Ma chasse à l’orignal 2009 fut un succès sur toute la ligne. Formation, analyse, prospection, émotions et succès furent au rendez-vous.
Tout débuta l’an passé, durant la saison de chasse à la carabine, nous avons compris que les orignaux n’utilisent pas le territoire de la même façon en temps de sécheresse, abondance d’eau, chaud ou froid, etc. Nos caches fixes n’étaient pas bonnes du tout l’an passé, et nous avions trouvé les orignaux seulement le dernier vendredi. Sachez que nous sommes très exigeant malgré le succès répété des années. Nous récoltons au moins 2 orignaux par an depuis plus de 10 ans, mais nous voulons toujours nos trois orignaux.
Après le recul, j’ai amené l’idée de suivre une formation avec Michel Breton. Nous y sommes allé et avons appris énormément. Nous avons convenu de chasser de cette façon pour l’arc et de séparer l’équipe pour couvrir le plus de terrain possible. À la carabine nous allons adapter le tout selon les permis disponible et la température.
Samedi 3 octobre
Départ à 6h15 avec mon partenaire. Nous chassons mon territoire, alors je suis le calleur. Après 10 minutes de marche l’action débute. Nous avons un orignal derrière nous dans la rivière. 30 minutes plus tard, il ne sort pas, on ne le voit pas, rien. On continu notre chemin jsuqu’au trait carré. Le fond du lot est déserté depuis au moins une semaine. Pas de trace ni crottin frais. Il est 10h00, on revient tranquilement quand à 600’ l’action du matin, des traces d’orignaux dans les nôtre

Session de call et pause, une heure plus tard rien, on quitte. De retour au même endroit pour 14h00. Rien.
Dimanche 4 octobre
On change de village, sur la terre de mon partenaire. Aucune présence depuis au moins 2 semaines.
En pm, nous décidons d’aller voir au fond des lots de mes territoires à chevreuils. Je me souviens qu’en 2007, nous avions un début tranquille et que tout à basculé avec le coup du manche de hache. Vers 17h15, je me fâche et commence à fesser une grosse épinette avec vigueur. Un coup sec, un POC, deux à trois fois à la minutes. 30 minutes plus tard, CRACKKKKKKKKKKKKK, OUNFFF, OUNFFF, on a de la visite.
Je me déplace en frottant les arbres pour attirer le visiteur vers mon tireur, ben le simonac nous contour et est à moins de 100’ de moi, à la mauvaise place. Je n’ai plus de contact visuel avec mon tireur, alors je tente le tout pour le tout, je fonce sur l’orignal dans cette forêt mature de sapin. Je l’entrevois à 90’, mais je ne vois pas le panache. 18h15, je ne vois plus mes pins, terminé pour la journée. On est cranké raide.
Lundi 5 octobre.
Nous retournons à cet endroit. Moins de 15 minutes après le début de mon show, un orignal est si près que je crois l’entendre respirer. Je crois avoir fait une erreur en me déplaçant de 50’ pour favoriser mon tireur. L’orignal n’a jamais sorti.
Les autres membres du groupe ont réussi un tour de force, faire descendre un buck mature de +40’’ sur 250’, en plein chemin forestier. Ils n’ont pu placer un tir, quand à 20’ d’eux il a senti la soupe chaude et entré dans le bois.
Mardi 6 octobre
On va tous les 5 sur cette terre, sachant que le king y est. Mon contôle des odeurs et mon arc font que j’ai le meilleur spot. Vers 7h30, j’entend tousser en face de moi. What the fuck. Puis CROUKKKKKKKKK. Y’a un orignal tout près. 60 minutes plus tard, je vois sortir du bois une femelle de 1.5 ans. Elle mange à 45’ de moi, impossible de prendre un tir. Je suis primé raide. Puis après 10 minutes, elle décide de venir vers moi. J’étire l’arc, elle avance, elle stop à 25’ de moi dans le sapinage. Je ne vois pas le vital, que du sapin. Ne pouvant garantir le résultat de mon tir, je ne déclenche pas. J’ai eu ma dose d’adrénaline, et ma chasse est couronné de succès juste avec cela.
En pm, rien à signaler.
Mercredi 7 octobre
Dernier jour de chasse, il pleut intense Un buck est venu tout près, nous a contourné, puis disparu. Ça ne fonctionne pas toujours comme dans les film.
Pas de chasse en pm, il pleut beaucoup trop.
On se retrouve donc à l’hôtel vendredi 16 octobre. On est primé raide

On discute de chasse, puis un lance l’idée de tirer les caches au hasard pour demain matin. Finalement, la discussion fini sur un consensus comme quoi ma cache est loufoque avec ses bay-windows

et qu’il faut améliorer un des corridors de tir. Allez vous faire voir, je vais garder ma cache ensoleillée
Le 6e jour, samedi 17 octobre 2009
On se rejoint pour déjeuner, on est sur le gros nerf. Encore une fois, l’humour de mes copains se tourne vers moi

Cette fois-ci, ma nouvelle tuque les amuse

Faut avoir un bon sens de l’humour pour chasser avec nous
6h35 Je suis en poste, les bay-windows

ouvertes
Voici la vue au sud.
La montagne au loin est le Mont Katahdin
7h01: C’est frais, je vais mettre mes Hot Shots au pieds.
7h02 : Après avoir lu en diagonal les instructions, je vérifie la présence d’orignaux. Rien
7h03 : J’ouvre le sachet, ils sont adhésif, mais où vont-ils ( Bravo lecture en diagonale ). Mais avant, vérifions les orignaux. Rien à droite. À gauche, WO LES SMOKES, y’a du nouveau à 150’. Y’a un orignal qui vient de sortir du lit. Je sort la Tikka T3, regarde dans mon beau Nikon Monarch 3 tout neuf, encore vierge, c’est une femelle. Pas de veau autour, enligne ça 3 pouces sous le menton et VLAN, foudroyée par mon boulet de 140 grains.
Je fut le premier à tirer ce matin là dans toute la montagne. Ce fut un grand honneur pour moi que de briser le silence de cette nouvelle saison de chasse.
Voici mon orignal 2009... et ma tuque
Distance : 150'
Arme : Tikka T3 Lite + Nikon Monarch 3 2.5-10-42mm
Calibre : 270 Win
Balle : Remington Premier Core-Lock Ultra Bonded 140 grains