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En ce qui concerne le QDM, je me considère davantage comme un observateur qu'un connaisseur. Les exemples qui sont souvent cités mentionnent des exemples de terre de 500 âcres. Dans l'Estrie, j'imagine que c'est comme dans le Centre du Québec, de petite terre privée appartenant à différents propriétaires fonciers. Je m'apprête à être propriéataire d'une terre de 62 âcres avec un copain de chasse. Une terre d'un mille de long par environ 700 pieds de large. J'aurai donc des voisins chasseurs qui chasseront à leurs façons. Alors, imagine s'ils chassent en battue, mon territoire sera anéanti et les chevreuils deviendront sûrement diurnes. Alors, propriéaire ou locataire, j'aurais un problème de toute façon. De là, l'idée de s'entendre entre voisins sur les techniques de chasse à privilégier, la nature de l'aménagement et le choix de la récolte.
Louis Gagnon a écrit dernièrement un article intéressant sur le sujet des petites terres privées en longueur comme celle que je vise d'acheter (Revue aventure chasse et pêche, printemps 2004... à lire). Les techniques présentées par Louis sont intéressantes mais nécessitent quand même que t'as le pouvoir de réaliser les aménagements proposés. Alors, si tu es locataires et que ton pouvoir de gestion est restreint, cela diminuera ton pouvoir de gestion de ton environnement.
Ceci étant dit, Alain Madore m'a parlé dernièrement de technique pour engraisser des arbres, arbustes ou plantes indigènes de façon à augmenter le niveau de production de fruits par exemple. cela peut être intéressant même sur une terre louée.
Finalement, ce qui est intéressant c'est le fait que le QDM me permet d'en apprendre à tous les jours et de tirer des informations qui permettrait d'améliorer ma chasse.
J'ai parlé avec des gars qui ont implanté des foods plots sur leur terre et cela a produit des résultats. Cela ne se fait pas en criant ciseau et c'est de l'ouvrage en perspective. C'est certain qu'en étant propriétaire d'une terre, cela te donne la possibilité de voir tes investissements produire à moyen et à long terme. Si tu es locataire d'une terre, cela est certainement variable. Ta terre louée, est-ce que tu l'as pendant des années ou non. La question de se concentrer sur des bucks adultes plutôt que de jeunes bucks, d'abattre un certain nombre de femelles pour rééquilibrer le ratio si nécessaire sont d'autres facteurs qui s'intègrent au concept du QDM. Rien n'empêche, entre voisin, d'avoir une vision commune de chasse. Les obstacles sont cependant importants.
Bref, je crois que toute personne qui s'intéressent sérieusement au chevreuil trouvera des informations dans le QDM qui l'aidera dans sa manière de voir son territoire de chasse et sa façon dont il voit la chasse. Je croyais, il y a quelques mois que l'intervention gouvernementale était nécessaire mais les diverses interventions sur le forum m'incitent à croire que l'action volontaire est plus réaliste pour le moment. Tu seras à même de juger de ton intérêt à être de la journée du 21 février. Il y aura tout au moins de l'info pour en connaître davantage sur le concept ! Ta question est pertinente et pourait sûrement être posée lors de cette rencontre. De là, peut-être à augmenter ton intérêt à y participer.
Je me souviens d'une conférence de Louis Gagnon à Drummondville dans laquelle il parlait justement d'entente entre voisins pour ne pas récolter de jeunes bucks. Son exposé ne se limitait pas à ça, mais quand même. Les réactions dans la salle était souvent défavorable. Justement, l'argumentation contre qui revenait souvent, c'était la question des petites terres et si l'on ne tire pas sur le spike qui passe devant soi, notre voisin va le faire. Si tu parcours les posts sur le forum, cet argument revient fréquemment. De là, il faut trouver des stratégies communes entre chasseurs.
Bon je m'arrête là, c'est l'humble opinion de quelqu'un qui veut en savoir plus ! Je me sens plus à un niveau de débutant sur cette question... de là mon intérêt en à savoir davantage et à particper à cette rencontre.
Pierre
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