Les chroniques de Stéphane Monette

Depuis maintenant 22 ans que Stéphane chasse le chevreuil à travers les États de la Pennsylvanie, du Vermont, du Michigan, du Wisconsin, partout au Québec et l'Ouest Canadien. 

 

 

Huit articles de Stéphane Monette :

  1. Combien de temps pour un trophée ?
  2. La récolte d’un mâle en début de saison
  3. Buck du dernier sprint
  4. Techniques pour le pré-rut
  5. Pour récolter un chevreuil
  6. La préparation avant la chasse
  7. La prospection de votre territoire de chasse
  8. 85 % des  chasseurs utilise la mauvaise urine

 

Combien de temps pour un trophee ?

Dans cet article j’aimerais vous entretenir des efforts à faire et du temps à sacrifier pour tenter de récolter un mâle trophée. Pour commencer, évaluez le temps que vous voulez consacrer à votre chasse. Si vous dites que deux fins semaine sont possibles à votre calendrier, vos chances de mettre un trophée sur votre mur de salon sont bien minces. 

En 2001, fut pour moi m’a plus belle saison de chasse à vie, pourquoi, parce que j’ai réussi à ramasser assez d’air lousse (vacance) avec ma femme, la famille et mon employeur pour profiter grandement de ma saison de chasse. En tout, 38 jours de chasse répartis sur 3 mois, soit d’octobre à décembre, et plusieurs soirs et fins de semaine avant la chasse afin de prospecter m’ont donné comme résultats, 3 mâles matures de 148 à 169 B&C à travers le pays.

Je suis conscient que ce n’est pas possible pour tout le monde de faire ce sacrifice (ou bonheur). Avec le recul, la même situation se répète toujours. Pour tous les mâles matures que j’ai récoltés,  si je mets un temps raisonnable pour chasser et prospecter, mes chances de voir et récolter un mâle mature sont positives (avec un peu de chance aussi :-).

Évaluons maintenant ce que pourrait être un temps raisonnable. Si vous projetez de faire un voyage dans l’ouest canadien, en Ontario et même dans de bonnes régions du Québec, un minimum de deux semaine est nécessaire afin d'avoir la chance de récolter un beau mâle.

Regardons plus spécifiquement pourquoi. Si vous avez une semaine de chasse et que le mauvais temps se mets de la partie, il est très facile de perdre 2 jours sans que le chevreuil bouge. En 3 jours, la pression se fait sentir et il arrive souvent la même histoire. Le premier mâle qui se présente avec un panache potable, "bang" c’est fini. Vous revenez avec un beau mâle mais le panache restera dans le fond du garage ou deviendra un set de cornes pour faire du rattling. Par contre si vous consacrez deux semaines, il est très rare d’avoir plus de 5 jours de mauvais temps. Ainsi, pas de panique, il vous reste encore de bonnes journées de chasse et c’est souvent là que tout se passe. Vous êtes moins nerveux, les petits mâles potables, vous les laissez passer. Vous rencontrez des propriétaires terriens ou des guides qui vous donnent des trucs et souvent même, des coins inexplorés. Le temps se faisant, votre trophée se présentera. Vous pourrez même vous permettre une erreur... ce n’est pas grave, vous avez du temps. Vous l’aurez vu une fois, vous travaillerez le territoire plus sérieusement et il est possible qu'une deuxième chance se présentera. 

La prospection est la clé du succès autant avant que pendant votre chasse mais si vous êtes à court de temps vos chances seront moins grandes. N’hésitez pas à prendre du temps pour voir du terrain. Découvrez les dortoirs, les sentiers, les zones de transition, les frottages cachés en zones denses. Faite vous un plan de match ! Comment les chevreuils voyagent du dortoir au point de nourriture ? Installez vos miradors au point de nourriture, le long des lignes de transition près des frottages et grattages. Si tous les éléments sont là, vos chances augmenteront pour récolter le mâle de vos rêves en y mettant du temps. Le seul problème sera que l’année suivante vous voudrez prendre plus temps pour chasser, parce que c’est une vraie maladie la chasse au chevreuil quand on a du temps devant nous.

Bonne saison de chasse 2005 !

Stéphane Monette

8 septembre 2005

 

La récolte d’un mâle en début de saison

En ce début de chasse, je me fais souvent demander comment je procède pour chasser le chevreuil en début de saison. L’appâtage est bien sûr, la méthode qui est la plus utilisée normalement en début de saison. La raison est simple. Les mâles n’ont pas encore changé leurs habitudes pour la saison du pré-rut. Mais qu’en est t’il du chasseur qui n’a pas le temps de préparer un site appâté. Je vais vous raconter comment j’ai découvert cette petite technique de chasse qui pourrait vous rapporter du succès.

Lorsque je chassais dans le Mid-Ouest américain, nous chassions 7-8 jours et le prix des appâts était trop dispendieux pour penser à faire des sites de chasse appâtés. Il fallait alors trouver les points de nourriture naturelle et se poster autour mais nos succès de chasse était moyens si l'on compare à ce que nous voyons comme récolte au poste d’enregistrement des villes. Un soir, je décide d’aller au bar du coin pour jaser chasse avec les gens locaux et essayer de comprendre les coutumes locales de chasse. Je réussis à avoir des informations sur un petit ‘’ bow shop’’ où les gens qui y travaillent sont de vrais passionnés de chasse. Au break du midi je fais un saut à la petite boutique pour jaser de chasse et faire des petits achats (c’est mon petit coté féminin). Je rencontre un gentil gars, Danny qui répare les arcs, nous échangeons sur nos coutumes de chasse et je lui demande la façon de faire pour réussir à s’approcher des gros mâles.

Je fais un arrêt ici. Il était facile pour moi de lui poser cette question, sur les murs de la boutique, il y avait environ une quinzaine de têtes de chevreuil naturalisées et tous faisaient le livre des records Pope and Young et c’est Danny qui les avaient récoltés. Il me dit que c’était très simple de comprendre le fonctionnement pour récolter des beaux bucks. Trois choses étaient importantes, la première, trouver un endroit très dense avant le point de nourriture. La deuxième, trouver les anciens grattés et frottés de l’automne d’avant dans la zone dense. La troisième, faire un endroit pour provoquer les mâles du territoire. Je vous explique plus en détail.

 

  • Le point numéro un, prospecter autour des champs ou bûchers pour trouver les endroits denses où les chevreuils voyagent pour se rendre à la nourriture. Ce point est la base de la prospection pour chasser à l’affût.

  • Le point numéro deux et c’est ce point qui vous dira où les mâles vivent avant de se rendre à la nourriture. Parmi les ancien frottages et grattages, vous trouverez peut être aussi des signes frais, parce que les mâles visitent toute l’année les frottages et grattages principaux et les réactivent tout au long des saisons.

  • Le point numéro trois, faire un endroit pour provoquer les mâles. Ce que j’aime faire et qui me rapporte, juste à coté des sentiers de chevreuil et non loin des grattages, je fais un grattage d’environ 2 pieds carrés. Autour, je dépose une urine de sécurité (urine régulière) et dans le grattage,  je mets 3 à 4 sprays d’urine de mâle. Lorsque je fais le gratté, j’utilise une branche,  je prends bien soin de porter des gangs et je ne laisserais pas la branche sur le territoire. Ensuite, installez votre mirador à environ 20 pieds de haut bien cacher dans un ‘’paquet’’ de sapins bien fournis. Pour bien réussir avec cette technique, chassez les périodes du midi et des fins de soirée lorsque les chevreuils se déplacent pour aller se nourrir au point de nourriture. 

Pour terminer, cette technique rapporte beaucoup si vous appliquer bien les trois petits principes que mon américain respectait religieusement.

Bonne chasse

Stéphane Monette

5 octobre 2004

Buck du dernier sprint

Vous chasser le chevreuil depuis le début de la saison, vous voyez quelles que femelles ici et la, rien ne laisse pressentir que votre chasse ira bien cette année, ne désespérer pas le meilleur est a la dernière minute de chasse. Le rut va arriver dans les deux derniers jours de votre chasse. La dernière fin de semaine est celle qui rapporte les plus gros males mature. Les derniers 48 heures sont ceux ou vous devez passé le plus de temps en foret. Les males f’ont des erreurs de jeune male et si vous êtes dans le chalet vos chances sont nul de récolté. Placer vous au endroit stratégique le matin et le soir.

Le matin regardé les endroits plus dégager ou les femelles ont l’habitude de passé pour aller au dortoir, préparer vous, rester alerte, tout se passe en 3 secondes lorsqu’un grand male poursuit une femelle. L’après midi, dîner sur votre site tout peut arriver. Le soir venue, chasser autour des endroits de nutrition, installer vous près des sentier qui mène au point de nourriture, faite de faux grattage et laisser quelles que gouttes d’urine en chaleur, soyer près vous êtes dans la meilleur période de chasse de l’année pour récolté le trophée de votre vie et rester en foret jusqu’a la dernière minute légale de chasse parce qu’on reconnaît les champions qu’a la dernière minute du sprint. 

Merde a tous.

Stéphane Monette

Techniques pour le Pré-Rut

Dans cet article j’aimerais vous parler d’une technique de chasse qui m’a rapporté un super beau buck de 5 ans ½ scorant 156 7/8 B&C en saison de Pré-Rut.

J’aime chasser le chevreuil dans les endroits peu fréquentés, près des villages, les bois très sales, etc. La raison est simple. Les endroits peux communs offrent tranquillité et cachette aux chevreuils puisque la majorité des chasseurs ne se doutent pas qu’un animal peut se cacher dans ces endroits. Voici mon histoire.

J’avais aperçu ce super mâle en début d’été, sur le bord d’un chemin qui se dirigeait sûrement vers un point d’eau. J’ai tout de suite remarquer que ce mâle porterait sans aucun doute, un beau panache a l’automne. J’ai donc décider d’approfondir plus sérieusement ma prospection dans les semaines à venir.

Début août, je commence par regarder les bûchers où j’ai identifié de bonnes traces de chevreuil.  J’y place deux caméras de surveillance sur des chemins entrant et sortant du bûcher. Après 3 semaines de prospection, je découvre que mon mâle se promène en fin de journée dans le bûcher et que le soir, il va boire au même point d’eau où je l’avais aperçu en début d’été. En regardant bien ses habitudes, je me doute que son dortoir est une petite « patch  de sale» à  ½  kilomètre du bûcher.

Début octobre et je n’ai aucun signe que mon mâle a commencé à délimiter son territoire pour la saison d’accouplement. Vers le 8 octobre, je trouve dans un petit chemin qui donne accès au bûcher des frottages sur des arbres plutôt impressionnant. N’en pouvant plus d’attendre, je décide de tenter ma chance le 9 octobre au soir mais le vent tourne et je ne veut pas brûler mon site de chasse je passe donc mon tour ce soir là.

Le lendemain matin, le temps est parfait, je demande à mon épouse de me déposer au bûcher (je dois faire cela parce que les chasseurs des environs connaissent bien mon véhicule et je ne veut pas qu’il sachent que je chasse ce secteur. Il est 8h00 du matin, je m’approche du bûcher, je le traverse, je m’installe dans la ligne de transition entre le bûcher et le bois clair. Je me trouve un arbre renversé. Je m’assure que j’ai le vent au visage et qu’il pousse mon odeur dans le bûcher. Devant moi à 15 ou 20 mètres où je crois que le chevreuil va passer, je fait deux petits grattages par terre et je verse quelques gouttes d’urine de mâle et quelques gouttes d’urine de femelle avec hormones.

De mon endroit où je fais du rattling, autour de moi je mets de l’urine de mâle pour bien démontrer à mon Buck qu’il y a deux intrus sur son territoire. J’attends une demie-heure et je commence ma séquence de rattling moyennement agressive. Je fais 5 minutes de rattling et 10 minutes de pause. Je fais ce manège pendant 45 minutes mais rien ne se produit. Aucun signe que mon Buck est dans les alentours.

Je décide de me diriger plus près de sa zone de coucher à environ 600 pieds du bûcher en forêt. Je refait le même manège expliqué plutôt. Après ma première séquence de rattling, j’entend une branche craquer mais plus rien par la suite. Je sais bien que le mâle est près de moi et qu’il attend pour avoir un signe que c’est bien deux mâles qui sont entrain de se battre.

Je décide d’y aller le tout pour le tout. Je brasse les feuilles au sol pendant 10 secondes et je refait du rattling mais plus agressif. Il n’en faut pas plus pour que mon mâle entre le vent dans le nez, les oreilles couchées et prêt à  se battre. L’animal sort à découvert dans un de mes corridors de tir. Je prend le temps de bien viser et je laisse la flèche lui traverser les poumons. Le mâle décampe à toute vitesse. Je n’en crois pas mes yeux ! Le plus beau Buck de ma vie vient de me donner la chance de le récolter.

Après avoir attendu 1 heure, je pars vérifier mon tir. J’ai tiré plus, vers le foie alors je décide de sortir du bois prendre un petit déjeuner et retourner ensuite. Revenue sur le territoire, je commence à cherché mon mâle. Il est à environ 150 pieds de l’endroit où je l’ai tiré et il est bien mort. Je suis fou comme un balai. Arrivé à la maison, je me dépêche à compter mon panache pour avoir un pointage de 156 7/8 Boone & Crockett pour un poids de 256 lbs. 

En date d’aujourd’hui, c’est le plus gros mâle que j’ai récolté au Québec et il reste pour moi un super souvenir. De plus l’animal a été récolté à 25 minutes au nord de Montréal. Pour vous démontrer qu’une bonne prospection et chasser au bon temps et au bon moment peut faire la différence entre le succès et l’échec.

Alors dépêchez vous le meilleur temps de la saison est là ! Bonne chasse.

Stéphane Monette

Pour récolter un chevreuil… 

Depuis maintenant 20 ans que je chasse le chevreuil, la récolte d’un buck mature est toujours appréciable lorsqu’on y met le temps et les efforts. Mais le problème est qu’aujourd’hui, la majorité des chasseurs n’ont plus autant de temps qu’il voudrait avec tous les engagements professionnels et familiaux.  Je vais vous raconter une petite anecdote et la façon de faire pour récolter un chevreuil quand le temps vous manque.

Ma sœur Annie qui est ma partenaire de chasse au chevreuil depuis qu’elle est en âge de chasser me dit qu’elle sautera son tour cette année là, due à la venue de son premier enfant. Fou de joie comme ‘’mon oncle’’ mais je dois me résigner à chasser seul pour les trois ou quatre prochaines saisons, le temps de bien s’occuper de son poupon.

Trois ans plus tard, une soirée au mois d’août, ma sœur me dit qu’elle aimerait aller chasser le chevreuil avec moi, pour la saison de l’arc. Pour Annie, les cornes n’ont pas d’importance. Elle veut seulement de la bonne viande pour l’hiver et elle ne peut chasser qu’une ou deux fins de semaine au maximum. Elle me lance alors comme défi, de la guider et de faire mes preuves... ‘’en farce’’ bien sûr. Je prends le défi au sérieux et comme bon guide, je me dois de bien lui présenter l’animal et d’utiliser la bonne technique étant donné que le temps de chasse est très court. Je pars donc prospecter un petit territoire à 2 kilomètres de sa résidence. Rendu en forêt, je constate que sur le territoire, le chevreuil est bien présent, pas en énorme quantité comme dans le sud du Québec mais étant donné la faible pression de chasse dans le temps de l’arc, nous pourrons sortir notre épingle du jeu. Je cherche donc l’endroit le plus dense en flore, sapin, épinette et bois renversés. Ces endroits donnent normalement au chevreuil la sécurité pour dormir. Ensuite je regarde pour les points d’eau et de nourriture. Par la suite, je décide de l’endroit où je vais placer mes appâts pour nourrir le chevreuil. L’endroit choisi est un vieux chemin de bûcheron qui sert de zone de transition entre l’endroit pour dormir et pour se nourrir.  Je laisse environ 50 pommes, 30 à 40 gouttes d’urine de chevreuil régulière ( l’urine a pour effet de sécuriser le chevreuil quand il s’approche) et je fais un corridor d’odeur de 100 mètres de long dans le chemin de bûcheron avec un liquide de senteur de pomme.

Nous sommes à deux semaines de l’ouverture à l’arc. Le dimanche avant l’ouverture, je retourne déposer  20 à 25 pommes et je laisse encore une ligne d’odeur et de l’urine pour bien signaler que d’autres chevreuils sont dans les alentours. Je vois que le site a été visité un peu par un ou deux chevreuils mais les pommes ne sont pas toutes mangées.

Le matin de l’ouverture arrive, nous nous préparons aux petites heures du matin, mais je constate que le vent n’est pas favorable au site de chasse préparé. Je décide avec Annie de ne pas aller chasser le site d’appâtage. Ce premier matin de chasse, nous le passons à se promener en camionnette pour prospecter les champs environnants. Le soir arrivé, le vent est tombé et la brise est parfaite pour le site d’appâtage. Arrivé sur le site, je dépose deux chaises que j’ai modifiées pour bien tirer du sol sans avoir à se lever pour effectuer le tir à l’arc. La raison que nous chassons par terre est qu’Annie n’est pas à l’aise dans un mirador. Je préfère avoir un archer avec tous ses moyens, que favoriser une technique de chasse en particulier et que le chasseur ne soit pas à l’aise pour tirer.

Les chaises bien placées une à coté de l’autre à 15 mètres de l’appât, je lui fabrique une cache rapide avec des arbres morts pour cacher nos mouvements de pieds.  Ensuite sur l’appât, je dépose une enveloppe de poudre de pomme,  25 pommes et sur le chemin de l’appât jusqu’aux chaises, je laisse un corridor abondant de senteur de pomme. Nous nous installons dans nos chaises. Il est 18h15 «tapant» et nous sommes prêts à chasser. 15 minutes plus tard, nous entendons au loin une branche craquer. Je fais signe à Annie de se préparer au cas où…plus rien ensuite. 5 minutes plus tard nous voyons un jeune mâle de 1ans ½ apparaître et se diriger directement sur l’appât. J’avais averti Annie d’attendre que le chevreuil se baisse la tête devant les arbres que j’ai placés devant l’appât pour bloquer la vue du chevreuil vers nous. Le jeune mâle sort du bois dense sans aucune méfiance et se précipite pour manger les pommes. Aussitôt la tête baissée, Annie étire son arc et décoche rapidement. La flèche touche parfaitement la zone vitale. L’animal fait deux sauts et  regarde pour voir ce qui se passe. Trente secondes plus tard, l’animal s’effondre droit devant nos yeux.  Nous sommes très heureux du résultat de notre chasse. Annie me confirme que son guide a bien travaillé. Nous partons à rire ensemble. Cette scène de chasse restera gravée dans ma mémoire très longtemps. Premièrement, parce que, non seulement nous nous retrouvions moi et ma sœur depuis  longtemps à la chasse mais aussi pour montrer qu’une bonne prospection dans un territoire et une petite technique de chasse  vont vous permettre de  récolter un gibier.

Si nous regardons en détail la technique utilisée :

  • premièrement, je me suis assuré qu’il y avait du chevreuil sur le territoire ;

  • ensuite j’ai bien identifié l’endroit propice au chevreuil pour dormir et se nourrir ;

  • Nous avons fait un appât près d’une zone dense pour la sécurité de l’animal et avons utilisé des appâts naturels et artificiels pour augmenter la répartition des odeurs ;

  • Bien sûr, les préparations de base (neutralisation des odeurs) avaient été faites pour nos vêtements de chasse et notre équipement ;

Tous les éléments étaient là, une bonne prospection, du chevreuil, un appâtage efficace, quelques petits détails et de la chance. Pour la saison prochaine, utilisez tous ces éléments. Faites très attention au vent pour ne pas laisser d’odeur en forêt et je vous souhaite d’aller chercher votre trophée cet automne.

Bonne chasse.

Stephane Monette

La préparation avant la chasse.

Dans cet article j’aimerais vous entretenir sur la façon de préparer son équipement de chasse afin de déjouer le plus possible l’odorat du chevreuil. En premier lieu une attention particulière doit être apporté à vos bottes de chasse. Pour ma part, je les lave bien avant la chasse avec un savon neutralisant d’odeurs, je les laisse sécher à l’extérieur au grand vent et par la suite je les dépose dans un bac de plastique.

Portez votre attention sur ce dernier détail, il est important de porter vos bottes seulement rendues en foret. A chaque automne, je ne compte plus le nombre de fois que je vais soit au dépanneur du coin, soit a l’épicerie ou directement a la station d’essence et que je vois des chasseurs qui contamine leur bottes avec plein d’odeurs qui alerte le chevreuil l’ors de leur séjour  en foret. Le linge de corps, sou vêtement, bobette, bas, t-Shirt et le reste passe par la laveuse avec ¼ de tasse de savon neutralisant. Je préfère le séchage à l’extérieur pour me donner le plus de chance possible. Tout mon linge de corps est disposé ensuite dans un bac de plastique pour le couper des odeurs extérieures. Par précaution le bac de plastiques lui aussi est lavé et sécher a l’extérieur.

Maintenant les habits de chasse, pour moi j’aime utilisé un vêtement léger mais qui est imperméable (style Goretex) le problème des ses vêtements est que vous ne pouvez pas les mètres dans laveuse par ce que le mouvement rotatif de la machine pourrait endommager la membrane protectrice de votre vêtement. Ce que je vous conseille, enfiler le vêtement au complet sur vous et avec l’ose de jardin, je le lave doucement avec un savon inodore, ensuite je le fais sécher au vent à l’extérieur.

Quand les vêtements sont secs, je les dispose de la même façon que tous mes autres vêtements dans un bac de plastiques. Pour le restants de mes équipements comme mon arc, mes jumelles, flèches, etc… j’utilise un neutralisant d’odeur que je peut vaporiser. Vous trouverez peut être que j’exagère en prenant toute ses précautions mais n’oublier pas que le cerf de virginie vie vieux avec les indices que vous lui laissé en foret….. Dans mes prochains articles, je vous indiquerai comment aller plus en profondeur pour déjouer le nez de maître chevreuil.

Bonne chasse

Stéphane Monette

La prospection

Quand l’on décide de partir pour une expédition de chasse la différence des chasseurs qui ont du succès réside dans la préparation du territoire ! Ce principe est excellent pour les chasseurs qui sont près de leur territoire mais que faire quand le territoire désiré est à plusieurs heures de voiture ou même à plusieurs heures d’avion. Avec le temps, j’ai découvert quelques principes de prospection qui m’ont rapporté de bons succès. Je vais tenter de les décrire le plus clairement possible. 

La première  chose, essayez de vous donner un peu de temps avant de chasser. Arrivez 2 à 3 jours avant l’ouverture de votre chasse, si c’est possible. Si non, prenez carrément 2 jours de votre expédition pour les consacrer seulement à la prospection (avec votre arme à l’épaule bien sûr).  Une chose importante à vérifier avant de faire quoique ce soit, c’est d’être au courant s’il y a du gibier sur votre territoire. Pour ma part, je commence par les résidents du territoire, soit les fermiers environnants ou les gardiens du territoire. Ces personnes  vous donneront certains indices importants sur les allées et venues du gibier. 

Ensuite, trouvez les sentiers fréquentés par vos gibiers. Quand vous avez trouvé les sentiers qui semblent fréquentés, vérifiez avec attention ces traces pour connaître la direction qu'empruntent les chevreuils . Observez sur le sol, les cornes tombées pendant l’hiver passé qui vous guideront sur la grosseur potentielle de votre trophée. Lorsque vous passez dans les bordures de bois sales et de bois clairs, observez bien les arbres, pour les frottages et sur le sol, pour les grattages que les mâles dominant laissent sur le terrain.

Les crottins vous indiqueront que vous êtes bien près du garde manger. Les «couches» au sol vous indiqueront leur chambre à coucher. Le broutage des petits arbres tendres n’est pas à négliger. Si vous trouvez tous les points que je vous ai parlé, terminez votre journée dans un endroit du territoire bien dégagé, une savane, un grand champ pour observer doucement avec vos jumelles. Cette dernière technique est ma préférée, parce que très souvent, je surprends le gibier tant convoité venir faire sont tour pour terminer sa ronde d’indice que j’avais découverte quelles heures avant.

Bonne prospection.

Stéphane Monette

85 % des  chasseurs utilisent la mauvaise urine

Selon une étude d'une revue américaine, 85 % des  chasseurs utilisent la mauvaise urine au mauvais moment lors de leur saison de chasse. C’est pourquoi je vais essayer de démystifier la façon de les utiliser. Une erreur fréquente faite par les chasseurs : utiliser les urines avec  hormones ou les urines pour provoquer au début de la saison de chasse. Utiliser ces urines avant le rut est contre le cycle de reproduction des chevreuils. Il en résulte une grande méfiance des animaux et même peut occasionner le changement  de territoire des mâles  du secteur. Au début de la saison, utilisez une urine neutre qui réconfortera les chevreuils qui fréquentent vos lieux de chasse. On retrouve 3 catégories d’urines le marché.

1e catégorie : les Urines de sécurité

Ces urines produisent un effet de sécurité sur vos sites de chasse. Utilisez ces urines en début de saison pour sécuriser les alentours de vos appâts de chasse. Utilisation de septembre à novembre.

2e catégorie : les Urines de provocation

Les urines de femelle avec hormone et de mâle non dominant provoquent les mâles délimitent leur territoire et qui vérifient qui sont les nouveaux intrus dans leur territoire. À utiliser de mi-octobre à  novembre.

3e catégorie : Les leurres «attractant» sont fait à base d’urines et avec une touche personnelle de la ferme, son fabriqués pour piquer la curiosité des chevreuils de vos secteurs de chasse. Utilisez de  septembre à décembre.

Ce qui est important de garder en mémoire est que les leurres sont là pour provoquer ou leurrer les chevreuils et mélanger les techniques peuvent faire la différence entre le succès ou l’échec à la chasse.

Bonne chasse.  

Stéphane Monette


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