin septembre arrivée, une dernière prospection peut être effectuée. Cette fois-là, j'essaierai de choisir des journées de pluie ou de grand vent. Contrairement aux champs de fourrage, le sol de champs de maïs laisse facilement paraître les traces de sabots des bêtes qu'y s'y promènent. Par ces indices, il vous sera facile de déterminer les endroits les plus prometteurs.

Le scénario idéal consiste bien entendu à un îlot de plant renversé par les ratons laveurs et, à proximité du couvert forestier. Cela constitue l'endroit idéal permettant l'installation d'un mirador portable à un arbre adjacent au champ. Cependant, ne perdez jamais de vue que les cerfs peuvent être chassés à partir des fossés. Que ceux-ci soit collés sur la forêt ou loin de celle-ci, l'important sera toujours de chasser à l'heure où les cerfs fréquentent le champ.

5- Cinquième stratégie : la proactivité

Les ratons laveurs font de grand dommage aux champs de maïs et cela a un effet bénéfique pour attirer les cerfs. Vous pouvez en faire autant. C'est-à-dire que vous pouvez vous même briser plusieurs plants afin de motiver les cerfs à fréquenter un endroit plus qu'un autre. Quand je mets en place une telle stratégie, je vais laisser quelques plants debout ici et là. L'idée est d'essayer que cela paraisse tout naturel. Quelques jours avant ma chasse, je vais aller sur place faire tomber de multiples plants dans le but d'y attirer les cerfs. Je fais toujours cela en fonction des sentiers les plus prometteurs et surtout dans le but d'avoir une cachette pour m'y placer. Si le champ est déjà fréquenté par les cerfs en un point qui ne vous est pas favorable, cela suffit souvent à les attirer. Il ne vous restera qu'à installer un appareil de surveillance en direction centrale de votre îlot de plants couchés afin de déterminer les meilleures heures de fréquentation.

Assurez-vous d'en avoir préalablement discuter avec le propriétaire du champ avant de mettre en place une telle stratégie. Certains cultivateurs ne demanderont rien mais d'autres demanderont simplement de compenser leurs pertes. Rassurez-vous, coucher 15 mètres par 15 mètres de plans n'équivaut même pas à la perte d'une poche complète de maïs séchés. Souvent une ou deux bonnes bouteilles de vin suffisent à compenser les inconvénients. N'oubliez pas que vous n'utilisez aucun appâts coûteux.

En conclusion.

Vous aurez remarqué que la chasse en fonction des champs agricoles peut vous être d'une grande utilité. Cependant, les champs eux-même ne serons jamais la solution unique afin d'assurer votre succès de chasse. Il sera toujours important d'établir une stratégie adaptée à chaque situation. Il suffit d'analyser et réfléchir avant d'agir. Dans le cas contraire, vous risquez fortement de finir tôt ou tard par trouver l'expérience frustrante à force de voir des cerfs hors de portée de flèches ou de viretons. Gardez toujours en tête que l'effet de surprise sera toujours votre meilleure arme à la chasse au chevreuil. Sur ce, bonne chasse !

Charles-Henri Dorris
Formateur spécialisé
dans la chasse au chevreuil


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