Safafari-Anticosti : un séjour inoubliable !
En décembre 2009, s’est tenu le tirage au sort pour déterminer le gagnant du grand prix du concours de photo chevreuil.net 2010. Il s’agissait d’un séjour de chasse d’une semaine tout inclus offert par Safari Anticosti. Le séjour est en plan américain et c’est la pourvoirie du Cerf-Sau d'Anticosti qui nous a hébergé pour ce séjour.
J’accompagnais donc le gagnant du concours, Monsieur Sébastien Kouri de Cookshire pour cette expédition de chasse. Je vous raconte brièvement notre séjour.
Vous pouvez voir un séjour de chasse à Anticosti sous plusieurs angles, je m’explique. Vous pouvez y voir un territoire de chasse vaste et giboyeux, l’occasion d’y voir un environnement incomparable sur le territoire nord américain tant au niveau de la faune que de la flore ou un sujet de photographie tant macro que micro où la beauté mérite d’être saisie sur appareil photo. Pour ma part, l’île est beaucoup plus qu’un lieu de chasse, c’est un paradis et l’on doit prendre un soin jaloux pour le préserver.
La préparation :
Je peux vous dire que Sébastien Kouri, avait encore de la misère à croire qu’il avait gagné un tel prix. Pour lui, c’était un rêve qui se matérialisait enfin. Je me souviens la première fois que nous avons communiqué via une caméra web, la face de Sébastien en disait long. Bref, il semblait ne pas encore y croire. Dès notre première conversation, j’ai toujours cru que Sébastien serait un excellent compagnon de chasse, respectueux des règles de la chasse et un gars foncièrement positif.
Le vendredi 17 septembre, nous nous sommes vus pour la première fois et nous avons fait plus amples connaissances lors du trajet pour se rendre au Holiday Inn sur Côte-de-Liesse à Ville St-Laurent où nous prenions, très tôt le samedi matin, une navette en direction de Dorval pour le grand départ. La nervosité était à son comble, deux gars heureux de vivre une expérience de chasse hors du commun. Tout au moins, c’est que nous souhaitions.
Très tôt, le samedi matin nous étions debout à l’hôtel en attente de la navette qui nous doit nous amener à Dorval.

Sébastien, en attente du départ à Dorval.

Des chasseurs heureux !

On survole l’île et l’on peut voir les différents environnements de chasse qui nous attendent. Des étendues de conifères, prairies, brûlés, etc. De vastes étendus qui nous permettront de faire de la chasse fine et des chasses à l’affût à bon vent.




L’équipe de la Pourvoirie s’affère à débarquer les diverses marchandises. L’autobus scolaire sera notre moyen de transport pour se rendre à la pourvoirie.

Le bâtiment d’accueil à l’aéroport.

On part vers la Pourvoirie. De vrais écoliers J

Vue des divers bâtiments de la Pourvoirie Cerf-Sau (photo empruntée du site web de Cerf-Sau)

À l’arrivée au camp, un huit pointes se gambadait doucement. Des cerfs habitués aux humains. Dois-je vous dire qu’il est défendu de tirer sur un cerf dans un périmètre sécuritaire tout autour de la pourvoirie. Ces cerfs sont protégés pour le bénéfice et le plaisir de nos yeux.

Notre premier souper nous a été servi. Nous prenons alors conscience de la qualité du séjour qui nous attend. Il faut dire que la qualité de la nourriture est hors du commun.

Première journée de chasse – dimanche le 19 septembre
Tôt le matin, notre guide François O’Neill nous dépose à nos endroits de chasse. Chaque groupe pourra faire à tour de rôle les différents secteurs de chasse de la pourvoirie. En ce premier jour, mon secteur de chasse est composé de grandes prairies et de grands espaces «verts» où la chasse fine est la technique la plus adéquate. Chasse fine avec quelques moments de chasse à l’affût est une pratique qui peut être gagnante. Nul besoin d’être pressé si vous voulez déjouer le buck convoité. La chasse fine nécessite de se déplacer très lentement avec des arrêts fréquents afin d’observer les moindres détails de la forêt à la recherche d’un cou, d’une oreille, d’une queue, d’une patte de cerf. Votre paire de jumelle devient un instrument de travail essentiel pour votre séjour.
Contrairement à ce que j’ai vécu lors d’un autre séjour sur l’île, les sentiers sont très bien balisés. Pour des fins de sécurité, la boussole et le GPS sont tout de même de mise. Le sentier emprunté a plus de 7 km. Si vous désirez faire de la chasse fine, il vaut mieux être en forme. La croyance populaire est à l’effet qu’Anticosti c’est une chasse facile. Si vous désirez ramener une femelle, un spike ou un veau, il est fort probable que vous réussirez votre chasse. Si c’est le buck avec une belle couronne que vous recherchez, vous aurez à travailler durement. Apportez votre lunch et chassez toute la journée !
Lors de cette chasse fine, des points d’observations pour des tirs de longue portée m’ont permis d’observer cinq chevreuils différents dont un buck.

J’ai d’abord vu le cerf le derrière face à moi, la tête baissée entrain de manger. Lorsqu’il a levé sa tête, j’ai vu au moins quatre pointes et un large panache. J’étais convaincu qu’il s’agissait d’un six ou d’un huit pointes. J’ai tiré dans l’épaule gauche et le chevreuil s’est affaissé sur place. Je recharge ma carabine et je prends le temps d’appeler Sébastien avec mon talki-walki. Sébastien est à l’écoute et je lui dit que je viens d’abattre un six ou un huit pointes. Sébastien était aussi content que moi de voir que notre séjour de chasse commençait aussi bien. Quelques minutes plus tard, j’approche du chevreuil, vérifie avec le canon de ma carabine si le chevreuil est bien mort. Pour se faire, vous touchez l’œil du cerf et s’il n’y a pas de réaction, vous êtes assuré qu’il est bien décédé. Je m’aperçois alors que mon chevreuil est un quatre pointes. Nullement déçu, la largeur du panache qui était impressionnante pour un quatre pointes me réconfortait sur mon choix d’abattre le cerf. Je recherchais un mâle adulte et bien que le nombre de pointes était restreint, j’étais fier de ma récolte. Comme convenu avec mon guide, ma responsabilité était de prendre soin dès maintenant de la venaison. Éviscérer le chevreuil, le suspendre à un arbre de manière à que le cerf ne touche pas le sol pour finalement l’envelopper de coton fromage. Je me devais de marquer le sentier afin que mon guide puisse retrouver facilement ma récolte. Ce chevreuil a été abattu à 13h15 ce qui prouve bien que vous avez plus de chance d’abattre un cerf dans le bois que dans votre chalet.

Il me reste à poursuivre ma chasse. J’ai le droit à un deuxième chevreuil. La pression baisse et une femelle pour obtenir mon quota me satisferait bien. Cependant, la semaine est jeune et je continue avec mon objectif de ramener une deuxième buck mature. Mon heure limite pour récolter une femelle c’est jeudi midi, ma dernière journée de chasse.

Si vous prenez soin de regarder autour de vous, vous allez découvrir certaines beautés de l’île. Cette plante est une Sarracénie pourpre, une des plus grosses plantes insectivores de l’île. Vous la trouvez dans les secteurs humides tels que les tourbières.
Au retour au camp, après avoir mener le chevreuil à la penderie, une bonne douche suivi d’un petit apéritif sont les bienvenus. Une fois de plus un bon souper nous attend.

Les prairies se balancent au vent nous dévoilant des couleurs changeantes au rythme des vagues.

La soupe, l’entrée au saumon fumé et le petit pain au brie… un délice pour les yeux et le palais. Les efforts de la journée sont comme récompensés par Monique et Pascale.

Une brochette au poulet… il vous reste de l’appétit après ???

Un petit morceau de gâteau au fromage comme dessert. Cette semaine, je devrai marcher longuement si je ne veux pas revenir avec un 5 kg en trop ;-)
Lundi le 20 septembre
La deuxième journée de chasse se passe dans un environnement différent. Il s’agit de la petite rivière de la chaloupe. Un sentier d’environ sept km m’attend. Jamais dans nos territoires habituels de chasse, je suis confronté à des environnements et des paysages aussi majestueux. La vallée est impressionnante. À droite, des conifères plus serrés où peuvent surgir un chevreuil à tout moment et à gauche des étendues qui varient d’une vision sur plus d’un kilomètre à quelques mètres seulement. Le temps est chaud et les cerfs ne bougent pas.

À cet endroit, à 250 mètres environ, une grosse femelle, couchée sous un mélèze prend le temps de digérer.

Un brûlé où un cerf pourrait surgir au loin. Vaut mieux avoir ses jumelles avec soi.

De grands espaces où vous prenez le temps d’observer ce qui vous entoure. Votre secteur de chasse est immense, à vous d’en profiter.

À moins de 15 mètres, une biche est couchée et m’observe sans broncher.

Une femelle qui observe un étranger dans son territoire.

Lors de cette journée, j’ai observé avec mes jumelles un buck imposant qui se situait à environ 800 mètres, sur l’autre versant de la montagne. D’abord une masse foncée dans le paysage, par la suite un chevreuil qui broute et qui fini par lever la tête. Je discerne rapidement avec les jumelles des cornes sans être capable de les compter. De toute façon, il s’agissait d’un gros buck mais c’était trop loin pour une shot, ça c’était certain.
Je continue mon petit bonhomme de chemin, la chaleur et le sentier me rentre dans le corps. J’ai hâte d’arriver au chemin. J’ai le vent dans le dos et j’ai bien l’impression que je ne verrai plus rien. L’attention n’est plus aussi présente et la fatigue se fait sentir ou vice-versa.
Au retour à l’endroit convenu avec le guide, François O’Neill, je raconte à François ma journée. François me dit que j’aurais dû aller en direction du buck prendre un point de direction avec ma boussole, marquer ma position sur le GPS et y aller tout de go. Le pire qu’il aurait pu m’arriver dit-il c’est que j’aurais perdu la trace du buck. Vaut mieux essayer que démissionner à la pensée que ce serait difficile. Il avait raison, j’étais équipé pour ne pas me perdre et les gros bucks ne sont pas légion. C’est le but de ma chasse et je dois y mettre l’effort nécessaire. La remarque de François est difficile à prendre mais je la prends comme un conseil à retenir pour la poursuite de mon séjour. François est un guide des plus intéressants. Il a plus de 25 années d’expériences comme guide sur l’île et ses expériences sont variées et diversifiées ce qui en fait un guide intéressant. Il connaît le territoire et il respecte au plus au point les habiletés du cerf. Au retour, nous prenons au passage Albert et Sébastien, compagnons du camp no. 3 et de mon séjour de chasse. Nous échangeons sur notre journée, notre déception de ne pas avoir récolter le buck rêvé. Au retour au camp, quelques chevreuils nous narguent sur le bord de la route. Le temps de chasse est terminé et il semble que ceux-ci le savent bien. Regards amusés, ils semblent nous faire un clin d’œil en disant, vous nous avez pas vu durant toute la journée mais nous on commence à bien vous connaître ;-)
On rentre au camp et on prend une petite bière tout en racontant notre journée. Personne n’est déçu, au contraire, on se sent privilégié de vivre une si belle aventure. Il est temps d’aller souper.

Encore un souper gastronomique qui nous attend. Une chance que l’on marche plusieurs km par jours, sinon, le tapis roulant m’attend avec un vilain plaisir au retour.
Mardi, le 21 septembre

Le lendemain, c’est à mon tour d’être accompagné du guide. Il a venté durant la nuit dernière et le chevreuil semble s’être terré dans ses derniers retranchements. Nous devons aller le chercher là ou nous croyons qu’il se cache… soit à l’abris du vent, là où il peut nous entendre plus facilement. Je pars avec François dans un secteur de grandes plaines bordées d’un environnement propice à un dortoir.
Cette journée là, nous observons aucun chevreuil à l’œil nu et aucun se pointe à nos jumelles. On voit plusieurs couches mais le chevreuil a décidé de demeurer discret dans ses quartiers des plus sécuritaires. Une journée de marche fine sur quelques km mais en vain. Je me reprendrai demain. Pour moi ma semaine de chasse est déjà un succès Mon quatre pointes me satisfait toujours. Cependant, un doute commence à s’installer… vais-je avoir encore la chance de voir un autre buck mature lors de mon séjour ?
En attendant d’aller chercher Sébastien, je prends quelque temps pour prendre quelques photos.

Les beautés d’Anticosti, c’est aussi dans la micro !



Les fossiles sur l’île sont omniprésents. Si vous portez la moindre attention à ce qui vous entoure, vous y trouverez des trésors que vous ne pouvez voir ailleurs. Anticosti est une île exceptionnelle.

Au retour, nous allons chercher Sébastien qui est de retour de la chasse. Il a abattu un veau. Son premier chevreuil récolté sur l’île. Il lui reste encore quelques jours pour atteindre son objectif soit de dénicher un buck. Nous allons chercher M. Albert et nous échangeons sur notre journée de chasse.

Entrée du souper, rouleaux du printemps avec salade panachée aux noix de grenobles

Fruits de mer gratinés avec légumes al dente des plus savoureux

Mes compagnons de chasse du camp 3 et du camp 2. De bons compagnons qui se retrouvaient à tous le soirs pour parler de leurs journées mais surtout de choses et d’autres avec beaucoup d’humour
Mercredi le 22 septembre

Lever de soleil pour notre 3 ème journée de chasse.

Monsieur Albert Clermont, compagnon de chasse de notre camp no. 3.
Albert n’avait pas encore eu l’opportunité de voir un cerf à portée de tir. Ce matin là, près de la route, il a vu une femelle et son veau à portée de tir. Comme on sait, à Anticosti, on a droit à deux abattages. Et bien, notre compagnon n’a pas fait dans la dentelle. La femelle se tenait près de son veau et Albert a fait feu et abattu les deux avec une seule balle. Albert n’a plus 20 ans mais il sait comment tirer pour atteindre ses objectifs et probablement économiser ses munitions ;-) Albert était bien soulagé de voir qu’il allait revenir avec ses deux chevreuils.
Nous poursuivons notre route et François me propose un nouveau territoire de chasse. Il s’agit d’un sentier de quelques km à marcher et la chasse fine sera toujours de mise.
À chaque fois que je prends un temps d’arrêt pour me reposer, j’essaye de prendre quelques photos.






Si vous vous attardez quelques temps en marchant dans le lit d’une rivière, vous y trouverez des fossiles.




Sur le chemin du retour, je croise Sébastien avec notre guide François. Il avait enfin abattu son buck et son sourire ne faisait aucun doute, il était heureux.
Ce soir là, à 20h30, je me suis couché. Abattu par une «grippe d’homme», les énergies se sont affaissées J et je n’ai pu rejoindre mes compagnons au souper.
Jeudi, le 24 septembre
Tous les chasseurs du camp ont abattus leurs deux chevreuils réglementaires. Il me reste un chevreuil à récolter mais je ne sens pas de pressions. Au contraire, je vous rappelle que je me suis donné comme objectif un deuxième buck mature mais pour la dernière journée de chasse, à partir de midi, une grosse femelle ferait bien mon bonheur. On verra comment la chance nous sourira et comment la météo sera ou non de notre côté. Aujourd’hui, la destination c’est le bord de la mer !

Rivière Ferrée
On entreprend notre parcours par la rivière Ferrée. On doit regarder autant à droite et à gauche afin d’apercevoir le buck qui pourrait être imprudent quelques secondes. L’entente avec mon guide François est claire. Il surveille la droite et je surveille la gauche. Régulièrement, il fait un arrêt et observe scrupuleusement avec ses jumelles le pourtour des rives. Pour ma part, j’essaie de d’observer une partie quelconque du chevreuil au travers des mélèzes et des épinettes. Quelques fois, on observe de belles femelles et François me demande si je maintiens mon objectif d’un gros buck. Il faut dire que nous sommes la dernière journée de chasse, le temps est venteux, le temps passe et le buck ne sera peut-être pas au rendez-vous. Je le rassure… plutôt, je tente de me rassurer mais pour moi il reste encore de belles heures de chasse et je garde le même objectif, soit un gros buck. On verra à midi si je devrai changer ma décision.

Nous voici rendu sur le bord de la mer. Le vent s’est levé, les moutons sont sur la mer et nous constatons que nous ne pourrons chasser très longtemps puisque la marée sera haute dans quelques heures. Faudra faire vite pour ne pas être piégé par la nature. Je suis heureux d’être là, tout simplement là. La mer… les beautés d’Anticosti, un buck est-il réellement nécessaire ? Pas vraiment, mais dès que l’on descend du 4 roues et que l’on prépare le plan de match, l’adrénaline du chasseur augmente l’énergie et le degré d’attention.
Mon guide est prêt, je sens qu’il est là pour m’aider à réaliser mon objectif. Son plan était déjà déterminé. On a fait un long parcours en 4 roues le long de la rive de manière à avoir le vent de face lors de la chasse.

François prend son positionnement GPS à des fins de sécurité.
La technique est la suivante, il vente tellement que le buck doit se cacher à l’abri du vent. Il faut franchir silencieusement la tourbière pour se rendre aux arbres et arbrisseaux qui permettent aux bucks de se cacher du vent et d’être à l’affût d’un potentiel prédateur.

On observe des couches, un frottage frais qui indique qu’un buck est passé dans le coin.

Frottage de chevreuil
La chasse fine se poursuit en arpentant le territoire selon un tracé qui permet de prendre connaissance de l’ensemble du terrain qui pourrait abriter un chevreuil embusqué. On fait attention au vent et au moindre bruit que nous pouvons faire en marchant. On observe silencieusement et on se parle par signe. Toujours rien en vue et le temps de chasse continue à s’épuiser. Il nous reste que quelques minutes avant l’heure fatidique pour sortir avant que la marée nous oblige à trouver des solutions inventives pour retourner au camp.
On poursuit notre chasse fine. Tout d’un coup, François me dit à voix basse… BUCK ! Il me pointe discrètement à ma gauche le cerf. Celui-ci est à 25 mètres de nous. Il vient de se lever. Je ne vois que son coup et sa tête. Il abord un beau panache… assez imposant pour que je n’ai aucun doute. François se baisse devant moi. Le chevreuil ne bougeait pas d’un poil. Aucune nervosité, on dirait que le chevreuil d’Anticosti pardonne mon temps de réaction. Peut-être pas toujours mais cette fois-ci, je l’appréciais. Je vise le cou et il s’effondre. François est le premier à réagir. Il est tout aussi heureux que moi d’avoir déjoué ce buck !




Nous revenons de notre chasse dans le bon temps. Le vent s’est encore levé ainsi que la marée. Il était temps de partir. Un aigle à tête blanche s’est pointé le bec. Est-ce un signe de respect ? Anticosti ne cesse de dévoiler ses beautés à tous moments.

Notre guide, François qui ramène avec soin la récolte.
Voilà, la chasse est terminée. Je me permets de vous présenter quelques photos, qui pour moi, représentent des souvenirs agréables.

M. Albert Clermont, chasseur d’expérience et compagnon de notre camp de chasse.

Monique, chef cuisinière qui nous a confectionné des plats extraordinaires.

Le souper du dernier soir.

C’est BONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! J

Pascal, qui nous a servi ces délicieux plats et qui a pris soins de la qualité de notre séjour. La propreté de notre chalet était impeccable.

Sébastien Kouri, gagnant du concours qui fut un agréable compagnon de chasse

M. Albert Clermont, qui nous permet d’espérer de pouvoir chasser encore longtemps.
D’ailleurs, j’ai fait une découverte lors de ce séjour de chasse. Je me demandais bien comment j’allais m’adapter à faire un voyage sans je connaisse bien mes compagnons de chasse. Je suis habitué à faire des voyages de chasse avec des amis ou avec mes frères. Je vous dirais que cela fut une expérience très agréable. Comment ne pas s’entendre avec du personnel bien intentionné et des chasseurs enjoués, expérimentés mais qui ne se prennent pas au sérieux. Je suis réellement tombé sur de bons compagnons de chasse.

Le chalet où nous allions prendre nos repas.

L’autobus qui nous ramène à l’aéroport. Notre séjour de chasse se termine.

Mes compagnons de tous les soirs. Merci à vous tous. Ce fut des soupers que je me souviendrai longtemps. De gauche à droite, Carl, Gilles, Pierre, Sébastien, Daniel, Yvan et Albert.

Mon guide François O’Neill avec mon buck. Merci François pour ton éthique de travail et ton humour.

Les dernières trouvailles près des berges de la rivière qui borde le camp, quelques minutes avant le départ. Des fossiles, il y en a partout !



Le grand départ


C’est fini. Ce que je retiens de ce voyage, la possibilité de vivre la chasse comme on ne peut plus le vivre sur le continent. Les territoires de chasses de 30 ou de 100 âcres ne nous permettent plus de vivre une chasse avec des techniques de chasse fine.
Chasser à Anticosti, c’est une chasse que je vous souhaite de vivre grandement. L’accueil et l’organisation à la Pourvoirie Cerf-Sau nous ont permis dès le début de notre séjour, de se sentir à l’aise et confiant de vivre une expérience positive.
Anticosti fait parti du territoire québécois. C’est un joyau pour lequel il faut prendre grand soin. Espérons que les récentes prospections gazières et pétrolières ne viendront pas gâcher ce paysage unique au monde. Lors du retour de notre séjour, nous avons observé des zones d’exploitations. Mon petit doigt me dit que nous entendrons parler des enjeux liés à cette exploitation d’ici quelques semaines. C’est à suivre et soyez vigilants !
En espérant d’y retourner un jour et de vous côtoyer lors d’un souper organisé par la chef cuisinière Monique et de sa complice Pascale.
Merci à M. Guy Lefebvre, propriétaire de la Pourvoirie du Cerf-Sau, M. Bruno Martel, Maxime Dubé et notre guide François O'Neill. Merci à Sébastien Kouri pour avoir été un aussi bon compagnon de chasse. Merci également à Albert Clermont à qui, je souhaite plein de belles aventures de chasse.

Liens intéressants pour consultation :
http://www.safarianticosti.com/main.htm
http://www.cerf-sau.com/page.php?Cle=acc
http://www.chevreuil.net/anticosti.htm
Pierre Chabot
29 septembre 2010

DOSSIER : safari-anticosti-2010.htm