Première partie :

·         Qu'est-ce que le QDM ?

·         QDM - une nouvelle philosophie.

·         L'histoire du QDM - où et quand l'approche QDM a-t-elle commencée ?

·         Stratégies de gestion des Cerfs de Virginie.

·         QDM est-il pour tous les chasseurs ?

·         L'approche QDM est-elle pour vous ?

Deuxième partie :

Les quatre piliers de la philosophie QDM (Quality Deer Management)

Il y a quatre pierres angulaires pour tous les programmes réussis de QDM : la gestion du cheptel, la gestion de l'habitat, la gestion du chasseur, et la surveillance du cheptel.  Un programme QDM efficace doit être appliqué et adapté en fonction de chaque propriété.  Les lignes qui vont suivre vont donner un bref aperçut du programme QDM et de son mode d’application.

 

 

 

 

Gestion du cheptel

La partie du QDM la plus importante est sans contredit la gestion du cheptel. La détermination du nombre approprié de cerfs à récolter par sexe et par âge est essentielle. Dans beaucoup de secteurs ici au Canada, les populations de cerfs sont au-dessus du niveau optimum et la stabilisation ou la réduction du cheptel est essentiel dans ces secteurs. [ plus ]

 

Gestion de l'habitat

L'amélioration de la nutrition disponible est une autre pierre angulaire importante du QDM. Le régime d'un cheptel sain devrait contenir de 12 à 18 % de protéine et à des niveaux équilibrés de calcium, phosphore et autres nutriments importants pour assurer une croissance et un développement optimal des cerfs.[ plus ]

 

Gestion du chasseur

La gestion des chasseurs est cruciale, et c'est souvent l'aspect le plus difficile à mettre en pratique dans le QDM.  L'éducation, c'est la clé et les chasseurs doivent comprendre entièrement les avantages et les investissements reliés au QDM. [ plus ]

 

Surveillance du cheptel

La surveillance du cheptel est la pierre angulaire finale. Deux types de données sont généralement compilés :

-les données concernant la récolte;

-les données reliées à l'observation.

 

Les données de récolte devraient être compilées pour chaque cerf récolté ou trouvé mort sur un territoire. Ces données devraient inclure le sexe, l'âge, le poids, les mesures du panache et l'information reliée à la reproduction. [ plus ]

Qu’est-ce que le QDM ?

Le QDM est une gestion basée sur une philosophie et une pratique qui unit des propriétaires fonciers, des chasseurs et des gestionnaires dans un but commun de produire des cheptels biologiquement et socialement équilibrés de cerfs de Virginie. Cette approche implique notamment la protection des jeunes mâles, combinée à une récolte proportionnée de femelles pour maintenir ainsi une population en bonne santé et en équilibre avec son environnement. Cette gestion implique une production de qualité tant au niveau des cerfs (mâles, femelles et faons) et de leur habitat.  Elle vise aussi à accroître la qualité de l’expériences de chasse et ultimement la qualité des chasseurs.

Un programme réussi de QDM exige une plus grande connaissance de la biologie du Cerf de Virginie et une participation active à sa gestion. Ce niveau de participation transforme le rôle du chasseur; de simple consommateur il devient gestionnaire. Il y va d’une obligation morale à tous les chasseurs de pratiquer une gestion visant la qualité des populations de chevreuils. En conséquence, pour un nombre croissant de propriétaires fonciers et de chasseurs, le QDM est une alternative souhaitable à la gestion traditionnelle.

Des directives de QDM sont formulées selon des objectifs, des buts, et des limites spécifiques. Les chasseurs participants apprécient les avantages réels et tangibles de cette approche. Pour ces chasseurs, les avantages peuvent se concrétiser par la chance d'apercevoir ou mieux de récolter un mâle de qualité - une occasion rare dans plusieurs secteurs qui exploitent une gestion traditionnelle. Quand un mâle de qualité est récolté dans une région pratiquant la philosophie du QDM, la fierté peut être partagée par tous les chasseurs du secteur car en fait ce sont eux qui ont favorisé le développement de ce mâle et qui lui ont laissé la chance d'atteindre sa maturité.    

   


QDM - Une nouvelle philosophie

De plus en plus de propriétaires fonciers, de chasseurs et les gestionnaires de la faune à travers l'Amérique du Nord considèrent la philosophie du QDM comme étant valable et très bénéfique pour les cheptels de cerf de Virginie.  Ceci est démontré par l'augmentation croissante de la pratique de cette philosophie de gestion (volontaire) sur les terres privées et publiques de nombreux états américains.  Les chasseurs revoient leur manière de concevoir une chasse de "qualité" et sur la façon dont ils peuvent contribuer positivement pour l'avenir du cheptel de Cerfs de Virginie.

 

Un autre avantage du QDM est l’assurance accrue du chasseur. En prenant le temps d'identifier nettement chaque cerf par sexe et par âge, la probabilité de tirs accidentels est plus restreinte que sous des méthodes courantes de gestion. Les chasseurs participant à l’approche QDM apprécient les avantages réels et tangibles de cette approche. Le plaisir peut être associé à chaque expérience de chasse sans se soucier que l’on ait tiré ou non un projectile ou récolté un animal.  L’importance de ces actions c’est la chance d'agir, en collaboration avec les autres, afin d’obtenir un cheptel bien contrôlé et en équilibre avec son habitat et son environnement. Un autre avantage, c’est de savoir que des mâles matures sont présents dans le cheptel, ce qui manque dans beaucoup de secteurs ayant une gestion traditionnelle. Quand un mâle de qualité est récolté dans une région exploitant l’approche du QDM, tous les chasseurs du secteur peuvent partager cette fierté parce qu'ils ont participé à cette récolte en ayant permis un jour d'épargner cet animal alors qu'il était plus jeune.


L'histoire du QDM : où et quand l'approche QDM a-t-elle commencée ?

Le Texas est le lieu d’origine du QDM. Commençant vers la fin des années 60, les biologistes de la faune, Al Brothers et Murphy Ray Jr. ont commencé à matérialiser leurs idées sur la gestion des cerfs de Virginie, qu'ils ont décrites dans leur livre en 1975, Producing Quality Whitetails. Le mouvement du QDM s'est accéléré au Texas pendant les années 70. L'idée a été apportée au sud-est vers la fin des années 70 et a lentement gagné l'adhésion, au commencement par les grands propriétaires fonciers et les compagnies privés de bois de construction.

Tout au long des années 80 et des années 90, le QDM a gagné en popularité. En 2000, des douzaines d'états et des milliers de chasseurs avaient mis en application des restrictions de QDM aux millions d'acres de terres privées et publiques à travers les États-Unis. Sans aucun doute, QDM devient rapidement admis comme étant l'approche de gestion du Cerf de Virginie, la plus souhaitable et biologiquement, la plus saine pour le cheptel.  Aujourd'hui, environ 40 000 adeptes pratiquent cette philosophie en Amérique du Nord


Stratégies de Gestion des Cerfs de Virginie

En général, il y a quatre stratégies primaires de gestion des Cerfs

Il faut indiquer que ces stratégies ne sont pas mutuellement exclusives, chacune diffère en fonction de ses buts et de l'intensité de la gestion. Puisque la gestion maximale de population et la gestion maximale de récolte sont très semblables, elles ont été réunies dans la « Gestion traditionnelle » des cerfs en fonction des buts de ce guide.


Gestion traditionnelle des cerfs

Sous la gestion traditionnelle des cerfs, les mâles de n'importe quel âge ou de qualité de panache peuvent être récoltés et la récolte des daguets «spikes» est permise pour produire un cheptel abondant de cerfs et/ou pour maximiser la récolte totale de mâles. Sous cette approche, la plupart des mâles récoltés sont des bêtes de 1,5 ans et peu de mâles survivront au-delà de leur deuxième année.

Cette approche de gestion permet parfois à des populations de cerf d’atteindre des niveaux qui peuvent endommager l'habitat. Selon la productivité du cheptel et  l'intensité de la récolte de mâle, le rapport des sexes devient souvent fortement dé balancé en faveur des femelles. Certaine population déséquilibrée, en particulier ceux où la récolte substantielle de mâle se produit avant le rut, peut avoir comme conséquence que certaines femelles ne seront pas fécondées pendant leur première période d'ovulation ou retarderont leur premier cycle. Si elles ne sont pas fécondées pendant leur premier cycle, la prochaine occasion de fécondation ne se produira pas avant 28-30 jours plus tard.  La progéniture issue de cette fécondation tardive naîtra plus tard et aura un taux de survie inférieur, un poids et un développement moindres comparativement à des faons nés et allaités au moment opportun.  Ces répercussions seront observées même sur les individus de 1.5 ans. 


 Gestion selon la philosophie du QDM

La gestion selon l'approche du QDM est une gestion basée sur une philosophie et une pratique qui unit des propriétaires fonciers, des chasseurs et des gestionnaires de ressources dans un but commun de produire un cheptel sain avec des rapports de sexe et une répartition par âge équilibrée. Cette approche implique nécessairement la protection des jeunes mâles tout en récoltant un nombre approprié de femelles pour maintenir un cheptel vivant selon les contraintes environnementales et sociales existantes. Un programme réussi de QDM exige une plus grande connaissance de la biologie du cerf et une participation active à sa gestion. Ce niveau de participation transforme le rôle du chasseur consommateur à celui de gestionnaire. Elle accorde une obligation morale au chasseur de pratiquer une gestion saine des cerfs. En conséquence, pour un nombre croissant de propriétaires fonciers et de chasseurs, l'approche QDM est une alternative souhaitable à la gestion traditionnelle.

Dans son ensemble, la pratique du QDM comporte de nombreux avantages. Premièrement, le rapport des sexes devient plus équilibré et le nombre (ou la proportion) de mâles plus âgés augmente. Souvent, des mâles plus matures sont disponibles pour la fécondation, ayant pour résultat de diminuer l’implication des mâles de 1.5 ans dans la reproduction et un rut plus court et plus intense.  Dans certains cas, la santé des cerfs et leur poids corporel s'améliore en raison le l'amélioration de la qualité de l'habitat et de l’amélioration de la qualité des mâles géniteurs.  Cet aspect bénéficie également à beaucoup d'autres espèces fauniques.  Une densité de cerfs inférieure réduit également les dommages causés à l'agriculture et diminue les risques d’accident routier occasionné par les chevreuils.

Ce type de gestion permet d’obtenir une plus grande densité de mâles matures et accroît le plaisir à observer leur comportement. Beaucoup de propriétaires fonciers et de chasseurs bénéficient d'une interaction plus grande entre eux et le cheptel.

Les avantages du QDM ne viennent pas sans coûts. De grandes superficies de terre sont exigées pour réaliser des résultats maximums. Bien qu'il soit difficile de définir une taille minimale, 600-1,000 acres est un point de départ raisonnable pour la plupart des secteurs. Le QDM peut être réussi sur de plus petits secteurs, mais la coopération avec les chasseurs des propriétés voisines.

Les participants doivent prendre un rôle actif et maintenir des objectifs précis de récolte. Des restrictions et des règles de récolte, particulièrement pour les jeunes mâles, doivent être mises en application et imposées. Dans les secteurs où la densité de cerf est élevée, les restrictions initiales de l'approche QDM ont généralement comme conséquence une récolte totale réduite de mâles et une récolte accrue de femelles. L'approche QDM exige souvent un changement des pratiques en matière de chasse et un nouvel état d'esprit qui en soit sont beaucoup plus excitant à mettre en pratique, que la gestion traditionnelle.


Gestion de Cerfs Trophées

Le QDM est souvent confondu avec la gestion de cerfs Trophées. Tandis que les deux approches partagent plusieurs objectifs, elles diffèrent également en de nombreux points. Sous la gestion «Trophée», les mâles entièrement matures avec des panaches remarquables sont l'objectif à atteindre. Les mâles atteignent leur panache maximum entre l'age de 5,5 et 8,5.

La production de ces mâles exige beaucoup d'efforts inaccessibles pour la plupart des chasseurs conventionnels. Puisque les mâles adultes nécessitent un «terrain de jeu» de plus de 2.000 acres, de grandes régions de terre, de souvent 5.000 acres ou plus, sont exigées. Peu de mâles adultes vivent leurs vies entières sur une simple propriété, même sur 5.000 acres.

La capacité de contrôler la pression de chasse est primordiale, particulièrement pour les bucks de 2,5 à 4.5 ans. Ceci exige de la compétence et du sang-froid considérables pour apporter un jugement adéquat lors de la sélection du cerf à récolter. À moins que le cheptel soit en enclos et qu'il reçoive une alimentation supplémentaire, une faible densité de cerfs doit être maintenue pour permettre une nutrition optimale afin que les mâles maximisent le potentiel de leur panache. Ceci implique souvent des récoltes agressives de femelles (à un niveau plus haut que sous l'approche du QDM) et une gestion intensive de l'habitat. Conséquemment, alors que la gestion «Trophée» est une approche biologiquement saine, elle n'est pas réalisable dans beaucoup de secteurs et les coûts associés sont supérieurs aux avantages que pourraient en tirer la plupart des chasseurs.


QDM est-il pour tous les chasseurs ?

Le QDM n’est pas nécessairement pour tous les chasseurs. Mais un nombre de plus en plus important de chasseurs ont progressé à une étape dans leur chasse qui reflète un changement des valeurs et un désir d'une expérience "différente" de la chasse. La participation au QDM est simplement une alternative à la gestion traditionnelle du Cerf de Virginie. À l'origine, seulement de grandes propriétés (1.000 acres ou plus) ont été impliquées dans QDM.  Aujourd’hui, de plus petites propriétés appliquent la philosophie QDM par la formation de « coopératives » qui consistent en un regroupement de plusieurs plus petites propriétés avec des objectifs de gestion similaires.

 


  L'approche QDM est-elle faite pour vous?

L'approche du QDM n'est pas une solution universelle et beaucoup de choses devraient être considérées avant de mettre en application des pratiques en matière de QDM dans votre secteur de chasse. Si vous répondez oui aux questions suivantes, l'approche QDM est faite pour vous.

 

1.      La superficie de votre territoire est-elle suffisamment grande pour contrôler votre population de cerfs sans être sévèrement affecté par la pression de chasse sur les propriétés adjacentes ? Si ce n'est pas le cas, vos voisins se joindront-ils à vous et probablement d'autres en formant une coopérative QDM ?

 

2.      L'habitat sur votre propriété de chasse est-il proportionné afin de produire et maintenir un cheptel sain ? Si ce n'est pas le cas, vous et vos compagnons de chasse, avez-vous les fonds, l'équipement, et l'engagement nécessaire pour contrôler et améliorer l'habitat ?

3.     Les règlements de chasse dans votre province laissent-ils assez de flexibilité afin de contrôler votre cheptel ? Est-ce que le ministère qui gère la faune encourage et aide les propriétaires fonciers au niveau de la gestion et permet une récolte proportionnée de femelle? Au Québec, certains permis sont octroyés par tirage au sort pour la récolte de la femelle. Dans certaines zones, les propriétaires fonciers ont également cette possibilité.  Si vous savez en tirer profit, cette opportunité peut être un outil de gestion intéressant pour l’application du QDM.

 4.  Vos compagnons de chasse et vous-mêmes, êtes-vous prêts à vous engager à un programme à long terme de gestion (de souvent cinq années ou plus) ? Êtes-vous prêts à vous engager financièrement, à y mettre du temps, de l'énergie et des espoirs réalistes concernant l'application d'un programme selon l'approche QDM ?

Des objectifs de gestion devraient être fixés en ayant à l'esprit le potentiel du cheptel local. Les changements importants des habitats fauniques ne se produisent pas durant la nuit et les résultats peuvent prendre quelques années pour devenir apparents.


Deuxième partie :

Les 4 piliers de la philosophie QDM

La gestion du cheptel 

La gestion du cheptel est la partie la plus importante du QDM. La détermination du nombre approprié de cerfs à récolter par sexe et par âge est essentielle. La première étape est d'établir le nombre de cerfs que l'habitat peut biologiquement et socialement supporter. Ainsi, la qualité de l'habitat détermine la taille du cheptel, sa qualité, et les conditions de récolte pour les deux sexes.

Il est souvent difficile d'établir la densité appropriée d'un cheptel d'une propriété parce que ce n'est pas une valeur fixe d'année en année et les rigueurs du climat peuvent influencer celle-ci. Les habitats varient constamment et les conditions saisonnières changent aussi. Les changements d'utilisation de votre territoire ou ceux adjacents affectent également la qualité de l'habitat. Cependant, avec un peu de travail et les conseils d'un professionnel de la faune ou d’un consultant en aménagement, un point de départ raisonnable en terme de gestion peut être établi.

Le gestionnaire d'un territoire doit comprendre que la qualité du cheptel diminuera si elle excède la capacité de l'habitat à fournir une alimentation et un couvert de qualité. Une bonne indication de la qualité d'un habitat est la masse corporelle du cerf, particulièrement, celui des jeunes cerfs. Une diminution de la masse corporelle moyenne dans une classe d'âge indique souvent une diminution de la qualité de l'habitat. En ce qui concerne les mâles, les mesures moyennes du panache en fonction d'une classe d'âge fournissent également des informations utiles sur la qualité de l'habitat. Pour les femelles, une diminution de la qualité de l’habitat se répercute sur le nombre moyen de faons par femelle ainsi que la proportion de celles-ci qui sont en lactation.

La gestion des cerfs sans bois 

Un autre aspect important de la gestion d'un cheptel, c'est l'établissement d’une restriction adéquate pour la récolte des mâles. Des restrictions sont établies sur une base  de propriétés spécifiques selon les objectifs des chasseurs, la taille de la propriété, la qualité de l'habitat, le type de gestion sur les propriétés environnantes et d'autres facteurs. Un point de départ raisonnable pour la plupart des programmes de QDM est la protection des mâles de 1.5 ans.

Plusieurs caractéristiques peuvent être employées pour distinguer les mâles de 1.5 ans des mâles plus âgés. D'une façon simple, la plupart des propriétés emploient des caractéristiques reliées au panache, telles qu'un nombre minimum de pointes. Cependant, dans beaucoup de secteurs, le nombre de pointes est un pauvre indicateur de l'âge et ne devrait pas être employé comme étant la seule restriction de récolte. D'autres caractéristiques du panache, telles que la largeur et la longueur des pointes, sont généralement de meilleurs estimateurs de l'âge, mais plus difficiles à juger pour le chasseur moins expérimenté. Si possible, des caractéristiques reliées au panache en combinaison avec celle du corps du cerf devraient être employées pour augmenter la fiabilité sur la prédiction de l'âge.

La combinaison appropriée des restrictions qui protègent mieux les mâles de 1.5 ans est déterminée en examinant les données de la récolte des années précédentes sur votre propriété. La restriction choisie devrait protéger la majorité des mâles de 1.5 ans, particulièrement les grands mâles panachés de 1.5 ans. Si aucune donnée précédente n'est disponible, il en tient à vous ou à des consultants dans le domaine pour effectuer les observations de terrain afin d’estimer les règles de restriction applicables dans votre secteur. 

Après les premières années, vos règles de restriction peuvent finalement être identifiées par les données de récoltes compilées sur votre propriété et celles avoisinantes qui collaborent à l'implantation de l'approche QDM.

Souvent, les participants à la philosophie QDM augmentent la restriction de récolte afin de protéger des cerfs de plus de 1.5 ans. Sous de telles restrictions, la taille du panache des mâles matures peut changer considérablement. Par conséquent, une erreur à éviter est l'établissement d'une restriction minimale de récolte tellement haute que beaucoup de mâles matures n'atteignent jamais le statut recherché.  Ceci peut avoir comme conséquence l'augmentation de petits mâles matures peu panachés qui se multiplient beaucoup et qui peuvent affecter négativement la taille des panaches du cheptel avec le temps. Plusieurs recommandent de récolter ces petits mâles matures. Cependant, ceci exige beaucoup d’expérience de la part des chasseurs afin d'estimer l'âge des cerfs et la taille de leur panache. Plusieurs spécialistes dans le domaine conviennent que des mâles ne devraient pas être récoltés jusqu'à ce qu'ils soient de l'âge d'au moins de 3,5 ou 4,5 ans. D'une façon générale, cette approche est réservée pour les chasseurs très expérimentés sur des propriétés pratiquant la gestion «trophée» de cerfs.

Gestion des mâles avec bois

Un autre aspect important de la gestion d'un cheptel, c'est l'établissement d’une restriction adéquate pour la récolte des mâles. Des restrictions sont établies sur une base  de propriétés spécifiques selon les objectifs des chasseurs, la taille de la propriété, la qualité de l'habitat, le type de gestion sur les propriétés environnantes et d'autres facteurs. Un point de départ raisonnable pour la plupart des programmes de QDM est la protection des mâles de 1.5 ans.

 

Plusieurs caractéristiques peuvent être employées pour distinguer les mâles de 1.5 ans des mâles plus âgés. D'une façon simple, la plupart des propriétés emploient des caractéristiques reliées au panache, telles qu'un nombre minimum de pointes. Cependant, dans beaucoup de secteurs, le nombre de pointes est un pauvre indicateur de l'âge et ne devrait pas être employé comme étant la seule restriction de récolte. D'autres caractéristiques du panache, telles que la largeur et la longueur des pointes, sont généralement de meilleurs estimateurs de l'âge, mais plus difficiles à juger pour le chasseur moins expérimenté. Si possible, des caractéristiques reliées au panache en combinaison avec celle du corps du cerf devraient être employées pour augmenter la fiabilité sur la prédiction de l'âge.

 

La combinaison appropriée des restrictions qui protègent mieux les mâles de 1.5 ans est déterminée en examinant les données de la récolte des années précédentes sur votre propriété. La restriction choisie devrait protéger la majorité des mâles de 1.5 ans, particulièrement les grands mâles panachés de 1.5 ans. Si aucune donnée précédente n'est disponible, il en tient à vous ou à des consultants dans le domaine pour effectuer les observations de terrain afin d’estimer les règles de restriction applicables dans votre secteur. 

Après les premières années, vos règles de restriction peuvent finalement être identifiées par les données de récoltes compilées sur votre propriété et celles avoisinantes qui collaborent à l'implantation de l'approche QDM.

 

Souvent, les participants à la philosophie 

Un autre aspect important de la gestion d'un cheptel, c'est l'établissement d’une restriction adéquate pour la récolte des mâles. Des restrictions sont établies sur une base  de propriétés spécifiques selon les objectifs des chasseurs, la taille de la propriété, la qualité de l'habitat, le type de gestion sur les propriétés environnantes et d'autres facteurs. Un point de départ raisonnable pour la plupart des programmes de QDM est la protection des mâles de 1.5 ans.

Plusieurs caractéristiques peuvent être employées pour distinguer les mâles de 1.5 ans des mâles plus âgés. D'une façon simple, la plupart des propriétés emploient des caractéristiques reliées au panache, telles qu'un nombre minimum de pointes. Cependant, dans beaucoup de secteurs, le nombre de pointes est un pauvre indicateur de l'âge et ne devrait pas être employé comme étant la seule restriction de récolte. D'autres caractéristiques du panache, telles que la largeur et la longueur des pointes, sont généralement de meilleurs estimateurs de l'âge, mais plus difficiles à juger pour le chasseur moins expérimenté. Si possible, des caractéristiques reliées au panache en combinaison avec celle du corps du cerf devraient être employées pour augmenter la fiabilité sur la prédiction de l'âge.

La combinaison appropriée des restrictions qui protègent mieux les mâles de 1.5 ans est déterminée en examinant les données de la récolte des années précédentes sur votre propriété. La restriction choisie devrait protéger la majorité des mâles de 1.5 ans, particulièrement les grands mâles panachés de 1.5 ans. Si aucune donnée précédente n'est disponible, il en tient à vous ou à des consultants dans le domaine pour effectuer les observations de terrain afin d’estimer les règles de restriction applicables dans votre secteur. 

Après les premières années, vos règles de restriction peuvent finalement être identifiées par les données de récoltes compilées sur votre propriété et celles avoisinantes qui collaborent à l'implantation de l'approche QDM.

Souvent, les participants à la philosophie QDM augmentent la restriction de récolte afin de protéger des cerfs de plus de 1.5 ans. Sous de telles restrictions, la taille du panache des mâles matures peut changer considérablement. Par conséquent, une erreur à éviter est l'établissement d'une restriction minimale de récolte tellement haute que beaucoup de mâles matures n'atteignent jamais le statut recherché.  Ceci peut avoir comme conséquence l'augmentation de petits mâles matures peu panachés qui se multiplient beaucoup et qui peuvent affecter négativement la taille des panaches du cheptel avec le temps. Plusieurs recommandent de récolter ces petits mâles matures. Cependant, ceci exige beaucoup d’expérience de la part des chasseurs afin d'estimer l'âge des cerfs et la taille de leur panache. Plusieurs spécialistes dans le domaine conviennent que des mâles ne devraient pas être récoltés jusqu'à ce qu'ils soient de l'âge d'au moins de 3,5 ou 4,5 ans. D'une façon générale, cette approche est réservée pour les chasseurs très expérimentés sur des propriétés pratiquant la gestion «trophée» de cerfs.

anache des mâles matures peut changer considérablement. Par conséquent, une erreur à éviter est l'établissement d'une restriction minimale de récolte tellement haute que beaucoup de mâles matures n'atteignent jamais le statut recherché.  Ceci peut avoir comme conséquence l'augmentation de petits mâles matures peu panachés qui se multiplient beaucoup et qui peuvent affecter négativement la taille des panaches du cheptel avec le temps. Plusieurs recommandent de récolter ces petits mâles matures. Cependant, ceci exige beaucoup d’expérience de la part des chasseurs afin d'estimer l'âge des cerfs et la taille de leur panache. Plusieurs spécialistes dans le domaine conviennent que des mâles ne devraient pas être récoltés jusqu'à ce qu'ils soient de l'âge d'au moins de 3,5 ou 4,5 ans. D'une façon générale, cette approche est réservée pour les chasseurs très expérimentés sur des propriétés pratiquant la gestion «trophée» de cerfs.

 


La gestion de l'habitat

Les besoins nutritionnels du Cerf de Virginie

L'amélioration de la nutrition disponible à un cheptel de cerfs est une autre composante importante du QDM. Le régime d'un cheptel sain devrait contenir entre 12-18 % de protéine avec des niveaux proportionnés de calcium, phosphores, et autres nutriments importants. Bien que les cerfs de Virginie puissent se maintenir en santé avec des régimes de moindre qualité, le développement du panache, la croissance du corps et le taux de reproduction en souffrent. Heureusement, plusieurs techniques sont disponibles pour augmenter la nutrition à des niveaux souhaitables. La section suivante présentera les trois pratiques courantes qui incluent la gestion de la végétation naturelle, les champs nourricier (Food Plots), et l'alimentation supplémentaire.

La gestion de la végétation naturelle

La végétation naturelle inclut toutes les espèces indigènes ou introduites sur une propriété. Puisque ces espèces font partie du régime alimentaire du cerf, l'espèce la plus souhaitable devrait être disponible en abondance. Bien qu'il soit possible de planter ou semer certaines espèces indigènes souhaitables, il est plus économique et salutaire de travailler l'habitat pour encourager les essences favorables et pour décourager les essences indésirables. Les techniques de gestion de l'habitat peuvent inclure les feux contrôlés, le fauchage, le désherbage, la fertilisation et l'utilisation d'herbicides sélectifs. La détermination de la meilleure technique ou la combinaison des techniques pour votre secteur dépend de l'endroit de votre propriété, de sa taille, de la qualité de l'emplacement, de la végétation existante, des buts de la gestion, de l'équipement disponible et des ressources financières. Par conséquent, nous vous recommandons d'obtenir des conseils d'un professionnel avant d'entreprendre un programme de gestion de l'habitat.

Les champs nourriciers (Food Plots)

Une fois correctement établies et maintenues, les champs nourriciers sont une procédure de gestion de l'habitat très salutaire. Les champs nourriciers incluent toutes les espèces plantées d'une façon agricole pour augmenter la quantité et/ou la qualité du fourrage disponible aux cerfs.

La question qui revient le plus souvent lors de la mise en place d’un champ nourricier est: qu’elle est la meilleure espèce que je devrais planter pour mon cheptel ? La réponse est rarement simple. Il n'y a aucun "haricot magique" qui accomplissent les besoins diététiques des cerfs de Virginie sur une base annuelle. Déterminer laquelle des espèces ou des groupes d'espèces dépend de beaucoup de facteurs.

La première étape dans un programme de création d'un champ nourricier est de déterminer l'endroit, la taille, la forme, la distribution, et toute la surface cultivée du champ nourricier requise. Le choix des emplacements avec les meilleures caractéristiques de sol est très important et une carte de sol du votre secteur peut être d'un grand secours.

Au point de vue des superficies requises, les récentes recherches suggèrent qu'aussi peu que 1% de la surface d’une propriété plantée avec des espèces de haute qualité disponible le plus longtemps possibles pendant l’année peut améliorer l'état global d'un cheptel. Un objectif plus agressif serait de 3 à 5% de la surface. Les champs nourriciers devraient être d'une taille entre une moitié et trois acres, irrégulièrement formées, et également distribuées sur toute la propriété. Il est plus difficile de contrôler de petites parcelles de terrain (1/4 ou 1/2 acre) et elles sont plus vulnérables à un broutage intensif limitant ainsi la croissance du fourrage et par le fait même le développement de son potentiel nutritif.

La deuxième étape est d'effectuer une analyse du sol. Pour un coût minimal, l'analyse du sol fournira un sommaire détaillé du sol, du pH (niveau d'acidité) et du niveau des nutriments présents. Sans cette connaissance, il est difficile d’estimer la quantité de chaux et/ou d'engrais qui devront être ajouté pour maximiser vos rendements.

La troisième étape est de décider si vous devez planter des annuelles ou des vivaces ou une combinaison des deux. Les annuelles se développent que durant une seule saison seulement, tandis que les vivaces peuvent se développer pendant plusieurs années. Les annuelles se développent plus rapidement, mais doivent être ressemer à tous les ans ce qui augmente le coût et les besoins de main-d’œuvre. Les vivaces exigent le fauchage, la fertilisation, et le désherbage périodique des herbes indésirables. Cependant, une fois semées et contrôlées correctement, elles produisent généralement un rendement plus élevé et sont moins coûteuses que les plantations annuelles.

Une dernière considération sur le type de semence à choisir est de connaître le type de fourrage adapté à la saison désirée.  Il est possible de choisir un fourrage qui germe et se développe en saison froide (printemps ou l’automne), en saison chaude (été) ou éventuellement un mélange des deux.  Le fourrage (vivace) des saisons froides semées l’année précédente émerge très rapidement au printemps suite à la fonte des neiges.  Celui-ci fournit donc rapidement de la nourriture aux cerfs lorsque ceux-ci quittent leur ravage hivernal.  D’autres fourrages de saisons froides peuvent être semés vers la fin de l’été pour fournir une alimentation tardive de qualité en automne.  Elles permettent d’augmenter les succès de chasse pendant l’automne et également de maintenir l’achalandage des cerfs au champ nourriciers plus tard en saison.

Toutefois, les plantes fourragères qui fournissent leur plein potentiel en saison froide ont un faible potentiel nutritif pour les cerfs au milieu de l’été ou vers la fin de l’été lorsque les besoins nutritifs des biches et des faons sont élevés.  Aussi, cette période estivale correspond à la croissance du panache des mâles qui ont également des besoins nutritifs très élevés.  De ce fait, les champs nourriciers contenant un mélange de plantes fourragères qui ont un plein potentiel en saison froide et en saison chaude sont beaucoup plus adéquats pour maintenir une alimentation équilibrée et adaptée aux besoins des cerfs le plus longtemps possible pendant l’année.

L'alimentation supplémentaire

L'alimentation supplémentaire est la pratique par laquelle on alimente les cerfs avec du maïs, soja ou des granules spécifique et ce, en grande quantité tout au long de l'année ou pendant des périodes spécifiques. Cette pratique diffère de la première parce que l'emphase est mise principalement à améliorer la santé de cerfs sans augmenter la densité ou la récolte de cerfs.

Il se peut que les précipitations insatisfaisantes, les sols pauvres ou les contraintes des propriétaires foncier empêchent les chasseurs d'entreprendre des programmes d’amélioration de la végétation ou l'établissement d'une nourriture de haute qualité.  A ce moment, l'alimentation supplémentaire fournit un moyen efficace pour améliorer la nutrition disponible aux cerfs. Cependant, cette pratique est plus coûteuse que d'autres techniques de gestion et elle demande plus de temps et de main-d’œuvre. En outre, l'alimentation supplémentaire est fortement controversée parmi des professionnels de la faune parce qu'elle a été liée à la transmission de certaines maladies et de parasites, dont certains ont des implications en santé humaine. En tant que tels, des programmes d'alimentation supplémentaires ne devraient pas être appliqués dans les secteurs avec risque de maladie et devraient être considérés soigneusement avant une mise en pratique dans d'autres secteurs.


La gestion du chasseur

La gestion du chasseur est un aspect souvent difficile du QDM. Dans un groupe de chasseurs, le soutien au QDM peut varier. Il est difficile d'atteindre les objectifs du QDM à moins que tous les chasseurs soient entièrement engagés dans cette approche. L'éducation est la clé et les chasseurs doivent comprendre entièrement les avantages et les coûts du QDM avant qu'ils deviennent d'actifs participants.

La participation active à un programme QDM exige des chasseurs de se renseigner sur l'écologie du cerf, son comportement et de devenir gestionnaire de leur chasse. Ils doivent pouvoir distinguer les faons, les mâles de 1.5 ans, les mâles intermédiaire-âgés (2,5 et 3,5 ans), et les mâles matures (4,5 ans et plus). La compréhension de ces distinctions exige la connaissance de la taille du corps, la forme, le comportement, et d'autres informations connexes au sexe et à l'âge. Une fois encore, l'éducation est la clé du succès.  Cette connaissance accrue amène un plus grand respect de l’expérience de l’individu qu'à son expérience du nombre ou de la taille des cerfs récoltés. Les conversations avec d'autres chasseurs deviennent centrées sur ce qui est observé plutôt que ce qui est récolté.  En bref, le QDM stimule un sens de fierté et de respect envers le cerf de Virginie et l'environnement en général.


La surveillance du cheptel

 

La surveillance du cheptel est un autre pilier important du QDM. Il y a deux types de données généralement rassemblées soit, les « données de récolte » et les « données d'observation ». Les données de récolte devraient être compilées pendant la saison de chasse où lors de la découverte de cerfs trouvés morts (observation de terrain).

Les données d'observation peuvent être collectées à toutes occasions mais généralement pendant la période de chasse. Ensemble, ces données peuvent aider le chasseur et le gestionnaire à prendre des décisions éclairées à propos de leur future récolte. Des données de qualités génèrent habituellement de bonnes décisions de gestion.  Inversement des données de piètres qualités ou incomplètes induisent fréquemment la prise de décisions erronées.

Une quantité substantielle de données est nécessaire afin d’obtenir une bonne image du cheptel. Sur plusieurs propriétés, le nombre de cerfs récoltés est trop petit et les mesures sont trop variables pour que les conclusions soient tirées avec une seule année de données. Par conséquent, des données doivent être compilées sur plusieurs années ou combinées avec les données des propriétés environnantes pour déterminer des tendances dans le cheptel.

Les données provenant de la récolte

Les données reliées à la récolte sont généralement les informations les plus importantes pour baser les décisions de gestion. Cependant, la qualité des décisions sera directement en lien avec la qualité des données recueillies. Par conséquent, les données de récolte doivent être complètes et uniformément compilées pour chaque cerf récolté. Ceci devrait être rendu obligatoire. Si ce genre de compilation semble difficile, une station de contrôle ou un hangar commode et bien équipé aidera à encourager la collecte de données.

Si possible, une personne devrait enregistrer toutes les données qui devraient inclure la date de récolte, le sexe, le poids, l'âge (mâchoire), l'endroit de la récolte, le nom du chasseur, et toutes observations ou commentaire utiles. Les données additionnelles compilées sur les mâles devraient inclure le nombre de pointes, la largeur du panache, la longueur des pointes, la circonférence à la base, et probablement d'autres détails tels que le pointage du panache (ex :Boone and Crockett). Les données additionnelles qui sont compilées incluent l'évidence de la lactation et de l'information fœtale.

Toutes les mâchoires devraient être gardées jusqu'à 2 ans après la saison de chasse pour des expertises appropriées par un biologiste expérimenté au besoin. Avec la pratique, les chasseurs peuvent devenir efficaces pour estimer l'âge d'un cerf. Plusieurs informations sur l’identification de l’âge des cerfs sont fournies par l'association QDMA.

Les données de récolte fournissent des renseignements utiles concernant l'état d'un cheptel. Une fois comparées aux années précédentes, les données de récolte fournissent l'occasion de suivre l’évolution du programme de gestion. Cette information est particulièrement utile dans les programmes de QDM qui mettent en application des restrictions pour protéger les jeunes mâles.

Données d'observation

Une fois correctement compilées, les données d'observation peuvent indiquer des détails importants au sujet de la taille d'un cheptel, du rapport des sexes, de la survie des faons, de la répartition par âge et du succès global de gestion. Puisque certaines classes d'âge de mâle sont protégées, les données d'observation, concernant les mâles, peuvent fournir des informations utiles non fournies par des données de récolte. L'aspect le plus important des données d'observation est l'uniformité. Si elles sont compilées tout au long de l'année ou seulement pendant la saison de chasse, ces données d'observation devraient être compilées de la même manière chaque fois et être comparées seulement à l'information rassemblée pendant la même période pour les années futures.

Des données d'observation peuvent être compilées par des chasseurs ou avec les appareils photo munis de détecteurs de mouvement (style VIGIL). Chaque cerf devrait être compté pendant chaque promenade, même si on observe le même animal pendant une période précédente d'observation. Ceci signifie que le même animal peut être compté plusieurs fois pendant une saison. Cette façon de procéder est adéquate et le but recherché n'est pas de compter chaque cerf différent sur une propriété, mais de déterminer plutôt l'abondance relative de cerfs et la proportion de mâles et des faons. Les cerfs qui ne peuvent être franchement identifié comme mâle, femelle ou faon, doivent être enregistrés en tant «qu'inconnu».  Une quantité faible de données justes vaut mieux qu'une grande quantité de données de qualité moindre contenant de nombreuses erreurs d'identification.

L'utilisation d'appareils photo avec détecteurs (style Vigil) placés le long des sentiers ou de points d'alimentation est une méthode relativement nouvelle pour rassembler des données d'observation. Ces appareils photo ont l'avantage qu'ils peuvent surveiller des cerfs 24 heures sur 24 même lorsque personne n’est présent dans le secteur. Ils peuvent aussi  fournir des photographies utiles de référence. C'est particulièrement important pour les mâles matures, qui sont rarement vus par des chasseurs exceptés pendant le rut. Les photographies prises peuvent fournir des informations pertinentes sur la taille du cheptel, le rapport de sexe, et l'abondance de mâles ainsi que la répartition selon l’âge. Ils peuvent également élever le niveau d'excitation lors de discussion et permettre de vérifier si les efforts de gestion produisent les résultats escomptés.


 

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