http://www.branchez-vous.com/info/actua ... _c-39.htmlCiter :
mercredi 15 février 2012 à 8H59
Le vote du projet de loi C-19 soulève de vives inquiétudes
Alors que les membres de la Chambre des communes s'apprêtent à voter, mercredi, sur le projet de loi C-19 visant le démantèlement du registre des armes d'épaule, les témoins du drame survenu à la Polytechnique ainsi que les familles des victimes se montrent outrés, considérant cette éventuelle loi comme un recul pour la sécurité publique.
Ces familles et témoins, dont plusieurs ont rejoint le groupe Polysesouvient, sont déçus par la teneur du projet de loi C-19, qui ne correspond pas du tout à leurs attentes en matière de législation.
Le projet de loi C-19 permettrait aussi d'acheter une arme à feu à épaules sans un permis de possession et d'abolir les données de quelques sept millions d'armes à épaules circulant au Canada.
Pour les membres de Polysesouvient, il est clair que si cette loi est adoptée au Sénat, elle ne réglera pas les problèmes soulevés par la possession d'armes à feu en plus de permettre la répétition d'un drame comme celui de la Polytechnique, en 1989.
«En adoptant ce projet de loi, le gouvernement Harper trahit toutes les victimes d'armes à feu, elles qui ont déjà payé de leur vie la mise en évidence des lacunes de la loi, de même que toutes les victimes à venir suite à l'élimination du contrôle des armes d'épaule au Canada», affirme Suzanne Laplante-Edward, dont la fille Anne-Marie est décédée à Polytechnique.
Jean-François Larivée, qui a perdu son épouse Maryse Laganière au cours de cette tragédie, se dit scandalisé.
«Alors que le gouvernement se dit à l'écoute des victimes, il n'écoute pas les victimes et les familles des victimes de violence par armes à feu», clame-t-il.
«Il est obscène que le lobby des armes fête la destruction d'une mesure qui sauve réellement des vies, c'est incompréhensible. Je me sens comme s'ils étaient tous en train de danser sur la tombe de mon épouse!»
Armes d'épaules et violence
Le groupe Polysesouvient rapporte que ce sont pourtant les armes d'épaule qui étaient les plus impliquées dans les actes de violence, les crimes et les suicides par balle jusqu'à ce que la loi fût renforcée en 1995.
Selon leurs données tirées de Statistique Canada, environ 60 % des meurtres par armes à feu étaient commis avec des armes d'épaule dans les années 90.
Sylvie Haviernick, dont la soeur figurait parmi les victimes de Polytechnique, affirme que les experts et les statistiques ont confirmé que le contrôle des armes d'épaules réduisait leur mauvais usage.
Elle ajoute que les policiers utilisent fréquemment le registre pour saisir celles-ci des mains de propriétaires légaux pour lesquels des risques de sécurité ont été signalés et validés.
«Mais le gouvernement ignore délibérément ces preuves écrasantes, faisant la sourde oreille face à toute donnée prouvant l'efficacité du registre afin de faire triompher l'idéologie pro-armes à l'américaine», souligne Mme Haviernick.
«L'adoption par la Chambre des communes du projet de loi C-19 représente un mépris sans ménagement des victimes de violence et leur famille et un gros cadeau pour les marchands d'armes. Dorénavant, ils pourront vendre leur arsenal à n'importe quel étranger qui n'a qu'à jurer posséder un permis valide. Comme trop souvent, l'argent l'emporte sur les vies.»
Américanisation à la Harper
Nathalie Provost, qui a été blessée lors de l'événement de 1989 que les mesures envisagées par le gouvernement Harper ne sont pas suffisantes pour éviter d'éventuelles tueries comme celle qu'elle a connue.
«Soyons clairs. Le gouvernement Harper cherche à américaniser le Canada: punir et emprisonner au lieu de prévenir. Une des principales différences entre le Canada et les États-Unis s'estompe et c'est la sécurité de nos communautés qui en pâtira», croit-elle.
«Est-ce que des peines plus sévères nous protègeront vraiment des criminels qui auront libre accès aux armes d'épaule?»
Les membres de Polysesouvient luttent depuis plus de vingt ans contre la violence due aux armes à feu.
par Reine Côté
incroyable.....les criminels ont DÉJÀ le choix à pleine porte....