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Techniques de chasse et de trappage du coyote

Il y a quelques années déjà, plusieurs m’ont demandé d’écrire une chronique portant sur les différentes techniques de la récolte du coyote.  Malgré que ce sujet ne touche pas directement la chasse au cerf de Virginie, il n’en demeure que le coyote a un certain impact sur les cheptels existant dans toutes les Provinces à travers le Canada.  Je n’ai pas l’intention de réinventer la roue avec cette chronique.  La majorité des techniques utilisées dériveront de ma propre expérience et d’autres seront tirées d’informations trouvées sur l’internet.

Cette chronique aura 2 parties, l’une qui traitera de la chasse au coyote et l’autre du trappage de celui-ci.  La partie qui traite de la chasse a déjà été postée sur le forum, alors il n’y aura pas beaucoup de changement.

La chasse

La meilleure technique pour s'assurer de la récolte du coyote est l'appâtage selon mon expérience, mais, il faut être patient. Moi j'appâte très rarement à la chasse parce que les coyotes dans l'Ouest ne sont pas très farouches.

J'utilise des appeaux en bois qui proviennent des USA. J'aime bien les produit de Dan Thompson ( http://www.danthompsongamecalls.com ) parce qu'à mon avis, ils reproduisent des sons beaucoup plus réalistes que les appeaux en plastique ou PVC.  Par contre, mon appeau de localisation est en plastique de la compagnie Knight & Hale et je ne m'en séparais pour rien au monde.

Mes techniques se composent d’appels de localisation ( http://www.varmintal.com/chowl.wav ) à la brunante pour déterminer où les coyotes sont le soir avant que je chasse, en fait, les coyotes répondent à cet appel.  Le lendemain matin je me présente à l’emplacement à bon vent, préférablement dans les pointes de bois adjacents à un gros champ d'agriculteur. Je fais des séances d’appels de détresses de 15 à 20 secs, entre autre celui d’un faon (  http://www.varmintal.com/fbleat.wav ), cet appel de détresse fonctionne bien à l'année même s'il n'y a pas de jeunes faons l'hiver.  J'alterne mes appels dans différents endroits si je n'ai pas de succès. Le cri de détresse du lièvre ou du lapin à queue blanche fonctionne bien aussi ( http://www.varmintal.com/dtpc2.wav ), ainsi que du chiot (coyote) en détresse ( http://www.varmintal.com/hurtpup.wav ). Si rien ne vient après 20 minutes, changez d’emplacement.

Gardez un oeil sur les abords de champ parce que c'est là que les coyotes vont se présenter si vous êtes à bon vent, soit, le vent dans le dos lorsque vous regardez le champ. S’il vous est impossible d'être à bon vent, les coyotes vous contourneront et vous sentiront. La meilleure technique est de chasser à 2 personnes, soit avec un partenaire à 100 mètres en arrière pour intercepter les coyotes qui vous contournent lors de vent qui ne sont pas à votre avantage.

Exemple d’un champ où vous auriez sûrement du succès.

Il y a un amas de pierre dans le fond du champ.  Cet endroit serait privilégié pour une machination contre monsieur coyote. Il y a une très bonne population de coyote aux alentours de ce champ, mais malheureusement je n’ai pas la permission d’y chasser,  mais je le trappe volontiers.

 

Le meilleur temps pour chasser le coyote à mon avis, est de la fin janvier jusqu'au début mars. Les femelles tombent en chaleur et elles sont à la recherche d'un partenaire (femelles juvéniles et mâles juvéniles). Malgré que le coyote s'accouple avec la même femelle pour plusieurs années, les gros mâles matures ne tolèrent pas bien les autres coyotes sur leur territoire, surtout près de leur tanière. C'est alors qu'un jappement de défi fait bien l'affaire ( http://www.varmintal.com/challang.wav ). Le seul problème avec le jappement de défi est que ça pourrait potentiellement effrayer le ou les jeunes coyotes dans la région, mais souvent la curiosité l'emporte.

Si vous voulez avoir de la bonne information à ce sujet, je vous suggère d'aller faire un tour sur le site de varmint al, faite une recherche google et vous aurez plus d'information à ce sujet.

Pour les appeaux, je vous suggère ceux de fabrication en bois pour reproduire des sons plus réalistes, mais pour un débutant, les appeaux en plastique ferons bien l'affaire quand même. Si dans le futur vous vous sentez près à en faire un passe-temps continu, vous pourriez alors faire une mise à jour sur des appeaux de meilleures qualités. Il y a plusieurs compagnies qui vendent des appeaux, dont Knight & Hale. Leurs produits sont souvent accompagnés de cassettes vidéos ou de DVDs pour aider à débuter dans le monde de la chasse aux prédateurs. Je vous suggère ces ''Package deal.''

Le trappage

Dans cette section, je ne couvrirai pas les techniques de piège à patte parce que ces techniques me sont en quelque sorte étrangères, et elles prendraient une éternité à couvrir, de plus, l’acquisition de pièges s’avère trop coûteux pour le trappeur du dimanche.  Alors toutes les techniques seront basées sur la pose de collets.

Les collets que j’utilise sont de ma propre confection.  Par contre, le modèle n’est pas le mien.  Ces collets peuvent être acquis directement de Marty Senneker, mais ils sont coûteux.  Mes collets sont confectionnés à l’aide de câble de 1 X 19 X 1/16’’ X 10’ tel que vu sur l’image ci-dessous.  Le collet est muni d’une Camlock dentelée, d’un S Hook BAD (Break Away Device) et d’un Killer Spring.  L’inventeur du collet avec les items mentionnés plus haut est nulle autre que Marty Senneker de Brooks en Alberta.  Marty a passé plusieurs années à inventer un système pouvant prendre du coyote proprement, rapidement tout en limitant les têtes d’eau et en libérant les animaux non désirés tels que chevreuil, orignal, vache etc.  Le BAD libère le gros gibier lorsque celui-ci applique une certaine traction sur le collet. S Hook BAD = Engin de Libération.

J’ai une préférence pour les collets mentionnés plus hauts, mais j’utilise encore le câble d’aviation 7 X 7 X 3/32’’ X 8’ avec camlock et S Hook BAD.  Un des revers de ce type de collet à mon avis, est une mise à mort beaucoup plus lente et de ce fait, les têtes d’eau.  Une mise à mort rapide est tant qu’à moi la meilleure méthode.  

Collet 1 X 19 X 1/16’’ X 10’ avec le systeme Killer Spring, S Hook BAD, Camlock dentelée et virole. Ce collet est très fin et est très facilement dissimulé lors de la pose.  De plus, il facilite une mise à mort très rapide tout en minimisant les têtes d’eau.

Le S Hook BAD permet l’auto- libération des gros gibiers.  Le S Hook BAD ouvre après qu’une certaine traction est ppliquée sur celui-ci.










 

 

Gros plan du système de Marty Senneker.

Le spring inévitablement cause une mise à mort rapide.  Il est compressé par la traction exercée par le coyote lors de la prise initiale.  Le spring  favorise un serrement à haute pression et de meilleure qualité que tout autre système de collet.

Toutes ces pièces sont réutilisables.  Le coût initial à l’achat de toutes ces pièces peu s’avérer un peu plus dispendieux, mais à long terme vous y serai gagnant.  











 

 Collet à la passe


Cette technique est la plus commune, la moins coûteuse et la plus facile; elle ne demande pas beaucoup d’effort comparativement aux autres techniques que je vais couvrir.  Il suffit de trouver un sentier que le/les coyotes empruntent fréquemment et y installer un collet.  Le collet doit être placé aux endroits où il y a des restrictions naturelles et où le coyote n’a pas le choix de passer.

À mon avis, les huttes de castor sont de vraies mines d’or. On peut constater la présence de coyotes dans le secteur en les visitant.  Dès que les glaces sont prises sur les étangs, lacs, rivières et ruisseaux et une fois la première neige tombée, il est facile de constater que les coyotes grimpent volontiers sur l’amas afin de sentir dans le trou de la cheminée de la hutte pour y déterminer la présence de castor à l’intérieur.  Le castor fait parti du régime alimentaire du coyote et de bien d’autres prédateurs, alors il est facile de concevoir que les coyotes visitent les huttes.  Cette habitude est au détriment du coyote, il en est à vous de tirer avantage de cette lacune.

Collet installé dans un sentier menant à une hutte de castor.

Il est important de placer le collet de façon à ce qu’il paraisse le plus naturel possible.  De plus, il est important de laisser peu de trace  au site d’installation.   Vous ne pouvez pas voir mes traces sur l’image, c’est parce que j’avais les pieds placés dans les touffes d’herbes de l’autre côté du collet.

Faire une installation sans laisser de traces peut parfois vous laisser dans des positions précaires.











 

Voici le résultat du même collet sur l’image ci-dessus.  Les installations construites avec patience porte fruit.

Vous pouvez remarquer que le coyote n’a pas de tête d’eau, ceci est grâce  au système que j’utilise.

En arrière plan, on voit bien la hutte de castor.  J’ai placé 4 collets autour de cet endroit et j’ai récolté 3 coyotes en peu de temps. Il n’est pas difficile de trapper le coyote, vous pouvez faire de même avec succès.

 Collet à la passe avec appâts


Le but de l’utilisation d’appâts est de créer une habitude chez le coyote, au lieu de rechercher les sentiers naturels, il est plus facile de les faire venir à votre site et leur faire créer des sentiers vers vos appâts.  L’objectif est d’exploiter ces sentiers.  Le seul problème est la recherche d’un bon emplacement.  Cet emplacement devra être à un endroit où les coyotes se sentent à l’aise d’exploiter.  J’ai fait mention plus tôt que certaines techniques demanderaient plus de travail que d’autre, et bien celle-ci est une de celles qui demandent de la planification et de la patience.  Les sites d’appâtages sont normalement débutés tôt l’automne pour donner la chance aux coyotes de s’habituer à votre odeur et de venir à votre site d’appâtage de façon régulière et sans trop de crainte.  Après un certain temps, les coyotes s’habitueront à votre odeur et associeront celui-ci avec le lunch.  Une bonne façon de se rendre à votre site, est de toujours arriver du même endroit, du côté nord étant la méthode suggérée.  Quelque temps avant de capturer vos coyotes, vous placez vos collets dans les sentiers sans toutefois les ouvrir.  Tout changement affecte le comportement du coyote, alors la venue de collets dans leurs sentiers suscitera une certaine crainte.  Lorsque les coyotes recommenceront à venir à votre site, il sera temps d’ouvrir les collets et de les attendre.  Il est à noter, lorsque vous faites la tournée de vos collets, il est important de ne pas s’approcher trop près de ceux-ci.  Une bonne paire de jumelle et regarder d’une certaine distance vous évitera des ennuis.  Si vous avez une capture, allez la chercher, remplacez votre collet si l’endroit n’est pas trop vandalisé et évitez de demeurer trop longtemps.

Tel que mentionné plus haut, l’emplacement d’un site d’appâtage est très important.  Voici une liste qui vous permettra de choisir avec moins d’inquiétude.  Les bûchés:  Lors de coupe à blanc, les compagnies forestières laissent souvent des îlots de bois.  Ceci est un très bon endroit pour ériger un site, il ne vous restera qu’à placer des collets aux endroits où les coyotes empruntent leurs sentiers pour accéder au bûché.  Les champs agricoles: Les îlots de bois dans les champs agricoles vous permettrons d’ériger un site aussi.  Les pointes de champs:  Les champs agricoles sont tout différents. Souvent on y retrouve des pointes de bois, la technique est la même que les autres, il suffit d’installer des collets dans les sentiers.

Coyote récolté  sur les abords d’un champ près d’une clôture de barbelé.  À une distance de 150 mètres à la gauche de cette image, il y a un site d’appâtage dans un îlot d’aulnes.  J’ai récolté plusieurs coyotes dans ce champ.  Il est difficile parfois de reconnaître les sentiers de coyote lorsque la neige est absente, mais avec un peu d’expérience, vous saurez remarquer les indices sans problème. Ce coyote est mon plus gros jusqu’à présent, mais le plus laid aussi.

 Les enclos

 

Le trappage en enclos peut être très productif s'ils sont bien aménagés et placés dans des endroits opportuns.  Il y a deux types d’enclos selon mon expérience, les enclos aménagés et les enclos non-aménagés.  L’enclos aménagé demande une certaine quantité de travail de la part du trappeur sérieux.  Il est normalement aménagé dès le printemps venu avant la pousse des feuilles.  La raison de le faire avant la pousse des feuilles est parce qu’il est beaucoup plus facile de voir le genre d’enclos que vous aurez une fois terminée, celui-ci aura la même parure l’automne venu et vos odeurs auront disparus.  De plus, il est beaucoup plus facile de travailler le printemps, la température est beaucoup plus cordiale et les feuilles des arbres ne sont pas un encombrement.  L’enclos aménagé doit être placé dans un endroit où les arbres sont très serrés les uns contre les autres (dans le bois sale).  L’enclos aménagé devrait avoir un diamètre de 30-35 mètres tout au moins.  Par la suite, il faut aménager des sentiers pour se rendre à l’enclos.  La meilleure façon de procéder, est d’utiliser le relief du terrain et de faire les sentiers en conséquence.  Selon le diamètre de l’enclos, le nombre de sentier variera de 8 à 15.  L’appâtage débute tôt l’automne afin de créer une habitude telle que mentionné dans la section précédente.

Voici un coyote récolté par ma jeune fille dans un enclos aménagé.  Avec mon aide, elle a installé plusieurs collets et elle a eu de la chance. Cet enclos a été aménagé le printemps dernier.  Il y a 12 sentiers menant à ce site.

Les enclos non-aménagés sont plus populaires parce qu’ils demandent très peu de travail de la part du trappeur.  Par contre, ils sont moins naturels en apparence, ce qui suscite une réticence chez le coyote, donc moins productifs.  Les enclos non-aménagés fonctionnent très bien lors de grand froid et lors de l’approche d’un front froid.  Les coyotes sont très opportunistes, lors de grand froid, ils devront se nourrirent pour demeurer au chaud, c’est alors que vous remarquerez une productivité soudaine dans vos enclos.  Selon mon expérience, un problème qui survient avec les enclos non-aménagés est que, bien souvent les coyotes avec la gale seront les premiers arrivés.  La gale Sarcoptique est la plus commune des gales dans le monde des canidés.  La maladie est causée par une mite qui s’enfouit sous la peau.  La mite cause de l’infection sous-cutanée qui dégénère au point que le coyote perd son poil.  La maladie est souvent accompagnée d’une croûte se formant sur la peau (gale) parce que l’animal se gratte furieusement afin de soulager les démangeaisons.  La gale avancée sera souvent accompagnée d’une odeur de moisissure.  Il est frustrant de récolter plusieurs coyotes avec la gale, mais à titre d’aménagement, vous assurez une population en santé dans votre secteur.  La maladie est contagieuse et bien souvent les femelles en tanière donneront la maladie aux chiots et le cycle continu. 

Coyotes et renard roux récoltés en enclos non-aménagé. Vous pouvez voir  à l’arrière une partie de l’enclos.  Cet enclos est très rapide à construire, demande peu de matériel et d’effort. Lors de la construction de vos enclos, laisser des portes d’entrées afin d’y installer des collets. Cet enclos a un diamètre de 30 mètres avec 15 portes d’entrées.

 












 

Une autre récolte effectuée le jour suivant dans le même enclos. La clé du succès dans les enclos non-aménagés est de commencer à nourrir tôt dans la saison afin de créer une habitude chez le coyote.

Vos odeurs deviennent parties intégrantes de l’enclos et les coyotes s’habituent relativement vite à vos odeurs.  De plus,  ils associent vos odeurs avec la venue d’appâts.

 Installation des collets

 

Dès vos emplacements terminés ou sentiers trouvés, il vous faudra installer des collets correctement.  Malgré que ça paraît simple, une erreur pourrait faire dévier un coyote de sa trajectoire et éviter votre collet.  J’aime le câble mince parce qu’il me permet de mieux dissimuler mon installation.  Le collet devra avoir un diamètre de 30 centimètres et sera élevé du sol de 30 centimètres aussi.  Une fois le collet installé, la barrure devra être sur le dessus de façon à empêcher le collet de se refermer seul.  Le collet devra être attaché par la virole sur un objet fixe d’un diamètre d’un moins 7 centimètres ( 3 pouces) à une hauteur de 120 centimètres (48 pouces), un arbre ferait bien l’affaire.  L’attachement du collet se fera le plus près possible de l’installation pour que le coyote bénéficie de la longueur complète du collet.  Plus le collet est attaché près de l’installation, plus le coyote parcours de distance afin de permettre au ressort de se refermer le plus possible.  Une branche sèche sera placée sous le collet afin de faire lever le nez du coyote; ils marchent souvent avec le nez au sol, alors il est important de ne pas oublier ce détail.  Tel que mentionné plus haut, si le sentier où passe le coyote est trop large, il faudra placer des guides (branche sèche) de chaque côté du sentier.  

 Les appâts

 

Les appâts jouent un rôle primordial dans la capture du coyote, entre-autre dans les installations de style enclos.  La qualité n’est pas vraiment un critère important parce que le coyote étant opportuniste et ayant un estomac à toute épreuve, se nourrira de tout ce qui lui sera offert ou presque.  Il y a plusieurs façons d’apprêter des appâts, mais je n’entrerai pas dans les détails sur ces techniques dans cette chronique et je ne discuterai pas de la façon de les utiliser.  Par contre, je discuterai de la façon dont vous pourrez vous procurer certains appâts qui sont communs et accessibles à tous.

Les fermes bovines, porcines et aviaires sont des pôles attractifs pour les coyotes parce que les fermiers vont souvent empiler leurs carcasses à un endroit éloigné de la ferme et souvent tout près de la bordure de la forêt.  Les fermiers sont souvent très heureux de donner la permission à qui veut bien chasser ou trapper le coyote sur leurs terres.  De plus, ça vous donne une possibilité d’être en bonne relation avec eux et vous pourriez potentiellement obtenir la permission de chasser le chevreuil et ce, tout à fait gratuitement.  Ce genre de relation entre fermier et chasseur existe depuis longtemps et existera toujours.  Si le fermier est peu disposé à vous laisser chasser le coyote, souvent il se fera un plaisir de vous laisser poser des collets.

Les accrochages routiers avec la faune sont choses communes de nos jours, surtout avec un cheptel de chevreuil grandissant.  Selon les lois établies de votre région ou Province, il est souvent facile d’obtenir des permis afin d’utiliser les carcasses retrouvées sur le bord des routes pour des fins de trappage.  Informez-vous auprès des autorités de la faune concernant les lois régissant ces possibilités.  Bien souvent, les agents de la faune n’ont pas toujours le temps de récupérer les carcasses pour en disposer.  Alors il en est à vous de saisir ces occasions, soit pour des fins de trappage ou de chasse aux coyotes.      

Au début de cette saison de trappage, je me suis retrouvé avec peu de carcasse, je me suis alors tourné vers mon boucher qui s’est fait un grand plaisir de me donner ses restants de boucherie.  En une semaine, j’étais prêt à affronter mes coyotes avec des appâts à revendre.  Si le boucher veut vous charger de l’argent pour les restants, allez ailleurs.  Le seul problème avec les restants de boucherie, est que bien souvent les fermiers ne vous laisseront pas les utiliser à cause des gros os, surtout en terre agricole.  Les coyotes ont tendance à traîner ces os et à les éparpiller un peu partout dans les champs.  Les os brisent la machinerie de ferme lorsqu’il est temps de labourer ou de faire les foins.  Respectez le souhait des fermiers ou vous risqueriez de perdre vos privilèges.  

 Les leurres

 

Le marché du trappage aujourd’hui n’est pas aussi lucratif que celui de la chasse, mais à mon avis, les leurres utilisés pour des fins de trappe sont de loin plus spécifique que ceux de la chasse.  Les leurres olfactifs pour la chasse sont entre autres basés sur des éléments sexuels tandis que les leurres pour la trappe vise plutôt l’estomac et le comportement territorial.

Les leurres sont des compléments aux appâts.  Je les utilise fréquemment lorsque que mes enclos deviennent moins fréquentés.  D’habitude, les coyotes ne se font pas attendre lorsque j’utilise un leurre de qualité.  Je n’entrerai pas dans les détails sur les sortes de leurres, mais je peux vous affirmer qu’un bon leurre fonctionne et peut faire une très grande différence lorsque vous trappez les canidés.

Conclusion

Le coyote est majestueux et intelligent, nous nous devons de le respecter et de le récolter humainement malgré la  réputation qui l’entoure.  Les problèmes reliés aux coyotes sont souvent tirés de fables et de l’ignorance.  Il aide à maintenir une certaine balance écologique et de plus, le coyote est ici pour y rester.  Le moins que l’on puisse faire, est de maintenir un aménagement  sein afin de contrôler la population. 

Je m’arrête ici pour éviter de rendre cette chronique banale.  J’espère que vous l’avez trouvé intéressante. 

Si le trappage du coyote vous intéresse et que vous désirez en connaître davantage sur ces méthodes, je vous invite a consulter les sites et forums suivant qui traite soit du trappage ou des techniques reliées aux trappages.

 

FORUMS DE TRAPPAGE AU QUÉBEC :p?mforum=leurresforgetlu&sid=1043f3297013deb84cddfbddaa8f8732

 

http://forumdestrappeurs.com/trappe/index.php?

 

SITE DE TECHNIQUE DE TRAPPAGE AVEC ILLUSTRATIONS :

http://www.blocnotedutrappeur.com/

 

SITES D'ARTICLES SUR LE TRAPPAGE :

http://www.leurresforget.com/

http://www.loysequipements.com/

http://www.piegeagemr.com/

http://pages.citenet.net/users/ctmx1010/

http://www.mactrap.com/


Dominic Imbeau

 


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