
Pour ou contre la chasse : la grande question
En regardant cette vidéo, qui date déjà de quelques mois, on a vite envie de répondre qu’on est contre la chasse.
Personnellement, je ne savais pas où se situait ma position jusqu’à temps où la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs me contacte pour participer au séjour d’initiation. J’ai alors tiré à la carabine et au fusil de chasse. On visait simplement des cibles. Pas de petits gibiers, ni de chevreuils, d’ours ou d’orignaux.
Gisèle Pétrin-Bahl, la monitrice responsable de l’activité de tir, avait une philosophie tout à fait respectable : les chasseurs ne veulent pas laisser souffrir un animal et l’abandonner. Ils tuent pour se nourrir. Du moins, c’est ce qu’elle essaie de transmettre aux chasseurs qu’elles forment. D’ailleurs, après chaque série de tirs, nous ramassions les douilles sur le sol, par respect pour l’environnement.
Je sais que face à un chevreuil, j’aurais le cœur trop sensible pour appuyer sur la détente. Mais devant une caille, peut-être que j’en aurais le courage.
Et tant qu’à acheter un poulet dont les ailes ont été coupées et qui vit de surcroît dans un poulailler mal propre, j’aime autant mieux la perdrix sauvage. Mais il reste le végétarisme. Et le chasseur dans la vidéo? Je trouve qu’il use de méthodes déloyales s’il attend seulement que la période de la chasse soit ouverte pour arriver à ses fins.

En regardant cette photo, j'ai toujours de la difficulté à réaliser que j'ai touché, même tiré, à la carabine