Carlos,
Ma pinède a été plantée à partir de 1980. À la suggestion et avec l'aide du MRNF qui a fourni les plants, des pins rouges et des pins blancs ont été plantés sur des superficies semblables.
Au bout de 10 ans, on constaté une forte mortalité des pins blancs dû à un champignon qui ceinturait les arbres à leur base, en réduisait leur diamètre et les rendaient cassants. Il s'agit probablement de la rouille visiculeuse. À la même époque, toujours sur le pin blanc, on s'est aperçu qu'un insecte pondait ses oeufs dans la tige de tête de l'arbre, coupant la circulation de sève et tuant la tête, générations après générations. Il en résulte des arbres croches et difformes où plusieurs têtes ont remplacées les têtes perdues. Résultat 30 ans plus tard, ce peuplement ne renferme que de rares individus au tronc relativement droit commercialement exploitable à terme. Rare = - de 1 sur 30. Donc pas d'exploitation commerciale traditionnelle.
J'aurais dû et devrais faire une vaste éclaicie pré-commerciale dans le pin blanc mais que resterait-il après ? Je pense que ma seule option sera d'abattre les arbres un à un, de les scier moi-même et de vendre le bois. Sinon, toute la pinède de pin blanc ira au bois de chauffage...
Bien que sa croissance soit plus lente et que son bois soit moins désirable, le pin rouge a été exempté de tout ça.
Voilà pourquoi les dommages causés aux pins rouges par le porc-épic me font particulièrement scier.
Non, je ne fais pas affaire avec un ingénieur forestier.
Ceci est une vue Google Map de ma terre...

Merci,
Dominik
Boucherville/Stanstead