Chevreuil.net - Le site de référence pour le plein air au Québec




Suivre tous les blogues de Chevreuil.net
 
 
 
 

La psychologie du chasseur

Les chroniques de Pierre Chabot

Cette chronique présente divers éléments reliés à la psychologie du chasseur. Connaître son territoire de chasse est une chose. Bien se connaître soi-même en est une autre. Les commentaires, avis et conseils qui y sont présentés doivent être pris avec un brin d'humour. N'hésitez pas à nous faire part de vos points de vue ou de vos questions afin d'agrémenter cette page au fil du temps

Le chasseur (Prédatorus ødocoileus)

Le Prédatorus ødocoileus est de la famille des Homo sapiens. Il est doté de facultés limitées. Il possède sept (7) sens, soit, la vue, l'odorat, l'ouïe, le goût, le touché, le sens de l'anticipation et le sens de l'humour. Certains homosapiens ont perdu bien sûr le sens de l'humour au fil de l'évolution. Ils ne peuvent alors profiter d'une page web comme celle-ci. Si vous vous reconnaissez, nous vous suggérons de changer de page :-).

Certains Prédatorus ødocoileus ont étudié leurs congénères. Le docteur Freud, le père de la psy-canne à Lise (nommé de cette façon puisque qu'elle créait une certaine dépendance), découvrit que l'ensemble des comportements humains était dirigé par trois (3) éléments, soit :

  • le Ça ;
  • le Sur-moi;
  • le Moi.

Afin de décrire pour les non initiés de la psy-canne à Lise la signification de ces trois éléments et surtout leur signification pour nous chasseurs, nous avons décrit ci-dessous un résumé des principaux courants de pensée que nous retrouvons dans la littérature scientifique.

Le Ça :

C'est la sphère inconsciente du chasseur. Elle dirige ses comportements d'une manière directe mais parfois subtile. Elle est appelée communément "l'instinct du chasseur". Le Ça est également associé à divers comportements tels que : ça c'est ma trail, ça c'est ma bière, ça c'est mon buck, ça c'est bon buck de bière. Ce type de comportements, vous en conviendrez, ne peut être associé qu'à une partie non consciente de nous même et permet bien sûr d'expliquer certains comportements non souhaités de notre part  vis-à-vis de nos conjointes ou conjoints. Ainsi, les responsabilités que les Homo sapiens ont à l'automne pour préparer leur propriété pour l'hibernation est mis en veilleuse (à cause de l'instinct qui se réveille) pour une période qui peut s'étendre du 15 septembre au 1 décembre dépendamment des zones de fréquentation de cette espèce.

Le Sur-moi :
Le Sur-moi est surtout relié aux interdits. Il domine parfois toute rationalité que peut dicter le MOI. Par exemple, le sur-moi va occasionnellement perturber les comportements du chasseur dans l'ici et maintenant. Au moment où il apercevra un buck, le Sur-Moi se fera sentir en signifiant au Moi qu'il ne peut abattre un si bel animal créé par Dieu et que la salade ou les pois chiches sont meilleurs pour la santé. Certains chercheurs ont tenté d'associer certains groupes verts à l'augmentation de culpabilité que peuvent ressentir les chasseurs une fois qu'ils sont entrain de manger un bon steak. Ces chercheurs ont par ailleurs démontré le même sentiment de culpabilité chez l'antichasseur qui déchiquette sa salade. Les recherches ont malheureusement été abandonnées faute de subvention. Certains ont déjà associé l'utilité du Sur-Moi au transport du pack sac, du tree-stand, etc. Le Sur-Moi est parfois très utile. Par exemple, il vous évite de tirer sur une femelle lorsque vous n'avez pas de permis.
Le Moi :

La plupart du temps, c'est la partie qui tente de dominer les deux autres parties. Entre autres choses, c'est lui qui paie les permis d'armes à feu, les permis de chasse, les permis d'avoir des permis, etc.

C'est le Moi qui détermine où vous allez chasser le matin, l'endroit de guet, etc. Mais c'est le Sur-Moi qui vous indique que vous devriez être au bureau.

 

Les conflits intérieurs :

Il est normal pour le Prédatorus ødocoileus de connaître des conflits intérieurs lors de ses excursions de chasse. Les études de cas les plus fréquentes et les questions qui affligent les chasseurs qui ont été dénombrées sont les suivantes :

  • Lorsque le Prédatorus ødocoileus a un permis pour la femelle, doit-il abattre son gibier lors de la première journée de chasse ou attendre au cas où il verrait un magnifique buck ?
  • Le Prédatorus ødocoileus a, comme nous l'avons cité préalablement, un sens de l'anticipation hors du commun. Cependant, cette faculté d'anticiper le futur est pour la plupart des spécimens étudiés, non encore maîtrisée. Ainsi, il aura tendance à choisir d'attendre qu'un magnifique buck se présente à lui, plutôt que d'abattre une femelle la première journée de chasse. Ce comportement est décrit dans plusieurs écrits scientifiques et est étiqueté sous le vocable "to bet or not to bet" ou en français "tire ou tire pas". C'est alors qu'il laissera passer la femelle en ayant la conviction qu'il aura bien le temps de se reprendre le moment venu. Or voilà, il est fort possible également que les éléments de la nature fassent en sorte qu'il ne reverra plus aucun chevreuil de la semaine.

    Deux principes forts cités dans la littérature scientifique sont en présence ici. Le principe du plaisir et le principe de la réalité. D'ailleurs ces deux principes sont régulièrement la source de conflits intérieurs du Prédatorus ødocoileus. Le chasseur doit comprendre rapidement qu'il ne peut tout avoir. À titre d'exemple, dans bien des cas, lorsque le conjoint ou la conjointe du Prédatorus ødocoileus laisse  ce dernier partir à la chasse pendant une semaine avec ses chums, cela est déjà un exploit en soi. Le principe de réalité doit guider le chasseur bien plus que le principe du plaisir. ce constat, vous en conviendrez, n'est bon qu'en dehors de la saison de chasse.

  • La peur de se perdre ...
  • Certains chasseurs ont une peur bleue de se perdre en forêt. Cette peur, les oblige à imaginer certains subterfuges (mécanismes de défenses) pour éviter que pareil événement ne se produise. Par exemple, certains vont attacher des rubans colorés dans les arbres au fur et à mesure de leur expédition. Ce type de comportement du chasseur est mieux connu sou le nom du syndrome du petit Poucet. Imaginez la situation lorsqu'un groupe de chasseurs utilise cette méthode. D'autres, ont tellement peur de se perdre, qu'ils érigent leur cache près d'une pancarte de traverse de chevreuil. Il y a également une nouvelle génération de Prédatorus ødocoileus, dite plus évoluée, qui utilise les dernières découvertes technologiques telles que : GPS, téléphone cellulaire, walkie-talkie, etc. L'on remarque souvent que ce type de Prédatorus ødocoileus ne se perd généralement pas en forêt. Il ne ramène pas non plus de gibier au chalet. Reste maintenant la bonne vieille boussole. Nous conseillons à tous les chasseurs d'avoir en sa possession cet instrument de navigation et surtout, d'apprendre à s'en servir. La peur de se perdre est, dans les faits, un message de votre Sur-Moi qui vous transmet ceci : "et si je n'étais plus capable de revenir au bureau (ou à la maison)". Voyez-vous, la peur de se perdre peut être confondue avec le goût de se perdre.

  • La peur de tirer ou le buck feaver :
Quand vient le moment de tirer et que vos mains tremblent, que votre respiration est haletante, que le doute s'installe dans votre esprit et que le buck s'enfuit, vous êtres pris avec le problème du buck feaver. Ce problème est bien connu des chasseurs. Alors nous nous attarderons par sur les symptômes. Deux éléments retiendront notre attention, soit la cause du buck feaver et les solutions.

Pour ceux et celles qui ont lu le début de cette page web, vous avez compris que ce problème peut provenir de la manifestation du Sur-Moi vous transmettant divers messages tels que les pois chiches, c'est bien meilleur et provoquant par la même occasion le doute et la suite du doute (Bon, on se comprend). D'autres causes ont également été inventoriées. La peur de recevoir le télescope dans le front. C'est une cause juste et suffisante. Faites d'abord ajuster votre télescope. Comment savoir si votre télescope est ajusté ? Faites essayer votre carabine par un ami et vérifiez par la suite l'état de son front. Si tout est OK, vous ne devriez plus avoir peur. En cas contraire,  vous aurez peut-être perdu un ami. Une autre des causes reconnues est la peur rattachée au manque d'expérience. Le sens de l'anticipation aide le chasseur mais peut également lui compliquer la vie. Anticiper que ça fasse mal peut provoquer l'hésitation nécessaire pour manquer un buck et ça vous le savez. Deux solutions. La première, vous devrez pratiquez au moins une vingtaine de balles avant la saison de chasse bien sûr. Exercez vous également à tirer sans balle. Visualisez et tirez. La dernière solution est de prendre conscience que le mal que vous pourriez ressentir après avoir tiré est moins important que le mal que vous aviez appréhendé. Prenez en conscience et ressentez-le. Finalement, dites-vous également que ce qui fait plus mal que le recul de la carabine, c'est d'expliquer à ses chums que l'on a laissé passer un beau 12 pointes parce que... La peur d'avoir l'air ridicule, ça ! ça fait mal. C'est d'ailleurs cette peur qui fait en sorte que bon nombre de chasseurs ne tirent pas, surtout chez les jeunes Prédatorus ødocoileus. Voyez vous, comment expliquer à vos copains de chasse que c'est vous qui avez tiré et que vous l'avez manqué. Il est beaucoup plus facile de raconter à ses copains que vous avez vu un beau buck mais qu'il était trop loin pour tirer. Vous connaissez tous ce genre d'histoire. Nous croyons que la plupart du temps, elles sont fausses. Il ne suffit pas de tirer sur tout ce qui bouge. Vous devez simplement être conscient de ce phénomène et réagir en connaissance.

  • Fumer ou ne pas fumer dans votre cache, voilà une autre question ...
Vous comprendrez que ce conflit intérieur n'affecte que les fumeurs. Certains prétendent que ce qui importe est de s'attarder à la direction du vent. Ce n'est que des balivernes de chasseurs fumeurs invétérés. Lorsque vous chassez, ne fumez pas. Un truc utilisé par certains chasseurs fumeurs est d'imprégner l'odeur de glande tarsienne sur les cigarettes afin de déjouer l'odorat du chevreuil. Nous n'avons pas encore essayé cette méthode. Alors si un de nos lecteurs en a fait l'essai, nous apprécierions qu'il nous transmette les résultats de son expérience.
 
  • Rester ou non dans sa cache quand on est TANNÉ !
 

Vous êtes assis depuis plusieurs heures sur votre tree-stand, si bien que vous connaissez les écureuils par leur prénom. L'ennui vous envahit et puis la certitude qu'il n'y a pas un seul chevreuil à des kilomètres à la ronde. Devrais-je ou ne devrais-je pas changer de coin ? C'est une excellente question (d'ailleurs, le lecteur aurait dû remarquer que nous ne posons que d'excellentes questions). Lorsque cette question commence à vous hanter, posez vous cette autre question. Pourquoi ai-je choisi d'installer mon tree-stand ici ? Sûrement qu'il y avait des indices importants de présence de chevreuils n'est ce pas ? Vous ne voyez que des femelles et vous êtes déçu ? Imaginez-vous dans la situation suivante. Vous arrivez dans un village que vous ne connaissez pas et vous demandez à des villageois quel est le meilleur restaurant-bar en ville ? On vous répond qu'en terme de restaurant, le resto Michel est ordinaire mais il semblerait qu'il est très apprécié par les femmes du village. Alors que feriez-vous ? Je suis convaincu que ce resto Michel serait un bar invitant et tant pis si la bouffe est ordinaire. Eh bien pour le chevreuil c'est pareil, les femelles attirent les mâles. Alors si vous voyez des femelles, soyez sûr que vous avez un bon territoire de chasse. Tôt ou tard un buck se pointera. La patience est votre meilleur guide et ça, c'est le principe de réalité. La dure réalité, nous l'admettons.

Revenons à notre histoire. Vous ne voyez que des écureuils. des femelles écureuils ou des mâles... on s'en fout pour le moment. Bref, si vous nous avez lu jusqu'au bout, nous pouvons vous certifier que le manque de patience n'est pas votre problème. Bon, ah oui, nous en étions rendus aux écureuils. Bien que certaines questions soient excellentes, les réponses quant à elles peuvent se révéler parfois difficiles. Si vous avez des écureuils sur votre territoire, dites-vous que c'est une bonne chose. Imaginez-vous en plus s'il n'y avait pas d'écureuils comment ce serait plate ! S'il y a des écureuils, il y a des glands. S'il y a des glands, il y a des chevreuils. Bon cela dit, votre patience, nous en convenons, commence à être à bout. Alors c'est la même chose à la chasse. Quand vous êtes tannés, au bout de votre patience et que vous vous demandez si vous ne seriez pas mieux au bureau, il est grand temps de changer de place. Chaque situation est particulière et le degré de patience des chasseurs l'est également. Ce pourquoi nous allons à la chasse, c'est avant tout pour le plaisir. Alors, s'il faut que nous patientions deux jours pour savoir si les écureuils vont nous appeler à leur tour par notre prénom, cela est déjà trop. Soyez patient, très patient. Mais lorsque vous en avez réellement assez, allez ailleurs. Vous allez probablement vous camper dans un territoire plus moche ou peut-être trouver un excellent territoire marqué de rubans rouges, mais tout au moins vous aurez eu la satisfaction de demeurer maître de la situation et aurez le plaisir de la découverte. Et qui sait ? Vous aurez peut-être découvert le repère du GROS BUCK !

  • Que faire avec un "ronfleux" dans votre camp ?
Sans exagérer, nous croyons que vous êtes pris avec un des pires problèmes qui peut menacer un groupe de chasseur. À bien y penser, le pire qu'il puisse vous arriver, c'est qu'un de vos copains de chasse vous parle sans arrêt de politique, de religion ou de ses problèmes de bureau. En ce qui a trait au "ronfleux", il existe des solutions. Pour faire face à des problèmes, il existe en général deux solutions, soit : modifier l'environnement ou se modifier soi-même.

D'abord, examinons la possibilité de modifier l'environnement. Tentez d'éliminer le "ronfleux" est une des premières solutions que l'on envisage tous un jour ou l'autre. Il y a bien sûr le sur-moi qui vous ramènera à l'ordre, tout au moins, nous l'espérons tous. Vous pouvez bien sûr penser à lui boucher le nez. Nous avons tenté l'expérience. C'est efficace jusqu'au moment où le sujet en question devienne bleu. Nous nous souvenons pas que nous ayons testé la couleur qui vient après le bleu. Donc, nous vous suggérons une autre solution. Lors de la prochaine séance de ronflement, vous enregistrez les ronflements du sujet. Vous lui mettez des écouteurs sur les oreilles et lui faites  entendre le tout, une fois que le sujet est endormi bien sûr. Habituellement, il se réveille de lui-même et n'est plus capable de se rendormir.

Dans ce cas-ci, la meilleure solution consiste à travailler sur soi plutôt que de modifier l'environnement. Des bouchons pour les oreilles s'est révélé être la solution la plus efficace selon les plus récentes études américaines (note au lecteur : si nous avions dit que c'était de récentes études canadiennes, notre commentaire aurait été moins crédible, n'est ce pas ?) Pas chers et efficaces, les bouchons pour les oreilles sont un must qui peut transformer l'enfer en paradis lorsqu'un "ronfleux" devient envahissant ou qu'un de vos copains essaie de vous convertir à sa religion ou à son parti politique,

  • Que faire avec quelqu'un qui sait tout et qui connaît le secret de la Caramilk ?
Voir question précédente.
  • Lorsque j'ai abattu mon premier chevreuil, je me suis senti virer à l'envers et je me suis senti coupable. est-ce normal ?
 

Oui.

  • Est-il vrai que l'odeur de la mouffette est le meilleur moyen de camoufler l'odeur humaine ?
 

Oui. Vous devrez cependant vous résigner à chasser seul.

  • Ma conjointe aimerait que j'abandonne la chasse pour me consacrer à la danse en ligne. Que faire ?
 

Nous aimerions vous dire que dans ce cas-ci les bouchons pour les oreilles sont efficaces, mais il en est rien. Vous devez aborder le problème de front. Bon, examinons la situation à son mérite. Il y a des questions qui méritent d'être approfondies. Nous imaginons que vous êtes le type de personne qui est capable de demeurer dans son tree-stand deux jours sans se coucher, ni manger pour vous poser ce genre de question ! Nous ne sommes pas là pour poser des jugements, mais nous sommes convaincus que la patience est l'une de vos principales qualités. Nous vous suggérons finalement de faire les deux. Il s'agit de convaincre votre conjointe que vous allez apprendre la danse en ligne mais que vous avez décidé de continuer d'aller à la chasse. Vous croyez avoir fait un compromis ! Il n'y en est rien. Certaines recherches canadiennes, plus précisément de l'Université de Calgary, ont démontré que les chasseurs qui avaient appris la danse en ligne avaient de meilleurs résultats lors d'une chasse en battue. Nous croyons qu'ils avaient une plus grande facilité à garder le rythme et suivre la ligne.

  • Mon copain de chasse ne se lave pas de la semaine afin d'éviter de sentir le savon. Cette situation commence à être désagréable. Que puis-je faire ?
 

Nous nous imaginons que vous avez testé différentes méthodes telle que de dire à votre copain comment cette situation vous était désagréable. L'on se doit donc d'envisager d'autres solutions. Bien que la solution que nous retenons puisse vous paraître farfelue, nous vous invitons à la mettre en application telle que présentée. Avant votre départ pour votre excursion de chasse, vous prenez le soin d'acheter un parfum bon marché. Un soir, lorsque votre copain est bien endormi, vous en aspergez sous ses draps. Juste assez pour que l'odeur puisse s'installer. Le lendemain , vous ne faites aucun commentaire. Il constatera de lui-même  qu'il sent la "moumounne" et il ira prendre une douche. S'il ne fait rien, alors recommencez le même stratagème la nuit suivante. Règle générale, il se lavera pour faire partir l'odeur. Proposez lui bien sûr un savon sans odeur qui vous a été conseillé par des spécialistes en la matière. Il vous en remerciera.

 

La meilleure blague de la planète !

Une étude de psychologues de l'Université du Hertfordshire, en Angleterre, a permis de définir la meilleure blague du monde. L'équipe a recensé sur un site Internet créé pour l'occasion plus de 40 000 blagues. Près de deux millions de personnes de dizaines de pays ont ensuite jugé les plaisanteries. La grande gagnante est la suivante : «Deux chasseurs marchent dans les bois quand l'un d'eux s'écroule. Il ne semble plus respirer et ses yeux sont fixes. Son compagnon appelle sur son cellulaire les services d'urgence et dit : «Mon ami est mort ! Que puis-je faire ?». Le préposé répond: «Calmez-vous, je peux vous aider. Assurons-nous d'abord qu'il est bien mort». Il y a un silence, puis une détonation de fusil. Le chasseur reprend son téléphone et dit : «Voilà, c'est fait, et maintenant qu'est-ce que je fais ?».

La blague a été plébiscitée par les participants à l'expérience du laboratoire du rire, invités à noter les plaisanteries de un à cinq. L'équipe souligne que beaucoup de blagues ont reçu des bonnes notes de la part de groupes spécifiques, mais celle-ci a vraiment un attrait universel, faisant rire hommes et femmes, jeunes et vieux, d'un pays à l'autre.

Les chercheurs soutiennent cependant que c'est l'exception qui confirme la règle, puisqu'ils concluent que le sens de l'humour est tout, sauf universel. Les Allemands ont ri de tout, ne privilégiant aucune blague. Irlandais, Britanniques, Australiens et Néo-Zélandais préfèrent les jeux de mots. Les Américains et les Canadiens rient des histoires qui tournent en ridicule un des protagonistes, alors que beaucoup d'Européens, dont les Français, les Danois et les Belges, préfèrent les blagues un peu surréalistes.

Pierre Chabot

 

 

Mots clefs :

Cela pourrait vous intéresser aussi



Ça vous a échappé ?




@ Infolettre
Votre nom :*
Votre courriel :*