Michel Breton a écrit:
« ... des gars qui peuvent barbouiller leur carte ça, il y en a en masse! Mais ceux qui disent "on va aller chasser là, au lieu de là-bas" seulement en regardant une carte sans vraiment se tromper... il y en a pas... à part 2 ou 3... parmis ceux que j'ai côtoyés... » !
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Effectivement Michel. Par contre, à force de travailler « comme un malade » sur les cartes éco. + topo + photos aériennes (ou Google Earth), on en vient
à la longue à pouvoir détecter les bons secteurs aisément sur le terrain, soit en prospectant, soit en chassant (et même sans cartes éco., ... à la limite).
Par contre, pour en arriver là, cela commande du temps, beaucoup de temps d'apprentissage (...et je sais que tu me crois et comprends très bien ).
Et une fois les concepts bien assimilés et les parallèles faits entre les codes retrouvés sur les cartes éco. et ce qu'on voit sur le terrain, avec toutes les particularités, on en vient à « visualiser » très, mais très rapidement les meilleurs « spots », ou plutôt les meilleurs habitats à orignaux.
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Une anecdocte vécue l'an passée au N.B. me revient à l'esprit. Alors que nous marchions dans un endroit de rêves en termes d'habitat pour l'orignal, l'un des membres de notre quatuor a dit: « Ici, on chasse dans une zone morte » !!!
Je lui ai demandé pourquoi il disait cela, (alors que nous nous trouvions dans un habitat similaire à l'un de ceux que toi et moi connaissons bien dans une réserve pas très loin de chez toi, et où nous avons failli ensemble en 2008 et 2009 y prélever le buck d'une vie !), et il m'a répondu que lui et ses nombreux partenaires de chasse n'avaient jamais rien récolté durant leur carrière de chasseurs dans de tels endroits. Je lui ai toutefois mentionné pourquoi il fallait chasser ici, en fonction des caractéristiques de l'habitat.
15 minutes plus tard, je récoltais un buck classé B & C dans ce même habitat !
Tout ça pour dire que oui, à la longue, on en vient à pouvoir identifier « de visu » les bons et excellents habitats, mais pour ça, (je me répète) ça commande d'innombrables heures de travail, de la réflexion, de la recherche et un désir de perfectionnement.
[b][size=150]Les cartes IQHO donneront de très bonnes indications aux chasseurs qui se les procureront. Par contre, à la base, les notions nécessaires pour comprendre pourquoi tel ou tel secteur est bon, ou moins bon, pourraient leur échapper.[/size][/b]
Le seul conseil que j'aurais donc à leur donner (pour quelqu'un qui a « bien appris » ses nombreuses leçons), c'est de s'inscrire aux cours que tu continues de diffuser provincialement, et
non seulement d'acheter les cartes IQHO, mais également d'acheter les cartes éco. du secteur, les cartes topo et de consulter Google Earth, tout en cherchant à maîtriser à fond les fonctions de leurs GPS, et travailler, travailler, travailler jusqu'à ce que ça « débloque », (tout comme en mathématiques...). Avec tous ces outils de travail, bien compris et maîtrisés,
le succès à la chasse à l'orignal devrait devenir une variable nommément récurrente annuellement pour de tels chasseurs .
...et quand on change de province et que des cartes forestières ou écoforestières ne nous sont pas accessibles, on saura au moins reconnaître rapîdement les meilleurs habitats en s'élevant sur une haute montagne du territoire environnant. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait au N.B. en 2012, ce qui orienta plus intelligemment nos prospections et nombreuses marches en forêt.
Bye F.

connaitre a fond son territoire et pourquoi tel fréquentation d'animaux a tel endroit