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ah oui..ma question... que peut on faire... pour rencontrer les instance en place pour discuter avec eux et se faire entendre a nouveau sur notre vision..pour l'avenir du cerf au quebec...??? y'en a tu qui on des idées...???
Jeff, je vais essayer d'expliquer comment çà fonctionne actuellement. Je ne sais pas si vous aurez la patience de lire tout çà.
Premièrement, vous savez sans doute que le secteur faune du gouvernement vient à peine d'être réorganisé, encore, pour une n-ième fois.
Depuis l'élection du gouvernement minoritaire du parti Québécois, le secteur faune est passé du «Ministère des ressources naturelles et de la faune» au «Ministère du développement durable, de l'environnement, de la faune et des parcs».
Ce qui ne nous apparaissait pas nécessairement comme une bonne nouvelle au départ, semble maintenant prendre une tournure encourageante.
Sous le précédent gouvernement, nous tentions au cours des dernières années de faire reconnaître la faune aussi comme une ressource naturelle renouvelable qui méritait d'être mise en valeur et exploiter rationnellement, et çà commençait à rentrer dans la tête des gestionnaires gouvernementaux des ressources naturelles que sont principalement les forêts, les mines et l'énergie.
Heureusement, cette fois, nous avons un ministre qui n'a pas les deux pieds dans la même bottine, et qui en plus, a déjà fait preuve d'écoute envers les représentants des fédérations fauniques du Québec, dans la réorganisation des effectifs du ministère qui sont dédiés à la gestion faunique.
En effet en regroupant les gestionnaires de la faune provinciaux et régionaux dans la même chaîne de direction, çà devrait simplifier les opérations et en améliorer l'efficacité.
Maintenant, quelles sont les instances en interaction et la façon de nous faire entendre?
Les fonctionnaires du secteur faune ont comme mandat l'application de la «LOI SUR LA CONSERVATION ET LA MISE EN VALEUR DE LA FAUNE»
La présente loi a pour objet la conservation de la faune et de son habitat, leur mise en valeur dans une perspective de développement durable et la reconnaissance à toute personne du droit de chasser, de pêcher et de piéger, conformément à la loi. À cet effet, elle établit diverses interdictions relatives à la conservation des ressources fauniques ainsi que diverses normes en matière de sécurité et elle énonce les droits et obligations des chasseurs, pêcheurs et piégeurs.
TABLE NATIONALE DE LA FAUNE ET TABLES RÉGIONALES DE LA FAUNE Le ministre constitue une Table nationale de la faune et des tables régionales de la faune.
Il détermine la composition de ces tables et, dans le cas des tables régionales, leur nombre et le territoire qu'elles desservent. Il publie un avis à la Gazette officielle du Québec et sur le site Internet du ministère.
La Table nationale de la faune conseille le ministre sur toute question qu'il lui soumet concernant la conservation et la mise en valeur de la faune, particulièrement dans les domaines du développement, de la promotion et de la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage.
Les tables régionales conseillent les représentants désignés par le ministre au niveau régional sur toutes questions soumises par ceux-ci concernant les domaines prévus.
Qui siège à ces tables?
À la table nationale: Des représentants élus ou à l'emploi des principales fédérations fauniques et autres groupes de gestionnaires de territoires fauniques.
La Fédération des pourvoiries du Québec,
Zecs Québec,
La Fédération Québécoise des chasseurs et pêcheurs,
La Fédération des trappeurs,
La Fédération Québécoise du saumon atlantique,
La SÉPAQ
La Fondation de la faune du Québec
Aux tables faune régionales:
Les représentants élus des mêmes fédérations et des acteurs régionaux reliés au territoire ou à la faune
Des représentants de l'UPA,
Des syndicats des producteurs de bois,
Des représentants des Conseils régionaux des Élus (municipaux, MRC, où autres).
Tout ce beau monde sont impliqués et ont droit de parole quand les fonctionnaires décident de les consulter, mais n'ont pas un pouvoir décisionnel.
En bout de ligne ce sont toujours les politiciens qui décident, conseillés par les fonctionnaires qui en théorie devraient tenir compte des consultations qu'ils ont tenu.
La force de vos représentants est proportionnelle à l'appui que vous leur donnez, ne soyez pas surpris s'ils n'ont pas toute l'influence souhaitée, habituellement les politiciens sont plus ou moins attentifs selon qu'ils sentent que les groupes sont bien appuyés et représentatifs de leurs clientèles et de l'opinion publique.
Actuellement La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs est reconnue par le ministère comme le porte parole officiel des chasseurs et pêcheurs, elle établit les positions qu'elle défend par des consultations dans le cadre des plans de gestion des espèces fauniques et les consultations des représentants des associations de chasseurs et pêcheurs membres de l'organisation.
Comme les chasseurs québécois sont en général peu politisés et très individualistes, comme beaucoup ne connaissent même pas la fédération et ne s'y impliquent pas même s'il la connaissent, il me semble bien évident que la fédération n'a pas toute l'influence qu'elle pourrait avoir si les chasseurs et pêcheurs étaient plus politisés et mobilisés.
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ah oui..ma question... que peut on faire... pour rencontrer les instance en place pour discuter avec eux et se faire entendre a nouveau sur notre vision..pour l'avenir du cerf au quebec...??? y'en a tu qui on des idées...???
S'impliquer dans les instances reconnues pourrait être un premier pas.
Michel