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Les chroniques de Michel Breton
C'est avec plaisir que je me joins à l'équipe de Chevreuil.net. C'est tout un honneur pour moi de faire équipe avec des grands spécialistes comme Louis Gagnon, Stéphane Monette, Dominic Imbeault pour ne nommer que ceux-là.
Après plusieurs années de travail comme garde-forestier, je pratique maintenant le métier de guide de chasse à l'ours et à l'orignal. Bien que la région où j'habite, c'est-à-dire dans le Bas St-Laurent, m'a donné l'occasion d'étudier beaucoup l'orignal dans son domaine, étant donné la rareté du chevreuil, j'avoue que j'adore chasser et tenter de comprendre ce gibier passionnant. Dès mon plus jeune âge, j'ai tout de suite appris la bonne vieille méthode de la chasse fine et je n'ai jamais cessé de pratiquer et de perfectionner cette technique.
D'ailleurs, la plupart de mes articles vont se rattacher à cette méthode de chasse. Alors je vais faire tout mon possible pour vous apporter de bons articles et de rendre encore plus passionnant la chasse au chevreuil qui nous anime tous !
Bonne lecture!
Michel Breton
2 articles de Michel Breton :

Quel sont les facteurs qui font douter, stopper ou déguerpir un orignal?
Le chasseur est trop à découvert
Lorsque chasseur me questionne sur ses expériences vécu, à savoir pourquoi l’orignal n’est pas venu à portée de tir, je ne me pose pas de question sur sa façon lancer ses appels. Je me dis que ses vocalises doivent être bonnes puisque l’orignal a fait un bon bout de chemin en sa direction. Je lui demande plutôt d’où à-t-il lancé ses appels? Si la réponse est près d’une saline, sur le bord d’un étang, ou à partir d’un endroit à découvert, je viens de trouver la réponse à son problème. C’est ce qui arrive lorsqu’on essais de faire sortir un orignal à découvert, là ou l’orignal se sent insécure. Alors évitez de chasser les endroits trop espacé et ce facteur sera tout simplement rayé de la liste.
Il a senti l’odeur humaine.
C’est la pire chose qui puisse arriver. Sa vue peut le tromper, son ouïe, mais pas son odora. Si un orignal vient sur vos appels et qu’en faisant un petit détour celui-ci pourra entrer dans votre ligne d’odeur et bien il va le faire. Lorsqu’on appel dans de bons habitats, les orignaux ne vont pas chercher le vent pour se méfier des chasseurs, mais bien pour identifier le ou les orignaux que vous simulé. Alors d’où l’importance de toujours chasser avec un vent favorable. Avec un vent de face ou légèrement de côté, l’orignal, pour identifié ce ou ces « orignaux » cherchera à le faire visuellement plutôt qu’à les sentir étant donné que le détour est trop long à faire. Et dans de tel cas, l’orignal viendra à portée de tir.
Vous apercevez une trace d’orignal fraîche, mais pour la suivre, vous avez le vent dans le dos, essayez plutôt de le prendre de face en le coupant d’une manière ou d’une autre. Un cache odeur peut vous aider dans certain cas ou l’orignal entre dans votre ligne d’odeur et doit avancer d’encore 2 ou 3 mètres pour être à portée de tir. Le fait d’avoir camouflé vos odeurs pourra vous aider dans ces cas-ci. Mais, il y a une différence entre faire deux ou trois mètres dans votre ligne d’odeurs et caller avec le vent dans le dos. Tromperiez-vous un chien renifleur de la sorte? Considérez l’odorat d’un orignal tout aussi puissant que ces canidés.
Comme je dis toujours, si un chasseur ou guide ou peut importe qui vous dit que le vent n’a pas d’importance lorsque vous chasser et qu’il est possible à long terme de tromper l’odora d’un orignal, ne prenez plus jamais de conseil de cette personne. Le vent, c’est la base de la chasse. Tôt ou tard, il détectera quelque chose de suspect ou encore ne détectera pas la présence du ou des orignaux que vous simulez ce qui le fera douter.
Les facteurs visuels.
Les orignaux n’ont pas une vue aussi bonne que la nôtre, mais il ne faut pas autant croire qu’ils sont à moitié aveugle! Ils ont quand même des forces, l’une d’elles est qu’ils sont capables d’identifier les formes. Lorsqu’un orignal est en visuel avec un humain et que ce dernier n’a pas dissimulé sa silhouette, il est fort possible que cette erreur fasse stopper l’orignal. Lorsqu’il est en mouvement, c’est moins évident pour lui de détecter une forme humaine, mais s’il s’arrête et vous fixe, c’est de mauvaise augure surtout pour un archer. Dissimuler sa forme humaine, n’est une chose très complexe. Le fait de simplement se cacher derrière quelques arbustes, un petit conifère, ou encore derrière le tronc d’un arbre mature empêchera l’orignal de détecte une silhouette douteuse.
Autre force visuelle, les orignaux sont de véritable détecteur de mouvement. Si un chasseur chasse seul et qu’il se cache convenablement, le fait que l’orignal aperçoit quelques mouvements ne fera pas vraiment de dommage. Il est normal qu’il en ait de ces mouvements, car dans la tête du mâle qui vient vers vous, il est supposé d’avoir un ou des orignaux sur place d’où il entend vos appels. Cependant, si vous chassez à deux et qu’un tireur est embusqué entre le calleur et l’orignal, le chasseur embusqué ne doit pas bouger, camoufler sa silhouette et rester complètement immobile. Pour ceux qui ont vue mes DVD, vous avez surement constaté que nous avons manqué quelques beaux spécimens des chasseurs à l’arbalète que je guidais ont bougé inutilement. C’est une erreur de base facile à évite, car ne pas bouger, ce n’est pas si compliqué et ces orignaux auraient été facilement récolté. Lorsque l’orignal passera dans une ligne de tir, le tireur doit faire un son de femelle ou de mâle pour saisir l’orignal et le faire stopper. Par la suite, lever son arme sans faire mouvement brusque et effectuer son tir. Chasser à deux, avec un tireur embusqué est la meilleure façon selon moi d’en venir au tir, surtout pour une chasse à l’arc ou arbalète. Mais il faut se concentrer afin d’éviter de simple petites erreurs de base. N’oublié par que l’orignal à une vision périphérique. Il a des yeux tout le tour de la tête! Même si sa tête est dans une direction opposé, il peut quand même vous voir et ce, plusieurs chasseurs l’ont apprit à leurs dépends.
Un autre facteur visuel qui fait souvent stopper un orignal, est que l’orignal se rend bien compte qu’il n’y a pas d’orignal sur place. Il y a pour lui, une absence évidente d’orignal. Cela s’applique surtout aux orignaux de nature méfiante qui ont probablement déjà eut affaire à des chasseurs dans le passé. Pour ceux qui chassent à la carabine, ce ne sera pas un problème puisque dans de tel cas, l’orignal sera en visuel et à portée de tir. Lorsqu’un orignal s’arrête pour cette raison, c’est qu’il est assez prêt. C’est pour cela que je dis aux archers de ne pas se donner trop de vison. Car si l’orignal tombe en visuel à 60 mètres de vous et qu’il n’avance plus car il voit bien qu’il n’y a pas d’orignal sur place, il peut ne pas aller plus loin malgré vos appels lancé. Un archer dans ces cas ci, verra son gibier s’en retourner indem.
Cependant, si le chasseur n’a pas plus de 30 mètres de vison, l’orignal, lorsqu’il se retrouvera en visuel avec le chasseur, sera à tout le moins à portée de tir et ce même s’il n’avance plus. Avec un minimum de chance, l’archer dans ce cas ci devrait être en mesure de décocher une flèche lorsque l’orignal se tournera pour s’en retourner d’où il vient quelque temps après avoir commencé à douter. Une forêt mature avec seulement 10 mètres de vison est suffisant pour moi pour que je puisse en venir au tir. Avec 10 mètres de vison, l’orignal ne s’arrêtera pas à 30 mètres dû au fait qu’il y a une absence évidente d’orignal, puisqu’il n’aura pas de visuelle avec le chasseur. Il va prendre ce qu’il a à prend jusqu’à ce qu’il puisse tomber en visuelle.. Alors c’est pour cette raison que je dis que 10 mètre de vision, en pleine forêt mature, c’est suffisant pour y tirer un orignal.
Il est accompagné d’une femelle
Beaucoup de chasseurs on vécu cette expérience : une femelle retient le buck. Premièrement, il vous faut simuler le bon comportement qui est selon moi celui de faire les sons d’une femelle en œstrus suivit d’un mâle. Avec ces appels, j’ai souvent convaincu les mâles de délaisser leurs femelles pour venir à moi. Puisque celle que je simule est la plus invitante des femelles car elle est en ovulation. De plus, je provoque aussi le mâle en faisait des calls de buck suivant celle femelle. Si la femelle qui l’accompagne est loin de ses chaleurs, il va la délaisser dans la plupart des cas.
Mais advenant un cas ou le mâle est accompagné d’une femelle qui s’approche ou se trouve dans sont œstrus, les choses vont être plus dur car le mâle, étant un monogramme sériel, ne délaissera pas une femelle dans cette état pour une autre. Alors si vous avez entendu l’un ou l’autre vous répondre ou se manifester, les chances qu’ils viennent à vous sont minimes si vous ne vous ajustez pas à la situation.
Dans ces cas, si possible, je fais ni un ni deux, et je vais aller vers eux. Mais j’ai bien mentionné seulement si c’est possible. Si le couple se retrouve dans un bûcher dense par exemple, dans une forêt ou la vision est de 1 ou 2 mètres, aller vers eux n’est pas la solution. Car oui, le mâle, voyant que vous venez le défier va se rapprocher dans la plupart des cas, mais c’est une mission quasiment impossible d’en venir au tir dans de tel peuplement. Alors si on reste sur place, le mâle ne viendra pas, et si on ne va pas vers lui, impossible ou presque d’en venir au tir. Que faire? Voici la technique que j’ai développée au fil des années après avoir vécu mainte fois ce genre de situation. Je vais faire semblant de partir vers lui.
En 2009, je call en me déplaçant dans un vieux chemin et un buck me répond à ma droite… Après la réponse, je me suis enfoncé à dans la forêt mature à la gauche du chemin pour le faire sortir dans le vieux sentier. Bien en vue par mon tireur qui est resté sur le coté du chemin. Le buck s’approche, mais s’en retourne vers sa femelle. Il est venu dire au mâle que je simule, « garde ta femelle et je garde la mienne ». Comme je disais, aller vers lui en faisant le mâle qui veux lui voler sa femelle est la solution la plus simple, mais impossible dans ce cas ci puisqu’il s’agissait d’une vielle plantation ou nous avions trop peu de vision, peine un ou deux mètres. J’ai donc décidé de faire semblant d’aller vers lui. Comme je me trouvais à gauche du chemin et lui à droite, je me suis enfoncé un peu plus loin, c’est-à-dire à environ 50 mètres du chemin et partir de là, je suis parti directement vers lui en faisant le mâle qui allait pour lui voler sa femelle. Dès que je me suis arrêté, le mâle vient vers moi de quelques mètres et s’arrête. Le provoquer de la sorte fonctionne, mais je n’ai plus d’espace de manœuvre puisque je me retrouve qu’à quelques mètres du chemin seulement. Je reviens donc sur mes pas sans faire de bruit, laissant très doucement frotter ma contre contres les feuilles. Juste pour camoufler mes pas d’humain, car si jamais le mâle entendrait un bruit douteux, la corne le sécuriserait. Une fois sur place, je recommence le stratège et fonce vers lui à nouveau en faisant le mâle. Il n’y voit que du feu et crois que le mâle que je simule fonce toujours vers lui, alors il s’approche encore. Je me trouve à environ 20 mètres du chemin, juste assez pour avoir un couvert forestier pour me cacher et je provoque sur place. J’étais dans sa bulle, quelques secondes plus tard, il sorte dans le chemin et le chasseur le tir à l’arc à bout portant. Un mâlede 54 pouces pesant tout prêt de 1000 lbs éviscéré.
Si j’avais fais exactement les mêmes sons, mais en restant sur place, je suis certain qu’il aurait resté avec sa femelle.
Quelques petits trucs à mémoriser.
Un mâle vous répond, voici plusieurs conseils qui feront peut-être la différence entre une chasse réussi ou une déception.
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Ne jamais lui parler s’il s’approche ou s’il répond. Vous voyez l’orignal ou vous l’entendez et celui-ci avance vers vous. Ne faites aucun son. Car si vous lancer un appel ou l’autre, le mâle risque de s’arrêter voulait écouter d’avantage vos vocalises. Et faire stopper un mâle qui s’approche, ce n’est pas ce que l’on veut en tant que chasseur!
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Lui parler à tout les 6 ou 7 secondes de silence. Votre buck s’approche mais s’arrête, attendez environ 7 secondes et lancez lui quelques appels d’une durée d’environ 7 secondes également. Attendez 7 secondes et s’il n’avance pas recommencez vos vocalises pour 6 ou 7 secondes. Vous écoutez, il s’approche et répond, laissez le faire... Il s’arrête, attendez 6 ou 7 secondes et recommencez vos vocalises pour le même laps de temps.
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Pour ce qui est des appels à effectuer, lorsque l’on pratique l’appel d’une femelle en œstrus suivit d’un mâle, il faut continuer la même simulation lorsque vous avez une réponse. La femelle dans cet état ne lance pas d’appel pour appeler les mâles. Ce sont en effet des gémissements quel produit puis quelle au maximum de ses chaleurs et des petites protestations destiné au buck qui est trop entreprenant. Alors le mâle qui va vous entendre et venir vers vous n’a jamais été appelé parla femelle, c’est lui qui s’invite, attiré par l’état de la femelle qu’il pense entendre et provoqué par le mâle qui l’accompagne. Lorsque je parle de faires des vocalises aux 6 ou 7 secondes de silence, je veux dire de continuez cette simulation de comportement, celui de la femelle en oestrus suivit d’un mâle. Les orignaux que je simule ne s’adressent pas au mâle, je le laisse s’inviter.
Si je constate que le buck réagit à mes appels de femelles ou de mâle, et bien je vais préconiser celui des deux qui semble le mieux fonctionner.
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En visuel, ne jamais bouger sauf s’il se déplace pour vous sentir. Dans cette situation, vous pouvez vous déplacer tout en faisant l’orignal dans le but de l’intercepter avant qu’il entre dans votre ligne d’odeur. Un orignal s’approche et vous apercevez. Il est rendu assez près de vous et il s’arrête. Tel que mentionné au début de cette article, même bien caché à bon vent l’orignal rendu aussi près, peu s’apercevoir qu’il n’y a d’orignal sur place et s’en retourner. Dans ces cas, ci, lancers quelques appels pour lui faire faire les derniers pas. S’il n’avance pas et que vous constater qu’en vous déplaçant d’un mètre ou deux vous auriez un angle de tir et bien faites le, déplacez vous. Mais si vous vous déplacez discrètement sans trop faire de bruit, l’orignal risque fort de vous identifier et de repartir la vie sauf. Toujours le faire en faisant des sons de femelle ou de mâle afin de ne pas laisser le temps à l’orignal de réfléchir à ce qui se passe. Juste le fait de faire ces sons va mélanger l’orignal dans ces idées et cela va lui donner moins de temps pour vous identifier et du même coup, vous donner une chance d’en venir au tir.
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En visuel, évitez les appels vocaux de mâle. Je m’adresse surtout aux archers. Un orignal s’approche et vous l’avez dans votre champ de vision. Il s’arrête, il observe. S’il n’avance plus, c’est qu’il se rend bien compte qu’il n’a pas d’orignal sur place ou pire, qu’il à détecté une silhouette ou un mouvement inhabituelle. Il faut appeler pour le rassurer tel que mentionné, mais en visuel, surtout avec un orignal qui doute, le faire de faire des appels vocaux de buck peut faire fuir le mâle. La raison est simple, un mâle qui fait ce genre de réponse, des sons que je pourrais écrire de cette façon : « coubois » « coubois » « coubois ». est un comportement lié au ruts. Le mâle émet ce son dans la plus grande majorité des cas en se déplaçant. Alors si vous avez devant vous un orignal qui commence à être douteux, il est immobile, il regarde en votre direction et que vous lui sortez ce genre de réponse, ce n’est rien pour le faire avancé. Comme il s’agit de son émit par un orignal qui se déplace, il risque fort de rester sur place à attendre pour apercevoir ce supposé mâle qui se déplace. Voyant et n’entendant aucun mâle se déplacer, il peut fort bien réaliser qu’il s’agit d’un subterfuge et retourner d’où il vient. Dans ces cas, il faut préconiser le rattling ou encore quelques appels de femelle tout simplement. Ces sons, émient par des orignaux stationnaire, provoquera ou séduira le mâle ce qui le poussera à venir vers vous.
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Autre facteur important, dû au fait que l’orignal cherchera sentir le chasseur lorsque que le détour n’est pas très long à faire et qu’il voudra l’identifier visuellement lorsque le vent n’est pas à sa faveur, le chasseur doit faire certain ajustements. Par exemple, lorsqu’un chasseur utilise un vieux sentier pour appeler, à moins que le vent carrément de face, le chasseur doit toujours savoir de quel côté du chemin le vent pousse son odeur derrière lui. Si je suis dans un chemin et que le vent souffle mon odeur vers la gauche du chemin, je sais que si un orignal me répond à droite, ce dernier va probablement sortir devant moi pour m’identifier. Sachant qu’il n’aura aucune chance de me sentir à droite du chemin, il viendra m’identifier visuellement.
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Mais avec un vent de face tirant vers la gauche, advenant un cas où l’orignal me répond à gauche du chemin, il sait très bien qu’il n’a qu’à marcher en parallèle au chemin pour détecter ces supposé orignaux. L’orignal veut d’abord et avant tout identifier le mâle. Alors c’est un bon atout d’avoir de l’urine de mâle chargé en testostérone. Il s’agit d’urine de mâle mature 3 ans et demi et plus) récolté directement de la vessie d’un mâle abattue. Elle est très odoriférante si récolter à partir du 18, 19 septembre jusqu’au 2 ou 3 octobre.
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Alors avec cette urine en main, je n’hésite pas à la déverser sur les arbustes ou carrément par terre aussitôt que je détecte un orignal qui avance vers moi. Juste après, je me recul de d’environ 10 mètres. Si l’orignal, au lieu de m’identifier visuellement dans le chemin, me contourne pour prendre le vent pour lui, il va avoir ce qu’il veut, c’est-à-dire l’odeur du mâle en question. Ma ligne d’odeur étant à quelques mètres en aval de l’urine que j’aurai déversée, les chances qu’il me détecte sont minimes. Un orignal, dans ce genre de situation, arrête de contourner et ce dirige vers le chasseur une fois qu’il aura senti de l’urine de mâle.
Être deux chasseurs est très avantageux. Dans un tel cas, je laisse un tireur sur place et je vais me diriger vers la droite du chemin. Je me dirige en diagonal pour me retrouver à une distance d’environ 20 mètres du tireur et à 20 mètres du chemin. Cette astuce a pour but de faire sortir l’orignal tout prêt du tireur embusqué pour le surprendre lorsque ce dernier sortira dans le chemin dans le but de m’identifier.
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Pour identifier le sens du vent, je me sers de petites bouteilles fabriqué à cet effet. Elles sont remplies d’une poudre blanche volatile, dite inodore. Quelque jet de cette poudre vous indiquera à coup sûre le sens du vent, aussi minime soit-il.
Partir vers lui, ou l’attendre?
Il y a un temps pour aller vers un orignal lorsque la vision nous le permet et il y a un temps ou il faut l’attendre. Il ne faut pas systématiquement aller vers un orignal lorsque vous avez eut une réponse. Pourquoi aller vers lui lorsqu’il s’approche? La chasse est un sport et comme dans tous les sports, il y a un gagnant et un perdant. Lorsque orignal vous répond, le chasseur gagne s’il réussit sa chasse et si ce n’est pas le cas, c’est l’orignal qui va en sortir victorieux.
Le premier des deux qui va apercevoir l’autre, va avoir de très bonne chance de gagner la partie. Un peu comme au hockey, l’équipe qui compte le premier but va toujours être avantagée statistiquement. Premièrement, si l’orignal vient vers vous, laissez le faire, c’est vous qui aller l’apercevoir avant qu’il puisse vous voir, alors vous serai avantagé. Car si l’orignal vient vers vous et que vous marcher vers lui en appelant, ce dernier risque de stopper sa course et vous laisser venir. Même si le roi de nos forêts possède une stature impressionnante, ce dernier peut se camoufler avec l’aide de quelques arbustes seulement. Alors dans ces cas si, avec un orignal immobile en pleine forêt, il y a de très forte chance qui distingue une silhouette étrange venir vers lui et prendra la poudre d’escampette avant même qui vous puissiez le voir et en venir au tir.
Voici les deux cas qui me feront vers un orignal :
-Cela fait 4 ou 5 minutes que lui ou la femelle me répond plus ou il me réponde à partir du même endroit.
-Il se déplace, mais pas vers ma direction (surtout lorsqu’il accompagné d’une femelle).
Il faut savoir une chose, c’est que 9 fois sur 10, lorsque vous entendez une femelle vous interpeler, il y a un mâle avec elle. Dans cette situation, la femelle que vous faites intéresse peu le mâle car si s’aurait été le cas, il serait à vous. Alors dans ces cas, il faut partir vers ce couple en faisant le mâle qui va le défier et lui voler sa femelle.
Si j’ai entendu que le mâle, je continue à faires les même appels que j’exécutais avant d’avoir une réponse et aller vers lui.
Ma façon de procéder peut sembler complexe, mais est plutôt simple en réalité. Premièrement, j’identifie le plus précis possible la direction exacte de l’orignal et j’évalue la distance qui nous sépare. Parla suite, avec ma boussole, si j’entends un buck ou une femelle au degré 32 et que j’évalue cette distance à 200 mètres de moi, j’entre ces donnés dans mon GPS. J’éloigne le curseur jusqu’à ce qu’il soit à 200 mètres de ma position, à 32 degré d’azimut. De cette façon, même si l’orignal ne me répond plus et que j’ai 75 ou 100 mètres de fait en sa direction, j’ai toujours une bonne idée de sa position initial et je vais dans la bonne direction. Cette application est très utile, surtout lorsque je ne peux pas aller directement vers l’orignal. Quelques facteur peuvent m’en empêcher, soit parce que je dois faire un petit détour pour prendre un vent de face, ou pour contourner une forêt marécageuse, dense etc.
Dès que vous prenez la décision d’aller vers lui ou vers eux, après vos premier 30 mètres de distances, prenez le temps de bien écouté. Le mâle, voyant que vous venez vers lui, peut se mettre à avancer. Si ce n’est pas le cas, continuez votre approche mais doucement. Votre but est d’aller chercher une réponse. Pour se faire, je fais de petites vocalises, pas très forte, pas très longue… j’alterne les sons de mâle de femelle, j’écoute... j’avance encore en me appelant…je m’arrête, j’appel, j’écoute, j’appel encore, j’écoute et je recommence. Je veux avoir une réponse, c’est le premier pas vers la victoire. Dans une très grande majorité des cas, vous aller l’entendre à nouveau. Une fois que c’est fait et que l’orignal vient vers vous, revenez à la case départ. Je vais cesser d’aller vers lui, car si j’avance, il peut stopper et me voir. Je recommence donc mes appels après les 6 ou 7 secondes de silence. S’il n’avance plus, je vais encore vers lui et cette fois je ne m’arrêterais pas s’il me répond à nouveau. Mais la prudence est de mise car come j’ai mentionné, il faut que vous l’apercevez avant qu’il ne vous aperçoit.
Aller vers un orignal peut semble plus compliqué que ça en a l’air, mais y aller méthodiquement vous facilitera la tâche. Dans tout les cas, il est important de ne rien précipiter.
Les impondérables
Il se peut que vous aillé contrôlé tout ces facteurs convenablement, mais que votre orignal demeure quand même hors de portée de tir. Il aurait peut-être agit exactement pareil s’il aurait s’agit des vrai orignaux. Plusieurs explications peuvent justifier ces impondérables, mais ce sont des cas quand même assez isolé.
J’espère vous avoir aidé, du meilleur de mes connaissances
Michel Breton
Aout 2011

2ème article de Michel :
Technique d'appâtage à toutes épreuves
Beaucoup de chasseurs utilisent l'appâtage comme technique de chasse et plus souvent qu'autrement, les même problèmes surgissent, c'est à dire que les mâles convoités par les chasseurs ne viennent qu'une fois le soleil couché où ils attendent tout simplement que les femelles finissent de manger pour aller les rejoindre qu'une fois le repas terminé. Les raisons qui poussent les mâles à venir que la nuit sont assez évidentes. Avec les années, les chevreuils les plus méfiants ont toujours trouvé douteux les tas de pommes ou autres appâts sortis de nulle part. Et à moins d'investir beaucoup d'argent et de temps, il est difficile de faire venir des bucks durant le jour à nos appâts en appâtant qu'une ou deux semaines avant la chasse. De plus, on a beau essayer de camoufler nos odeurs le mieux possible, les chevreuils les plus rusés vont toujours détecter la présence de pas humain que l'on doit faire pour y déposer les appâts. Existe t-il une façon simple d'appâter qui pourrait nous débarrasser de ces «handicaps» de l'appâtage? Et bien oui, voici comment.
On a tous joué dans notre enfance avec les genres de lance balle en plastique. Vous savez, ces paniers quadrillés avec un manche pour y attraper et lancer la balle... Et bien cet objet peut devenir un excellent outil de chasse pour appâter. L'idéal est de se trouver un endroit assez clair, mais aussi, assez reculé. Apportez une poche de pommes et tirez les une à une avec ce jouet le plus loin possible un peu partout dans cet endroit clairsemé. Prenez les pommes avec des gants et vous pouvez même arroser votre poche avec un boyau au préalable dans le but d'éliminer toute odeur humaine. Cette méthode très facile à pratiquer va changer bien des choses. Voici les bien-faits de cette technique d'appâtage:
- Vous ne laisserez aucune odeur sur la place.
- Vous éliminez l'aspect douteux d'un tas de pommes, donc votre site ne ressemblera pas à un piège aux yeux des chevreuils.
- Les chevreuils vont passer beaucoup plus de temps sur votre site car ils doivent les trouver ces pommes ! Alors vous risquez d'y voir des chevreuils encore sur place le matin en vous y approchant lentement et à bon vent.
- Dû au fait que les chevreuils doivent chercher les pommes un peu partout, ils doivent beaucoup se concentrer sur leur recherche et du même coup, diminuer leurs méfiance légendaire.
- Tous ces éléments réunis, (aucune odeur, chevreuils demeurant plus longtemps sur place, etc.) auront pour effet de vous apporter des mâles à vos appâts. Car les vrais appâts (femelles) y passeront beaucoup de temps.
Le matin:
En début de journée, avant de prendre le bois pour y faire la chasse fine, j'aime bien aller visiter un site appâté de la sorte, car tel que mentionné ci-haut, il s'agit d'approcher le site de la façon la plus discrète possible toujours à bon vent car les chances d'y voir des chevreuils qui auront visité les appâts durant la nuit sont bonnes alors qu'ils cherchent les pommes qui sont éparpillées une peu partout, un peu comme nous le faisons lorsque qu'on se mets a manger des fraises de champs.
En fin de journée:
Vers la fin de la journée, comme les chevreuils se mettent à marcher, je cesse de d’essayer de les surprendre car j'aime mieux tenter de les intercepter lorsqu'ils se dirigent vers les pommes. Cependant, les heures que j'ai marché durant le jour, je les marches dans un autre secteur pour ne pas déranger les chevreuils qui viennent aux pommes. Malgré le fait que ce type d'appâtage rend les chevreuils moins méfiant, les mâles, dans la plupart des cas, auront quand même la patience d'attendre la noirceur pour allez s'y nourrir. Ce qui n'est pas évident, c'est de savoir par quel endroit les mâles arrivent car ils ne passent pas nécessairement aux même endroits que les femelles. Pister les mâles à l'envers sur les feuilles est très difficile car les pistes sont souvent dures à suive et nous font perdre notre temps et ce, en plus d'y laisser sur place beaucoup d'odeur humaine. Ces dernières années, j'ai pratiqué une technique très simple qui nous indique, sans aucune marge d'erreur, les endroits où passent les chevreuils pour se rendre à nos appâts. Voici comment:
La plupart d’entre nous avons déjà vu en forêt, des fils blancs le long des chemins. On appelle ça, un topo-fil. Les travailleurs forestiers s'en servent pour mesurer leur distance. J'ai eu souvent à travailler en pleine forêt avec ce genre de fil et souvent, nous devions retourner sur les mêmes lieux de travail, une journée après l'autre et je devais donc repasser aux endroits et il y avait déjà un fil qui m'indiquait le chemin à suivre en plein bois pour y retrouver notre lieu de travail. J’ai observé que, parfois, le fil avait été cassé par un animal pendant mon absence et les deux bouts restants, traînaient toujours vers l'endroit ou l'animal se dirigeait. J'ai compris tout de suite que ce genre d'info pouvait être très utile pour la chasse.
La technique est simple: Lorsque je commence à appâter un nouveau site, je marche tout le tour des appâts en gardant une distance d'au moins 250 pieds des pommes tout en installant le topo-fil tout autour du site en question. Quand les chevreuils commencent à visiter le site régulièrement, j'attends une journée à laquelle la météo nous annonce de la pluie et je vais vérifier par quel endroit les chevreuils entrent dans le périmètre. J'attends une journée, juste avant la pluie car celle-ci va effacer les odeurs que je laisse sur place. Si les chevreuils sont allés manger 7 ou 8 fois à vos pommes, vous allez remarquer que, plus souvent qu'autrement, ils passent par le même endroit et le fil va être cassé qu'à deux ou trois places maximums. Une fois ces passes déterminées, il ne vous reste qu'à y installer un «timer» ou encore mieux un p-box pour savoir à quelle heure passent vos intrus. Si le mâle passe par-là, il vous permet de trouver le sentier de parcours du mâle. Ce dernier n'arrive pas nécessairement par le même endroit que les femelles. À une distance d'environ 250 pieds des pommes, les chevreuils sont beaucoup moins craintifs et les chances d'y voir un mâle en fin journée qui attend la noirceur pour franchir les derniers pieds pour aller aux pommes sont plus que bonnes. Moi, je me poste toujours à bon vent, bien camouflé au sol et je reste immobile. Vers les dernières minutes de la journée, on peut «grunter» ou «bleate»r dans le but de faire venir
un mâle qui ne serait qu'à quelques mètres de notre portée de tir.
En conclusion, j’ajouterais que tous ceux qui vont essayer cette technique d'appâtage vont y voir une différence car, tels que mentionnés plus haut, beaucoup d'aspects nuisibles de l'appâtage à la chaudière ou à l’approche, lorsque le chasseur marche sur les lieux fréquentés par les chevreuils seront désormais inexistants. Les coûts rattachés à l'appâtage pour tenter d'avoir une visite diurne d'un buck seront réduits de beaucoup. De plus, avec l'installation d'un topo-fil tout le tour de votre site d'appâtage va vous donner des informations essentielles pour intercepter les chevreuils qui se dirigent vers vos appâts. Là dessus, je souhaite bonne chance à tous!
Michel Breton
8 avril 2004
Le site web de Michel Breton :

DOSSIER : Michel-Breton.htm
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