La chronique de Michel Turenne


Michel Turenne, habite La Macaza dans les Hautes Laurentides ou il a pris sa retraite il y a quelques années. Chasseur de chevreuils depuis presque 40 ans, il a acquis un terrain de chasse privé ( 76 acres ) en plein dans un des meilleurs territoire du Québec. Il vit donc avec ses animaux favoris à l'année.

Photographe amateur, il a cumulé une collection de photos de Bucks "sauvages" impressionnante.

L'excellente plume de Michel nous a transmis cinq articles forts intéressants :

 

Réflexion sur la saison de chasse au chevreuil 2005

Plusieurs se demandent pourquoi la chasse fut semble-t-il moins bonne cette année.

J’ai eu l’occasion d’échanger avec plusieurs chasseurs durant et après la dernière saison de chasse au chevreuil. Ces échanges ont eu lieu dans mon coin de pays soit à Rivière Rouge ( l’ Annonciation) , au magasin ¨Le coureur des Bois¨, chez l’armurier Jonathan Loyer de La Macaza, au Utramar de mon ami Claude David de Labelle et aux différents restos fréquentés lors des 10 jours ou j’ai chassé sur mon lot à La Macaza dans la zone 11.

Il y avait une quasi-unanimité : on voyait très peu de bucks cette année et dans certains cas moins de femelles. Certains privilégiés ayant eu du succès avouaient que le nombre de chevreuils vus était moindre que les années passées. Un groupe de 8 chasseurs chevronnés ayant séjournés dans un petit B&B du Lac Chaud de La Macaza et qui chassaient dans une excellente zone de la réserve faunique Rouge Mattawin n’ont récoltés qu’un 8 pointes de belle taille en 7 jours de chasse sans apercevoir d’autres individus matures.

Pour ma part, mon frère Marc et moi avons investis environ 80 heures de chasse réparties sur 10 jours entre l’ouverture de la saison le 29 octobre à la fermeture le 20 novembre 2005. Nous avons vus de multiples femelles et jeunes du printemps soit en moyenne 12 chevreuils chaque  par session de chasse et seulement un spike  et un 4 pointes qui ne répondaient pas au critères QDM que nous respectons sur mon lot (72 acres). Donc, vous avez devinés, nous sommes revenus bredouilles cette année.

Nous pratiquons, mon frère et moi la chasse en mirador sur appâts. Cette méthode est adaptée à notre âge, nos capacités physiques et à la grandeur du terrain qui nous est disponible. Je chasse cette terre depuis que j’en ai fait l’acquisition en 1997 et y ai récolté personnellement 8 bucks en 8 saisons précédents 2005 dont 5 huit pointes et plus. Mes invités quand a eu ont récoltés 16 chevreuils dont 11 matures et une femelle. Il faut dire ici que la pratique du QDM nous était inconnue avant 2001.

Après de multiples réflexions concernant le peu de bucks aperçus, toutes les hypothèses discutées et analysées, tenant compte des différents commentaires reçus de tous et, confirmation par la baisse de la récolte de bucks dans plusieurs zones de chasse dont la 10 et la 11 ou nous habitons voici quelques hypothèses que nous avons retenues.

Premièrement la prédiction d’Alain jr Madore sur le retard du rut cette année, s’est avérée fort juste. Les premiers vrais signes de pré-rut sur ma terre sont apparus durant la dernière semaine de la saison soit vers le 17 novembre. Le peak du rut chez nous a du avoir lieu du 22 au 25 novembre. Donc si cette hypothèse est vraie les déplacements du chevreuil durant la saison de chasse étaient plus limités qu’à la normale.

Deuxièmement, il y avait autant sinon plus de chevreuils chez nous que par les années antérieures, à preuve nous n’avons jamais offert autant de pommes, de carottes et de moulées que cette année et à notre arrivée le matin tout était disparu. Constatation : les chevreuils étaient de nuit beaucoup plus qu’à la normale, surtout les bucks. Pourquoi ?

Finalement mon hypothèse favorite est celle-ci et je ne prétends pas possédé toute la vérité, cette hypothèse en vaut une autre :

Un de mes compagnons de travail est aussi employé municipal à la voirie d’une petite municipalité à l’ouest de Mont Tremblant ( St-Jovite) et qui se nomme Weir (Moncalm) dans la zone 10 est. Il est appelé a arpenté le territoire de sa municipalité de long en large, jour et nuit et pour toutes sortes de raison : accidents routiers, feus, inondations, neige, entretien des routes etc.

Quelques semaines avant la saison de chasse, je lui ai demandé s’il voyait beaucoup de chevreuils. Sa réponse fut affirmative et même encourageante : oui et particulièrement des bucks comme jamais auparavant mais durant la nuit parfois par groupe de 3-4 en plein milieu du village et ce durant tout l’été et le début de l’automne.

Après la chasse je lui ai demandé si la chasse avait été bonne dans son patelin. Des succès très mitigés comparativement aux années passées me dit-il. Donc comme chez nous à La Macaza. Pourquoi lui demandai-je ? Et bien selon lui et selon ses collèges de travail de la voirie, c’est à cause de l’été exceptionnellement chaud que nous avons eu. Les chevreuils et les bucks en particulier ont pris l’habitude de se nourrir exclusivement de nuit, les journées étant beaucoup trop chaudes pour les déplacements et peut être du à un automne chaud, ils ont transposés cette habitude jusqu’à durant la saison de chasse.

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j’aime cette théorie combinée avec les prédictions justes d’Alain jr sur le rut tardif de cette année.

Voilà, il faut toujours se trouvé une raison pour justifié une saison infructueuse. Les miennes sont trouvées et je peux patienté et dormir en paix jusqu’à l’an prochain tout en espérant un été 2006 frais et pluvieux. Oups…mon épouse vas m’haïr.

Michel Turenne

15 décembre 2005 

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Buck dominant sur appâts

J’ai vécu, lors de ma dernière journée de chasse 2003, une expérience que bien peu de chasseurs ont eu la chance de vivre au cour d’une situation de chasse en forêt. Cette expérience m’a prouvée plusieurs choses.

  1. Premièrement les phases lunaires influençant le peak du rut, tel que préconisé par Alain jr Madore et plusieurs autres experts, il faut y croire.
  1. Deuxièmement, ça vaut la peine d’attendre jusqu’à la dernière minute de la dernière heure  pour avoir une chance de récolter le buck dominant, si c’est votre objectif.
  1. Finalement, oui, il est possible, hors de tout doute, de récolter un buck dominant sur des appâts.

Ma saison de chasse à l’arme à feu qui a débutée comme tout le monde le 1er novembre, s’est déroulé comme à l’habitude : beaucoup de chevreuils sur mes appâts à tout les jours. J’ai refusé plusieurs petits bucks d’un an et demi et deux ans et demi : spikes, trois, quatre, six et même huit pointes. Par contre le deux premières  semaines de la saison ont été quelques fois assez dures du côté climat : neige, pluie, froid et surtout vents forts, donc, assez exigeant physiquement.

Ma partenaire de chasse, Lise, mon épouse, a récolté un 6 pointes très respectable, pesant 159 livres éviscéré, jeudi le 6 novembre vers 14.30 heure. Ce buck de 2.5 ou 3.5 ans, était accompagné d’un deuxième 6 pointes un peu plus petit. Ils sont venus aux appâts sur une ligne d’odeurs que j’avais faite trois heures plus tôt.

Vers la fin de la deuxième semaine, un 8 pointes est venu me visiter à quelques reprises et cédant à la fatigue de plus de 50 heures de « tree stand »,  j’ai récolté ce « 8 » samedi matin le 15 novembre vers 9.05h . C’est un chevreuil de 2.5 ans pesant 145 livres éviscéré. J’étais heureux de ma saison de chasse même si je n’avais pas atteint mon objectif du début qui était d’attendre le dominant de mon secteur.

Durant cette fin de semaine, la troisième de notre saison de quatre dans la zone 11, mon beau père, Jean, 82 ans, qui habite avec nous, remarque que les prévisions météo pour la dernière semaine s’annoncent très clémentes. Il me demande si j’accepterais de l’accompagner pour quelques après-midi de chasse s’il achetait son permis. Bien sur,  j’accepte et si tôt dit, si tôt fait. Jean achète son permis dimanche après-midi et nous voilà donc à la chasse dès lundi après-midi.

La température est très clémente et agréable tout au long de la semaine ou j’agi comme guide à mon « chum » Jean. Pas facile pour un obsédé de chasse au chevreuil comme moi de ne pas avoir d’arme n’ayant plus le permis requis. Nous observons entre 5 et 15 chevreuils par après-midi  dont trois « spike bucks », de 13.30h. à 16.30h. les lundi, mardi, jeudi, vendredi et finalement nous sommes samedi le 22 novembre 2003. C’est notre dernière session de chasse, car nous avons un engagement familial prévu pour le dimanche, dernière journée de la saison pour l’arme à feu dans la zone 11.

Nous nous installons dans le tree stand vers 12.30h. avec notre lunch. Jean est à ma gauche en ligne avec le bord de la swamp. Nous surveillons une ligne de tir principale de 90 mètres de long par 5-6 mètres de large ou j’appâte depuis le début d’octobre. La swamp, très sale, à gauche, et d’une largeur de 40 mètres est une zone de transition entre le lot de mon voisin , boisé mature, et mon lot, coupe forestière d’une vingtaine d’année.

L’après-midi se déroule selon le scénario habituel de visites sporadiques de cerfs sans bois, surtout des jeunes. Il fait très beau, pas de vent, le mercure est à 8 degrés jusqu’au coucher du soleil alors que ça tombe rapidement vers les 3-4 degrés.

Vers 15.45h. un « button buck » sort de la swamp à 60 mètres, suivi de près par sa mère, une jeune biche grisâtre. Les deux se régalent sur un tas de carottes alors qu’une grosse femelle sort avec ses deux veaux sur le petit monticule à 90 mètres. Au bout de quelques minutes la « grosse » retourne dans le bois en laissant ses deux veaux et la petite grise en fait autant, mais, accompagnée de son jeune. Les deux femelles ne démontrent aucun comportement particulier à ce moment.

Vers 16.20h, le petit en premier, la petite biche grise suivant de près,  sortent au même endroit que plus tôt et vont sur les carottes qui sont à 3 mètres de bord de la swamp. Le jeune se tasse rapidement plus loin et au même moment la grosse biche sort à son tour, tasse la plus petite et se retourne vers d’où elle vient et fixe intensément des yeux et des oreilles le fond de la swamp d’où elle vient de sortir, tel un chien pointeur.

Le soleil se couche et la clarté diminue très rapidement  dans cet environnement qui est en fait un trou dans le bois environnant. Voyant les agissements des deux biches je chuchote à mon beau-père : « Il y a un buck dans la swamp, il va sortir bientôt, j’en suis sur ».

Je surveille la scène avec mes jumelles et soudain, dans la pénombre, je vois un très gros panache penché vers l’avant qui s’avance lentement vers les femelles. Je quitte la scène des yeux et chuchote à mon partner « c’est un gros buck, tire ». Jean lève sa carabine mais semble chercher la cible. Je retourne à mes jumelles et je ne peux croire ce que je vois : le buck est monté sur une des femelles et la sailli à grand coups. Je le vois comme une feuille de 4x8 ainsi grimpé sur le dos de sa femelle. Je lâche mes jumelles et regarde Jean qui semble encore chercher le buck.

Me tournant de nouveau vers le bord de la swamp, je vois le buck au panache très large qui maintenant regarde en notre direction et, quelques secondes plus tard, en deux enjambées retourne doucement dans la swamp. Le tout, très difficile à évalué, a duré 45 secondes environ. Cette scène restera gravée à jamais dans ma mémoire. Après vérification, Jean avec son angle de vision, la noirceur grandissante et plusieurs  branches, ne pouvait que très difficilement voir la cible pourtant très grosse.

Impossible pour moi de dire le nombre de pointes, mais il y en avait plusieurs. Ce que je me rappelle le plus c’est la grosseur des merrains, la masse imposante du panache et la largeur dépassant les  20 pouces du « boss » du coin. Je peux affirmer que si, personnellement, j’avais été en situation de chasse, mes chances de récolter ce monstre aurait été excellente étant donné la meilleure perspective que j’avais sur la scène.

Il semble que bien peu de chasseurs aient eu l’occasion d’assister à une scène d’accouplement de chevreuils en situation de chasse. J’ai vérifié auprès de Jacques Monette, propriétaire de la Ferme Monette, et celui-ci me confirme que l’accouplement des chevreuils dure environ de 10 à 15 secondes et que les femelles vraiment en oestrus accepte le buck sans esquives tel que je l’ai vu.

En conclusion, lorsque l’on se fixe des objectifs élevés, le doute, la température, le temps, la fatigue et plusieurs autres facteurs peuvent miner ceux-ci. La scène à laquelle j’ai eu le privilège d’assister m’a redonnée toute la motivation requise pour l’an prochain : je vais récolter le dominant de mon territoire ou je serai bredouille.

Tel qu’énoncé au début, le peak du rut chevauchait le 22 novembre tel que le tableau d’Alain jr Madore le démontrait, la dernière minute est aussi importante que la première minute du matin de l’ouverture et finalement la méthode d’attirer les femelles en oestrus sur appâts peut porter fruit par la récolte d’un gros buck dominant, je peux en témoigner sans équivoque.

J’ai déjà hâte. C’est ce qui fait de la chasse le merveilleux sport qu’il est.

Bonne chasse 2004!

Michel Turenne

1er décembre 2003 

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Le nourrissage du chevreuil

S’il existe un sujet parfois controversé, c’est le nourrissage du chevreuil soit pour la chasse, soit l’hiver près ou dans les ravages. Depuis quelques années cette pratique est devenue courante autant l’automne comme méthode de chasse que l’hiver par les résidents des campagnes et même de villes qui ont la chance d’habiter à proximité d’un ravage hivernal.

Qu’il nous suffise d’observer les tonnes de carottes et de pommes qui sont en vente partout près des territoires de chasse, pour réaliser à quel point la chasse à l’affût sur un appât est maintenant devenue une méthode extrêmement populaire et productive.

Certains disent que c’est une méthode de chasse peu sportive, d’autres affirment que c’est simplifier le défi relier à la récolte d’un chevreuil et quelques un réclament l’abolition de l’appâtage pour la chasse et même l’hiver pour l’observation du chevreuil près des habitations.

Le nourrissage l’hiver

Il y a maintenant 6 ans que j’habite La Macaza, petit village des Hautes Laurentides, lieu d’un des plus importants ravage d’hiver du chevreuil au Québec : 300km.carré et plus de 15,000 têtes au dernier compte ( Zone 11 au complet : 552 km. carré et + de 27,000 têtes en 2000, probablement + de 30,000 aujourd’hui.

Je nourris les chevreuils depuis le début et les joies et observations que cette activité m’a procuré ainsi qu’aux membres de ma familles et amis sont innombrables. Tout de suite je dois vous dire qu’en toutes ces années, un seul chevreuil a été tué par une auto devant chez nous parce que l’automobiliste roulait très au dessus de la limite de vitesse permise. 

Par contre je crois avoir aider plusieurs individus à passer l’hiver. Il y a deux ans deux orphelins se sont pointés à notre mangeoire. Le petit mâle était plus petit que la normale et les autres chevreuils ne les laissaient pas manger. Je suis convaincu que ces deux « minis » n’auraient jamais passer l’hiver sans les rations personnalisées dont je les ai nourris jusqu’au printemps.

J’ai en tête aussi de nombreux gros bucks qui sont arrivés chez nous pas mal amochés après une saison de rut épuisante de combats et de nombreuses femelles courtisées et saillies. L’apport additionnel de bouffe que je leur sert les aident sans contredit à traversé la période critique de la fin de l’hiver alors qu’ils sont parfois l’ombre d’eux mêmes.

Voici un article de Monsieur Jean Haman qui nous en apprend davantage sur le nourrissage du chevreuil :

Servir le cerf sans l’asservir

Il serait possible de nourrir les chevreuils sans modifier irrémédiablement leur comportement naturel, suggère une étude menée par des chercheurs du département de Biologie de l’université de Laval à Québec.

Nourrir des chevreuils pour les aider à survivre au rude hiver québécois n'en fait pas des accros de la mangeoire. En effet, contrairement à ce qu'anticipaient plusieurs spécialistes de la faune, le nourrissage artificiel des cerfs de Virginie ne semble pas modifier irrémédiablement leurs déplacements quotidiens ni la superficie de leur domaine vital. C'est ce qu'a découvert une équipe de recherche du Département de biologie, formée de Diane Grenier, Michel Crête et André Dumont, en étudiant un groupe de chevreuils munis de radio-émetteurs.

À l'hiver 1995, les chercheurs ont suivi, par télémétrie, les déplacements de chevreuils dans le ravage (lieu d'hivernage du chevreuil) de Pohénégamook. Neuf de ces bêtes fréquentaient des postes d'alimentation et sept autres bêtes ne broutaient que les ramilles des arbres et arbustes poussant naturellement sur leur territoire. Les chercheurs ont ainsi estimé qu'entre janvier et avril, les animaux qui se rendaient aux auges avaient un domaine vital de 42 hectares contre 39 pour les animaux qui avaient une alimentation strictement naturelle.

"Les cerfs ont eu tendance à rester plus près des auges au début de l'hiver qu'à la fin mais leur domaine vital n'a pas varié pendant la période de d'étude, soulignent-ils dans l'article qu'ils publient sur la question dans le dernier numéro du Canadian Field Naturalist. Au cours d'un hiver où l'enneigement a été moyen, un nourrissage artificiel des cerfs fournissant environ le tiers de leurs besoins alimentaires n'a pas modifié leur patron d'utilisation de l'espace dans un ravage où la compétition pour la nourriture était intense."

En 1995, le ravage de Pohénégamook comptait 500 animaux répartis sur 25 kilomètres carrés. À l'époque, une vingtaine de résidants de cette région alimentaient les cerfs près de leur résidence et environ 20 % du troupeau fréquentait les postes d'alimentation. Comme l'ont rapporté les médias l'hiver dernier, nourrir les cerfs est devenu monnaie courante dans l'Est du Québec où la rigueur des hivers cause une forte mortalité chez les chevreuils. Lorsque le couvert de neige est trop abondant, les chevreuils limitent leurs déplacements à une zone restreinte où ils épuisent peu à peu les sources de nourriture accessible. Si les conditions de neige et de froid sont extrêmes, jusqu'à 50 % des chevreuils peuvent mourir de faim.

Les 1 500 cerfs du Témiscouata et du Bas-du-fleuve vivent à la limite nord de l'espèce. Le chevreuil tire de la langue dans cette région alors qu'il est devenu trop abondant presque partout ailleurs en Amérique du Nord. Selon le professeur de biologie Jean Huot, les opérations de nourrissage menées dans l'Est du Québec offrent tout de même un double avantage. Elles permettent de sauver des animaux lors d'hivers particulièrement rigoureux et elles mobilisent la population, ce qui crée un fort sentiment d'appartenance. "Quand la moitié du village s'occupe des chevreuils, c'est plus gênant d'en braconner", avance-t-il.

Article signée par M. Jean Haman

La chasse

Tel qu’ énoncé plus haut, la chasse au chevreuil sur appât a gagné en popularité de façon fulgurante depuis quelques années. D’accord ce n’est pas une méthode aussi valorisante que la chasse fine mais pour plusieurs c’est le moyen le plus efficace de récolter un chevreuil. Pensons aux chasseurs à l’arc, une fine à l’arc est un exploit extraordinaire, aux chasseurs ne possédants pas quelques centaines d’acres de terrain à leur disposition, aux chasseurs au peu plus âgés, aux chasseurs physiquement limités et aussi à monsieur ou madame tout le monde qui n’ont pas les habilitées ou le temps de pratiquer une chasse fine et avoir une chance raisonnable de récolte.

Les conclusion de l’étude des biologistes de l’université de Laval, publiée plus haut, s’appliquent intégralement à l’appâtage pour la chasse. De plus l’apport additionnel de bouffe sans dépense d’énergie pour se la procurer, permet aux chevreuils de débuter l’hiver avec un surplus de gras qui leur seras très profitable lors des semaines critiques de l’hiver suivant.

L’abondance de notre cheptel chevreuil permet aujourd’hui à une grande majorité de chasseurs d’avoir une opportunité raisonnable de récolter un chevreuil tout en contribuant à limiter l’expansion de celui-ci  à des niveaux néfastes. L’appâtage contribue à atteindre ces objectifs, encourage la relève et procure de la venaison à des milliers de familles.

Au lieu de critiquer les méthodes de chasse des autres, concentrons nos efforts à faire connaître notre sport sur ses vrais valeurs et avantages.

Michel Turenne

24/11/02


Photo prise par Michel Turenne

Montage Européen

Cet article est l'adaptation de celui écrit par Russell Tornberry paru dans la revue Buckmasters Whitetail magazine d'oct.98 .

Même si le sport de la chasse est universel, le mot trophée n’a pas la même signification pour un chasseur européen. Nous, les nord-américains, avons tendance à désigner un trophée par des systèmes de pointages plus ou moins compliqués. Prenons exemple le système Boone&Crocket ou le Pope&Young ou encore le BTR « scoring system » et plus récemment le club des records Sentier Chasse-Pêche.

Les Européens, eux, considèrent chaque panache de gibier comme un trophée. Chez nous, pratiquement seules les têtes dites trophées sont naturalisées à un coût de plusieurs centaines de dollars (entre 600.00$ et 800.00$ pour un chevreuil) et les autres sont coupées au ras le crâne et les cornes sont accrochées sur un mur du garage si ce n’est qu’elles prennent le bord de la poubelle. Chez les européens chaque animal digne d’être chassé mérite les honneurs d’un montage pour rendre honneur au gibier récolté quelque soit son gabarit.

Je vous propose donc un montage de panache de style dit "Européen" bien que ce genre de montage soit fort populaire dans l'ouest Canadien et Américain. Vous pourrez ainsi honorer votre trophée de cet automne quelqu'en soit l'envergure.

Étape 1 :

Enlevez le plus de viande et tissus possible sur et dans le crâne. En utilisant un scie aux dents fines ou une scie à viande; faites une coupe sur le coté du crâne en passant sur la partie inférieure de la cavité de l’œil jusqu’à la partie inférieure de la structure du nez. (voir schéma A )

Coupez jusqu’à la moitié du crâne de chaque coté selon la ligne pleine montrée dans le schéma A tout en laissant un léger excès qui sera sablé plus tard selon la ligne hachurée du dessin. Il est maintenant facile de vider le contenu de l’intérieur du crâne.

 

 

Étape 2 :

Faites tremper la crâne dans de l’eau propre  pour enlever le sang demeuré dans les tissus restants. Changez l’eau chaque jour jusqu’à ce que l’eau demeure propre et que les tissus restants soient blanchâtres. Deux ou trois jours de trempage sont normalement suffisants.

Étape 3 :

Faites bouillir le crâne jusqu’à ce que tous les tissus se détachent, ce qui peut prendre jusqu’à 6 heures. Le crâne devrait être déposé dans une rôtissoire et submergé jusqu’à la base des cornes sans toutefois que cette base soit dans l’eau bouillante car cette partie du panache deviendrait graisseuse et très foncée. Lorsque le crâne est complètement débarrassé de tissus, sortir celui-ci de l’eau bouillante.

Étape 4 :

Le blanchiment du crâne doit commencer immédiatement après l’étape 3 alors qu’il est encore imprégné d’eau. Une solution de peroxyde liquide de 30 volume est idéale. Placez le crâne dans un plat peu profond, et couvrez chaque centimètre carré de celui-ci jusqu’à la base des cornes avec des tampons de cotons sans, encore une fois, toucher à la base des cornes. Imbibez de peroxyde tout les tampons, ceux-ci agiront comme une éponge et garderont le crâne humide tout le long du processus. Ajoutez du peroxyde tout les 6 heures pour remplacer l’évaporation naturelle. Après un trempage de 24 heures, retirez le crâne du peroxyde et faites sécher sous la lumière directe du soleil, ce qui assure une blancheur-neige lorsque complètement asséché.

Étape 5 : 

Passez le dessous du crâne doucement sur une sableuse pour le rendre parfaitement égal à la surface de la plaque sur laquelle nous nous apprêtons à installer notre trophée.

Étape 6 :

Faites un trou à l’endroit indiqué sur le schéma B entre les cavités orbitales et la cavité du cerveau. Le boulon devrait être de 5/32 – pouce de diamètre et de 1¼ pouce de longueur. Placez le crâne sur une plaque de bois de votre choix, je préfère du chêne teint et percez un trou au centre de la plaque à l’endroit vis-à-vis le trou du crâne. Insérez le boulon tel qu’indiqué au schéma C .

 

Et voilà, le tour est joué, votre panache a fier allure et est maintenant digne d’être accroché sur votre mur de trophées. Le tout vous a peut être coûté 25.00$ tout au plus et nécessité quelques heures de travail. Ce style de montage s’applique surtout au chevreuil mais si je récolte un orignal cette année, je compte bien monter mon buck de cette façon.

 

Schéma B

Bonne saison de chasse 2002

Michel Turenne

07/09/2002

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Le Respect du gibier

Tout évolue, incluant les us et coutumes des chasseurs. Autrefois, on parlait de tuer notre chevreuil ou notre orignal, aujourd’hui on parle de récolte.

Les groupes anti-chasse sont omniprésents et sont une menace réelle à notre sport. Ne leur donnons pas de munitions en leur exposant des photos sanguinolentes et la vue de carcasses de gibier sur le toit de nos véhicules, surtout de veaux et femelles.

Le transport

Le chasseur ayant récolté la bête convoitée est légitimement fier de son exploit et veut partager sa fierté avec tous. Cependant, il faut tenir compte des personnes ne pratiquant pas notre sport et surtout ceux qui veulent abolir celui-ci. Soyons plus discrets et humbles dans notre fierté.

Autrefois, il était obligatoire, selon la loi, pour le chasseur de gros gibier d’exposer la carcasse du chevreuil ou le tête de l’orignal sur le toit de la voiture ou du camion. Aujourd’hui, la loi ayant évoluée, nous pouvons placer le gibier dans le coffre de l’auto, la boite du camion ou de la remorque pour le soustraire aux yeux sensibles.

Beaucoup de chasseurs ne réalisent pas l’aversion que provoque pour beaucoup, la vue de carcasses de caribous congelées les quatre fers en l’air à leur retour de la chasse d’hiver dans la toundra. Une bâche recouvrant le tout suffirait pourtant à éviter toute controverse et protègerait d’avantage notre récolte des saletés de la route que ce soit chevreuil, orignal, caribou ou encore un ours.

Les photos

Beaucoup de revues refusent maintenant de publier des photos ou on voit du sang, des quartiers d’animaux ou une cavité thoracique ouverte et même dans certains cas, des armes à feux. Ce genre de photos est jugé  offensante par les éditeurs avec raison.

Il est si facile de transporter une mini-caméra dans son sac à dos ou dans une poche de vêtement afin de prendre de superbes photos du gibier récolté sur le site même de l’abattage avant l’éviscération. D’ailleurs les arrières-plans pris en forêt sont beaucoup plus jolis que ceux pris dans l’entrée de garage de mononcle, sur le gazon de la belle sœur ou encore dans la remorque du paternel.

 

Un peu d’attention aux détails, comme le sang sur la neige ou sur la gueule, la langue pendante de l’animal, peut nous  permettre de faire de magnifiques photos beaucoup moins offensantes.

En général les gens prennent des photos à de trop grande distance en voulant photographier l’animal au complet, le ou les chasseurs, le paysage, le tout dans la même photo. Un plan rapproché de la tête du gibier avec l’heureux chasseur est beaucoup plus révélatrice de la qualité du trophée et donne une photo rendant réellement vraiment justice à l’exploit. Le groupe et le paysage peuvent faire l’objet de d’autres prises photographiques.

Évitons les boites de pick-up, les garages, les animaux suspendus par le cou ou par les cornes, le sang, les armes et glorifions plutôt notre récolte par des photos de bon goût. Un bon moyen d’apprendre à faire d’excellentes photos est d’imiter les photographes professionnels dont les photos sont publiées dans les revues populaires de chasse et pêche.

Tout est perception

Si nous voulons faire respecter notre sport à sa juste valeur et perpétuer celui-ci par la relève, respectons les autres et ne leur donnons surtout pas de munitions pour nous tirer dessus. Se pavaner pendant une semaine avec une tête d’orignal sur un véhicule ou revenir en ville dans la circulation du dimanche soir avec un chevreuil sur le toit ne nous attire aucune sympathie, bien au contraire.

Présenter quelques photos bien faites de notre chasse à nos compagnons de travail par apport à une série de photos ou le sang abonde et ou le gibier n’est pas respecté dans la façon d’exposer la carcasse peut faire toute une différence dans la perception qu’ont les non-chasseurs de notre activité sportive favorite.  

Michel Turenne

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L'appâtage est une technique utilisée par bien des chasseurs... profitons de leurs expériences !

Je pratique ce style de chasse depuis 5 ans et j'ai eu des conseils, au début, d'un "vieux de la vieille" du coin.

Pour débuter, le sel contrairement à ce que j'avais entendu, est apprécié des chevreuils même à l'automne. Régulièrement, j'ai vu des chevreuils bouffer des pommes et/ou carottes à satiété et, avant de quitter le site d'apâttage, lécher mon bloc de sel à vaches pendant de longues minutes.

Certains individus (chevreuils) préfèrent les pommes et d'autres, les carottes. Les deux sont excellents, les pommes sont plus odorantes et sucrées donc un avantage, par contre les carottes sont la moitié moins dispendieuses. Je débute ma saison d'appâtage environ 8 semaines avant le début de la saison de chasse par environ un sac de pommes ou de carottes par site deux fois/semaines. Pourquoi? pour créer l'habitude chez les chevreuils résidents qui créent des sentiers impressionnants vers les sites d'appâtage et répandent l'odeur de la bouffe dans un rayon impressionnant du site.

Il est vrai que 95% des chevreuils observés durant la journée en octobre sont des femelles et des jeunes, mais lorsque le rut de novembre rentre en ligne de compte, les bucks créent leurs lignes de grattages et de frottages tout autour du site d'appâtage et viennent régulièrement visiter celui-ci.

Il est important de regarnir le site toujours à la même heure et de préférence vers l'heure du midi. Les chevreuils étant des créatures d'habitudes, ils s'habitueront aux déplacements humains et ne changeront pas de village à chaque visite.

Un autre détail pour ceux qui seraient tentés de bâtir des auges ou autres structures pour la bouffe. Je préfère distribuer mes pommes et carottes sur le sol et le plus éparpillées possible. Plus de cerfs peuvent s'alimenter en même temps et les odeurs se dispersent mieux.

Je dispose autant que possible mes miradors sur un "button" et à environ de 50 à 75 mètres de distance. Ainsi mon odeur n'est jamais un facteur, étant à plus ou moins 10 à 20 mètres plus haut et à bonne distance du site d'appâtage. Ceci me donne aussi une plus grande marge de manoeuvre au niveau mouvements et bruits, facteurs très important lorsque l'on se tape un 8à 9 heures de mirador.

Je regarni mes sites la veille de l'ouverture et en même temps j'installe mes corridors de senteur. Sur mon vtt, j'ai toujours un sac de pommes/carottes au cas ou le site serait vidé durant la nuit et sur l'heure du midi je regarni mon site. En parlant de vtt, je laisse celui-ci à bonne distance du mirador en situation de chasse.
 
Un détail important: bien éclaircir une bonne allée de tir entre le mirador et le site d'appâtage. Je taille aussi quelques autre allées de tir à 45 degrés de chaque coté du site.

Autre détail, je n'aime pas éviscérer mon gibier sur le site. Après les photos d'usage, beaucoup plus propres d'ailleurs, je transporte le gibier près de mon aire de stationnement de vtt ou je procède à l'éviscération ne contaminant pas ainsi mon site d'appâtage.

Résultats : sur mon site favori, récolte de 7 bucks en 4 saisons de chasse dont 4 par moi-même.

Des questions ? Il me ferait plaisir d'y répondre.
page Forum de discussion.

De nouveaux trucs? Je suis toujours à l'affût, car toutes les méthodes peuvent être améliorées.

Michel Turenne

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Les préparatifs d'avant-chasse : un «MUST» pour une chasse au chevreuil réussie !

Le mois d'août est arrivé et malgré les chaleurs de la journée, les nuits sont fraîches et tous les chasseurs commencent sérieusement à penser à la prochaine saison de chasse. Pour certains il y aura, précédent la chasse du chevreuil, un voyage de chasse à l’orignal, la planification de cette expédition est déjà commencée, et la chasse aux migrateurs et petits gibiers. Mais il est aussi temps de planifier sa chasse au chevreuil. Si des permissions de propriétaires sont requises, c’est le temps de payer une visite de courtoisie à ceux-ci. Si une location de terrain de chasse est votre solution, dépêchez-vous pour ne pas vous faire devancer.

Fin août, début septembre : il est temps de construire le nouveau mirador, malgré que le printemps soit plus propice à cette activité. Il est aussi et surtout le temps de vérifier les miradors existants et de les réparer si requis. Les échelles doivent particulièrement attirer l’attention pour une question évidente de sécurité, vérifiez chaque barreau minutieusement ainsi que les montants latéraux.

On profite aussi de l’occasion, étant sur place, pour faire un peu d’élagage de branches qui ont allongées durant l’été et qui obstruent nos allées de tir vers le site d’appâtage.

Pour ceux qui utilisent des plate-formes portatives, le choix des arbres ou installer celles-ci doit se faire et essayer. Des allées de tir discrètes seront taillées ainsi que les quelques branches nuisibles au mouvement de l’arme.

Un nouveau bloc de sel est-il requis, le vieux ayant été presque totalement lécher  par les chevreuils? C’est le temps d’y voir.

Il est aussi intéressant de vérifier tout l’équipement : armes, munitions, bottes, vêtements, senteurs etc.

Pourquoi si tôt? Parce que si des pièces d’équipements sont à remplacer ou à acquérir, les boutiques spécialisées regorgent de matériel à l’instar de la semaine précédant l’ouverture ou ils commencent à manquer d’inventaire.

Septembre : le champ de tir devrait accueillir tous les chasseurs sans exception pour vérification des télescopes, pratique du tir et re-familiarisation avec l’arme. Il est aussi temps de commencer l’appâtage.

Octobre : On intensifie l’appâtage à plusieurs fois /semaine et c’est le temps de faire de l’observation.

Il est très palpitant de passer quelques fin d’après midi sur le mirador et observer les différents chevreuils venir bouffer sur le site d’appâtage. Une anecdote : l’an passé, lors d’une de ces sessions d’observation, un très gros ours mâle se mit à engloutir mes pommes si durement transportées sur le site. Je suis descendu trrrrrès doucement du mirador sans attirer l’attention. Pensant ce site brûlé pour les chevreuils j’ai cessé de fourbir celui-ci pour une dizaine de jours et ai recommencé par la suite. L’ours n’a pas été revu et les chevreuils sont revenus. On peut aussi cesser les pommes et continuer avec des carottes pour lesquelles l’ours a peu d’intérêt.

Profitons des excursions de transport de pommes et carottes pour examiner discrètement les alentours du site à la recherche de grattages et frottages. Attention de ne pas déranger les sentiers qui ont maintenant été créés par les chevreuils. Une semaine avant l’ouverture cesser complètement ce furetage et nettoyer le sentier d’accès au mirador pour une approche silencieuse à celui-ci. Ne pas oublier le permis de chasse.

La veille de l’ouverture : remplir discrètement les sites de pommes-carottes à la même heure que d’habitude ( vers midi de préférence ) et installer quelques senteurs aux alentours : glandes tarsales congelées de l’an passé ou tampons accrochés aux arbrisseaux qu’on humectera de senteurs avant de monter sur le mirador le matin venu. Si possible, on peut aussi meubler le mirador : fauteuil, tapis, cornes pour le « rattling », corde de levage de matériel etc. Le tout pour tenter d’éviter le plus de déplacements et de bruits possibles le matin de l’ouverture.

Voilà, nous sommes prêts pour l’ouverture et la dernière difficulté est de trouver le sommeil!

Bonne chasse.

Michel Turenne

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Le plus beau trophée de Michel Turenne !

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Jean-Marie Racicot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Guy Turenne

Le 31 décembre 2001

Salut Pierre

Ci-joint, je te présente mon plus beau trophée à date. C'est mon beau-père à qui j'ai fais récolter ce superbe 8 pointes le 10 novembre dernier. Jean-Marie Racicot aura 81 ans la 22 janvier prochain.

Chasseur depuis plusieurs années, il avait à son crédit, antérieurement à ce buck, 4 chevreuils à l'arc et 4 autres à l'arme à feu.

En fin de journée du 10 novembre, c'était notre deuxième journée de chasse ensemble sur mon "tree stand", et sans avoir vu un seul chevreuil de le journée, il me souffle " il y en a un dans la "swamp". Me levant on ne peut plus doucement pour voir sur son côté, j' appercois un magnifique buck se faufilant, le panache bien haut, entre  la fardoche typique de cet environnement. Sans bruit "JM" monte la Remington, cal. 30-06, à son épaule et lorsque le buck se présente dans la petite clairière où se trouve les carottes, il fait feu et le chevreuil s'écroule comme une poche, frappé mortellement.

Jean Marie me donne ma carabine et me dit avec un grand sourire :" Elle tire bien cette petite carabine ". Il faut dire ici  qu'il y a quelques années, suite à deux malaises cardiaques, il a vendu tout son équipement de chasse, pensant ne jamais pouvoir revenir dans le bois.

A l' approche du buck étendu dans la neige Jean Marie fut surpris de la grosseur du chevreuil qu"il venait de récolter. Il me dit candidement : " c'est mon plus beau buck à date et tu sais Michel, c'est grâce à toi. Ce sera le dernier de ma carrière de chasseur que je termine en beauté aujourd'hui même, merci.

Ce fut pour moi la plus belle récompense et le plus beau trophée que d'avoir contribuer à la dernière chasse de mon vieux partenaire. Mais la vie continue et cette année mon fils Guy, à sa première saison, récolta un trois pointes au même endroit que son grand-père, avec la même arme et le même guide! Photo jointe.

Peut-être, qu'un jour, lorsque j'aurai l'âge de Jean-Marie, Guy m'aidera à récolter mon dernier Buck. 

P.S..: l'an prochain Guy se promet de laisser passer les "spikes " et d'attendre un mâle adulte comme son grand-père. .


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