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 Sujet du message : Nourriture
Message Publié : Mer Jan 13, 2010 6:18 pm 
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Inscription : Sam Août 02, 2008 9:41 pm
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Concernant le manque de nourriture pour le chevreuil sur l'ile,dernièrement,à la TV j'ai vu des images sur un survol d'avion de l'ile d'Anticosti,et m'essemble qu'il y a des arbres à perte de vues...

C'est tu pas ça le problème,c-a-dire trop de résineux et pas assez d'éclaircies....

Si les coupes forestières 'exagéré' dans le Bas St-Laurent ont fait augmenter le nombre d'orignaux,pourquoi tu pas que cela ne marcherait t'il pas pour le chevreuils?

N'oublions pas que ça pousse vite en maudit une foret...

J'ai trois km de sentiers à entretenir et j'y arrive à peine à les débroussailler...la brouissailles prend le dessus dans le temps de le dire....

Un bucher,c'est de la nourriture supplémentaire aux herbivores et omnivores.C'est ça qui manque je crois,ou réduisons la famille du chevreuil par la chasse,et pour la quantité de nourriture qu'il y a.
C'est un ou c'est l'autre.

Pour la morue ont disaient qu'elles diminuaient en poids et en taille avant d'etre en déclin.Cela peut-il s'appliquer aussi pour le chevreuil.Si oui,cela devrait etre connu maintenant pas des études.


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Message Publié : Jeu Jan 14, 2010 2:08 pm 
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Inscription : Lun Avr 10, 2006 5:41 pm
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Pour répondre à ta question Gros Gibier, il n'y aucun problème de regénération de la forêt sur l'île. Le hic, c'est que les essences tel le tremble, le bouleau blanc et le sapin baumier ne réussissent presque plus à se sortir du surbroutement des chevreuils. L'épinette pousse sans peine parcontre elle n'est pas dans les préférence au niveau succulence pour le cerf de virginie. Le résultat de cette déprédation, c'est que la forêt anticostienne tend vers une monoculture d'épinette. Auparavant, la forêt était composé de plus de 60% par des peuplements de sapins baumier, il me semble que le % a chûté de plus de la moitié depuis l'introduction du cerf. Le recouvrement forestier est maintenant représenté majoritairement par l'épinette. N'oublions pas qu'une bonne partie de la nourriture hivernale du chevreuil consiste en des ramilles. Oublions les plantes forestières qui n'ont presque plus rien à donner sans oublier qu'elles peuvent se trouver sous près de 3 à 4 pieds de neige chaque hiver à l'île.
Et dans les espèces favorites du cerf pour l'apport nutritionnel, le sapin se trouve assez haut dans la liste.
Le chevreuils a besoin des forêts à l'île plutôt que des éclaircies pendant l'hiver. Premièrement, question épaisseur de neige moindre sous le couvert forestier. Deuxièment la nourriture y est de qualité supérieure. Immanquablement le rapport entre les entrées et les sorties question énergie y serait négatif en plaines , causé par des dépenses accrus pour les déplacements en neige profonde et une alimentation qui apporte peu.
Pendant l'été, ces ouvertures sont source de nourriture mais il y a également profusion de source alimentaire.
Pour ce qu iest de la comparaison entre le chevreuil et l'orignal, on considère critique le moment ou le cerf s'enfonce à plus de 50 cm dans la neige. Pour l'orignal, il me semble que le taux d'enfoncement critique est à 90 cm (à vérifier) Donc , on voit la fragilité du cerf versus l'orignal pendant cette même période. L'orignal gagne également sur la hauteur de broutement possible. L'orignal possède donc deux gros avantages sur le chevreuil question alimentation quand les conditions sont plus difficile. Cette prédisposition leur permet ce net avantage à des latitudes comme la notre.

Maxime


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 Sujet du message : Nourriture
Message Publié : Ven Jan 15, 2010 12:15 am 
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Inscription : Sam Août 02, 2008 9:41 pm
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A:Maxime D.

Très intéressant...

Meme si je connaissais assez bien la problématique d'hiver concernant le chevreuil et orignaux,c'est très intéressant d'en savoir plus.

Ont dit que l'hiver le sapin est très apprécié du chevreuil,et je le constate toujours dans un ravage près de chez moi,c'est-tu vraiment parce qu'ils aiment cela,ou plutot c'est parce qu'il n'a pas le choix.......?

Et ça prend pas une grande cachette de sapins ou épinettes pour cacher quelques dizaines d'individus et de les protéger du froid.

Je crois vraiment que plus de coupes forestières,avec des aires sans coupes pourrait etre bénifique pour le chevreuils.

Mais je ne suis qu'un observateur et non un scientifiques avec des études pour le prouver.


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Message Publié : Ven Jan 15, 2010 11:01 pm 
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Inscription : Lun Avr 10, 2006 5:41 pm
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Localisation : Stoneham
Pour le sapin, c'est effectivement une essence que les chevreuils adorent.
Ce n'est pas une nourriture de dernier recours, ils ont le choix avec bien d'autres essences, parcontre certaines parmi celles choisies apportent plus que d'autres. On peut parler question fibre, et autres composantes.
Certains membres sont plus poussé en connaissances que moi dans le domaine des besoins alimentaires du chevreuil.
Je sais que François Potvin a écrit un rapport sur les espèces et la succulence de celles-ci, il me semble que c'était au début des années 90.
C'est un peu le principe des aliments que toi tu préfères, pour le chevreuil, il y a le goût mais aussi l'apport positif qu'il doivent en tirer pour leur subsistance. Les carottes l'hiver, c'est bien bon au goût mais on sait maintenant que c'est beaucoup plus nocif pour leur santé que bénifique.
Pour ce qui est des coupes forestières, c'est toute une dynamique qui est du cas par cas selon le terrain pour déterminer laquelle sera bonne pour le chevreuil. Il y a la question de recouvrement forestier, les essences, l'âge, etc. Donc de simplifier la thèse à plus de coupe à plus d'habitat potentiel, serait selon moi, à sauter à des conclusions hâtives.
Un cas qui est interessant est celui de la réserve Duchénier avec le pourcentage de superficie de ravage qui a diminué dans les dernières années. Pourtant , il y a eu beaucoup de coupes forestières.

Maxime


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Message Publié : Dim Jan 17, 2010 9:31 am 
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Localisation : Arc, dans ma cour (8), carabine (10ouest et 11)
luc pro : en 1996

Ensuite sur la Côte Nord quelques années,


Dernière édition par Spiridon le Dim Jan 17, 2010 9:39 am, édité 1 fois.

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Message Publié : Dim Jan 17, 2010 9:38 am 
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Inscription : Ven Jan 26, 2007 8:06 am
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Localisation : Arc, dans ma cour (8), carabine (10ouest et 11)
J'oubliais,

Guy Chevrette était toujours ministre à cette époque et ce n'était pas la CIFQ mais plutôt l'AMBSQ qui représentait seulement les manufacturiers de bois de sciage.


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Message Publié : Dim Jan 17, 2010 12:39 pm 
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Inscription : Lun Fév 23, 2009 10:49 am
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Tu es en retard sur les nouvelles sur la Cote Nord sa fait au moins dix ans qui a du chevreuil :lol: :lol:
Il y même une jeune 17 ans qui avait tué le matin tôt et son fait prendre par les gardes chasses. En cours il sait innocenté parce que c'est le premier chevreuil identifier et le jeune pensait que c'était un veau au milieu du chemin qui buvait de l'eau. En plus il était assez content qui a essayer de l'enregistrer comme un veau. Que fut sa surprise de voir les garde chasse de l'accusé de braconnage. Depuis se temps ils en retrace a plusieurs place sur le long de la cote. Foresteville et Escoumin. Même photographié en plein ville de Baie-Comeau devant Évêché. :!: :!:


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Message Publié : Lun Jan 18, 2010 2:50 pm 
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Inscription : Jeu Juil 24, 2003 1:18 am
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Sur l'ile l'épinette vs le sapin comme espece de repeuplement. Est causé justement en partie par la non préférence de cette espèces pour le chevreuil vs le sapin.

L'orignal a en effet des avantages sur le cerf avec aussi sa facilité de pouvoir se défendre vs l'ours, mais ses besoins nutritifs sont de loin plus élevé et il est sensible a certaines maladie transmise par le chevreuil. Donc rien d'acquis.

Je ne connais ce qui s,est passé dans la réserve Duchénier. La coupe forestière peut-etre bien fait pour le gibier ou bien fait pour les cies forestières. L'un ne va pas nécessairement en corrélation avec l'autre. Des fois (souvent) s'est inversement proportionnel.


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Message Publié : Mar Jan 19, 2010 2:13 pm 
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Localisation : Stoneham
Effectivement Luc, l'épinette prends la place que le sapin ne peut prendre à cause du surbroutage. Le sapin n'arrive plus à dépasser une hauteur pour que les bourgeons terminaux puissent grandir à l'abri du brout des chevreuils. Donc l'épinette qui es à côté prends cette place disponible.
Pour ce qui est de Duchénier, grosso modo, c'est un territoire qui est très occupé par le chevreuil , il y a également beaucoup de coupes forestières qui ont été faites. Malheureusement beaucoup de secteurs sont utilisé pour ravage l'hiver, ceux-ci se sont dégradé à cause de différents facteurs. Maintenant il y a beaucoup de nourriture disponible mais la population de chevreuil ne cesse de décroîte. Je comprend que ce n'est pas juste la cause. Il y a déjà eu beaucoup d'écrits sur ce sujet et ce très bien expliqué par Macpes (qui est dans cette région et dans le domaine).
Ce que je voulais expliquer, c'est que la coupes forestière n'est pas toujours synonyme de bonification pour une espèce, il y a toute une logistique qui entoure si cette coupe est bénifique ou pas. Ce n'était qu'un simple exemple sans vouloir tout expliquer.
Mais je suis totalement d'accord avec toi Luc pour ce qui est des coupes, elles ne vont pas toujours de pair avec les besoins de la faune.

Maxime


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Message Publié : Mar Jan 19, 2010 2:47 pm 
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Si je peux mettre mon grain de sel face à la situation du ravage Duchénier. Il y a eu des très grandes coupes forestières dans la portion sud et ouest de Duchénier et ça fait quand même plusieurs années de cela. Il y a encore des coupes d'une certaine superficie d'effectuées dans ces secteurs mais tout de même loin des dizaines d'ha qu'on imagine en voyant le Nord du fleuve. La topo particulière de duchénier fait en sorte de limiter grandement les superficies d'intervention.

Les autorités du MRNF du coin prennent à coeur l'amélioration et la bonne gestion du ravage de Duchénier. Un tech de la faune de rivière-duLoup a (ou avait... il y a eu jeu de chaise musicale) la responsabilité des liens avec les intervenants forestiers et dans la planification des interventions. Dans l'Est et le Nord de la réserve, il se fait de très petites interventions pour améliorer l'entremêlement entre la nourriture et l'abri. Ce secteur est très fréquenté l'hiver par le chevreuil. Bon est-ce à cause de l'aménagement du ravage ou étais-ce bien avant qu'il soit débuté? Je ne suis pas en mesure de répondre. Toutefois, ce type d'aménagement morcelé est en direct conformité avec la "théorie" de l'aménagement des ravages, qui est très logique sur papier mais encore très jeune en terme d'application terrain.. si je ne me trompe pas ça vient pas mal des années 80. Donc, on arrive à la première création de peuplement d'abri ces années-ci ce qui fait qu'on commence juste à pouvoir percevoir les effets de cet aménagement... et ce juste dans les premiers ravages où ce type d'aménagement a été appliqué. C'est le chevreuil qui nous donnera la réponse en fréquentant ou non ces ravages.

On pourrait alors se demander si on aurait pas dû laisser les choses aller. Et bien le besoin d'aménager en fonction des besoins du chevreuil s'est en partie justifié par l'épidémie de tordeuse des années 70-80 qui a laissé des ravages en très mauvais état. De plus, ces années-là l'industrie coupaient beaucoup (pas le sommet des années 90 mais quand même pas mal). Cesser toute coupe dans un ravage aurait amené un manque de bois chez certaines usines régionalement car certains ravages couvrent très grands. De plus, comme les ravages sont situés dans les peuplements résineux, souvent constitués de sapin et d'épinettes, laisser vieillir ces peuplements indéfiniment laisserait le sort du ravage aux mains de la nature.. pas certain qu'elle aurait remplacé l'abri graduellement.. le sapin s'en va souvent tous en même temps et les forêts d'épinettes, si elles ne tombent pas en même temps, se transforment en peuplement inéquien ou étagé plus clair (mais peut-être pas mauvais pour le ravage???). Donc, le choix qui a été fait a été de s'assurer la présence d'une superficie adéquate d'abri en tout temps en effectuant un aménagement forestier suivant une rotation dans laquelle il y a toujours des jeunes peuplements , des peuplements d'âge moyen et des peuplements matures. Quand je parlais de logique, c'est un peu ce que je voulais dire.

Maintenant, pourquoi le chevreuil de Duchénier est moins abondant. Il faut savoir à quoi on fait référence au juste... chevreuil durant la chasse ou durant l'hiver? Plusieurs facteurs expliquent la baisse du chevreuil dans la région ces dernières années. On en a parlé beaucoup sur le forum... deux derniers hivers principalement et dans une moindre mesure le braconnage. Avant cette baisse, pendant et actuellement, il n'y a pas eu de changements dans l'habitat hivernal qui a pu précipiter cette chute. donc, il ne devrait pas y avoir de lien entre cette baisse et les coupes forestières dans la baisse.

Reste qu'un phénomène lié aux coupes est en train de se produire... il reste à être confirmé. C'est plus évident dans le secteur aménagé finement pour le chevreuil. Au lieu que ce soit le chevreuil qui bénéficie de l'aménagement forestier, on voit arriver de plus en plus l'orignal... Comme mentionné plus haut dans la discussion, l'orignal a un plus grand besoin de nourriture que le chevreuil. Sa présence accrue n'est donc pas une bonne nouvelle pour le ravage.

Les facteurs influençant une population de cerf (particulièrement au BSL et dans les régions très neigeuses sont en gros: conditions hivernales multiples, broutage, orignal, coupes forestières, braconnage, prédation, évolution naturelle des peuplement à très long terme, chasse, etc.

Donc, la question est très complexe et bien malin celui qui pourrait dire "exactement" ce qui se passe lorsqu'on intervient ou non dans un ravage et de telle ou telle manière... ou encore quelles sont les causes principales d'une situation observée à un moment "X".


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Message Publié : Mar Jan 19, 2010 2:56 pm 
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Inscription : Lun Avr 10, 2006 5:41 pm
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Merci beaucoup Macpes pour les précisions, c'est un domaine ou tu excelles et je t'en remercie pour les ajustements amenésà ce sujet.

Maxime


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Message Publié : Mar Jan 19, 2010 7:58 pm 
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Inscription : Lun Oct 13, 2003 9:05 pm
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Post très intéressant, je vais mettre mon petit grain de sel...

Quand les compagnies forestières ont commencé à recouper à Anticosti, (je dis recouper car la première coupe eu lien en 1940-50-60- et un peu 70) Je vivais encore à Port-Menier et à chaque hiver, le biologiste de Sept-îles. Monsieur Gingras, entrait un soir au village nous faire les comptes rendus de l'exploitation.

On nous avait dit à l'époque que le but était la régénération du sapin pour la survie futur du chevreuil. Certains résidents dans la salle étaient moins caves que notre valeureux ministère pouvait croire et on souleva la question suivante. Est ce que vous coupez pour sauver le chevreuil ou vous coupez pour sauver les moulins de la Gaspésie qui ne trouvaient plus de bois à gruger.... La réponse fut un peu des deux pour finalement nous avouer qu'ils avaient réussit à négocier une certaines parties des ventes de bois pour créer la chaire de recherche anticosti dirigé par des biologistes chercheurs de l'Université Laval dont Jean Huot qui est soit dit en passant un nom très renommé pour ce genre de défi. ce dernier a pris sa retraite et fut remplacé par un autre chercheur Steeve Coté qui est une personne très en vue et très positivement quoté dans le monde de la recherche animal et l'aménagement faunique....

À l'époque, les premiers pas de ces recherches, on commença par faire de très petits bûchers malgré le fait que les résidents de l'île avaient averti les biolos que les chevreuils de l'île pouvaient couvrirent de grandes surfaces pour avoir accès à la bouffe de qualité et qu'ils pouvaient passer l'hiver dans les périphéries des bûchers pour contrôler la repousse. Les premières années furent donc des essais et ajustements. De ne pas avoir tenu compte des gens du milieu est une erreur commune des biologistes qui veulent toujours avoir des chiffres pour appuyer leurs décisions. Le gros bons sens ne fait pas partie de nos cours à l'université, on l'apprend sur le terrain et on s'ajuste. Quand ce sont des biologistes technocrates le début des études peut être laborieux quand on travaille sur des cas complexes.

Le cas des chevreuils anticostiens peut paraître simple à la base mais en réalité il est hautement complexe...

La principale complexité pour moi qui fut guide sur cette île pendant 10 ans réside dans sa vocation. En effet, on vient chasser à Anticosti pour sa haute densité de chevreuil. Si on baisse sa densité au point de permettre la régénération en sapin, les chasseurs quitteront l'île pour plusieurs décennie. Ça prend du chevreuil sur cette île car on n'a pas la forêt de feuillus qui nous permet de voir loin. Les forêts sont denses et il n'est pas rare durant les journées sans vent d'octobre de ne pas voir un chevreuil ou seulement 2 ou 3 par jour même si il y a en moyenne 15 chevreuil au km2. Donc imaginez des journées de chasse à 5 à 7 chevreuils au km2 ?!?!?

Donc la complexité est de réussir à régénérer le sapin sans diminuer le potentiel chasse de cette île.

Après cela commence les autres complexités du projet, quel grandeur de bûcher, coupe à blanc ou partiel, rentabilisé l'opération, éviter les chablis géants d'après coupe. Faire des exclos et contrôlé la quantité de chevreuils à l'intérieur. Vente les chasses de gestions( tué beaucoup de femelles) quand beaucoup de chasseurs veulent que des bucks dû au prix des forfaits. Sortis la viande de ces femelles en avions à un frais aussi...etc......etc.... etc.... Un beau projet pour une équipe de recherche comme la chaire anticostienne. Certes, un prédateur comme le cougar pourra faire partie de la solution ou être la catastrophe, comment on fait pour l'essayer sur une petit surface. Une chasse de cougar s'est entre 8000 et 10000$ mais cela prend des chiens qui sont interdit à l'ïle.

Un autre problème relié au manque de nourriture de qualité est la grosseur des chevreuils. Un autre problème qui pointe est le vieillissement des chasseurs qui ont les moyens financiers de se payer ce type de chasse. J'ai des chums qui guident les mêmes groupes depuis 20 ans et lorsqu'un gars meurt dans l'hiver, ils ont besoin de tout leur petit change pour le remplacer...

Bref, il y a eu une panoplie d'essais pensés et réalisés par certains des meilleurs chercheurs dans le domaine en Amérique du Nord mais les réponses trouvés ou plutôt les résultats n'ont pas venu à bout de la complexité de la question. On est encore ou presque à la case départ.

Il n'y aura peut-être jamais de solution autre que le chevreuil va continuer à rapetisser et il va venir à bout de tous les sapins pour finalement diminuer par lui-même sa propre densité de population.

À ce moment là, la chasse ne sera plus la principale entrée d'argent dans cette île. Peut-être est-il temps de regarder l'introduction d'un gibier qui manger de l'épinette blanche et peut en tirer profit. On a entré les compagnies forestières, il en mange beaucoup mais on peut pas les chasser....




Pour éclairer la réponse de macpes pour le ravage de Duchénier et l'orignal. Sans y avoir mis les pieds, il est possible que tu as soulevé le point principale du problème '' évolution naturelle du peuplement''

Je l'ai expérimenté moi-même sur notre terre et c'était d,ailleurs le même problème sur la terre à Luc brodeur lors de l''une de mes visites. Des peuplements de feuillus qui passe 15 ans deviennent presque sans intérêt pour le chevreuil... il n'y a plus ou presque plus de nourriture pour le chevreuil et il n'y a pas encore de protection thermique et de couvert retenant la neige. L'orignal en prend vite possession car pour lui, la bouffe est abondante, sa mâchoire plus robuste lui permet de prendre de plus grosses ramilles et sa hauteur au garrot lui donne accès à des tonnes de nourritures de qualité trop haute pour le chevreuil et la neige n'est pas un problème sur la rive sud puisqu'il n'y a pas de prédateur.

Quoi faire. Possiblement des coupes sélectives dans les gaulis de 15 ans pour ramener du soleil au sol et la possibilité que de jeunes pousses reviennent en attendant que la évolution naturelle du peuplement ramène le tout ( plusieurs autres décennies). Contrôler l'explosion de l'orignal si on veut du chevreuil. Si on veut de l'argent de la chasse sans investir, laisser aller le tout naturellement et exploiter l'orignal au maximum pour 10 à 15 ans que cela va durer...

ce sera aussi complexe là qu'à Anticosti pour des raisons différentes. Personnellement, je me concentrerai à exploiter au maximum l'orignal en faisant le minimum pour le chevreuil. je crois que c'est d'ailleurs ce que le gouvernement à décider de faire sans le crier sur les toits.... Si on est capable de monter dans le BSL et en Gaspésie pour chasser l'orignal, le BSL et la Gaspésie peuvent descendre dans le sud pour chasser le chevreuil.

Salutations Louis Gagnon


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Message Publié : Mar Jan 19, 2010 10:45 pm 
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Bonsoir Louis

J'ai bien noté dans ton DVD que tu mentionnais l'aspect du délaissement des peuplements de plus de 15 ans en raison de la diminution de nourriture et de couvert latéral. Ça devient pas mal ce que nous appelons du "couvert de déplacement". façon de dire que ça sert pas à grand choses de "vital" à part relier des spots intéressants entre-eux ou servir de cachette temporaire selon l'emplacement... ou du moins ne sert ni de nourriture, ni d'abri (les deux choses principales sur lesquels ont agit).. Ceci fait en sorte que l'aménagement forestier dans ces peuplements pourrait être favorable au chevreuil en ramenant la strate arbustive suite à l'ouverture du couvert. Reste qu'il est important de bien comprendre le secteur pour intervenir là où ça compte sans généraliser nos pratiques dans un seul sens (production de bouffe "ou" maintien/création d'abri mais une approche intégrant l'ensemble de ces facteurs... anyway, tu en connais pas mal plus que quiconque sur le sujet). Les coupes sélectives dans les gaulis feuillu de 15 ans est une manière de le dire car en fait les éclaircies précommerciales et intermédiaires dans le feuillu et le mélangé à dominance de feuillu fait ce travail. Encore faut-il qu'il y aient des peuplements qui s'y prêtent aux bons endroits pour le ravage. D'autre part, dans les années 90, le ministère a pratiqué du rabattage d'érable à épis dans le ravage du Canton Varin dans le secteur de l'ancien Pont-Rouge à Trinité-des-Monts. Tu dois connaître ce traitement appliqué dans une strate d'érable à épis ayant dépassé la hauteur accessible au cerf. Ce traitement a donné des résultats très bien sauf que pour le même montant d'argent investi en planification et la réalisation de coupes et d'éclaircies dans les peuplements feuillus avoisinant l'abri, on fait aussi bien en terme d'efficacité tout en couvrant plus de terrain (ou une superficie équivalente à moindre coût). Pour cette raison, ce traitement n'est plus appliqué. En forêt privée, on l'a depuis fait sur quelques petites surfaces réduites en forêt privée ces dernières années mais on privilégie tout de même une coupe dans du feuillu ou une station qui génèrera du brout.

Je suis d'accord avec ce que tu mentionne à propos de faire le minimum envers le chevreuil. On est pas dans une région facile et il ne faut pas se leurrer, on n'aura jamais une densité extraordinaire ici. Toutefois, tu ne mentionne pas quel serait ton minimum requis. Personnellement, je continuerais à appliquer le statut particulier que les ravages possèdent face à l'aménagement forestier et je continuerai à faire en sorte que le % d'abri y soit adéquat tout en favorisant l'entremêlement avec la nourriture. Dame Nature s'occupera du reste. Deux gros hiver? That it! 4 ans d'accalmie? Yes, une population qui remonte. Voilà tout. Et le nourrissage? Si ça peut rassembler le monde autour d'un objectif commun et que le cap soit gardé face à l'aménagement des ravages.. tant mieux. Mais pour réellement faire une différence dans le cheptel de la région? Je suis comme Thomas, il faudrait une étude sérieuse pour démontrer ll'effet réel du nourrissage d'urgence. Fait-on ça pour pas grand chose, voir pour rien? Ou si ça sauve réellement du chevreuil de manière à "faire la différence"???? Est-ce que je demande son abolition? NON! Mais je serais plutôt indifférent à son abolition puisque le chevreuil a survécu sans nourrissage et qu'il est encore capable. Comme mon fric à la bourse, les fluctuations de population de chevreuils ne me font pas peur.


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Message Publié : Mer Jan 20, 2010 8:13 am 
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Salut Macpes,

Le problème avec l'éclaircie pré-com, s'est le coût directe avec des perspective de récolte tellement loin que les compagnies forestières n'y croient pas. Sur les terres privées, on s'en fout du nombre d'année car ce sont nos terres, le fond de terrain prend de la valeur et le volume de bois sera le plan de retraite de plusieurs...

Selon mes très petites expériences sur le sujet des ravages, je crois que l'entremêlement des essences n'est pas aussi critique que le ministère semble préconiser. C,est critique dans un peuplement mature mais dans un peuplement de 20 à 50 ans de vieux, les conifères sont tellement plus fragiles que les feuillus que ce soit par le vent ou les parasites, que je protégerais au maximum les conifères et je ferais de la plantation de cèdre un objectif de premier plan. Je contract plusieurs plans d'aménagement sur des terres dans le nord-est ontarien et je suis en mesure de dire preuve à l'appui que le cèdre peut survivre et croître avec des densités de chevreuils importantes au alentour. C,est d'ailleurs la force première du nord-est Ontarien, ces immenses cédrières encore mature qui offrent couvert de qualité avec entremêlement de jeunes cédrières et d'érables rouges et érables à épis.

Le problème du chevreuil en aménagement, c'est qu'il doit toujours combattre avec les forestiers qui veulent produire du bois. Le laisser aller au naturel n'est plus assez vite pour les grosses compagnies. C,est pas pour rien que la recherche en développement forestiers se dirige vers des produits à bases de jeunes pousses ou de résidus de coupe. Si jamais on trouve un moyen de rentabiliser la récolte de forêt de gaule...adieu le chevreuil dans la majorité des régions du Québec, les castors sur deux pattes se chargeront de retondre la surface du Québec.

Pour le nourrissage artificiel ou d'urgence, je suis 100 % de ton coté, les chiffres ne sont pas claires, c'est une belle cause de rassemblement sociale. Sans vouloir rebrasser du vieux et du négatif, je me rappelle d'un post sur la panique de l'hiver 2007 et le fameux nourrissage d'urgence à la grandeur du Québec, dans ce post, un intervenant nommé Stéphane Monette, nous avaient traité de crétin parceque on n,était pas tous dans le bois pour aller nourrir nos chevreuils. Jean Pagé tiraient sur tous les chasseurs qui disaient que cela ne servait à rien etc... Stéphane nous jugerait dur comme fer que chez lui cela fesait la différence. Aujourd'hui en 2010, Stéphane et Jean vivent le même constat que tous les autres... que d'efforts et de $$$$ gaspillés à réchauffer la planète pour sauver ''Sweet nothing'' . La morale de cette histoire, travaille les habitats pour t'assurer que le chevreuil a ce qu'il a besoin et dans la majorité des hivers, tu auras raison et ils surviveront. Si on a bûcher en cabochons la majorité des beaux et bons ravages québécois pour satisfaire la gourmandise de la gang à chevrette, on en paie le prix aujourd'hui.

L'avenir du chevreuil au Québec passe par la protection et l'aménagement des ravages... Nourrissons les gens des pays pauvres avant tout donc ceux d'haiti, ce sera de l'argent mieux distribué.

C'était mon opinion Salut Louis Gagnon


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Message Publié : Mer Jan 20, 2010 9:21 am 
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Louis, je vais répondre à la Gaston J..... +1000!!!

Sois-dit en passant, je suis en total accord avec toi sur l'importance de promouvoir le reboisement de cèdre. J'ai peut-être un tout petit bémol face à la survie du cèdre en population élevée de chevreuil. En fait, c'est plus une question qu'un bémol.. Je ne connais pas le taux d'enneigement dans les secteurs de l'Ontario que tu mentionne ni les densités de chevreuils de ces régions en hiver. Quand on pense à l'Ontario, on pense surtout aux régions limitrophes de de l'outaouais, pas nécessairement celle plus au nord. Donc, dans ce coin, est-il possible que le cerf ait accès à une plus grande variété de bouffe hivernale en raison d'un enneignement plus faible.. ce qui pourrait détourner l'intérêt du cerf envers autre chose que le cèdre et minimiser le broutement? Parce qu'ici, dès qu'un jeune cèdre dépasse la neige (en ravage et dans son pourtour) il se fait brouter (avec le haut taux d'enneigement, la bouffe est obligatoirement au-dessus de la neige). Il reste bien quelques petites brindilles vertes sur les tiges broutées mais j'en vois pas beaucoup passer au travers lorsqu'il y a plein de chevreuil l'hiver dans les environs. Il y a l'autre phénomène aussi qui touche les cèdres au poutour est le broutage intensif printanier quand les chevreuils récupèrent un semblant de mobilité avec la fonte, juste avant que l'herbe fasse son apparition. Là encore, il en revole. Mais comme le cèdre est très longévif, peut-être que cette durabilité fait en sorte que le très très faible recrutement en nouveau cèdre à cause du broutag ene soit pas un gros problème puisque les "vieux" sont là suffisamment longtemps pour les "attendre".

Donc, est-ce que je me trompe sur la différence entre les deux régions qui ferait qu'ici le cèdre est voué à être surbrouté en ravage alors qu'en Ontario il serait un parmi d'autre à être brouté ce qui le ferait mieux passer au travers?


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