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Quant à l'étude, au Québec on est souvent très fort sur les études, commissions qui donne rien ou presque, quand la LOGIQUE, le gros bon sens est là, il ne faut que de la volonté politique pour agir
Ce qu'il faut comprendre, c'est que pour le gouvernement et nos gestionnaires de la faune, la chasse a deux objectifs.
La chasse c'est une business, c'est leur job, c'est une activité économique importante pour plusieurs régions.
Mais la chasse c'est aussi le seul outil économiquement rentable d'un certain contrôle des densités de population de grands gibiers.
Actuellement, les permis se vendent et avec le peu de moyens qu'il leur restent, les biologistes arrivent à suivre l'évolution du cheptel, et à réagir (toujours un peu en retard, mais c'est beaucoup du à la lourdeur du processus réglementaire) et à préserver l'intérêt des chasseurs pour l'activité.
Changer les façons de faire, c'est un peu sauter dans l'inconnu, c'est perdre leurs repaires, ils ne pourront plus utiliser les mêmes indices pour le suivi de l'évolution du cheptel.
S'ils échappent la densité, vers une augmentation rapide du cheptel ils vont se faire critiquer par tous ceux qui trouvent que le gibier cause déjà trop de déprédation et d'accidents.
Si au contraire, ils perdent trop de chasseurs parce que la récolte devient trop difficile, c'est les chasseurs et les patrons ceux qui gèrent le cash qui vont leur rentrer dedans.
Sans compter que si les chasseurs abandonnent, il y a aussi un risque de perdre l'outil de contrôle des densités de cheptels.
C'est pour toutes ces raisons que ce n'est pas aussi simple que de juste changer un règlement, et qu'ils tiennent à tester les modifications à la seule condition de pouvoir mettre en place tout un protocole de suivi de l'évolution du cheptel et toute modification du taux de satisfaction des chasseurs, sous de nouvelles règles de prélèvement.
Çà peut paraître facile pour nous, parce qu'on ne voit la situation que du côté des chasseurs, mais les gestionnaires doivent toujours jongler avec les intérêts de tous les intervenants, chasseurs, producteurs forestiers et agricoles, règlements municipaux, sécurité sur les routes etc. et en plus préserver l'activité économique.
Je participe aux discussions à la table faune régionale Estrie depuis déjà plusieurs années, et je peux vous certifier que les gestionnaires de la faune sont souvent pris entre deux feux, et doivent essayer d'obtenir des compromis. La situation doit être semblable dans les autres régions du Québec.
Michel