Il me fait plaisir aujourd'hui de vous écrire mon récit. 2011 est mon année initiatique à la chasse aux prédateurs et il faut admettre que ce n'est pas si facile qu'il y paraît.
Ce matin, le 27 décembre, j'avais enfin un peu de temps pour moi et j'avais décidé de tenter ma chance pour une septième fois. J'ai débuté cette chasse cet automne et je ne suis pas du genre à lâcher, mais j'admets que mes sorties précédentes étaient un peu décevantes et que ma motivation n'était pas à son top! Depuis ma dernière chasse, plus de deux semaines s'étaient écoulées. Depuis ce temps, j'ai pris soin de lire et de relire les textes du forum de ceux qui ont... disons plus d'expérience (un merci spécial à Domisa)!
Je chasse en Beauce et je possède une dizaine de permissions. Pourtant, j'avais du mal à tout gérer (je n'arrivais jamais à me brancher quand venait le temps de décider où aller); pour y remédier, j'ai fait un peu de travail de bureau, à savoir une carte géographique avec mes spots identifiés dessus et photos aériennes avec les principales distances calculées dessus. Et je traîne maintenant mon dossier dans ma boîte de chasse.
Revenons à mon récit. Vers 5h30, je me lève un peu poqué. La petite a toussé toute la nuit. Bon, sa mère est là et elle s'en occupera, moi, je file à la chasse avec le cellulaire branché tout de même. J'arrive à la ferme vers 6h15. C'était la première fois que j'allais chasser sur ce site. Je savais qu'il y avait quelques coyotes dans le coin et des pistes de renard à proximité des bâtiments m'encourageaient. Alors que je marchais les quelques 750 mètres pour atteindre le bout de la terre, je me rendis compte que le vent du sud-ouest annoncé soufflait en fait plein Sud, ce qui compromettait ma stratégie établie. Je décidai donc de couper à travers champs afin de contourner un îlot boisé de 200 mètres de diamètres; je ne voulais pas que mon odeur contamine cet îlot qui était lui-même situé à environ 200 mètre du massif forestier. À cause du vent, qui soufflait tout de même à 15-20 km/heure, je choisi de m'embusquer dans une ligne de branches relativement fournie qui séparait deux champs. De là, je voyais beaucoup de lisière de boisé. Chemin faisant, je laissai mon call Foxpro à une centaine de mètres et prenant soin de faire jouer un chant de corneille au plus bas volume (je fais ça simplement pour m'assurer que ça fonctionne bien avant d'aller me cacher).
Je m'installai dans ma cachette, puis attendis 5 minutes avant de faire jouer à bon volume le son «coyote locator» pendant moins d'une minute, puis fis silence pour 3 minutes. J'envoyai ensuite un 2 minutes de «Jackrabbit distress», puis je fis à nouveau le silence pendant 4-5 minutes. Je répétai ensuite le même manège. Pour moi, c'était une nouvelle stratégie puisque pendant mes sorties précédentes, je laissais jouer la plainte en continu. J'en étais à 14 minutes sans le moindre signe de vie quand j’aperçus soudainement un coyote qui remontait la ligne sur laquelle je me trouvait. Je dis soudainement parce qu'il était à moins de 20 mètres.
«Fuck, mai quel bel animal!» me dis-je en moi-même. Je ne m'attendais plus ou moins à voir un coyote et surtout à le voir arriver de cette direction. Ma .204 ruger ne pointait pas du tout là. Il ne lui restait à faire que quelques pas pour capter mon odeur et décamper. Rapidement, mais pas trop, j'enlevai le cran de sûreté, soulevai ma carabine pour dégager la base du bipod qui était resté pris dans la neige et la fis pivoter de 70° sur ma droite. Heureusement, mon call était sur «mute» et le coyote s'était arrêté pour regarder dans sa direction. L'écran de branche était tout à mon avantage.
Boum! Distance du tire: 16 verges. Ouf! mon premier coyote au sol!

Heure du tir: 7 h 15




Il a fait osciller la balance à environ 53-54 lbs. C'était un mâle qui m'a donné du file à retordre pour le ramener à ma voiture!

Bref, j'espère que mon récit va encourager ceux qui comme moi débute à cette chasse; lâchez surtout pas!