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SAlut à tous,
Ya franchement pas grand chose à rajouter...
Pour ce qui est de ma saison, disons que depuis le printemps, je travaille fort pour ramasser les bouts de vidéos nécessaire pour faire un documentaire de 2 heures sur la gestion du chevreuil par le chasseur (aménagement des terres, contrôle de la prédation, choix de l'âge du chevreuil, du sexe, introduction de la relève à notre sport, introduction de la loi du mâle, de QDM, de quelque chose dans le milieu des deux gestions, du nourrissage, de l'appâtage etc...). Ce qui fait que la chasse à l'arc à l'automne pour moi fut consacrée à ce projet.
Mes équipes de tournage m'ont aidé vers ce projet. Ce projet est en collaboration étroite avec Luc Brodeur et avec la Fédération des Chasseurs et des pêcheurs du Québec via la précieuse aide de Micheld(Dufort) et quelques autres gros intervenants qui s'ajouteront sous peu.
Plusieurs femelles, des jeunes bucks, des moyens bucks et des matures, des coyotes, des ours furent récoltés pour illustrer ce documentaire qui devrait voir le jour à la fin de juillet 2009. j'espère qu'il sera à la hauteur et qu'il éteindra une partie des éternelles questions redondantes et souvent agressantes sur la récolte des femelles, des spikes, de l'aménagement, etc...
Parlons Ouest maintenant.
Dans le cas de ces provinces, les deux dernières hivers furent particulièrement difficiles. Comme beaucoup d'autres secteurs canadiens, l'explosion des prédateurs suivant normalement des hivers à forte mortalité de cervidés fut un nouveau facteur à prendre en considération. Les loups et les coyotes ont toujours été une partie de l'équation et cela ajoute à la beauté de notre pays. Voir un loup de ses propres yeux est un privilège qui n'a pas de prix. ce sont de supers prédateurs qui prouvent la qualité de l'écosystème et qui représentent le summum de l'adaptation au milieu hostile des forêts boréales canadiennes. À chaque fois que j'en vois un, je me considère un chasseur chanceux.
Cette année, je retournais sur un territoire que j'avais eu la chance de travailler comme guide pendant quelques années avec la pourvoirie qui m'employait. Comme vous le savez, nous devons être hosté(accueilli) par des chasseurs albertains pour avoir le privilège de chasser. Mickael Charbonneau et son frère Francis furent nos hôtes. Ce fut un peu un retour de l'ascenseur car j'avais aidé ce jeune franco=ontarien à dénicher un poste de guide dans cette pourvoirie lorsque j'ai quitté en 2005. Je lui avais donné mes différentes cartes topo de mes spots de chasse dans ce secteur. Mickael devint résident de l'Alberta ainsi que son frère et iils ont continué de chasser ce secteur comme résident quoique Mickael n'était plus guide.
En décembre 2007, nous avons pris la décision que 2008 serait ensemble dans le but de faire une partie de mon prochain film. Voilà pour la poutine. Nous sommes partis du Québec le 27 octobre au matin,(ce qui était une semaine trop tard mais c'est le temps que j'avais cette année) et sommes arrêtés déguster, visiter et prendre un dernier coucher chauffer chez mon ami Dominic Imbeau le soir du 29. Comme Dominic a dit, la tradition est maintenant établit, nous ne pouvons que continuer. Le viande de Wapiti, les perdrix et le bon vin était à l'honneur. Le lendemain, nous rencontions Mickael et le montage des camps commençait (2 jours d'ouvrage).
Ayant pas mal d'expérience dans le secteur, je savais au moins que le temps doux nous rendrait la tâche très difficile car beaucoup de swamps entrecoupent les secteurs de forêts de gros bois et les différentes coupes forestières du secteur. Comme expliqué par Dominic et Mickael, disons que nous avons dû travailler quelques jours sur les mini-trails de contournements, les ponts que Dominic a bâtissé (Alberta Style) et etc....
Comme le temps filait, contrairement à mon habitude de passer plusieurs jours à prospecter(voir une semaine) avant de commencer à mettre des tree-stands et chasser, je me suis fié beaucoup à mes années de guidage dans ce secteur et au deux dernières saisons de chasse de Mickael pour mettre les tree-stands. Ce qui ne fut pas ma meilleures idées considérant que je n'avais pas chasser ce secteur depuis quatre ans et que les bûchers étaient déjà presque trop vieux 4 ans passés.
Les conditions de terrains difficiles(accès) et l'âge des bûchers nous ont limités à des secteurs plus petits et à laisser tomber quelques secteurs trop dur d'accès. Par contre, le chevreuil était là. Le rut a commencé assez tôt sans qu'on le note vraiment. Ce qui est souvent le cas lorsque la pleine lune de novembre est dans le milieu du mois. Nous avons eu plusieurs journées assez tranquille avec seulement quelques bucks et à l'occasion pas de chevreuils du tout. Par contre, nous avons eu quelques journées de fortes activités. Par exemple, une journée, j'avais demandé à Pierre Giguère et Francis de prendre le secteur que j'avais appellé le trou. J'avais photographié un buck qui devait avoisiner les 200BC quelques années passés et ce secteur me rapportait toujours un ou deux chevreuils de 160BC lorsque j'étais guide. J'avais changé de 100 mètres le positionnement des Stands pour répondre aux nouveaux déplacements dûs à la pousse des bûchers.
En 3 jours, Francis et Pierre furent ni plus ni moins débordés par l'activité. 25 bucks furent filmés dont quelques 140BC mais pas de 150+, quelques combats, beaucoup de réponse au rattling. etc... mais pas de récolte.
Comme plusieurs autres chasseurs, les 120 et les 130 étaient nombreux mais la barre du 140 semblait dure à passer. Ce genre de pic d'activité rendu possible par une femelle ou des femelles en chaleur, lors des belles saisons avec de bonnes conditions( neige fraîche au deux ou trois jours) je pouvais réussir à mettre des chasseurs sur cela au deux ou trois jours environ. Ce ne fut pas le cas, cette saison.
J'ai réussi avec Dominic pour son buck le deuxième jour de sa visite après la récolte du premier loup. Ce fut d'ailleurs un genre de cadeaux de Dominic qui a décidé de baisser son standard pour me permettre d'avoir une récolte d'un chevreuil franchement potable mais qui ne passera pas à l'histoire...
Parlons en de la présence de Dominic, après trois invitations en 2005-2006 et 2007, il a finalement réussi à convaincre sa femelle que nous ne sommes pas des méchants québéçois et qu'il survivra à quelques jours sous la tente.... Non mais farce à part, si certains pensent que j'ai la jasette facile, vous ne connaissez pas ce moineau du Lac Froid de l'Alberta, il peut parler en tabar..... Nous nous sommes couché tard et avons bien rit en plus d'élaborer une chasse futur qui je l'espère prendra racine..
La saison s'est ainsi déroulé, nous avons eu des shots possibles sur trois chevreuils dépassant les 150BC et dans les trois cas, nous avons décidé de passer . Une à 500 pieds de face sans appui pour mon tireur, une à 700 pieds pour Mickael pour la même raison et dans les deux cas avec encore beaucoup de jours de chasse et la dernière, le buck avaient quelques pointes de cassées.
Le tout fut sans contredit une autre belle saison avec quelques scènes de stocks biologiques inédites. Nous ne serons pas dans le même secteur l'an prochain mais nous serons dans l'Ouest. Comme à chaque année, l'équipe changera un peu et certains membres seront encore là.
Pour les petites questions plus précises demandées par tous et chacun, je vous reviens avec les réponses dans les prochains jours.
Salutations Louis
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