DEUX PAGES SUR LA RELÈVE :

Cette page est consacrée à la relève. Les jeunes chasseurs se font de plus en plus râres et chevreuil.net désire promouvoir la chasse auprès des jeunes. Cette idée nous a d'ailleurs été suggérée par Simon Paradis, 15 ans qui nous a transmis un premier texte sur son expérience de chasse 2001. De plus, Simon propose un projet pour encourager les jeunes à la chasse. À vous de réagir !

Nous invitons les jeunes à nous faire part de suggestions et écrire des articles pour faire de cette page, une page intéressante et vivante.

Photo de Pierre Chabot

Quelques articles sur cette page-ci et plusieurs autres sur cette autre page >>

  • Aimer la chasse, ça s'apprend et ça s'enseigne ! (Luc Ferland)
  • Une belle expérience pour Jean-Michel
  • Une bonne peur... mais bien appréciée ! (Gabriel Beaulieu) janvier 2004
  • Revirement de situation en 17 minutes !!! (Simon Paradis) décembre 2003
  • a chasse 2003 (David Bienvenue) décembre 2003
  • pproche du cerf dans les champs ... avec prudence cependant ! (Simon Paradis)
  • oncours : Journée pour La relève !

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AIMER LA CHASSE , ÇA S’APPREND ET ÇA S’ENSEIGNE !

Par Luc Ferland

Mon fils Pier-Luk  me suit en forêt depuis qu’il a l’âge de pouvoir endurer les irritants (les mouches, la chaleur, etc.) que l’on doit subir lorsque l’on s’apprête à passer une journée entière à préparer nos emplacements de chasse pour l’automne qui vient.

Pendant toutes ces années, il a souvent mis à l’épreuve notre patience par le biais des nombreuses questions posées.  Celles-ci nous semblaient parfois tellement insignifiantes, mais il fallait toujours se souvenir que nous faisions face non seulement à quelqu’un de curieux mais surtout inexpérimenté, qui cherchait à en apprendre et en comprendre le plus possible sur les mœurs et habitudes du cerf de virginie.  Après tout, il n’avait que 6 ans, puis 7, puis 8 etc.  Puis il a commencé à lire. Nous l’avons abonné à des revues du style, « Sentier Chasse et Pêche », et « Aventure chasse et pêche » et il a par la suite commencé à visiter des sites tels que :  CHEVREUIL.NET.

12 ANS, L’AVENTURE COMMENCE

Cette année là, (nous sommes en 2004) il lui manque 2 mois pour pouvoir suivre son cours de maniement sécuritaire des armes à feu, il lui faudra donc se contenter de m’accompagner et se résigner à passer 12 à 13 heures par jour avec moi, dans une cache de 4 pieds par 4 pieds, sans arme à feu !

La veille de l’ouverture, comme d’habitude, nous nous rendons faire la tournée des caches, porter des réserves de carottes en quantité suffisante pour l’utilisation de la 1ère fin de semaine.  À notre arrivée à la 1ère, je constate qu’un ours est passé, qu’il a bouffé les carottes et cerné l’emplacement de celles qu’il avait préalablement digérées !!!   Il est donc décidé que le matin de l’ouverture serait plutôt consacré à chasser dans la 2ème cache absente de traces de visite du Teddy bear.

Le matin de l’ouverture, en passant à la 1ère, je met tout de même une certaine quantité de carottes, au cas où.  Nous passons l’avant midi dans l’autre et étonnamment, aucun chevreuil ne s’y présente.  En passant pour aller dîner, je constate que les carottes sont disparues à la première, œuvre de chevreuils qui se sont même permis de se mettre les pattes dans la m…. d’ours.  Nous consacrerons tout de même nos efforts et notre inconfort de l’après-midi dans la deuxième.

Le lendemain, il est décidé de s’installer à la no. 1 puisque la veille les chevreuils sont passés en avant-midi, peut-être qu’avec un peu de chance, je pourrai au moins lui faire voir des chevreuils même si ce ne sont que des mères et les petits.

Vers 8.30, fiston commence, en cette deuxième journée, à trouver l’attente un peu longue et  insiste pour se rendre à la 2, juste pour voir.  J’hésite un peu, puis me dis qu’il n’y a pas grand danger, la température a baissé de près de 10 degrés depuis deux jours, donc les ours sont « wouachés ».  Il part donc en direction de la 2, armé de son walkie-talkie !!!!!  Arrivé sur place, il procède comme nous l’avons fait la veille, c’est à dire en faisant un arrêt derrière un tas de sapin pour vérifier s’il n’y avait pas des chevreuils près de la saline et des carottes.  Il m’appelle tout excité pour m’indiquer qu’il y a trois femelles dont une immense qui se bourre la bedaine dans les carottes.  Je suppose, à l’écoute de sa description qu’il s’agit plutôt d’une femelle accompagnée de ses deux petits.  5 Minutes plus tard il me contacte à nouveau pour me dire que les trois femelles sont parties au saut en lâchant un sifflement au départ.  Je lui explique qu’il a probablement trop bougé et qu’elles l’ont sûrement aperçu du coin de l’œil. Il m’obstine dur comme fer qu’il est resté caché et immobile.  Je l’avise donc de revenir me trouver, que nous irions chasser à cette cache en après-midi. 

Convaincu qu’il est sur le chemin du retour, quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre de nouveau dans l’appareil.  Cette fois, il est super excité et m’indique qu’un buck vient d’arriver près de l’endroit où se trouvait les femelles quelques minutes plus tôt.   Il me le décrit comme étant immense avec son beau gros panache de 8 pointes !!!!!!!!!!!!!  Il insiste pour que j’aille le rejoindre.  Je lui explique que je n’aurai pas le temps de me rendre, qu’un buck de cette grosseur ça ne prend pas racine au même endroit. J’en profite pour lui demander comment il fait pour savoir que c’est un huit pointes, ce à quoi il me répond candidement qu’il est facile de les compter !!!!!!!!!!

Je finis donc par me décider et je pars d’un bon pas le rejoindre. À mon arrivée sur les lieux, on s’en doute, le buck est disparu.  Je me rend pour vérifier ses dires à l’endroit qu’il m’indique.  Après tout il est trop jeune pour chasser mais assez vieux pour m’avoir monté un bateau.  Il y a effectivement les traces de décollage de trois chevreuils dont une très grosse et les deux autres plus normales, les unes à côté des autres et le départ ne semble pas avoir été foudroyant .  Son histoire commence à se tenir, les femelles n’étaient pas  prêtes et à l’arrivée du buck ont préféré aller prendre l’air ailleurs.  Il m’indique par la suite par où est arrivé le buck, par où il est passé et où il s’est arrêté.  De plus en plus plausible, il est sorti de la « swamp » en passant dans le recoins le plus sale pour aller s’arrêter dans une talle de branches et de fougères.  Je me rend vérifier l’endroit de l’arrêt et constate que la mousse relève lentement dans le fond de traces de grosses bottines fraîches.

Nous avons chassé à cet endroit le reste de la journée et avons revu les trois mères dont la grosse qui était effectivement la plus grosse que je n’aie jamais vu.

Malgré ses supplications et ses tentatives de me faire jurer de ne pas le tirer si je le voyais les semaines suivantes afin que lui puisse le tirer l’année suivant, je n’ai pu faire autrement que de le buter la semaine suivante lorsqu’il s’est présenté à la même place en passant par la même « trail ». Voyez la photo et vous comprendrez pourquoi je n’ai pu me retenir hahahaha!

Il est cependant revenu  de la chasse cette fin de semaine là avec la piqûre et je peux vous assurer qu’au moment de suivre ses cours, c’était du sérieux.

Il m’a accompagné, cette fois armé, à l’automne 2005. Compte tenu des succès de chasse dans notre secteur, il est revenu, comme nous bredouille, mais en m’ayant accompagné 9 jours complets dans nos caches.

Cette année, la chance lui a sourit dès la fin de semaine de l’ouverture, la deuxième journée, il a abattu un daguet.  Comme tout nouveau chasseur, tout de suite après le coup de feu, il s’est posé la question à savoir s’il l’avait effectivement frappé compte tenu qu’il est parti à la course.  J’ai pu continuer son apprentissage en lui indiquant des points de repères et éléments à surveiller après le coup de feu :  dos rond, poils, traces de pas dans la neige, traces de sang, couleur de ce dernier etc. Nous avons retrouvé son gibier à 100 pieds, bel et bien mort.

L’apprentissage ne s’est pas terminé là, il fallait procéder à l’éviscération, élément pas trop compliqué en ce qui me concerne puisque je suis né dans un abattoir (ou presque) et que j’enseigne en boucherie depuis plus de 15 ans

.

Après le coup de feu, il commençait à regretter d’avoir tirer un spike si tôt, m’indiquant que s’il avait laissé passer, peut-être aurait-il eu l’occasion de tirer plus gros ( l’ambition fait…….!!!).  J’ai dû lui faire comprendre que l’on doit commencer à quelques parts et que les émotions qu’il avaient vécues n’auraient pas été, dans sa situation, plus intenses avec 6 ou 8 pointes de plus.

Bref, la relève semble être bien installée dans son cas.  Si tous les chasseurs tentaient d’assurer leur propre relève, nous ne ferions pas face à un déclin des adeptes de cette merveilleuse activité qu’est la chasse au chevreuil.  Car tout ne se passe pas qu’en période de chasse.  En tous cas pour moi et maintenant pour le fiston, ça commence le soir de la fermeture en pensant déjà aux préparatifs de l’année suivante.

En attendant, il se promet déjà de pratiquer le QDM l’an prochain en ne tirant pas en bas de 5 à 6 pointes.

Bonne chasse à toutes et tous et bonne préparation de la relève, c’est aussi gratifiant que la récolte d’un gros buck.

En ce qui me concerne, il me reste une fin de semaine, la quatrième, je n’ai pas encore frappé, mais ma saison est quand même plus que satisfaisante, le succès ne se comptabilise pas qu’en nombre de pointes sur un panache.

P.S. : Au moment d’envoyer ce texte, la quatrième fin de semaine est passée et je n’ai pas tué, mais le nouveau petit chasseur lui se permet de me narguer.  Je crois qu’il a compris que pour une première fois, un spike c’était suffisant puisque c’est déjà au dessus de la moyenne de plusieurs d’entre nous.

 Salut à toutes et tous

Par Luc Ferland 

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Une belle expérience pour Jean-Michel

Bonjour,

Pour ce qui est de relève , j'ai un garçon de 15 ans, JEAN-MICHEL , qui a commencé a chasser en 2005 , dans la même cache que moi  j'ai récolté un 7 pointes le samedi et mon garçon a récolté un 6 pointes le dimanche . Cette année, pour 2006, il a gagné un concours de la Fédération de la faune du Québec pour un permis de chevreuil gratuit et en plus il a reçus un permis de tirage au sort pour la femelle dans la section de la relève , des effort sont mise en place pour incité les jeunes à chasser, Je peut vous dire qu'il attend avec impatience l'ouverture de la chasse. Nous chassons en cache pour une semaine, et je m'arrange avec son professeur pour qu'il puisse avoir des travaux a faire dans la cache et une petite table a été aménagée pour qu'il puisse faire ses travaux d'école. Voilà, une belle expérience pour un jeune, d'autant plus qu'il chasse avec moi et ces deux papi... une expérience de vie qu'il n'oublieras jamais.

Merci

Michel et Jean Michel Gallant

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Une bonne peur... mais bien appréciée !


Cette année, c’était la première fois que j’allais à la chasse au gros gibier. Je n’avais jamais vu de chevreuil de proche ce qui me bien causa des surprises.

Lors de ma deuxième fin de semaine, nous avons trouvé un champ où le chevreuil allait à toute heure de la journée. Le soir venu, je me suis caché dos au bois sale et face au champ. Je savais qu’il y avait des vaches à environ 100m de moi car le champ voisin était utilisé pour les nourrir. Il n'y avait pas de clôture qui nous séparait, seulement une rangée de grosses roches. Vers 16h00, alors que cela faisait 2h que j’étais assis, un gros soufflement surgit dans mon dos, à environ 10m de moi. Imaginez, moi qui n'a jamais entendu cela… ça fait peur ! La première de mes pensées fut : «J’ai un taureau dans mon dos ! » Je me suis tourné tranquillement (belle erreur) et voilà monsieur le spike qui s’en va tranquillement, sans même lever la queue, comme pour me dire : « Ha ! Tu t’es fait poigner !» J’étais le premier à voir un buck cette saison et j’ai même pas pu tirer. Mais bon, au moins j’en ai vu un et même si je n’ai rien récolter cette année, j’ai eu la chance de voir de beaux spécimens mâle, femelle et veau. Il est vrai que j’ai manqué une femelle à l’arc et un veau au fusil (avec permis ), mais je suis quand même heureux de cette saison !

Gabriel Beaulieu (bluedragon17) 19ans

Revirement de situation en 17 minutes !!! (Simon Paradis)

 

Une chasse pas comme les autres!  Un début de saison pas prometteur du tout qui s'est rapidement changé en une chance très appréciable!!!  Ça me confirme encore plus que ça n'arrive jamais lorsqu'on s'en attend et qu'il faut persévérer quoi qu'il arrive, même si tout semble partie perdue.  Je crois que sans mes nombreuses expériences de malchance, je n'aurais pas passé cette saison de chasse en apparence aussi désastreuse dès son début en septembre dernier.  La malchance accumulée crée une immunité qui nous rend encore plus fort pour passer à travers ce non succès tant redouté par nous, chasseurs québécois.  C'est la morale que j'ai tiré de cette saison 2003!  BONNE LECTURE!

Zone 4

Arc...  Malchance au rendez-vous! 

Fin de semaine #1

La chasse à l'arc dans la zone 4 a débuté Samedi le 20 septembre.  Dans les semaines qui ont précédé, je ne ressentais pas ces sentiments de positivisme et de confiance qui m'habitaient antérieurement.  En effet, il n'y avait rien qui puisse les faire sortir en moi!  Pommes quasi mangées, chevreuils craintifs ne sortant pratiquement pas dans les champs, ours gourmands, traces se faisant rares; voilà des facteurs qui m'ont fait perdre ces deux qualités que tout bon chasseur doit posséder.  Évidemment, la première fin de semaine fut ce que je croyais...  AUCUN chevreuil vu en une fin de semaine de chasse INTENSIVE!  En revenant chez moi, plusieurs ont fait part du même problème sur le forum de discussion, ce qui m'a redonné un peu de positivisme...

Fin de semaine #2

La semaine fut très longue !  Dave Bienvenue est venu chasser avec moi !  Nous sommes allés le chercher à la gare d’autobus Jeudi le 25 Septembre et sommes immédiatement partis vers le camp.  Je ne sais pas pourquoi, mais on sentait que quelque chose d’incroyable allait se produire dans cette fin de semaine dont nous avons rêvé dans les mois précédents.  Il a été difficile pour moi et mon père de trouver un bon « spot » pour Dave, car les deux miradors qu’on lui avait préparé ont été gaspillés par des gentils ours… Finalement, on a décidé de le faire chasser dans une cache surplombant un champ de trèfle entouré de bois.

Le premier matin de chasse fut tranquille pour nous deux.  Ma soirée de chasse dans ma cache fut encore très tranquille.  Ce ne fut pas le cas pour Dave !  Il est sorti du champ avec les blasphèmes à la bouche!  Tout un spectacle pour lui cette soirée.  Allez voir son texte pour en savoir davantage!! 

Le vent soufflait sans pitié le Samedi matin et les chevreuils sont restés à l'abri.  Après la passe du matin, Dave a découvert les excréments d'un ours près de ma cache.  Il y avait des pelures de pommes à l'intérieur pour garnir le tout!  C'était décidé, je ne retournerais plus dans cette cache pour la passe du soir!  Durant l'heure du midi, je suis allé déposer quelques pommes dans une prairie où pousse de la luzerne.  Mon père a eu la chance d'y observer une femelle et un veau à plusieurs reprises plus tôt en saison.  J'étais caché dans un canal, en bordure du champ, à seulement 10 mètres de mes pommes.  J'avais pris soin d'asperger mes vêtements avec du « Scent Killer », ainsi qu'avec des pommes que j'ai frotté partout...  Malheureusement, ils n'étaient pas dans le secteur faut-il croire...  Je ne croyais pas que c'était aussi difficile de rester cloué au sol sans faire le moindre geste pendant 3h30 de temps...!  L'expression « avoir les fesses en compote » s'applique bien à cette soirée de chasse hé hé!! 

Dimanche matin, Dave a décidé de ne pas aller chasser.  J'ai alors décidé d'aller dans la cache du champ de trèfle où il chassait dans les jours précédents.  Malheureusement, il ventait autant que le Samedi et rien ne s'est présenté devant moi...  Malgré cette fin de semaine bredouille, nous avons bien apprécié notre première chasse ensemble.  Je crois que notre duo de chasse n’est pas près de se briser.

Zone 15 Est

*NB :  Au moment où les lignes précédentes ont été écrites, nous sommes au mois d'octobre.  La saison n'est pas terminée.  J'attend patiemment le 1er Novembre, journée où les nombreuses heures de prospection que j'ai mis à préparer mon territoire de la zone 15 EST  deviendra peut-être la conclusion de cette saison de chasse tant attendue.  Les conditions de chasse ne sont cependant pas très faciles.  6 jours d’arc et 3 jours de poudre pour prélever un mâle adulte..  En attendant, je me suis amusé à les photographier et à trouver des signes qui ne mentent pas sur la présence d’un buck mature dans les environs !

     

Vendredi 31 Octobre 2003

Il est présentement 8h10 Am et je suis à l’école… !  Mon père est parti ce matin à 6h45 pour la zone 4.  Je dois dire que ça me fait bizarre d’aller à l’école le vendredi qui précède la journée de l’ouverture.  Ça faisait 4 ans de suite que je partais avec lui cette journée.  Je ne sais plus si je fais le bon choix en restant ici.  Je m’en pose des questions et mon adrénaline est si haute que je ne sais pas comment je vais faire pour que mon attention soit rivée vers mes professeurs.  Hier midi, mon père est allé nourrir mes chevreuils.  C’était la dernière fois avant l’ouverture.  Il restait une quarantaine de pommes sur 80 lbs déposés 3 jours plus tôt.

La fameuse ouverture

3h20 :  Ça y est, mon cadran sonne !!  Malheureusement, pour rien parce que je suis déjà dans la douche !  Après la préparation de mon équipement, je saute sur ma bicyclette et j’arrive à mon tree-stand à 4h30.  L’adrénaline est très présente et j’attend patiemment le lever du soleil.  Tout à coup, vers 7h00, mon regard sur la ligne du lot où je chasse.  Non !  Dites-moi que je rêve !!  Je ne peux tout simplement pas y croire !  Il y a un bouffon qui passe avec la scie mécanique sur l’épaule.  J’ai alors essayé de le rattraper en débarquant aussi vite que possible de mon stand, mais je l’ai rapidement perdu de vue et je suis parti chez moi avec les jurons à la bouche !

13h30 :  Je suis reparti à l’affût et j’ai tenté d’être positif malgré ce qui s’est passé durant la matinée.  En arrivant, il y avait des traces partout dans la ligne du lot.  Des traces de tracteur… !!!  16h00 :  J’entend marcher dans les feuilles !!  Ha non, deux moineaux avec leurs scies mécaniques.  Je suis alors descendu de mon tree-stand et j’ai essayé de les résonner poliment en disant que je payais pour chasser et que c’est très long à préparer une chasse au chevreuil.  Ils ne voulaient rien savoir.  Ils faisaient tomber les arbres du voisin devant mes yeux.  Seigneur, pourquoi ont-ils choisi cette journée !?  Je peux vous dire qu’en revenant à mon domicile, j’ai passé pour un fou qui parlait tout seul !!  Quelle merde !!!!!!!!

Le soir, j’ai appelé mon père pour lui faire part de cette super journée d’ouverture. Il était très triste pour moi et comme à chaque année, il m’annonce que sa journée d’ouverture a été bonne.  Cette année, ce fut un 3 pointes tiré dans la prairie où Dave a eu droit à un spectacle bien mouvementé.  J’étais très content pour lui et il m’a conseillé d’aller chasser à cet endroit pour la fin de semaine suivante.  Je lui ai alors dit que j’attendrais de voir ce que me réserverait la journée du dimanche.

( Le 3 pointes tiré par mon père )

Dimanche 2 Novembre

Am :  Le cœur voulait me fendre en deux !  Je me suis fait souffler de partout !  Ils se rendaient aux pommes et me fixaient immédiatement.  Plus ils me regardaient, plus mon adrénaline montaient et plus je faisais branler mon tree-stand en tremblant.  J’étais aussi frustré que la journée précédente.  « Une autre année de merde », voilà ce qui se répétait sans cesse dans ma tête. 

15h45 :  J’ai entendu marcher dans les feuilles.  Ça y est, une femelle est arrivé le nez dans les pommes et a mangé pendant 30 minutes à 15 mètres devant moi.  Mon arc était prêt à faire son boulot et j’étais très confiant.  Un peu plus tard, j’ai entendu marcher en arrière de moi.  Le chevreuil s’est approché jusqu’en dessous de mon tree-stand.  Il est resté piqué là pendant 10 minutes.  Je n’ai jamais osé regarder.  Il n’a malheureusement jamais voulu sortir aux pommes. 

Zone 4

Mardi 4 Novembre

Mon père est revenu et m’a fortement conseillé de venir chasser sur notre territoire dans la zone 4.  Mon voisin a tué un spike.  Tout semblait se présenter pour une bonne chance pour moi.  Après une réflexion assez ardue, j’ai finalement décidé de remettre à une autre année le rêve de tirer un buck bien panaché à l’arc et je suis parti selon la volonté de mon père pour chasser dans cette magnifique prairie riche en trèfle.  Au niveau des congés scolaires, tout se présentait pour le mieux.  J’étais en congé du 6 au 11 Novembre, ce qui fut très profitable pour moi.  Nous sommes cependant partis le 5 au matin et cette journée fut très prometteuse, car de belles conditions météorologiques étaient présentes dans la région. 

La chasse du 5 Novembre

On en revenait tout simplement pas !  Mon père a déposé 4 poches de 40 lbs chacune le lundi et il ne restait que 2 ou 3 pelures.  J’étais un peu déçu de devoir passer dans la prairie en 4 roues, car il était 14h15.  Mon père est parti le chercher et il est finalement venu me rejoindre dans la cache vers 14h30, après avoir déposé une poche de pomme.  Il m’a alors montré l’endroit où il a abattu son 3 pointes le samedi dernier.  J’étais en confiance pour tout au moins voir des femelles et des petits !  On a pris le temps de se dire ce qu’on ferait si jamais un buck se présentait et que j’aurais l’opportunité d’effectuer un tir. 

Après cette courte conversation, j’ai commencé à regarder dans ma fenêtre de gauche.  Il était maintenant 14h47 et tout était calme jusqu’à ce que mon père me fasse sursauter.  « Un chevreuil…  Ya des cornes !!! ».  Pour être sûr de ce que mon père venait d’annoncer, j’ai regardé dans mes jumelles et ce que j’ai vu était deux petites cornes de spike.  Mon père a soulevé la fenêtre et je me suis épaulé sans trembler tellement l’effet de surprise était présent en moi.  BANG !!!  En plein dans le vital, je l’ai vu tomber dans le télescope.

Mon père et moi, on s’est regardé et on est parti à rire ! « Rêvons-nous ? ». 

Incroyable !!  Seulement 17 minutes de chasse et on venait juste de passer avec le VTT.  J’ai alors sauté dans les bras de mon père et on a crié de joie !!  On l’a ensuite éviscéré plus loin.  Nos yeux ont par la suite fait le tour de cette prairie magique qui fut l’auteur de toute qu’une gamme d’émotions, autant pour moi, que pour mon père et Dave !  Malgré cette saison en apparence trop similaire à mes années antérieures de malchance, j’ai gardé confiance.  Je n’ai pas besoin de vous dire à quel endroit je ferai ma chasse de l’ouverture à la carabine l’automne prochain.  Je sais que cette prairie peut me donner encore bien des surprises.  J’espère que le cousin de mon père sera tout aussi clément pour nous laisser chasser sur ses terres encore pour 2004.  C’est à suivre…

Date :  5 Novembre 2003

Heure :  14h47

Lieu :  Sainte-Cécile-de-Whitton dans un champ de trèfle entouré de bois.

Zone : 4

Distance : 100 pieds

Arme :  3006 avec balles 165 grains

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Ma chasse 2003 (David Bienvenue) décembre 2003

Été mouvementé ! 

Tout comme l’an passé, ma chasse a débuté assez de bonne heure, ce qui a trait à la préparation. Je pratiquais mon tir (arc) assez régulièrement et j’étais en plein confiance. Milieu mai, mon frère a un tournois de hockey dans la région de Québec, donc Simon Paradis et moi n’étions pas pour manquer notre chance. En moins de 2, le samedi matin, je suis chez Simon. La rencontre officielle, après un an de clavardage. Par contre, m’ayant aussi fais une copine au mois de mai, disons que mes préparations prenaient un peu le bord de temps en temps…hélas, j’ai compris que j’étais dans le champs :p . Donc, je me fais laisser début août, all right !!! La chasse est de retour en 1ère place en terme de priorité! (et non parce que je m’étais fais laissé bien entendu !) J’ai la tête qu’aux chevreuils et à mon nouveau «spot», que j’essaie pour la 1ère année. Je tente aussi une nouvelle tactique, qui est de chasser plus loin dans leur sentier. Ça semble être bon, la «trail» menant aux pommes, passe pratiquement en dessous de moi, pour finalement être parfaitement à découvert à 15m. J’ai hâte en sapristi à l’ouverture.

Début de saison qualifié de décevant…

Samedi matin sonne enfin ! Anxieux et confiant, je me rend à mon tree-stand. Ça va être tout un matin, à voir les étoiles dans le ciel ! Assis, fin prêt, l’attente commence. Peu de temps après mon arrivée, c’est à dire à 6h15, du bruit dans les feuilles, en face de moi, donc directement de leur trail. Ah non pas déjà !!! Je ne peux absolument pas voir mes mires. Mais, ce qui ma mis sur les nerfs, n’est pas un chevreuil, mais bien un coyote. Il reste quelque instant, renifle, et repart dans un sentier de chevreuil. Le doute s’installe rapidement…Qu’est ce que ce coyote va faire? Va-t-il les faire fuir? Va-t-il resté dans le coin pour longtemps ? Bien entendu, je n’ai rien vu d’autre ce samedi matin. Un peu découragé je reviens au camp. Mon oncle est là et m’attend pour me dire qu’il en a vu 4, 1 quatre pointes à 15m de côté, accompagné d’une femelle et de son veau. Malheureusement, la femelle l’avait déjà spotté et tapait du pied, il n’a jamais pu effectué aucun mouvement. Par la suite, un spike s’est amené à 20m derrière un sapin. Il sort à gauche, il est cuit, à droite, de même. Mais bien-sûr, il est parti directement en ligne avec le sapin ! Mon père lui, plus tranquille qu’un muet essayant de crier.

Samedi soir, mon oncle en a vu 2 à la course, ayant été dérangé par un 4 roues. Je ne parlerai même pas du dimanche, n’étant pas vraiment digne de mériter quelconques lignes.

Pour la 2e fin de semaine, Simon et moi avions prévu que j’aie chasser avec lui, à son lot loué dans la Beauce. L’adrénaline était vraiment à son summum, nous avions 3 jours de chasse devant nous, et nous voulions en ramener au moins 1 sur 2. Je vais épargner sur les détails de notre séjour, sachant que Simon en parle lui-même dans son récit. Mais, je ne peux passer par dessus ma passe du samedi soir. Vous en avez peut-être lu un peu sur le forum, ayant été raconté par Simon, mais la je vais vous en faire part, de mes yeux vus. M’obstinant avec Simon durant le midi sur notre heure de rentrer dans le bois, je décide que je me rendrai à ma cache destinée, dans une prairie en plein milieu du bois, un endroit de rêve, vers 3h30. Je voulais plutôt arriver vers 2h30, mais bon, n’étant pas chez moi et ne voulant pas trop m’imposer, je fis un compromis. Devinez quoi, et bien j’arrive sur le bord de la prairie, regarde au loin en direction de ma cache et de mes pommes, que vois-je ? 2 chevreuils se régalant à flot dans mes pommes. Une grosse mère et son petit 350 pieds plus loin au moins. Je m’imagine dans ma cache, oui juste à 15m d’eux, allongeant mon arc. J’ai le goût de fusiller Simon :p, mais je tente une approche. Difficile, je dois longer le bois pour me rendre près, donc en faisant un assez long détour. Et en plus que je ne sais pas quelle direction ils vont prendre, je prend une chance. Je n’ai pas le temps de faire quoi que se soit qu’ils s’éloignent, jusqu’à temps que la femelle me remarque, mais étant accroupie et lâchant quelques bleats, elle décide de s’approcher.

Un bruit se fait entendre vers mes pommes, c’est alors qu’un spike sort du bois, suivit d’un 4 pointes ! Le 4 va se mettre le nez directement dans les pommes, tandis que le jeunot s’approche de moi. Il traverse la prairie en diagonale, donc si je réussis à me rendre un peu sur ma droite, il va passer assez près pour un tir ! Je tente de bouger, pas faisable, il va me repérer. Je décide de ne rien faire. S’il continu de marcher dans ce sens, il va entrer dans le bois à environ 30m, et je vais décocher. Il est à environ 45m, lorsqu’il me fixe. Ç y est, je suis cuit. Mais comme la femelle, il ne sait pas ce que je suis, et s’approche tranquillement. Le 4 s’en vient lui de aussi. Le spike de plus en plus nerveux vire de bord, et le 4 pointes reste à environ 50m. Trop nerveux, ils décident de rentrer dans le bois, direction opposée à moi, au trot. Mine de rien, je me relève et regarde ma montre…5h !!! J’ai resté plus d’une heure, à genoux, à m’amuser avec 4 chevreuils ! WOW ! 

Je monte dans ma cache, et vers 7h, près des dernières minutes, une femelle sort dans la praire, à approximativement 250 pieds. Bref, tout une passe, de plus que ce sont les 1er chevreuils que je vois cette saison. Je reviens plus qu’excité au camp, raconte le tout très en détails à Simon et à son fou de père, qui en passant est désormais qualifié de malade mental dans ma tête, dû à ses blagues à répétition, et sur n’importe lequel des sujets possibles. C’est ainsi que c’est terminé notre court séjour, mais il était prévu que la fin de semaine qui arrivait, Simon venait à mon terrain…hélas, des empêchements de dernière minute, tel moi qui a mal regardé ma cédule de hockey, faisait en sorte que je n’irais que le vendredi soir et samedi matin, donc pas vraiment profitable pour Simon qui devait payer l’autobus Québec-Montréal aller-retour…

Ce fameux vendredi soir!

Yes sirr !!!, la cloche de l’heure du dîner est sonnée, ceci signifie pour moi le départ vers mon camp pour y faire la passe du soir. Mon père et moi arrivons là-bas, sans avoir vu aucun chevreuil à nos caches respectives. Mon oncle qui venait nous rejoindre plus tard, me permettait d’aller à son site, qui est non loin de celui de mon père. Je monte dans la cache, VERS 2H30!, fini mes préparations(camouflage, l’équipement bien en place, etc…) et l’attente commence. Il fait très beau, ça promet, c’est énormément calme. Mon heure préférée arrive, 4h30. Pourquoi cette heure, parce depuis mes débuts à la chasse, les chevreuils que j’ai vu durant mes passes du soir commencent toujours à grouiller vers 4h40. Les yeux attentifs, les oreilles plus qu’à l’écoute. Comme de fait, vers 5h, je perçois un bruit subtil derrière moi. Ne prenant aucune chance, je me lève immédiatement, prend mon arc et ne bouge plus. 10min passe et plus rien depuis un certain temps, mais, bizarrement, je reste debout avec mon arc en main, un feeling sûrement. Crack à ma gauche, derrière la cache, d’où provenait le bruit précédant, je tourne la tête…: Et ta******, y’é déjà là…combien? 20-25m, oui c’est ça. Sois patient, il s’en vient, il a pas l’air trop nerveux (moi c’est incroyable). C’est un Buck, un 3 pointes. Il s’avance, s’avance…je délire, jamais auparavant j’ai tremblé comme ça. Il continue sa route vers les pommes, lorsqu’il passe derrière les branches me servant d’écran, j’étire…: Voyons os***, yé dont bin dure c’te cr*** là…J’va devenir fou, j’ai beaucoup de misère à tendre ma corde, jusqu’à temps que je vois que je n’ai pas placé ma flèche sur mon appuie-flèche, elle est toujours à sa position d’attente, à côté de mon appuie-flèche pour éviter que celle-ci ne tombe.

Je ne vous ferai grâce de tous mes pensées à ce moment. Bien entendu, j’ai remarqué ça rendu à moitié de mon allonge, donc à sa plus haute pression. Plus lentement qu’une tortue amputée, je replace ma flèche à l’aide de mon index. Elle est placée et le chevreuil ne se doute de rien. Cependant, il prend une pomme et recule un peu, il commence à avoir l’air stressé… J’en profite pour terminer mon étirement(quel soulagement que d’arriver au bout d’une allonge qui a 75% de let-off!). Au moment que je m’en attend le moins, du même endroit d’où il est arrivé, un chevreuil, et un autre chevreuil se montre! 2 spikes, dont le 3e qui m’a l’air très gros.

Mais je les oublis, je n’ai pas le temps d’attendre le plus gros. Je me concentre sur le 3 pointe qui est à ce moment à 12m au maximum. Il se r’avance, penche la tête, je fais ni une, ni deux, je mire et j’appuie sur mon déclencheur. Le flèche touche un peu trop à l’avant à mon goût, frappe l’épaule…elle pénètre de moitié environ. Le tir est tout de même bon, mais je suis inquiet de pas avoir beaucoup de sang à cause de la flèche toujours dans le chevreuil. La pression descend en moi, je cri comme c’est incroyable. J’essaye de me relaxer, c’est difficile, mais je crois entendre mon chevreuil tomber! Je me retourne, fais assez de bruit…que vois-je dans le bois sal derrière moi??? Un chevreuil????? Et oui, les 2 autres sont là et remonte vers moi!!! Il arrête à découvert à environ 40m, ils sont là, se posent des questions. Je les regarde, ça fais passer le temps d’attente ! Ils partent tranquillement et moi, pu capable d’être dans les airs, je descend et va voir où j’ai tiré. Il a du sang directement à l’endroit du tir, et sur toute sa piste. Ça enlève mes doutes, ce chevreuil est un chevreuil retrouvé. Je part presque à la course rejoindre mon père. Je savais qu’il était pour être déçu un peu que je lui coupe sa passe, mais j’en peux tout simplement pu. J’arrive près de son tree-stand, il a des pistes fraîches et pas à peu près…j’ai peur de vraiment le déranger, je tourne le coin…surprise il n’est pas dans sa cache. Mais où est-il ??? Soudain, à droite, je l’entend me dire: Dave! ?, as-tu tiré ? Je répond fièrement en criant, Oh que oui, un buck, un 3 pointes, il est mort c’est sûr ! Lui me répond: ah bin calique, moi aussi j’ai tiré, je cherche des indices depuis 1h environ, j’ai tiré à 4h10. C’est un buck moi aussi, un 4 ou 6 pointes !

Je suis tout simplement sous le choc, j’en reviens pas, et encore moins lorsqu’il me dit qu’il l’a atteint à la panse et me montre sa flèche. Sang absent, autant sur la flèche que sur le sol. J’ordonne à mon père de sortir de là et qu’on reviendrait le lendemain matin, la nuit qui était prévue d’être très froide. Nous allons chercher mon oncle et revenons au camp, question de prendre l'équipement nécessaire et repartons trouver mon buck. Ce n'est pas long, il est où je l'ai entendu tomber, et de plus il y avait beaucoup de sang. Mon 2e de suite, j'en suis énormément fier. Le lendemain, comme prévu, à 7h nous sommes dans le bois. Il n'y a aucune piste, mais mon père est convaincu qu'il n'est pas loin dû au fait qu'il l'a entendu. Nous le retrouvons à 200 pied de l'endroit du tir. Un beau 4 pointes. Vraiment, malgré le début très lent de la saison, elle s'est terminée très rapidement, mais ça la value extrêmement la peine!

            

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Approche du cerf dans les champs ... avec prudence cependant !  

Que pouvons-nous tirer de la technique ?

Ce n’est pas tout le monde qui a une caméra avec un objectif  pouvant aller chercher le cerf de virginie au plus profond du champ !  Je suis de ces gens qui n’ont pas la caméra à 1000$ et qui ont  longtemps rêvé à  prendre des photos sans dépenser une fortune !  C’est ainsi que je vous présente une technique qui aidera beaucoup les gens dans mon cas !  En plus d’augmenter vos chances d’avoir des photos de qualité, la technique peut vous en apprendre beaucoup sur le comportement du cerf de virginie ! 

L’approche, un moment très excitant !

J'habite dans un secteur qui commence à être de plus en plus peuplé de chevreuils.  Plus précisément, c'est à Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier dans Portneuf ( zone 15 Est ).  Je chasse le chevreuil dans la zone 4.  Je me rappellerai toujours la première fois que mon père m'a amené dans le bois.  J'avais alors 7 ans...  C'était une journée ensoleillée et le soir, mon père m'a proposé d'aller faire une tournée dans les champs, question de voir des chevreuils!   Je n'avais pratiquement pas idée à quoi ça ressemblait.  J'avais bien sûr vu le buck que mon père avait tué l'année précédente, mais c'était trop vague dans ma tête.  Durant cette soirée, la chance m’a souri et nous avons vu une vingtaine de chevreuils.  C'était très agréable à voir!  J'espérais toujours les voir proche de moi, mais je me suis rapidement rendu compte à quel point cet animal a les sens alertes! 

Automne 2002

L'automne passé, je me suis promené en vtt près de chez  moi à travers les champs.  C'était dans un secteur que je fréquentais rarement.  Je suis alors tombé face à face avec un chevreuil dans un chemin forestier.  J'ai arrêté mon vtt et je l'ai observé pendant de longues minutes.  Il a finalement pris le bois sans être affolé.  Il était alors à 150 pieds de moi.  Je me suis donc approché pour voir la grosseur de ses traces.  Arrivé où il avait passé, je regardais par terre à la recherche de ses pistes.  En me relevant la tête, je suis presque parti à crier tellement j'ai fait le saut!  Il était là, à 30 M de moi et me regardait.  Il s'est ensuite retourné et a emprunté un sentier menant au champ de luzerne.  Je l'ai alors suivi en arrière et il marchait vers le champ!  Je n'en revenais pas!!!  Un beau 6 pointes qui marchait devant moi en m'ignorant complètement!!!  Il a ensuite pris le champ et j'ai quitté les lieux car il commençait à faire nuit!  Le lendemain soir, devinez ce que j'ai fait....!  Et oui, je suis retourné pour voir si il était là.  Il était dans le champ de luzerne cette fois.  Après 10 minutes d'observation, une motocross a passé dans le chemin et il a pris le bois à la course...  J'ai alors décidé d'aller voir dans un autre champ pour voir si il était sorti là...  À ma grande surprise, je n'ai même pas eu le temps de tourner la clé de mon vtt qu'il est ressorti!  Mon ami, qui m'assistait, m'a dit qu'il voulait essayer de l'approcher.  Le chevreuil était alors à 300 pieds de lui et il ne bougeait pas.  Lorsque mon ami a fait 100 pieds, il s'est éloigné au petit trot...

Le lendemain, j'étais plus confiant pour réussir à l'approcher.  J'avais alors en tête une technique d'approche à laquelle j'avais longuement réfléchi.  Mon ami ne voulait pas manquer cet événement!  Arrivés sur les lieux, le buck mangeait de la luzerne!  J'avais pris les précautions de laisser mon vtt à une bonne distance du champ pour qu'il ne se doute pas de notre présence et aussi, afin d'avoir un vent de face.  Et oui!  Nous sommes rentrés dans le champ comme deux "idiots", essayant de se faire passer pour des chevreuils!  Je pourrais vous en parler longtemps du goût de la luzerne!!  On marchait penchés sur quatre pattes en essayant d'imiter les mouvements des chevreuils du mieux que nous pouvions...  On avait chacun un linge blanc qu'on tenait en arrière de nous que l’on bougeait en le faisant balancer à gauche et à droite pour imiter la queue!  J'avais en ma possession un appeau qui me servait à imiter l'appel de la femelle...  Je n’aurais pas voulu qu'un véhicule passe dans le chemin!  Je crois que le conducteur aurait appelé à l'hôpital psychiatrique pour savoir si deux fous s'étaient échappés...  Résultat!?  Et bien croyez le ou non, le buck s'est approché à environ 25 M et s'est mis à tourner autour de nous!!! 

15 Mai 2003

Cette date va rester gravée dans ma mémoire très longtemps !  C’était une journée très ensoléillée et comme à l’habitude, j’allais essayer de voir les chevreuils dans les champs pour les approcher avec ma technique…  J’arrive sur les lieux à 18h30.  Rien dans le champ principal…  J’ai alors décidé d’aller voir dans un champ de foin un peu plus loin…  Lorsque j’ai monté la butte, j’ai sursauté !!  Quatre chevreuils était là et mangeaient paisiblement !!  Je tremblais tellement j’étais sur l’adrénaline !  J’ai alors pris mon appeau et mon linge blanc et j’ai commencé à faire des appels…  Ils me regardaient, mais gardaient leur position…  C’est alors que je me suis avancé tranquillement et délicatement vers eux…  Après 15 minutes, j’étais à 150 pieds d’eux…  À ma grande surprise, ils décident d’avancer vers moi pour se retrouver à 50 pieds !!  Vous devriez sentir le « feeling » que j’avais !  J’ai encore de la misère à y croire…  Ils ont finalement pris le bois sans être affolés toutefois…

25 Juillet 2003

Jusqu’à cette date, je croyais que le 6 pointes pas peureux était mort ou avait changé de territoire.  Et non !  Vers 20h15, un beau 9 pointes mangeait dans le même champ de luzerne que le 6 pointes de l’année précédente.  Je n’étais pas sûr que c’était lui jusqu’à ce que je décide de l’approcher…  Il avait le même comportement que l’année précédente, soit me tourner autour sans me regarder !  Il a vraiment un beau rack cette année !  Il était accompagné d’un 4 pointes et d’un spike qui a foncé en ma direction pour finalement arriver à 20 M de moi et siffler pour faire partir ses confrères !!  « Ha le ptit criss » ais-je dis !  J’espère avoir la chance de revoir le gros…

La technique :

Articles essentiels :

  • Appeau à chevreuil ( les petits qu’on peut utiliser dans tenir dans les mains sont à conseiller ).

  • Linge blanc pour l’imitation de la queue.

Facultatif :

  • Urine de chevreuil dont le type correspond au sexe du chevreuil dont vous faites le son.                                               

  • Tampons imbibés de l’urine ( doivent être collés sur les vêtements ).

Comment procéder l’approche? :

 Premièrement, assurez-vous d’être vent de face pour limiter le plus possible les probabilités que les cerfs détectent une odeur humaine.  Afin de leur faire croire que vous êtes des leurs, assurez-vous de les repérer avant qu’ils le fassent.  Lorsque vous avez repéré les chevreuils, il est temps de vous préparer tout en restant discret.  Aspergez de l’urine sur des tampons et déposez ces derniers sur vous.  Prenez votre linge blanc et mettez le à l’arrière de vous ( voir photo du haut ).  Avant de faire votre entrée dans le champ, lâchez quelques petits appels pour les avertir.  Arrivez délicatement et penché le plus possible vers l’avant.  Arrêtez-vous souvent et tournez la tête un peu partout de façon rusée comme le font les cerfs.  Lâchez des appels à l’occasion, mais pas trop souvent.  Vous pouvez faire semblant de manger dans le champ en vous mettant le nez au sol tout en restant penché*.  Avancez discrètement vers eux, mais d’une façon TRÈS lente et très sournoise.  Ce qui est important, c’est de se mettre dans la peau du cerf et de réfléchir à chaque mouvement que l’on va poser.

  *Je crois que cet élément met beaucoup de confiance entre vous et eux.  Il faut leur montrer que votre but premier n’est pas d’aller les visiter, mais bien d’aller vous nourrir.  Il faut garder de l’indiférence…

Le type de chevreuil à imiter…  Une affaire saisonnière

Évidemment, on peut se demander quel cerf ont doit imiter ( le mâle, la femelle ou le veau ? ).  Ayant fait plusieurs tentatives avec les sons des différents sexes, je peux sans aucun doute affirmer que la saison de l’année influence sur l’efficacité de l’approche avec les différents sons. 

Printemps et été :  Durant ces deux saisons, le cerf est à sa plus grande ouverture face à l’approche !  C’est à cette période qu’ils sont les moins craintifs.  L’appel doit être fait en fonction du sexe de l’animal qu’on tente d’approcher.  On doit faire l’appel du mâle si la bête est un mâle et celui de la femelle si ça en est une.  Les groupent se forment à cette période de l’année.  En général, les groupes sont formés en fonction du sexe.  Les mâle restent ensemble et les femelles font de même afin d’établir leur rang social dans le groupe, et ce, afin de se préparer à la période du rut.  Lors de la mise à bas des femelles et jusqu’à la fin de l’été, l’appel du veau peut également être très payant pour attirer les femelles ayant l’esprit maternel vif !

Automne :  Autant cette saison peut être facile pour l’approche, autant elle peut être difficile.  Ce qu’il faut, c’est utiliser les bons outils au bon moment.  Il est évident que vous n’irez pas faire un « grunt call » devant un petit mâle d’un et et demie !  Par contre, devant le mastodonte des lieux, ce type d’appel peut être très efficace.  Durant cette saison, je crois que le plus simple à faire reste d’imiter une femelle.  Pourquoi ?  Parce que ça ne fait peur à aucun individu.  Ça peut même attirer un gros buck en plein cœur du rut !  Selon moi, on peut appeler l’appel de la femelle « l’appel universel » ( efficace en toute saison ).

 

Est-ce efficace à chaque tentative ? :

Bien sûr, il n’y a pas de recette miracle.  Le cerf de virginie reste l’un des animaux les plus difficiles à chasser en Amérique du nord.  Moi, je dois dire que la technique est efficace assez souvent, mais les conditions en sont favorables.  C’est à dire que je réside dans un lieu où les cerfs n’ont pas été chassés depuis 40 ans…  La chasse vient juste d’ouvrir et c’est seulement à l’arc et trois jours à la poudre noire…  Chose certaine, il est plus difficile d’approcher des cerfs qui vivent dans un secteur où la pression de chasse est élevée…  Naturellement, il est plus facile d’approcher un cerf seul que dix à la fois !            

 

 

Et voilà 3 de mes amies qui m’observent!

J’ai fait rencontre avec ces deux spikes à 13h00 le 29 Juin dernier.

Et non…  Ça ne marche pas à tout coup…

Cette femelle était à 10 mètres de moi et je crois qu’on a été surpris les deux !

Arriver par le bois situé en bordure du champ qu’ils fréquentent peu les mettre en confiance !  C’est le cas avec ces deux belles femelles !

Cette femelle semblait très curieuse !  La position de son coup qui s’étire en témoigne bien !  J’ai été chanceux que mon pouce ne la cache pas au complet !  Qu’est-ce que vous voulez…  J’étais sur les nerfs ha ! ha !

Pour conclure, citons trois mots qui vont accroître vos chances d’avoir du succès avec la technique :  PATIENCE, VIGILANCE et ENDURANCE !  J’espère que la technique vous aidera à approcher les cerfs à de plus courtes distances.  Je sais que certaines personnes peuvent avoir de la misère à croire en cette technique…  Il suffit de faire ses propres expériences et d’en déduire ses propres conclusions !  

Simon Paradis

Note de Pierre Chabot : La technique d'approche du cerf que Simon s'est employé à nous décrire est très intéressante mais je vous invite à la plus grande prudence lorsque vous l'employez. Surtout, ne jamais employer cette technique en période de chasse et surtout jamais sans dossard. Un chasseur est peu trop vite sur la gâchette ou un ou un braconnier pourrait s'avérer dangereux. Alors la prudence est de mise ! 

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Concours : Journée pour La relève !

Chevreuil.net désire donner un coup de pouce à La relève. Alors, nous avons créé à l'automne 2002, un petit concours qui a été très populaire. Les gagnants se méritaient une journée-rencontre avec des chroniqueurs de Chevreuil.net à la Ferme Monette ! Ils pourront être accompagnés d'un adulte. La date de rencontre est le 30 août prochain !

Les gagnants du concours sont :

  • Simon Renaud

  • Kévin

  • Samuel Paquette

  • David Proulx

  • Gabriel Jacques

  • David Bienvenue

  • Simon Paradis

  • Jean Raphaël Gosselin

  • Ludovic Ménard

  • Olivier Fillion

  • Samuel Millette

  • Gabriel Thibault

Félicitation aux gagnants et au plaisir de vous voir à la Ferme Monette ! Nous communiquerons avec vous pour vous donner plus d'informations. 

Merci à la Ferme Monette d'avoir contribuer si gentiment à ce concours !!!

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