LA RELÈVE


 

Cette page est consacrée à la relève. Les jeunes chasseurs se font de plus en plus rares et chevreuil.net désire promouvoir la chasse auprès des jeunes. Cette idée nous a d'ailleurs été suggérée par Simon Paradis !

 

Nous invitons les jeunes à nous faire part de suggestions et écrire des articles pour faire de cette page, une page intéressante et vivante.

Photo de Pierre Chabot

Quelques articles :


AIMER LA CHASSE , ÇA S’APPREND ET ÇA S’ENSEIGNE !

Par Luc Ferland

Mon fils Pier-Luk  me suit en forêt depuis qu’il a l’âge de pouvoir endurer les irritants (les mouches, la chaleur, etc.) que l’on doit subir lorsque l’on s’apprête à passer une journée entière à préparer nos emplacements de chasse pour l’automne qui vient.

Pendant toutes ces années, il a souvent mis à l’épreuve notre patience par le biais des nombreuses questions posées.  Celles-ci nous semblaient parfois tellement insignifiantes, mais il fallait toujours se souvenir que nous faisions face non seulement à quelqu’un de curieux mais surtout inexpérimenté, qui cherchait à en apprendre et en comprendre le plus possible sur les mœurs et habitudes du cerf de virginie.  Après tout, il n’avait que 6 ans, puis 7, puis 8 etc.  Puis il a commencé à lire. Nous l’avons abonné à des revues du style, « Sentier Chasse et Pêche », et « Aventure chasse et pêche » et il a par la suite commencé à visiter des sites tels que :  CHEVREUIL.NET.

12 ANS, L’AVENTURE COMMENCE

Cette année là, (nous sommes en 2004) il lui manque 2 mois pour pouvoir suivre son cours de maniement sécuritaire des armes à feu, il lui faudra donc se contenter de m’accompagner et se résigner à passer 12 à 13 heures par jour avec moi, dans une cache de 4 pieds par 4 pieds, sans arme à feu !

La veille de l’ouverture, comme d’habitude, nous nous rendons faire la tournée des caches, porter des réserves de carottes en quantité suffisante pour l’utilisation de la 1ère fin de semaine.  À notre arrivée à la 1ère, je constate qu’un ours est passé, qu’il a bouffé les carottes et cerné l’emplacement de celles qu’il avait préalablement digérées !!!   Il est donc décidé que le matin de l’ouverture serait plutôt consacré à chasser dans la 2ème cache absente de traces de visite du Teddy bear.

Le matin de l’ouverture, en passant à la 1ère, je met tout de même une certaine quantité de carottes, au cas où.  Nous passons l’avant midi dans l’autre et étonnamment, aucun chevreuil ne s’y présente.  En passant pour aller dîner, je constate que les carottes sont disparues à la première, œuvre de chevreuils qui se sont même permis de se mettre les pattes dans la m…. d’ours.  Nous consacrerons tout de même nos efforts et notre inconfort de l’après-midi dans la deuxième.

Le lendemain, il est décidé de s’installer à la no. 1 puisque la veille les chevreuils sont passés en avant-midi, peut-être qu’avec un peu de chance, je pourrai au moins lui faire voir des chevreuils même si ce ne sont que des mères et les petits.

Vers 8.30, fiston commence, en cette deuxième journée, à trouver l’attente un peu longue et  insiste pour se rendre à la 2, juste pour voir.  J’hésite un peu, puis me dis qu’il n’y a pas grand danger, la température a baissé de près de 10 degrés depuis deux jours, donc les ours sont « wouachés ».  Il part donc en direction de la 2, armé de son walkie-talkie !!!!!  Arrivé sur place, il procède comme nous l’avons fait la veille, c’est à dire en faisant un arrêt derrière un tas de sapin pour vérifier s’il n’y avait pas des chevreuils près de la saline et des carottes.  Il m’appelle tout excité pour m’indiquer qu’il y a trois femelles dont une immense qui se bourre la bedaine dans les carottes.  Je suppose, à l’écoute de sa description qu’il s’agit plutôt d’une femelle accompagnée de ses deux petits.  5 Minutes plus tard il me contacte à nouveau pour me dire que les trois femelles sont parties au saut en lâchant un sifflement au départ.  Je lui explique qu’il a probablement trop bougé et qu’elles l’ont sûrement aperçu du coin de l’œil. Il m’obstine dur comme fer qu’il est resté caché et immobile.  Je l’avise donc de revenir me trouver, que nous irions chasser à cette cache en après-midi. 

Convaincu qu’il est sur le chemin du retour, quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre de nouveau dans l’appareil.  Cette fois, il est super excité et m’indique qu’un buck vient d’arriver près de l’endroit où se trouvait les femelles quelques minutes plus tôt.   Il me le décrit comme étant immense avec son beau gros panache de 8 pointes !!!!!!!!!!!!!  Il insiste pour que j’aille le rejoindre.  Je lui explique que je n’aurai pas le temps de me rendre, qu’un buck de cette grosseur ça ne prend pas racine au même endroit. J’en profite pour lui demander comment il fait pour savoir que c’est un huit pointes, ce à quoi il me répond candidement qu’il est facile de les compter !!!!!!!!!!

Je finis donc par me décider et je pars d’un bon pas le rejoindre. À mon arrivée sur les lieux, on s’en doute, le buck est disparu.  Je me rend pour vérifier ses dires à l’endroit qu’il m’indique.  Après tout il est trop jeune pour chasser mais assez vieux pour m’avoir monté un bateau.  Il y a effectivement les traces de décollage de trois chevreuils dont une très grosse et les deux autres plus normales, les unes à côté des autres et le départ ne semble pas avoir été foudroyant .  Son histoire commence à se tenir, les femelles n’étaient pas  prêtes et à l’arrivée du buck ont préféré aller prendre l’air ailleurs.  Il m’indique par la suite par où est arrivé le buck, par où il est passé et où il s’est arrêté.  De plus en plus plausible, il est sorti de la « swamp » en passant dans le recoins le plus sale pour aller s’arrêter dans une talle de branches et de fougères.  Je me rend vérifier l’endroit de l’arrêt et constate que la mousse relève lentement dans le fond de traces de grosses bottines fraîches.

Nous avons chassé à cet endroit le reste de la journée et avons revu les trois mères dont la grosse qui était effectivement la plus grosse que je n’aie jamais vu.

Malgré ses supplications et ses tentatives de me faire jurer de ne pas le tirer si je le voyais les semaines suivantes afin que lui puisse le tirer l’année suivant, je n’ai pu faire autrement que de le buter la semaine suivante lorsqu’il s’est présenté à la même place en passant par la même « trail ». Voyez la photo et vous comprendrez pourquoi je n’ai pu me retenir hahahaha!

Il est cependant revenu  de la chasse cette fin de semaine là avec la piqûre et je peux vous assurer qu’au moment de suivre ses cours, c’était du sérieux.

Il m’a accompagné, cette fois armé, à l’automne 2005. Compte tenu des succès de chasse dans notre secteur, il est revenu, comme nous bredouille, mais en m’ayant accompagné 9 jours complets dans nos caches.

Cette année, la chance lui a sourit dès la fin de semaine de l’ouverture, la deuxième journée, il a abattu un daguet.  Comme tout nouveau chasseur, tout de suite après le coup de feu, il s’est posé la question à savoir s’il l’avait effectivement frappé compte tenu qu’il est parti à la course.  J’ai pu continuer son apprentissage en lui indiquant des points de repères et éléments à surveiller après le coup de feu :  dos rond, poils, traces de pas dans la neige, traces de sang, couleur de ce dernier etc. Nous avons retrouvé son gibier à 100 pieds, bel et bien mort.

L’apprentissage ne s’est pas terminé là, il fallait procéder à l’éviscération, élément pas trop compliqué en ce qui me concerne puisque je suis né dans un abattoir (ou presque) et que j’enseigne en boucherie depuis plus de 15 ans.

Après le coup de feu, il commençait à regretter d’avoir tirer un spike si tôt, m’indiquant que s’il avait laissé passer, peut-être aurait-il eu l’occasion de tirer plus gros ( l’ambition fait…….!!!).  J’ai dû lui faire comprendre que l’on doit commencer à quelques parts et que les émotions qu’il avaient vécues n’auraient pas été, dans sa situation, plus intenses avec 6 ou 8 pointes de plus.

Bref, la relève semble être bien installée dans son cas.  Si tous les chasseurs tentaient d’assurer leur propre relève, nous ne ferions pas face à un déclin des adeptes de cette merveilleuse activité qu’est la chasse au chevreuil.  Car tout ne se passe pas qu’en période de chasse.  En tous cas pour moi et maintenant pour le fiston, ça commence le soir de la fermeture en pensant déjà aux préparatifs de l’année suivante.

En attendant, il se promet déjà de pratiquer le QDM l’an prochain en ne tirant pas en bas de 5 à 6 pointes.

Bonne chasse à toutes et tous et bonne préparation de la relève, c’est aussi gratifiant que la récolte d’un gros buck.

En ce qui me concerne, il me reste une fin de semaine, la quatrième, je n’ai pas encore frappé, mais ma saison est quand même plus que satisfaisante, le succès ne se comptabilise pas qu’en nombre de pointes sur un panache.

P.S. : Au moment d’envoyer ce texte, la quatrième fin de semaine est passée et je n’ai pas tué, mais le nouveau petit chasseur lui se permet de me narguer.  Je crois qu’il a compris que pour une première fois, un spike c’était suffisant puisque c’est déjà au dessus de la moyenne de plusieurs d’entre nous.

 

Salut à toutes et tous

Par Luc Ferland 


Une belle expérience pour Jean-Michel

Bonjour,

Pour ce qui est de relève , j'ai un garçon de 15 ans, JEAN-MICHEL , qui a commencé a chasser en 2005 , dans la même cache que moi  j'ai récolté un 7 pointes le samedi et mon garçon a récolté un 6 pointes le dimanche . Cette année, pour 2006, il a gagné un concours de la Fédération de la faune du Québec pour un permis de chevreuil gratuit et en plus il a reçus un permis de tirage au sort pour la femelle dans la section de la relève , des effort sont mise en place pour incité les jeunes à chasser, Je peut vous dire qu'il attend avec impatience l'ouverture de la chasse. Nous chassons en cache pour une semaine, et je m'arrange avec son professeur pour qu'il puisse avoir des travaux a faire dans la cache et une petite table a été aménagée pour qu'il puisse faire ses travaux d'école. Voilà, une belle expérience pour un jeune, d'autant plus qu'il chasse avec moi et ces deux papi... une expérience de vie qu'il n'oublieras jamais.

Merci

Michel et Jean Michel Gallant

 


La ‘’Relève’’, c’est notre plus beau trophée !

J’ai eu la piqûre pour la chasse au chevreuil en 1974 (durant les années noires); c’est donc dire qu’un rien m’allume lorsque l’on parle de chasse. J’étais dans le premier groupe à suivre le cours Pescof pour la chasse à l’arc et j’ai bien apprécié cette chasse. Aujourd’hui mon arc est rangé et il y a peu de chance qu’elle revienne à la chasse avec moi. Le contexte de la chasse en 2004 est très différent de celui de 1974; et merci aux mesures de protection prises qui ont permis d’atteindre la qualité de chasse actuelle; et à Dame Nature, bien sur!

Presque tous les types de chasses annoncent un déclin de l’intérêt et du nombre de chasseurs, à l’exception de la chasse au chevreuil, pour le moment.... La relève n’est plus un héritage familial et les chasseurs doivent s’en préoccuper. Heureusement, plusieurs adolescents et adolescentes se laissent tenter, des conjointes accompagnent également leur mari. La raison, une plus grande chance de récolter son chevreuil dans des conditions plus faciles et un délai raisonnable. L’arbalète et le fusil à poudre noire font partie de ces nouvelles conditions, mais la chasse aux cerfs sans bois en est la principale raison. Ces chasseurs sont moins sélectifs et même très loin du QDM, pour l’instant... Les bêtes récoltées seront surtout des jeunes (mâles ou femelles) ou des femelles adultes. Mais bien vite, eux aussi commencent à penser aux beaux 8 ou 10 pointes et ils pensent attendre et ne pas tirer trop vite l’automne prochain.

 

 

 

 

 

 

Le fils d’un ami avec son 1er chevreuil à vie. Un 6 pointes tiré à la poudre noire, distance de 150 pi

 

 

 

 

 

 

Mon fils avec son second chevreuil à vie. Une grosse femelle de 154 livres tirée à la poudre noire, distance de 225 pi.

 

 

Mon constat est qu’il manque d’initiateurs qui veulent bien supporter cette relève et partager leur secteur de chasse ne serait-ce que pour une saison. Depuis plusieurs années je fais un effort particulier pour initier un ou deux nouveaux chasseurs à tous les ans. C’est encore plus exigeant pour la préparation, mais les résultats dépassent souvent nos attentes. Lorsque tes enfants ou tes neveux partagent ta passion et qu’ils anticipent leur chasse, c’est déjà une 1ère victoire. La photo avec leur propre chevreuil, c’est une 2ième victoire. Mais les entendre espérer le gros buck que personne n’a eu cette année, ça c’est de la compétition… donc des chasseurs maintenant.

Je peux vous dire que ces nouveaux chasseurs sont surprenants et qu’ils utilisent tout ce qu’ils peuvent pour en apprendre d’avantage sur la chasse. Leurs résultats de chasse roulent abondamment sur le Net et les photos de chasse présentées aux partys des Fêtes font plusieurs jaloux… 

 

Pour ceux que la chasse aux cerfs sans bois inquiète, après la chasse sur notre territoire, j’ai vu un beau 10 pointes faire la cour à une jeune femelle, un 4 pointes attendait encore pour des pommes et une autre femelle m’a tourné le dos en m’ignorant, ce n’est donc pas terminé…

 

 

Ma fille avec son premier chevreuil et seule dans sa cache. Distance 150 pi avec une 250 Savage. Un jeune orphelin de la route prévu dans nos objectifs de l’automne.

 

 

 

Claude Chassé

 

11 janvier 2005

 


 

 

Expérience de chasse d’un grand-père avec sont petit-fils année 2004

 

1ère étape : cours pour l’obtention de son permis de chasse, suivi à Drummondville

2ème étape : cours pour l’obtention de son permis de chasse à l’arc, suivi à Granby un mois avant l’ouverture de la chasse à l’arc. Il reçoit sa carte pour venir à l’orignal à la zone no 1 avec moi.

 

Chasse à l’orignal

 

Le vendredi 24 septembre, je suis parti seul avec mon compagnon de 12 ans pour une aventure et une nouvelle expérience pour un jeune chasseur qui voulait tout apprendre et qui a bien des questions. J’avais beaucoup d’explications à lui donner. Rendus sur place, nous avons installé le campement et préparez le mirador avec le garde-corps, le contour camouflable et la ceinture de sécurité à 15 pieds de haut. Nous avons mesuré les distances adéquates pour son arc. Nous avons placé un tampon d’odeur pour camoufler notre odeur. J’étais très confiant car il y avait de belles pistes fraîches d’une famille d’orignal. Nous nous sommes installés à l’endroit où il y avait un grattage d’accouplement du mâle.

 

Samedi matin, Pierre-Olivier s’installe dans son mirador et moi je vérifie le vent et je m’installe à 200 pieds plus loin pour faire l’appel en ayant bien pris soin de placer un peu d’urine de jument en chaleur à une dizaine de pieds du grattage.

 

Première journée nous n’avons rien vu. Il aurait aimé en voir un, car c’était sa fête. Il avait maintenant 13 ans.

 

Deuxième journée, le dimanche 26 septembre, on recommence le même scénario des appels et vers 9 h 30 nous avons eu 2 mâles qui se sont présentés en avant de Pierre-Olivier. Il y avait un gros et un petit orignal. Il choisit le gros et il me fait signe qu’il en a eu un. J’avais entendu du bruit, mais je n’étais pas certain qu’il l’ait atteint. L’orignal était tombé à 100 pieds plus ou moins de lui. Mon petit-fils m’a dit : « Un beau tir aux poumons, il a râlé et il s’est retourné en me regardant avant de tomber par terre. »

 

Quand nous sommes arrivés tout près de l’orignal, il me dit qu’il est bien trop gros, nous ne serons pas capables de le transporter. Je lui ai répondu que nous le couperions en 5 morceaux et que nous le transporterions avec le transporteur jusqu’au camion.

 

Durant l’après-midi, nous avons fait trois transports : la tête avec nos deux permis attachés, l’épaule, une fesse, le cœur et le foie. Le lendemain durant l’avant-midi, nous avons effectué les deux derniers transports. À 1 h lundi matin nous sommes repartis et nous nous sommes arrêtés à Matane pour enregistrer son premier trophée d’orignal qui mesurait 44 pouces de large. Pierre-Olivier devait retourner à ses cours au secondaire. Il avait une belle aventure à conter à ses amis.

 

Nous avions plus de six heures de route à faire et sa question était : « Quand va-t-on aller à la chasse au chevreuil, je veux le chasser à l’arbalète. » Je lui ai répondu que je vérifierais les dates de notre zone dans le feuillet de règlement.

 

Chasse au chevreuil

 

Je n’avais pas d’emplacement empâté. Un client est venu me voir pour m’acheter une plate-forme de chasse pour essayer ce sport. Tout en parlant, je lui ai dit que je n’avais pas de secteur pour le chevreuil. Il m’a dit que je pouvais aller chasser sur ses terres, mais en échange je devais lui donner des informations : quelle hauteur chasser, comment les attirer ? À la suite d’une visite de ses terres, nous décidons de sa place de chasse et de la mienne.

 

Le samedi, il vente et il pleut. J’y vais seul, car Pierre-Olivier préfère dormir. Je l’ai laissé dormir et je lui ai dit que dans l’après-midi je reviendrais le chercher. Ce même matin à 7 h 30, je monte dans un arbre avec mon autogrimpant et un beau chevreuil se présente à moi. Je me suis dit que je le gardais pour mon petit-fils. L’après-midi, Pierre-Olivier s’installe à ma place et moi à 150 pieds plus loin à une vingtaine de pieds de haut. À 3 h 45, j’ai entendu un bruit d’arbalète, je me suis dit il l’a échappée et je ne comprends pas. J’arrive à lui et il me dit j’en ai un. Je lui réponds que cela ne se peut pas, nous venons d’arriver. Il répond oui. Je lui demande l’endroit où il a tiré. Il me répond : « C’est là ». On a essayé de trouver la flèche avant de partir à sa poursuite. Je trouve la flèche. Je lui dis qu’il n’y a pas de sang dessus. Nous cherchions la direction qu’il avait prise, on n’a rien vu, même pas une goutte de sang par terre. Je devais lui dire la vérité : « Tu l’as manqué!  Il était trop loin, ta flèche a passé en dessous. » Nous nous sommes réinstallés et nous n’avons rien vu.

 

Le vendredi 12 novembre à 7 h 30, le même chevreuil vient vers moi, c’est un beau 10 pointes de 203 livres . Le soir au retour de l’école, je le montre à Pierre-Olivier et il me demande de retourner à la chasse avec lui, mais avec le fusil.

 

J’acquiesce à sa demande et nous partons à 6 h le samedi matin. Le temps était très froid, je le voyais bouger tout le temps, il ne s’était pas assez habillé. Dans l’après-midi, je l’ai installé à un autre endroit où il y avait moins de vent et nous n’avons rien vu.

 

Le dimanche, je le réveille et il me dit qu’il ne voulait pas y aller. Je ne mets aucune pression et je me recouche. Après dîner, je lui dis que la chasse au chevreuil se termine cet après-midi. C’était sa dernière chance. Il s’installe à nouveau et moi je m’installe un peu plus loin. Entre nous deux, je place une dorsarde à 4 pieds de terre. Il était 3 h 45. J’aperçois trois chevreuils qui couraient vers Pierre-Olivier. Il les laisse passer et je me suis dit : « Qu’est-ce qu’il fait? » Il regarde vers moi au sol et j’aperçois un beau 8 pointes qui couraient vers lui. il le suit avec le fusil et le coup part. J’entends du bruit pas loin qui s’arrête subitement. Je me suis dit qu’il l’a eu. Je vais le retrouver et nous repartons pour le trouver. Pierre-Olivier remarque du sang sur les feuilles. Plus il avançait, plus il en trouvait. Je le suivais et il a aperçu la tête entre deux branches. Il était comme agenouillé. Je lui dis d’aller toucher avec la pointe de son fusil les yeux du chevreuil afin de vérifier s’il était mort. Il me dit : « Il ne bouge plus ». Je pense que j’étais plus content que lui parce qu’il avait réussi un si beau tir. Quand je lui ai montré le coeur qui était brisé d’un côté. Je lui ai dit : « Tu l’as eu en plein cœur. ». Il m’a répondu : « Il n’a pas eu le temps de souffrir ? » Je lui ai répondu non. Je lui ai dit de placer son coupon et nous irons chercher un transporteur pour le montrer à ta grand-mère Madeleine. Nous l’avons enregistré à 9 h du soir. Tout était fait. Je lui ai dit tu peux aller à l’école demain et moi j’irai le porter chez le boucher Crépeau de Sainte-Brigitte. Je lui ai dit que j’irais porter la tête de son chevreuil et de son orignal chez le taxidermiste afin de naturaliser ces deux premiers trophées de chasse. Il veut les apporter pour un concours de panache.

 

Pour un grand-père, c’est un beau cadeau à donner à son petit-fils : notre expérience, nos petits trucs, notre force physique vu son âge et l’argent nécessaire pour réaliser ce rêve. Il m’a dit qu’il était content de manger la viande de son orignal et de son chevreuil. De plus, il dit que la viande de son 8 pointes et meilleure que celle de mon 10 pointes. Quel farceur! Une bonne complicité s’est établie entre nous, même si nous avons une différence d’âge de 47 ans. L’âge c’est seulement des chiffres. Je souhaite que plusieurs pères et grands-pères puissent vivre la même expérience que moi. Merci Pierre-Olivier

Onil Caron

5 décembre 2004

 


Un spectacle à faire pleurer de joie ( Chasse 2004)

de Gabriel Beaulieu

Cette année, je suis loin de chez moi. Pour un petit gars de la région de Montréal, aller vivre à Baie-comeau, ce n'est pas ce qu'il y a de plus évident. Mais je ne vais pas manquer la chasse au chevreuil à l'arc pour autant !! Alors je décide de descendre pour la première fin de semaine.

25-26 septembre2004

Rien dans mon petit champ ce matin mais en sortant on en voit trois dans un champ privé. Mon cousin vient nous voir et il a déjà tiré !!! On a cherché toute la journée sans jamais le retrouver… ça commence bien. Dimanche, je retourne à mon champ et j’en lève deux en rentrant et en allant à la chasse fine, un autre qui était couché à vingt mètres de moi lorsque j’ai tourné un coin. Je été aussi surpris que lui et je n'ai même pas eu le temps de mettre mon déclencheur sur mon arc qu'il est parti. Une fin de semaine avec de l'action mais rien de récolté.

9-10 octobre 2004

Je commence ma semaine de relâche mais une mauvaise nouvelle, en arrivant, gâche ma chasse. Je n'ai pas trop la tête à la chasse, alors on oublie ça pour cette fin de semaine là.

13 octobre 2004

Pour la première fois, moi et mon père y allons seul mais on se lève en retard !!!!! Mon cousin m’a donné la permission de prendre sa cache et je suis nerveux à cette idée car je ne suis pas habitué à une cache avec 33 pieds de haut. On arrive vers 7:00 et je n'ai même pas pris le temps de mettre du «scent cover». Je suis dans la cache vers 7:30 et comme un débutant, je tombe endormis, couché sur le plancher. Je me réveille vers 9:00 et me lève pour me réchauffer au soleil. Non, c'est pas vrai ! Une femelle et son veau qui arrivent vers les carottes. Je prend mon arc et je viens pour m'étirer mais la femelle et le veau continuent sans s'arrêter et je les perds de vue aussitôt. J'attend 10 minutes et fini par apercevoir ce qui les avaient dérangé. À 100 mètres de moi, j'aperçois une corne et une oreille. C'est pas vrai… je ne peux même pas le croire !!! Un buck qui s'en vient tranquillement vers moi !

Je prends mon arc aussitôt et remarque qu'il descend vers des pommes qui sont un peu à ma gauche. On m'a souvent dit de ne pas compter les pointes si je rencontrais un buck. Mais «chu» trop excité… 1, 2, 3, …..1, 2, 3,…. Un six pointes qui avance. C'est la première fois que je voit un buck s'en venir et surtout la première fois que je voit un chevreuil qui ne m’a pas vu. Ça prend environ vingt minutes pour qu'il arrive aux pommes. Je m'étire alors mais il vire de bord et se met dos à moi. Il retourne emprunter le même chemin que la femelle et le veau et il descend au carottes. Je me réétire à nouveau et cinq mètres avant les carottes il se tourne de coté pour me donner tout son coté gauche. Je décoche aussitôt et perd la flèche de vue juste en arrière de sa patte avant. Je pleure pratiquement devant le spectacle que je viens de voir. Je ne suis pas trop certain de ma «shot» mais ça ne me dérange pas. Juste le spectacle en valait le coup. J'attend 20 minutes et je descend pour aller voir si ma flèche est là. Rien, pas de flèche, pas de sang. Je décide alors de sortir pour aller voir mon père qui vient me rejoindre dans 30 minutes. Lorsqu'il arrive, je lui raconte ce qui s'est passé et l'excitation commence car les deux n’avons jamais abattu et c'est la première fois que nous sommes seul ensemble. On retourne voir mais on n'e trouve toujours pas de sang ou ma flèche. Je dit à mon père d'aller voir plus loin où je l'avais aperçu la première fois. De là, mon père me lâche un cris : « Gab amène les arcs, « y a du sang ici!!!!!!!!» On suit le sang jusqu’à ce qu’il tourne vers la gauche en direction du tas de sapins. Juste avant, mon père se met à crier et à sauter.

Mon beau 6 pointes est couché mort avec ma flèche qui sort pratiquement au complet de son coté droit. Alors voici mon premier chevreuil un 6 pointes d'environ 150 livres

Gabriel Beaulieu (bluedragon17)

4 décembre 2004

 


 

Une bonne peur... mais bien appréciée ! (chasse 2003)


Cette année, c’était la première fois que j’allais à la chasse au gros gibier. Je n’avais jamais vu de chevreuil de proche ce qui me bien causa des surprises.

Lors de ma deuxième fin de semaine, nous avons trouvé un champ où le chevreuil allait à toute heure de la journée. Le soir venu, je me suis caché dos au bois sale et face au champ. Je savais qu’il y avait des vaches à environ 100m de moi car le champ voisin était utilisé pour les nourrir. Il n'y avait pas de clôture qui nous séparait, seulement une rangée de grosses roches. Vers 16h00, alors que cela faisait 2h que j’étais assis, un gros soufflement surgit dans mon dos, à environ 10m de moi. Imaginez, moi qui n'a jamais entendu cela… ça fait peur ! La première de mes pensées fut : «J’ai un taureau dans mon dos ! » Je me suis tourné tranquillement (belle erreur) et voilà monsieur le spike qui s’en va tranquillement, sans même lever la queue, comme pour me dire : « Ha ! Tu t’es fait poigner !» J’étais le premier à voir un buck cette saison et j’ai même pas pu tirer. Mais bon, au moins j’en ai vu un et même si je n’ai rien récolter cette année, j’ai eu la chance de voir de beaux spécimens mâle, femelle et veau. Il est vrai que j’ai manqué une femelle à l’arc et un veau au fusil (avec permis ), mais je suis quand même heureux de cette saison !

Gabriel Beaulieu (bluedragon17) 19ans


Revirement de situation en 17 minutes !!! (Simon Paradis)

 

Une chasse pas comme les autres!  Un début de saison pas prometteur du tout qui s'est rapidement changé en une chance très appréciable!!!  Ça me confirme encore plus que ça n'arrive jamais lorsqu'on s'en attend et qu'il faut persévérer quoi qu'il arrive, même si tout semble partie perdue.  Je crois que sans mes nombreuses expériences de malchance, je n'aurais pas passé cette saison de chasse en apparence aussi désastreuse dès son début en septembre dernier.  La malchance accumulée crée une immunité qui nous rend encore plus fort pour passer à travers ce non succès tant redouté par nous, chasseurs québécois.  C'est la morale que j'ai tiré de cette saison 2003!  BONNE LECTURE!

Zone 4

Arc...  Malchance au rendez-vous! 

Fin de semaine #1

La chasse à l'arc dans la zone 4 a débuté Samedi le 20 septembre.  Dans les semaines qui ont précédé, je ne ressentais pas ces sentiments de positivisme et de confiance qui m'habitaient antérieurement.  En effet, il n'y avait rien qui puisse les faire sortir en moi!  Pommes quasi mangées, chevreuils craintifs ne sortant pratiquement pas dans les champs, ours gourmands, traces se faisant rares; voilà des facteurs qui m'ont fait perdre ces deux qualités que tout bon chasseur doit posséder.  Évidemment, la première fin de semaine fut ce que je croyais...  AUCUN chevreuil vu en une fin de semaine de chasse INTENSIVE!  En revenant chez moi, plusieurs ont fait part du même problème sur le forum de discussion, ce qui m'a redonné un peu de positivisme...

Fin de semaine #2

La semaine fut très longue !  Dave Bienvenue est venu chasser avec moi !  Nous sommes allés le chercher à la gare d’autobus Jeudi le 25 Septembre et sommes immédiatement partis vers le camp.  Je ne sais pas pourquoi, mais on sentait que quelque chose d’incroyable allait se produire dans cette fin de semaine dont nous avons rêvé dans les mois précédents.  Il a été difficile pour moi et mon père de trouver un bon « spot » pour Dave, car les deux miradors qu’on lui avait préparé ont été gaspillés par des gentils ours… Finalement, on a décidé de le faire chasser dans une cache surplombant un champ de trèfle entouré de bois.

Le premier matin de chasse fut tranquille pour nous deux.  Ma soirée de chasse dans ma cache fut encore très tranquille.  Ce ne fut pas le cas pour Dave !  Il est sorti du champ avec les blasphèmes à la bouche!  Tout un spectacle pour lui cette soirée.  Allez voir son texte pour en savoir davantage!! 

Le vent soufflait sans pitié le Samedi matin et les chevreuils sont restés à l'abri.  Après la passe du matin, Dave a découvert les excréments d'un ours près de ma cache.  Il y avait des pelures de pommes à l'intérieur pour garnir le tout!  C'était décidé, je ne retournerais plus dans cette cache pour la passe du soir!  Durant l'heure du midi, je suis allé déposer quelques pommes dans une prairie où pousse de la luzerne.  Mon père a eu la chance d'y observer une femelle et un veau à plusieurs reprises plus tôt en saison.  J'étais caché dans un canal, en bordure du champ, à seulement 10 mètres de mes pommes.  J'avais pris soin d'asperger mes vêtements avec du « Scent Killer », ainsi qu'avec des pommes que j'ai frotté partout...  Malheureusement, ils n'étaient pas dans le secteur faut-il croire...  Je ne croyais pas que c'était aussi difficile de rester cloué au sol sans faire le moindre geste pendant 3h30 de temps...!  L'expression « avoir les fesses en compote » s'applique bien à cette soirée de chasse hé hé!! 

Dimanche matin, Dave a décidé de ne pas aller chasser.  J'ai alors décidé d'aller dans la cache du champ de trèfle où il chassait dans les jours précédents.  Malheureusement, il ventait autant que le Samedi et rien ne s'est présenté devant moi...  Malgré cette fin de semaine bredouille, nous avons bien apprécié notre première chasse ensemble.  Je crois que notre duo de chasse n’est pas près de se briser.

Zone 15 Est

*NB :  Au moment où les lignes précédentes ont été écrites, nous sommes au mois d'octobre.  La saison n'est pas terminée.  J'attend patiemment le 1er Novembre, journée où les nombreuses heures de prospection que j'ai mis à préparer mon territoire de la zone 15 EST  deviendra peut-être la conclusion de cette saison de chasse tant attendue.  Les conditions de chasse ne sont cependant pas très faciles.  6 jours d’arc et 3 jours de poudre pour prélever un mâle adulte..  En attendant, je me suis amusé à les photographier et à trouver des signes qui ne mentent pas sur la présence d’un buck mature dans les environs !

   

Vendredi 31 Octobre 2003

Il est présentement 8h10 Am et je suis à l’école… !  Mon père est parti ce matin à 6h45 pour la zone 4.  Je dois dire que ça me fait bizarre d’aller à l’école le vendredi qui précède la journée de l’ouverture.  Ça faisait 4 ans de suite que je partais avec lui cette journée.  Je ne sais plus si je fais le bon choix en restant ici.  Je m’en pose des questions et mon adrénaline est si haute que je ne sais pas comment je vais faire pour que mon attention soit rivée vers mes professeurs.  Hier midi, mon père est allé nourrir mes chevreuils.  C’était la dernière fois avant l’ouverture.  Il restait une quarantaine de pommes sur 80 lbs déposés 3 jours plus tôt.

La fameuse ouverture

3h20 :  Ça y est, mon cadran sonne !!  Malheureusement, pour rien parce que je suis déjà dans la douche !  Après la préparation de mon équipement, je saute sur ma bicyclette et j’arrive à mon tree-stand à 4h30.  L’adrénaline est très présente et j’attend patiemment le lever du soleil.  Tout à coup, vers 7h00, mon regard sur la ligne du lot où je chasse.  Non !  Dites-moi que je rêve !!  Je ne peux tout simplement pas y croire !  Il y a un bouffon qui passe avec la scie mécanique sur l’épaule.  J’ai alors essayé de le rattraper en débarquant aussi vite que possible de mon stand, mais je l’ai rapidement perdu de vue et je suis parti chez moi avec les jurons à la bouche !

13h30 :  Je suis reparti à l’affût et j’ai tenté d’être positif malgré ce qui s’est passé durant la matinée.  En arrivant, il y avait des traces partout dans la ligne du lot.  Des traces de tracteur… !!!  16h00 :  J’entend marcher dans les feuilles !!  Ha non, deux moineaux avec leurs scies mécaniques.  Je suis alors descendu de mon tree-stand et j’ai essayé de les résonner poliment en disant que je payais pour chasser et que c’est très long à préparer une chasse au chevreuil.  Ils ne voulaient rien savoir.  Ils faisaient tomber les arbres du voisin devant mes yeux.  Seigneur, pourquoi ont-ils choisi cette journée !?  Je peux vous dire qu’en revenant à mon domicile, j’ai passé pour un fou qui parlait tout seul !!  Quelle merde !!!!!!!!

Le soir, j’ai appelé mon père pour lui faire part de cette super journée d’ouverture. Il était très triste pour moi et comme à chaque année, il m’annonce que sa journée d’ouverture a été bonne.  Cette année, ce fut un 3 pointes tiré dans la prairie où Dave a eu droit à un spectacle bien mouvementé.  J’étais très content pour lui et il m’a conseillé d’aller chasser à cet endroit pour la fin de semaine suivante.  Je lui ai alors dit que j’attendrais de voir ce que me réserverait la journée du dimanche.

( Le 3 pointes tiré par mon père )

Dimanche 2 Novembre

Am :  Le cœur voulait me fendre en deux !  Je me suis fait souffler de partout !  Ils se rendaient aux pommes et me fixaient immédiatement.  Plus ils me regardaient, plus mon adrénaline montaient et plus je faisais branler mon tree-stand en tremblant.  J’étais aussi frustré que la journée précédente.  « Une autre année de merde », voilà ce qui se répétait sans cesse dans ma tête. 

15h45 :  J’ai entendu marcher dans les feuilles.  Ça y est, une femelle est arrivé le nez dans les pommes et a mangé pendant 30 minutes à 15 mètres devant moi.  Mon arc était prêt à faire son boulot et j’étais très confiant.  Un peu plus tard, j’ai entendu marcher en arrière de moi.  Le chevreuil s’est approché jusqu’en dessous de mon tree-stand.  Il est resté piqué là pendant 10 minutes.  Je n’ai jamais osé regarder.  Il n’a malheureusement jamais voulu sortir aux pommes. 

Zone 4

Mardi 4 Novembre

Mon père est revenu et m’a fortement conseillé de venir chasser sur notre territoire dans la zone 4.  Mon voisin a tué un spike.  Tout semblait se présenter pour une bonne chance pour moi.  Après une réflexion assez ardue, j’ai finalement décidé de remettre à une autre année le rêve de tirer un buck bien panaché à l’arc et je suis parti selon la volonté de mon père pour chasser dans cette magnifique prairie riche en trèfle.  Au niveau des congés scolaires, tout se présentait pour le mieux.  J’étais en congé du 6 au 11 Novembre, ce qui fut très profitable pour moi.  Nous sommes cependant partis le 5 au matin et cette journée fut très prometteuse, car de belles conditions météorologiques étaient présentes dans la région. 

La chasse du 5 Novembre

On en revenait tout simplement pas !  Mon père a déposé 4 poches de 40 lbs chacune le lundi et il ne restait que 2 ou 3 pelures.  J’étais un peu déçu de devoir passer dans la prairie en 4 roues, car il était 14h15.  Mon père est parti le chercher et il est finalement venu me rejoindre dans la cache vers 14h30, après avoir déposé une poche de pomme.  Il m’a alors montré l’endroit où il a abattu son 3 pointes le samedi dernier.  J’étais en confiance pour tout au moins voir des femelles et des petits !  On a pris le temps de se dire ce qu’on ferait si jamais un buck se présentait et que j’aurais l’opportunité d’effectuer un tir. 

Après cette courte conversation, j’ai commencé à regarder dans ma fenêtre de gauche.  Il était maintenant 14h47 et tout était calme jusqu’à ce que mon père me fasse sursauter.  « Un chevreuil…  Ya des cornes !!! ».  Pour être sûr de ce que mon père venait d’annoncer, j’ai regardé dans mes jumelles et ce que j’ai vu était deux petites cornes de spike.  Mon père a soulevé la fenêtre et je me suis épaulé sans trembler tellement l’effet de surprise était présent en moi.  BANG !!!  En plein dans le vital, je l’ai vu tomber dans le télescope.

Mon père et moi, on s’est regardé et on est parti à rire ! « Rêvons-nous ? ». 

Incroyable !!  Seulement 17 minutes de chasse et on venait juste de passer avec le VTT.  J’ai alors sauté dans les bras de mon père et on a crié de joie !!  On l’a ensuite éviscéré plus loin.  Nos yeux ont par la suite fait le tour de cette prairie magique qui fut l’auteur de toute qu’une gamme d’émotions, autant pour moi, que pour mon père et Dave !  Malgré cette saison en apparence trop similaire à mes années antérieures de malchance, j’ai gardé confiance.  Je n’ai pas besoin de vous dire à quel endroit je ferai ma chasse de l’ouverture à la carabine l’automne prochain.  Je sais que cette prairie peut me donner encore bien des surprises.  J’espère que le cousin de mon père sera tout aussi clément pour nous laisser chasser sur ses terres encore pour 2004.  C’est à suivre…

Date :  5 Novembre 2003

Heure :  14h47

Lieu :  Sainte-Cécile-de-Whitton dans un champ de trèfle entouré de bois.

Zone : 4

Distance : 100 pieds

Arme :  3006 avec balles 165 grains


Ma chasse 2003 (David Bienvenue) décembre 2003

Été mouvementé ! 

Tout comme l’an passé, ma chasse a débuté assez de bonne heure, ce qui a trait à la préparation. Je pratiquais mon tir (arc) assez régulièrement et j’étais en plein confiance. Milieu mai, mon frère a un tournois de hockey dans la région de Québec, donc Simon Paradis et moi n’étions pas pour manquer notre chance. En moins de 2, le samedi matin, je suis chez Simon. La rencontre officielle, après un an de clavardage. Par contre, m’ayant aussi fais une copine au mois de mai, disons que mes préparations prenaient un peu le bord de temps en temps…hélas, j’ai compris que j’étais dans le champs :p . Donc, je me fais laisser début août, all right !!! La chasse est de retour en 1ère place en terme de priorité! (et non parce que je m’étais fais laissé bien entendu !) J’ai la tête qu’aux chevreuils et à mon nouveau «spot», que j’essaie pour la 1ère année. Je tente aussi une nouvelle tactique, qui est de chasser plus loin dans leur sentier. Ça semble être bon, la «trail» menant aux pommes, passe pratiquement en dessous de moi, pour finalement être parfaitement à découvert à 15m. J’ai hâte en sapristi à l’ouverture.

Début de saison qualifié de décevant…

Samedi matin sonne enfin ! Anxieux et confiant, je me rend à mon tree-stand. Ça va être tout un matin, à voir les étoiles dans le ciel ! Assis, fin prêt, l’attente commence. Peu de temps après mon arrivée, c’est à dire à 6h15, du bruit dans les feuilles, en face de moi, donc directement de leur trail. Ah non pas déjà !!! Je ne peux absolument pas voir mes mires. Mais, ce qui ma mis sur les nerfs, n’est pas un chevreuil, mais bien un coyote. Il reste quelque instant, renifle, et repart dans un sentier de chevreuil. Le doute s’installe rapidement…Qu’est ce que ce coyote va faire? Va-t-il les faire fuir? Va-t-il resté dans le coin pour longtemps ? Bien entendu, je n’ai rien vu d’autre ce samedi matin. Un peu découragé je reviens au camp. Mon oncle est là et m’attend pour me dire qu’il en a vu 4, 1 quatre pointes à 15m de côté, accompagné d’une femelle et de son veau. Malheureusement, la femelle l’avait déjà spotté et tapait du pied, il n’a jamais pu effectué aucun mouvement. Par la suite, un spike s’est amené à 20m derrière un sapin. Il sort à gauche, il est cuit, à droite, de même. Mais bien-sûr, il est parti directement en ligne avec le sapin ! Mon père lui, plus tranquille qu’un muet essayant de crier.

Samedi soir, mon oncle en a vu 2 à la course, ayant été dérangé par un 4 roues. Je ne parlerai même pas du dimanche, n’étant pas vraiment digne de mériter quelconques lignes.

Pour la 2e fin de semaine, Simon et moi avions prévu que j’aie chasser avec lui, à son lot loué dans la Beauce. L’adrénaline était vraiment à son summum, nous avions 3 jours de chasse devant nous, et nous voulions en ramener au moins 1 sur 2. Je vais épargner sur les détails de notre séjour, sachant que Simon en parle lui-même dans son récit. Mais, je ne peux passer par dessus ma passe du samedi soir. Vous en avez peut-être lu un peu sur le forum, ayant été raconté par Simon, mais la je vais vous en faire part, de mes yeux vus. M’obstinant avec Simon durant le midi sur notre heure de rentrer dans le bois, je décide que je me rendrai à ma cache destinée, dans une prairie en plein milieu du bois, un endroit de rêve, vers 3h30. Je voulais plutôt arriver vers 2h30, mais bon, n’étant pas chez moi et ne voulant pas trop m’imposer, je fis un compromis. Devinez quoi, et bien j’arrive sur le bord de la prairie, regarde au loin en direction de ma cache et de mes pommes, que vois-je ? 2 chevreuils se régalant à flot dans mes pommes. Une grosse mère et son petit 350 pieds plus loin au moins. Je m’imagine dans ma cache, oui juste à 15m d’eux, allongeant mon arc. J’ai le goût de fusiller Simon :p, mais je tente une approche. Difficile, je dois longer le bois pour me rendre près, donc en faisant un assez long détour. Et en plus que je ne sais pas quelle direction ils vont prendre, je prend une chance. Je n’ai pas le temps de faire quoi que se soit qu’ils s’éloignent, jusqu’à temps que la femelle me remarque, mais étant accroupie et lâchant quelques bleats, elle décide de s’approcher.

Un bruit se fait entendre vers mes pommes, c’est alors qu’un spike sort du bois, suivit d’un 4 pointes ! Le 4 va se mettre le nez directement dans les pommes, tandis que le jeunot s’approche de moi. Il traverse la prairie en diagonale, donc si je réussis à me rendre un peu sur ma droite, il va passer assez près pour un tir ! Je tente de bouger, pas faisable, il va me repérer. Je décide de ne rien faire. S’il continu de marcher dans ce sens, il va entrer dans le bois à environ 30m, et je vais décocher. Il est à environ 45m, lorsqu’il me fixe. Ç y est, je suis cuit. Mais comme la femelle, il ne sait pas ce que je suis, et s’approche tranquillement. Le 4 s’en vient lui de aussi. Le spike de plus en plus nerveux vire de bord, et le 4 pointes reste à environ 50m. Trop nerveux, ils décident de rentrer dans le bois, direction opposée à moi, au trot. Mine de rien, je me relève et regarde ma montre…5h !!! J’ai resté plus d’une heure, à genoux, à m’amuser avec 4 chevreuils ! WOW ! 

Je monte dans ma cache, et vers 7h, près des dernières minutes, une femelle sort dans la praire, à approximativement 250 pieds. Bref, tout une passe, de plus que ce sont les 1er chevreuils que je vois cette saison. Je reviens plus qu’excité au camp, raconte le tout très en détails à Simon et à son fou de père, qui en passant est désormais qualifié de malade mental dans ma tête, dû à ses blagues à répétition, et sur n’importe lequel des sujets possibles. C’est ainsi que c’est terminé notre court séjour, mais il était prévu que la fin de semaine qui arrivait, Simon venait à mon terrain…hélas, des empêchements de dernière minute, tel moi qui a mal regardé ma cédule de hockey, faisait en sorte que je n’irais que le vendredi soir et samedi matin, donc pas vraiment profitable pour Simon qui devait payer l’autobus Québec-Montréal aller-retour…

Ce fameux vendredi soir!

Yes sirr !!!, la cloche de l’heure du dîner est sonnée, ceci signifie pour moi le départ vers mon camp pour y faire la passe du soir. Mon père et moi arrivons là-bas, sans avoir vu aucun chevreuil à nos caches respectives. Mon oncle qui venait nous rejoindre plus tard, me permettait d’aller à son site, qui est non loin de celui de mon père. Je monte dans la cache, VERS 2H30!, fini mes préparations(camouflage, l’équipement bien en place, etc…) et l’attente commence. Il fait très beau, ça promet, c’est énormément calme. Mon heure préférée arrive, 4h30. Pourquoi cette heure, parce depuis mes débuts à la chasse, les chevreuils que j’ai vu durant mes passes du soir commencent toujours à grouiller vers 4h40. Les yeux attentifs, les oreilles plus qu’à l’écoute. Comme de fait, vers 5h, je perçois un bruit subtil derrière moi. Ne prenant aucune chance, je me lève immédiatement, prend mon arc et ne bouge plus. 10min passe et plus rien depuis un certain temps, mais, bizarrement, je reste debout avec mon arc en main, un feeling sûrement. Crack à ma gauche, derrière la cache, d’où provenait le bruit précédant, je tourne la tête…: Et ta******, y’é déjà là…combien? 20-25m, oui c’est ça. Sois patient, il s’en vient, il a pas l’air trop nerveux (moi c’est incroyable). C’est un Buck, un 3 pointes. Il s’avance, s’avance…je délire, jamais auparavant j’ai tremblé comme ça. Il continue sa route vers les pommes, lorsqu’il passe derrière les branches me servant d’écran, j’étire…: Voyons os***, yé dont bin dure c’te cr*** là…J’va devenir fou, j’ai beaucoup de misère à tendre ma corde, jusqu’à temps que je vois que je n’ai pas placé ma flèche sur mon appuie-flèche, elle est toujours à sa position d’attente, à côté de mon appuie-flèche pour éviter que celle-ci ne tombe.

Je ne vous ferai grâce de tous mes pensées à ce moment. Bien entendu, j’ai remarqué ça rendu à moitié de mon allonge, donc à sa plus haute pression. Plus lentement qu’une tortue amputée, je replace ma flèche à l’aide de mon index. Elle est placée et le chevreuil ne se doute de rien. Cependant, il prend une pomme et recule un peu, il commence à avoir l’air stressé… J’en profite pour terminer mon étirement(quel soulagement que d’arriver au bout d’une allonge qui a 75% de let-off!). Au moment que je m’en attend le moins, du même endroit d’où il est arrivé, un chevreuil, et un autre chevreuil se montre! 2 spikes, dont le 3e qui m’a l’air très gros.

Mais je les oublis, je n’ai pas le temps d’attendre le plus gros. Je me concentre sur le 3 pointe qui est à ce moment à 12m au maximum. Il se r’avance, penche la tête, je fais ni une, ni deux, je mire et j’appuie sur mon déclencheur. Le flèche touche un peu trop à l’avant à mon goût, frappe l’épaule…elle pénètre de moitié environ. Le tir est tout de même bon, mais je suis inquiet de pas avoir beaucoup de sang à cause de la flèche toujours dans le chevreuil. La pression descend en moi, je cri comme c’est incroyable. J’essaye de me relaxer, c’est difficile, mais je crois entendre mon chevreuil tomber! Je me retourne, fais assez de bruit…que vois-je dans le bois sal derrière moi??? Un chevreuil????? Et oui, les 2 autres sont là et remonte vers moi!!! Il arrête à découvert à environ 40m, ils sont là, se posent des questions. Je les regarde, ça fais passer le temps d’attente ! Ils partent tranquillement et moi, pu capable d’être dans les airs, je descend et va voir où j’ai tiré. Il a du sang directement à l’endroit du tir, et sur toute sa piste. Ça enlève mes doutes, ce chevreuil est un chevreuil retrouvé. Je part presque à la course rejoindre mon père. Je savais qu’il était pour être déçu un peu que je lui coupe sa passe, mais j’en peux tout simplement pu. J’arrive près de son tree-stand, il a des pistes fraîches et pas à peu près…j’ai peur de vraiment le déranger, je tourne le coin…surprise il n’est pas dans sa cache. Mais où est-il ??? Soudain, à droite, je l’entend me dire: Dave! ?, as-tu tiré ? Je répond fièrement en criant, Oh que oui, un buck, un 3 pointes, il est mort c’est sûr ! Lui me répond: ah bin calique, moi aussi j’ai tiré, je cherche des indices depuis 1h environ, j’ai tiré à 4h10. C’est un buck moi aussi, un 4 ou 6 pointes !

Je suis tout simplement sous le choc, j’en reviens pas, et encore moins lorsqu’il me dit qu’il l’a atteint à la panse et me montre sa flèche. Sang absent, autant sur la flèche que sur le sol. J’ordonne à mon père de sortir de là et qu’on reviendrait le lendemain matin, la nuit qui était prévue d’être très froide. Nous allons chercher mon oncle et revenons au camp, question de prendre l'équipement nécessaire et repartons trouver mon buck. Ce n'est pas long, il est où je l'ai entendu tomber, et de plus il y avait beaucoup de sang. Mon 2e de suite, j'en suis énormément fier. Le lendemain, comme prévu, à 7h nous sommes dans le bois. Il n'y a aucune piste, mais mon père est convaincu qu'il n'est pas loin dû au fait qu'il l'a entendu. Nous le retrouvons à 200 pied de l'endroit du tir. Un beau 4 pointes. Vraiment, malgré le début très lent de la saison, elle s'est terminée très rapidement, mais ça la value extrêmement la peine!

                          


Approche du cerf dans les champs ... avec prudence cependant !

 

Que pouvons-nous tirer de la technique ?

Ce n’est pas tout le monde qui a une caméra avec un objectif  pouvant aller chercher le cerf de virginie au plus profond du champ !  Je suis de ces gens qui n’ont pas la caméra à 1000$ et qui ont  longtemps rêvé à  prendre des photos sans dépenser une fortune !  C’est ainsi que je vous présente une technique qui aidera beaucoup les gens dans mon cas !  En plus d’augmenter vos chances d’avoir des photos de qualité, la technique peut vous en apprendre beaucoup sur le comportement du cerf de virginie ! 

L’approche, un moment très excitant !

J'habite dans un secteur qui commence à être de plus en plus peuplé de chevreuils.  Plus précisément, c'est à Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier dans Portneuf ( zone 15 Est ).  Je chasse le chevreuil dans la zone 4.  Je me rappellerai toujours la première fois que mon père m'a amené dans le bois.  J'avais alors 7 ans...  C'était une journée ensoleillée et le soir, mon père m'a proposé d'aller faire une tournée dans les champs, question de voir des chevreuils!   Je n'avais pratiquement pas idée à quoi ça ressemblait.  J'avais bien sûr vu le buck que mon père avait tué l'année précédente, mais c'était trop vague dans ma tête.  Durant cette soirée, la chance m’a souri et nous avons vu une vingtaine de chevreuils.  C'était très agréable à voir!  J'espérais toujours les voir proche de moi, mais je me suis rapidement rendu compte à quel point cet animal a les sens alertes! 

Automne 2002

L'automne passé, je me suis promené en vtt près de chez  moi à travers les champs.  C'était dans un secteur que je fréquentais rarement.  Je suis alors tombé face à face avec un chevreuil dans un chemin forestier.  J'ai arrêté mon vtt et je l'ai observé pendant de longues minutes.  Il a finalement pris le bois sans être affolé.  Il était alors à 150 pieds de moi.  Je me suis donc approché pour voir la grosseur de ses traces.  Arrivé où il avait passé, je regardais par terre à la recherche de ses pistes.  En me relevant la tête, je suis presque parti à crier tellement j'ai fait le saut!  Il était là, à 30 M de moi et me regardait.  Il s'est ensuite retourné et a emprunté un sentier menant au champ de luzerne.  Je l'ai alors suivi en arrière et il marchait vers le champ!  Je n'en revenais pas!!!  Un beau 6 pointes qui marchait devant moi en m'ignorant complètement!!!  Il a ensuite pris le champ et j'ai quitté les lieux car il commençait à faire nuit!  Le lendemain soir, devinez ce que j'ai fait....!  Et oui, je suis retourné pour voir si il était là.  Il était dans le champ de luzerne cette fois.  Après 10 minutes d'observation, une motocross a passé dans le chemin et il a pris le bois à la course...  J'ai alors décidé d'aller voir dans un autre champ pour voir si il était sorti là...  À ma grande surprise, je n'ai même pas eu le temps de tourner la clé de mon vtt qu'il est ressorti!  Mon ami, qui m'assistait, m'a dit qu'il voulait essayer de l'approcher.  Le chevreuil était alors à 300 pieds de lui et il ne bougeait pas.  Lorsque mon ami a fait 100 pieds, il s'est éloigné au petit trot...

Le lendemain, j'étais plus confiant pour réussir à l'approcher.  J'avais alors en tête une technique d'approche à laquelle j'avais longuement réfléchi.  Mon ami ne voulait pas manquer cet événement!  Arrivés sur les lieux, le buck mangeait de la luzerne!  J'avais pris les précautions de laisser mon vtt à une bonne distance du champ pour qu'il ne se doute pas de notre présence et aussi, afin d'avoir un vent de face.  Et oui!  Nous sommes rentrés dans le champ comme deux "idiots", essayant de se faire passer pour des chevreuils!  Je pourrais vous en parler longtemps du goût de la luzerne!!  On marchait penchés sur quatre pattes en essayant d'imiter les mouvements des chevreuils du mieux que nous pouvions...  On avait chacun un linge blanc qu'on tenait en arrière de nous que l’on bougeait en le faisant balancer à gauche et à droite pour imiter la queue!  J'avais en ma possession un appeau qui me servait à imiter l'appel de la femelle...  Je n’aurais pas voulu qu'un véhicule passe dans le chemin!  Je crois que le conducteur aurait appelé à l'hôpital psychiatrique pour savoir si deux fous s'étaient échappés...  Résultat!?  Et bien croyez le ou non, le buck s'est approché à environ 25 M et s'est mis à tourner autour de nous!!! 

15 Mai 2003

Cette date va rester gravée dans ma mémoire très longtemps !  C’était une journée très ensoléillée et comme à l’habitude, j’allais essayer de voir les chevreuils dans les champs pour les approcher avec ma technique…  J’arrive sur les lieux à 18h30.  Rien dans le champ principal…  J’ai alors décidé d’aller voir dans un champ de foin un peu plus loin…  Lorsque j’ai monté la butte, j’ai sursauté !!  Quatre chevreuils était là et mangeaient paisiblement !!  Je tremblais tellement j’étais sur l’adrénaline !  J’ai alors pris mon appeau et mon linge blanc et j’ai commencé à faire des appels…  Ils me regardaient, mais gardaient leur position…  C’est alors que je me suis avancé tranquillement et délicatement vers eux…  Après 15 minutes, j’étais à 150 pieds d’eux…  À ma grande surprise, ils décident d’avancer vers moi pour se retrouver à 50 pieds !!  Vous devriez sentir le « feeling » que j’avais !  J’ai encore de la misère à y croire…  Ils ont finalement pris le bois sans être affolés toutefois…

25 Juillet 2003

Jusqu’à cette date, je croyais que le 6 pointes pas peureux était mort ou avait changé de territoire.  Et non !  Vers 20h15, un beau 9 pointes mangeait dans le même champ de luzerne que le 6 pointes de l’année précédente.  Je n’étais pas sûr que c’était lui jusqu’à ce que je décide de l’approcher…  Il avait le même comportement que l’année précédente, soit me tourner autour sans me regarder !  Il a vraiment un beau rack cette année !  Il était accompagné d’un 4 pointes et d’un spike qui a foncé en ma direction pour finalement arriver à 20 M de moi et siffler pour faire partir ses confrères !!  « Ha le ptit criss » ais-je dis !  J’espère avoir la chance de revoir le gros…

La technique :

Articles essentiels :

  • Appeau à chevreuil ( les petits qu’on peut utiliser dans tenir dans les mains sont à conseiller ).

  • Linge blanc pour l’imitation de la queue.

Facultatif :

  • Urine de chevreuil dont le type correspond au sexe du chevreuil dont vous faites le son.                                               

  • Tampons imbibés de l’urine ( doivent être collés sur les vêtements ).

Comment procéder l’approche? :

 

Premièrement, assurez-vous d’être vent de face pour limiter le plus possible les probabilités que les cerfs détectent une odeur humaine.  Afin de leur faire croire que vous êtes des leurs, assurez-vous de les repérer avant qu’ils le fassent.  Lorsque vous avez repéré les chevreuils, il est temps de vous préparer tout en restant discret.  Aspergez de l’urine sur des tampons et déposez ces derniers sur vous.  Prenez votre linge blanc et mettez le à l’arrière de vous ( voir photo du haut ).  Avant de faire votre entrée dans le champ, lâchez quelques petits appels pour les avertir.  Arrivez délicatement et penché le plus possible vers l’avant.  Arrêtez-vous souvent et tournez la tête un peu partout de façon rusée comme le font les cerfs.  Lâchez des appels à l’occasion, mais pas trop souvent.  Vous pouvez faire semblant de manger dans le champ en vous mettant le nez au sol tout en restant penché*.  Avancez discrètement vers eux, mais d’une façon TRÈS lente et très sournoise.  Ce qui est important, c’est de se mettre dans la peau du cerf et de réfléchir à chaque mouvement que l’on va poser.

 

 *Je crois que cet élément met beaucoup de confiance entre vous et eux.  Il faut leur montrer que votre but premier n’est pas d’aller les visiter, mais bien d’aller vous nourrir.  Il faut garder de l’indiférence…

Le type de chevreuil à imiter…  Une affaire saisonnière

Évidemment, on peut se demander quel cerf ont doit imiter ( le mâle, la femelle ou le veau ? ).  Ayant fait plusieurs tentatives avec les sons des différents sexes, je peux sans aucun doute affirmer que la saison de l’année influence sur l’efficacité de l’approche avec les différents sons. 

Printemps et été :  Durant ces deux saisons, le cerf est à sa plus grande ouverture face à l’approche !  C’est à cette période qu’ils sont les moins craintifs.  L’appel doit être fait en fonction du sexe de l’animal qu’on tente d’approcher.  On doit faire l’appel du mâle si la bête est un mâle et celui de la femelle si ça en est une.  Les groupent se forment à cette période de l’année.  En général, les groupes sont formés en fonction du sexe.  Les mâle restent ensemble et les femelles font de même afin d’établir leur rang social dans le groupe, et ce, afin de se préparer à la période du rut.  Lors de la mise à bas des femelles et jusqu’à la fin de l’été, l’appel du veau peut également être très payant pour attirer les femelles ayant l’esprit maternel vif !

Automne :  Autant cette saison peut être facile pour l’approche, autant elle peut être difficile.  Ce qu’il faut, c’est utiliser les bons outils au bon moment.  Il est évident que vous n’irez pas faire un « grunt call » devant un petit mâle d’un et et demie !  Par contre, devant le mastodonte des lieux, ce type d’appel peut être très efficace.  Durant cette saison, je crois que le plus simple à faire reste d’imiter une femelle.  Pourquoi ?  Parce que ça ne fait peur à aucun individu.  Ça peut même attirer un gros buck en plein cœur du rut !  Selon moi, on peut appeler l’appel de la femelle « l’appel universel » ( efficace en toute saison ).  

Est-ce efficace à chaque tentative ? :

Bien sûr, il n’y a pas de recette miracle.  Le cerf de virginie reste l’un des animaux les plus difficiles à chasser en Amérique du nord.  Moi, je dois dire que la technique est efficace assez souvent, mais les conditions en sont favorables.  C’est à dire que je réside dans un lieu où les cerfs n’ont pas été chassés depuis 40 ans…  La chasse vient juste d’ouvrir et c’est seulement à l’arc et trois jours à la poudre noire…  Chose certaine, il est plus difficile d’approcher des cerfs qui vivent dans un secteur où la pression de chasse est élevée…  Naturellement, il est plus facile d’approcher un cerf seul que dix à la fois !            

 

 

Et voilà 3 de mes amies qui m’observent!

J’ai fait rencontre avec ces deux spikes à 13h00 le 29 Juin dernier.

Et non…  Ça ne marche pas à tout coup…

Cette femelle était à 10 mètres de moi et je crois qu’on a été surpris les deux !

Arriver par le bois situé en bordure du champ qu’ils fréquentent peu les mettre en confiance !  C’est le cas avec ces deux belles femelles !

Cette femelle semblait très curieuse !  La position de son coup qui s’étire en témoigne bien !  J’ai été chanceux que mon pouce ne la cache pas au complet !  Qu’est-ce que vous voulez…  J’étais sur les nerfs ha ! ha !

Pour conclure, citons trois mots qui vont accroître vos chances d’avoir du succès avec la technique :  PATIENCE, VIGILANCE et ENDURANCE !  J’espère que la technique vous aidera à approcher les cerfs à de plus courtes distances.  Je sais que certaines personnes peuvent avoir de la misère à croire en cette technique…  Il suffit de faire ses propres expériences et d’en déduire ses propres conclusions !  

Simon Paradis

Note de Pierre Chabot : La technique d'approche du cerf que Simon s'est employé à nous décrire est très intéressante mais je vous invite à la plus grande prudence lorsque vous l'employez. Surtout, ne jamais employer cette technique en période de chasse et surtout jamais sans dossard. Un chasseur est peu trop vite sur la gâchette ou un ou un braconnier pourrait s'avérer dangereux. Alors la prudence est de mise ! 


Concours : Journée pour La relève !

Chevreuil.net désire donner un coup de pouce à La relève. Alors, nous avons créé à l'automne 2002, un petit concours qui a été très populaire. Les gagnants se méritaient une journée-rencontre avec des chroniqueurs de Chevreuil.net à la Ferme Monette ! Ils pourront être accompagnés d'un adulte. La date de rencontre est le 30 août prochain !

Les gagnants du concours sont :

  • Simon Renaud

  • Kévin

  • Samuel Paquette

  • David Proulx

  • Gabriel Jacques

  • David Bienvenue

  • Simon Paradis

  • Jean Raphaël Gosselin

  • Ludovic Ménard

  • Olivier Fillion

  • Samuel Millette

  • Gabriel Thibault

Félicitation aux gagnants et au plaisir de vous voir à la Ferme Monette ! Nous communiquerons avec vous pour vous donner plus d'informations. 

Merci à la Ferme Monette d'avoir contribuer si gentiment à ce concours !!!


16 articles ou photos à voir !


 
Une belle chasse 2002 mais, je rêve encore au 12 pointes !

Mon histoire commence au tout début d'août. Quand un après-midi je me décide d'aller regarder dans le champ s' il y a des gros bucks qui se promènent et qui pourraient me faire rêver jusqu'à l'ouverture de la chasse. L'année d'avant, le vendredi avant l'ouverture, un dix pointes était sorti à 150 pieds en avant de moi . Je ne l'avais pas revu durant la chasse. J'ai quand même abattu un 5 pointes cette année là. Je souhaitais qu'il soit encore en vie cette année et qu'il soit plus gros. J'ai été gâté car cette après-midi là je l'ai revu mais il était rendu un douze pointes, un vrai monstre !!!  

 
Ensuite, quand j'ai commencé à soigner les chevreuils. Deux semaines plus tard, il y avait un frottage sur un arbre, un frottage récent et très gros. Je fis toute suite le lien que le douze pointes venait manger à mes pommes. J'étais très excité car mes chances de récolter un trophée s'agrandissait puis plus les semaines avançaient, plus il y avait de nouveaux et gros frottages alentour de mes pommes. 
 
Enfin le grand jour tant attendu arrive. À l'ouverture le samedi matin j'ai vu 3 femelles. Le soir, j'en ai vu 13 dont deux qui sont venues se coucher en dessous de moi, quand il commençait à faire noir. C'était très spécial car elles étaient très près, à 10 pieds exactement et ils m'ont senti juste quand il a fallu qu'on descende qu'ils nous ont vus. Nous ne sommes pas allé le dimanche matin mais nous y sommes allé le soir. En arrivant nous avons fait partir une femelle. Je me disais que j'en avais pour un bon bout avant de voir quelque chose. À peine 30 minutes plus tard, il était 3:35, je vois un chevreuil dans le bois. J'avertis mon père et je remarque que le chevreuil avait toujours la tête à terre. Puis il zigzaguait dans le bois, je n'arrivais jamais à voir s'il y avait des cornes. C'est lorsqu'il est arrivé aux pommes que j'ai vu ses cornes. C'était un beau quatre pointes mais avec de belles cornes. J'ai pris le poudre noire, me mira sur son vital  et je fis feu.

 

BOOOMMM!!!! et je le vis partir tranquillement avec la queue entre les deux jambes. Nous avons attendu 30 minutes puis nous sommes descendu. Je l'ai trouvé pas très loin, à environ 75 pieds des pommes. J'étais très heureux car c'était mon troisième mâle en trois ans. Mon père a continué d'aller chasser mais n'a jamais vu le gros douze.
 
Mon oncle m'a dit une semaine après que la chasse soit fini qu'il l'avait revu dans le champ tout près du bois où que je chasse. L'année prochaine je vais attendre plus longtemps avant de tirer. J'espère de revoir le douze p-t et qu'il aura encore un plus gros panache.
 
Jérémie Côté

Simon Renaud nous parle de ses chasses !

Je vous écris pour vous raconter ma chasse 2002. Cela débute au commencement de la chasse au petit gibier. J'ai 12 ans, je chasse et je trappe avec mon père et mon oncle qui ont un petit chalet dans le nord. Quand la chasse commence, je suis content même que je veux aller passé tous les noël dans le nord pour chasser la perdrix et le lièvre. Oh je reviens à mon histoire, j ai toujours voulu chasser et cette année, ils m'ont amené avec eux. La première semaine de la chasse à l'orignal, je me place dans ma cache quand j'entend craquer juste à coté. Alors j'étais tout énervé. J'ai fait du bruit et il est parti alors je croyais qu'on ne tuerait pas cette année. L'avant dernière journée de chasse, j'étais dans ma cache et j'ai entendu un coup de feu. J'ai pris le (cb) de mon oncle, il venait de m'annoncé qu'il avait tué un petit veau orignal. Le lendemain nous sommes allé le chercher. Nous sommes revenues fièrement. Je crois que c'est la plus belle chose qui me soit arrivé.

 
 
Maintenant je vais vous raconter ma chasse aux chevreuils. Une semaine avant la chasse aux chevreuils, nous avons commencé à mettre des carottes. La première journée, mon père a placé près d'une passe, moi et mon oncle. Nous étions dans la montagne. Vers 4 heures, mon père vois un chevreuil mais trop tard le chevreuil l'avait déjà senti. Le lendemain, je suis allé chasser à la cache à mon père vers 11 heures. 2 belles grosses femelles sont sorties devant moi à 50 pieds. Malheureusement, nous n'avions pas de permis de femelle. La fin de semaine suivante, nous sommes retourné. Mon père était dans la montagne et un buck a passé à 100 pieds de lui mais il ne l'a pas vu. L'avant dernière journée, mon père et mon oncle ont vu une autre femelle à 300 pieds . Ce fut une chasse qui nous rapporta aucun chevreuil mais me donna de nouvelles connaissances.
 
P.S j aimerais pouvoir parler à d'autres jeunes qui aiment la chasse comme moi. C'est pourquoi je m'inscris à ce concours .
J'ai aimé vous faire part de mon aventure de chasse. 

Simon Renaud


 
La chasse 2002 de Kévin.

Salut ! Mon nom, c'est Kévin j'ai commencé la chasse à l'âge de 14 ans cette année et je suis vraiment content de moi car j'ai abattu un 8 pointes qui a fait 150 pieds seulement à la deuxième semaine de chasse .

J'aime beaucoup votre site et je pense réellement que ça serait une bonne idée votre projet !                    
SVP écrivez moi ! Merci.
Kévin
 
Les aventures de chasse de Samuel Paquette.
Malgré mes 7 ans  j'ai plusieurs expériences de chasse, car papa aime me faire participer. J'ai la chance de voir  plusieurs trophées car mon père est Taxidermiste de métier. J'aime aller à la chasse avec mon papa pour ensuite déguster le gibier.
 

J'ai participé pour la première fois à l'ouverture de la chasse à la carabine en 2002, malgré le froid intense , j'ai adoré la journée, aussi j'ai aperçu une femelle et son petit avant même que mon père les voient. Par la suite , j'ai fait la recherche du chevreuil de mon oncle c'était très amusant de retracer la fuite du chevreuil.

Avec ma famille on est allé trouver le chevreuil de papa qui disait avoir tué une femelle et en arrivant j'étais surpris et très content de voir que c'était un mâle.

J'aime aussi aller à la chasse au canard avec mon chien Coyotte (épagneul breton). Je participe aux salines au printemps avec mon père .Je suis aussi allé à la chasse à l'arc, on a vu des femelles mais papa attend le mâle , moi quand je ferai ma première chasse , je vais tirer le premier venu. Cet été je suis allé au camp de chasse de mon père j'ai aperçu un ours dans le chemin.

 
Samuel Paquette
St-Damase
7 ans

La dernière journée de chasse 2002 de David Proulx !

Bonjour ! Je m'appelle David Proulx, 12 ans et j'habite à l'Annonciation dans les Laurentides. Voici mon histoire...

C'était la dernière journée de chasse, je me lève donc à 6:00. Cependant je ne me rends pas à ma cache (je chasse en arrière de chez-nous). Tout-à-coup, je vois bouger, alors je reste attentif. Je vois une grosse femelle sortir du bois. Je me rend à ma cache sans qu'elle me vois. J'étire mon arc... «pouff», je touche le chevreuil mais je ne savais pas où. On l'a retrouvé ! J'avais bien tiré. Elle pesait 152 lbs.  Quelle aventure !

David Proulx, 12 ans


Une bonne idée de cadeau pour Gabriel Jacques !

Je m'appelle Gabriel et j'ai 11 1/2 ans. Pour ma fête, en mars prochain, j'ai demandé à mes parents comme cadeau le cours de maniement d'armes pour pouvoir, enfin, accompagner mon père à la chasse. Depuis quelques années mon père m'amène avec lui dans les bois pour me familiariser avec les " tactiques de chasse ", mais il est surtout question de sécurité pour mes débuts. On m'a permis d'essayer la 30-06, 30-30 et le fusil 410 sur des cannettes !!


J'adore entendre les histoires de chasse que mon père, papi, mon oncle et mon parrain racontent autour de la table et j'ai bien hâte de faire partie de leur groupe de chasseur et de goûter à " mon chevreuil ". Ma mère me dit que j'ai la génétique de mon bord et j'ai entendu parler de chasse bien avant de savoir aller à vélo!!!

Gabriel Jacques
Blainville


La chasse de David Bienvenue... une belle aventure !

J'ai débuté la chasse à l'âge de 12 ans.  Disons que je manquais quelque peu d'expérience, mais j'étais toujours plein de confiance à chaque début de saison à l'arc.  Ma première année est certainement gravée à jamais dans ma mémoire même si je sais très bien que je devrait l'oublier et vite!  J'avais réussi à décocher ma première flèche sur une petite femelle qui était dans mes pommes à seulement 10 mètres, mais hélas j'avais raté la zone vitale!  Ce que j'avait le plus peur qu'il arrive, arriva.  Mon père, mon oncle et moi n'avons pas été en mesure de retrouver ce chevreuil.  Je peut vous dire que le soir je ne parlais pas beaucoup dans notre petit camp et je crois bien avoir versé quelques larmes.  Les autres années se suivent et se ressemblent malheureusement.  Je voyais à chaque saison des chevreuils mais je n'étais pas capable de tirer ou bien je les manquait carrément. J'aimais quand même mieux les manquer tout court que de les blesser inutilement.

Ma saison 2002, enfin une saison comme j'aime!

Je suis maintenant rendu à 15 ans, avec beaucoup plus d'expérience. Jamais je n'ai été aussi confiant d'aller à la chasse.  J'avais disons un excellant «feeling» pour ce début de saison 2002, toujours à l'arc.


Tout commença en août

Enfin le mois d'août arrive!  Pour moi, ce mois signifie que la chasse est à nos portes et qu'il est grand temps de commencer à se préparer pour la grande aventure.  On commença à nourrir nos chevreuils vers la
3e semaine d'août.  Déjà la semaine suivante je pouvais remarquer la présence de nombreux chevreuils près de ma cache.  En plus des salines qu'on avait fait en avril, les pommes avaient suscité une attention
particulière des chevreuils.  Donc à chaque fin de semaine, mon père et moi partions en direction de nos miradors, chargé de pommes comme jamais.  Plus l'ouverture arrivait plus ma confiance augmentait, car les
signes des chevreuils étais de plus en plus nombreux.

Le 19 septembre arrive!

Effectivement, le 19 septembre était arrivé et ceci signifiait le grand départ.  Nous sommes arrivés le jeudi soir pour être certain de ne pas courir lors de l'ouverture, soit samedi matin.  Donc le vendredi, on en a profité pour aller nourrir nos caches, finir les derniers ajustements sur nos arcs et nous étions fin prêts pour le lendemain matin.

Je me suis réveillé en sursaut à 4h30, croyant n'avoir pas entendu le réveil matin.  Je me suis préparé lentement, car j'avais du temps devant moi. Il est rendu 5h15 lorsque je m'arrive près de ma cache.  Je tourne à côté du petit sapin, éclaire mes pommes, et qu'est ce que je vois?  Deux billes me fixant droit dans les yeux, ce n'est pas long que je vois le chevreuil s'enfuire vers le bois, mais à mon grand étonnement, il n'est pas parti très loin, car je l'entend encore marcher dans les feuilles.

Dix minutes après que j'aie éteint ma lumière, je vois arriver dans mes pommes une grosse affaire noire mais étant donné qu'il fait très noir, je ne peut pas identifier qu'est ce que c'est.  C'est là que j'entend, ce que je croit être le chevreuil de tantôt revenir et tasser la boule noire de mes pommes.  Le chevreuil reste la pendant environ 5 minutes lorsqu'il se fait tasser à nouveau par la boule noir.  Il fait encore trop noir pour que je puisse distinguer quoi que se soit.  Je n'en croit pas mes yeux, mais je me dis aussi que je viens peut-être de rater ma chance, car le chevreuil est parti et je ne croit pas qu'il reviendra de sitôt.  Heureusement pour moi, je me trompais sur toute la ligne, quand, vers 6h20 j'entend et je vois le chevreuil revenir de nouveau.  En plus je voit très bien à cette heure, donc je suis bien prêt, debout, déclencheur sur ma corde et j'attend.  C'est une grosse femelle et elle a l'air d'être seule.  Elle s'avance directement dans mes pommes, mais elle me fait face, donc je n'ai aucune «shot» possible.  Je commence à me faire impatient.  Enfin elle se décide à bouger, elle avance un peu en se tournant, me donnant quasiment un tir parfaitement de côté. J'étire pendant qu'elle bouge, prend bien mon temps pour me mirer, et lorsque je sais que je suis dans le vital, je lâche tout!  Je vois ma flèche traversé le chevreuil dans les poumons.  Je sais que mon tir est mortel, et j'attend environ une demie-heure avant de descendre de mon mirador.  Rendu près de mes pommes, je fais lever deux chevreuils qui s'amenait à mes pommes (je crois que ce sont s'est petits, mais je ne suis pas 100% sur).  Ce n'est pas long que je découvre du sang un peu partout et je vois bien la direction qu'elle a prise.  Je remonte dans ma cache et attend une autre demie-heure pour être certain de ne pas la pousser.

La demie-heure passée, je descend de mon arbre et suit les traces de sang.  Je la suit un méchant bout, jusqu'à se que je me tanne et rebrousse chemin pour aller chercher mon père et mon oncle.  Voilà deux heures que je l'ai tiré lorsque je suis de retour sur la piste avec mon père et mon oncle.  C'est facile à suivre.  Nous suivons la piste jusqu'à se je m'exclame «P'pa, regarde, est là!!!!».  J'avais enfin réussi à abattre mon 1er chevreuil en carrière et pour moi s'en est tout un!  Une belle femelle de 130 livres éviscérée.  J'étais très fier et je le suis encore.  Voilà une chasse dont j'aime parler et dont je parlerai pour longtemps encore!

David Bienvenue


 

Une saison inoubliable ... un grand rêve s'est réalisé !!!!

Comme certains d'entre vous les savez, j'ai manqué un spike l'année passée ( en 2001 ) et je n'ai pas vu d'autres bucks par la suite.  Cette année, je partais plus confient avec un permis de femelle en ma possession et un nouvelle chasse qui augmentait mes chances de tuer ( l'arc ). 

L'ARC

Cette année, pour ma première chasse à l'arc, la pratique avait été très sérieuse.  J'étais membre de l'ACTAQ et je tirais une fois par semaine.  J'ai également fait quelques tournois animaliers 3d.  Septembre arrivé. j'ai commencé à préparer mon site.  Les pommes partaient très lentement et je crois que les ours s'en mêlaient.  Je crois que la grande sécheresse n'a pas aidé malgré que je chassais sur le bord d'une rivière.  Durant les 3 fin de semaines de la chasse, je n'ai aperçu aucun cerf aux pommes.  Lorsque les pommes partaient, c'était la nuit... J'ai manqué plusieurs occasion de tirer dans les champs, mais ils étaient souvent trop éloignés ou trop peureux. 

LA CARABINE

Nous avons appâté environ 1 mois avant la chasse.  Mes pommes partaient très rapidement et il y avait une quantité de pistes et d'excréments incroyable!  Le vendredi 1er novembre était enfin arrivé!  C'est dans la neige que moi et mon père sommes descendus au camp ( situé à Ste-cécile de Whitton près du Lac Mégantic, zone 4 ).  Comme vous le savez, ce début de chasse a été très hivernal.  Après avoir été livré des pommes et défait les bagages, il était très tard et nous commencions à rêver au lendemain...  La nuit fut très longue et nous nous sommes réveillés à 3h00 am !

C'était un matin venteux et froid.  Je suis arrivé dans ma cache à 5h30.  Lorsque le soleil s'est levé, l'adrénaline a fait de même...  J'ai commencé à pouvoir voir dans mes jumelles qu'un tas de pommes.  Ce dernier semblait enterré dans les neige...  Je commençais à me demander si ils avaient trouvé les pommes durant la nuit!  Plus le temps passait et plus je commençais à me décourager pour cette matinée.  Je me plongeai alors dans une lecture...  En regardant dans mon châssis de gauche, à ma grande surprise, un veau empiffrait les pommes!  Après avoir réfléchi quelques secondes, j'ai décidé d'ouvrir mon chasis et de tirer.  J'ai mis la croix sur ce qui me semblait bien être dans le vital et j'ai fait feu !

En me relevant la tête, le veau était étendu sur le sol et ne bougeait plus!!! Les larmes n'ont pas tardé pour prendre part...  J'ai aussitôt pris mon radio et j'ai crié : PAPA... J'AI TUÉ!!!!  Il m'a dit qu'il s'en venait et je ne lui répondis même pas tellement j'étais encore sur le choc!  Je dus me reprendre à deux reprises pour ne pas tomber de mon échelle.  Je m'assis ensuite à côté et je remerciai le seigneur de m'avoir accordé ce rêve...  Je ne me rappelle pu le nombre de fois que j'ai prié dieu pour qu'il m'accorde ce désir.  Après avoir repris mes esprits, je courrai rejoindre mon père qui s'en venait à la course.  Je lui sautai dans les bras en pleurant.  Nous l'avons éviscéré et c'est avec une grande fierté que je l'ai au camp en vtt.  Tous étaient très content pour moi.  J'étais très heureux de pouvoir pendre mon chevreuil après le camp où plusieurs membres de ma famille et connaissances en avaient fait de même dans le passé...  J'ai appelé ma mère et elle était très heureuse car elle savait à quel point je voulais tuer!!  Après avoir savouré ce rêve, nous sommes repartis vers mon domicile et c'est avec grande fierté que je l'ai montré à mes amis...

UN GROS BUCK SUR LE CALL

Comme à chacune des nombreuses soirées de cette année, durant la deuxième fin de semaine de la chasse, j'ai décidé d'aller essayer de faire marcher le petit tuyau de plastique avec la petite languette à l'intérieur.  Je n'avais jamais eu de grande réussite avec cet objet.  Je crois que le buck que je callais durant l'été  ( un 6 pointes ) me tournait autour dans la prairie seulement par curiosité.  Seulement, ce jour, j'en ai eu la preuve que je callais assez bien pour frustrer un gros buck en période de rut!!  En effet, j'ai aperçu un MONSTRE  dans le champ.  Il s'agissait d'un 12 pointes !!!  Lorsqu'il m'a vu, il a fait marche arrière et s'est dirigé vers le bois...  J'ai ensuite lâché quelques grunt et à ma grande surprise, il a foncé en ma direction avec le cou gonfé par le rut!!!!  Quelle émotion!!!  Mon et mon père n'avons pu rien faire car il nous a senti lorsqu'il était à 500 pieds... 

Cette saison fut très émouvante pour moi...  J'espère en vivre une autre comme celle-là!  Plusieurs diront que c'est seulement un veau!  Le spike que j'ai manqué en 2001 et la grande volonté de tuer cette année ont fait toute un mélange qui me fait apprécier mon chevreuil d'une manière indescriptible!!!!

Merci à tous mes amis de chevreuil.net qui ont su m'aider et m'appuyer dans divers choses et je crois sincèrement que sans cela, ma saison n'aurait pas été ce qu'elle a été!

Simon Paradis               


La plus belle journée de ma vie !

Le 8 novembre 2002, à la veille de ma première journée de chasse au chevreuil à vie, à 13 ans, j’expliquais à mon père (pour rire bien sûr) qu’il fallait absolument que je tue un Buck le lendemain matin, puisque je suis un joueur de hockey très occupé.

Le lendemain, à 4h30 du matin, j’étais prêt à vivre la plus belle expérience de ma vie. En arrivant à notre lieu de chasse, à Dosquet dans Lotbinière (zone 7 ouvert à la chasse au fusil pour la première année), j’ai remarqué un incroyable lot de traces de pas de chevreuil, toutes les pommes et les carottes, avait été mangés et il y avait beaucoup de tas de crottin de Chevreuil. En constatant tout ceci, j’était encore plus confiant, mais le fait que je chassais à la slug de calibre 20 et que c’était ma première fois m’inquiétait. Mon père et moi, on s’installait tandis que mon frère préparait ma mère à sa première expérience de chasse, elle aussi. Après une  heure et demie  d’attente, j’entendis mon grand frère de 17 ans qui imitait un combat de chevreuil avec des cornes (Ratling) juste derrière moi. Il faisait ça comme un pro! 

Vingt minutes plus tard, j’étais presque découragé, lorsque j’entendis un gros ‘SNIFFFFFF’  brusquement, je me suis tourné la tête et j’ai vu un 4 pointes, qui se sauvait de nous (moi et mon père), j’étais déçu que le chevreuil nous ait vu avant que nous nous le voyons mais dans le fond de moi j’étais certain qu’il allait revenir… En effet quelques minutes plus tard  je vis le même gros 4 pointes qui ressortait du bois sale juste un petit peu plus loin (d’après mon père à environ 50 verges de nous); Là j’étais prêt. Mon père ne pouvait pas chasser puisqu’il avait déjà tué un veau lors d’une chasse à l’arc en octobre. 

Bref, je me suis aligné vers le vital, le chevreuil me regardait drôlement…BANG une slug l’atteint dans le cou, il tomba tout prêt; nous nous sommes approchés mais il bougeait encore. J’ai été obligé de tirer à nouveau avec une autre slug dans la tête cette fois-ci mais du coup je lui ai brisé 2 cornes, mais là il était mort. YES! Un Buck de 160 livres! C’est à ce moment là que mon père m’a dit; « regardes comme tu frissonnes », pourtant je n’avais pas froid il m’expliqua que c’était l’excitation qui me faisait frissonner ainsi.

Ensuite mon frère et ma mère nous ont rejoint et mon grand frère qui me servait presque de guide me montra à éviscérer le chevreuil et là je dois vous avouez que si parfois on se chicane mon frère et moi et bien cette journée là il m’a grandement impressionné !

Je recommande la chasse à tous les jeunes de mon âge : Vous ne le regretterez pas !    

 

Jean Raphaël Gosselin   St Nicolas    13 ans 


 

La chasse de Ludovic Ménard !

Bonjour je me présente je m'appelle Ludovic Ménard et je suis âgé de 15 ans. Aujourd'hui je vais vous parler de mon expérience de chasse 2002.

Ma préparation a commencé à la fin de l'été vers le mois d'août quand nous sommes allé me construire mon mirador.  Mon mirador a une hauteur de 17 pieds qui surplombe la vallée de feuillus. Ensuite nous y avons déposé des carottes à toutes les semaines jusqu'au moment où la chasse débutait. En passant, je chasse dans la zone 9 et à la carabine.

Samedi le 2 novembre, jour de l'ouverture, je me rend à mon mirador en compagnie de mon oncle. Rien vu pour cette journée et le lendemain non plus. Lundi, c'est une journée tranquille et le froid commence à me prendre. 4h10, je me lève et décide de retourner au camion qui se trouve à 1 Km. Une fois rendu à 100 mètres, une grosse bordée de neige éclate et maintenant mon télescope est plein de neige. Maintenant je suis à peine 50 mètres du camion quand un Buck de 6 pointes sort devant moi. Je m'épaule et malheur, je ne vois rien, mon télescope est tout blanc plein de neige. Le buck se sauve.

Il se passe 3 jours avant que je retourne à la chasse. Maintenant nous sommes vendredi le 8 et ça ne grouille pas dans le bois. Le lendemain après-midi, deux femelles arrivent à mes carottes et elles repartent 30 minutes plus tard. Le dimanche matin, je rentre dans le bois à 6h30 et j'attend. Il est maintenant  7H30 et une belle grosse femelle se pointe à mes carottes. A cause de ma grippe, je tousse un coup et elle s'enfuit. Maintenant 8h00, je call 3 petits coups à l'aide d'un élastique et 5 minutes plus tard, un beau Buck de 4 pointes se présente devant mon télescope et BANG...  il tombe sur le sol. Je l'ai atteint au cou et il souffre. Donc je l'achève d'une autre balle à la tête.

Après ma chasse, de retour chez mon grand-père, on fête le petit jeune qui a eu son premier Buck en deux ans de chasse. La photo ci-jointe est celle de mon chevreuil avec celui de mon oncle. Merci

Ludovic Ménard

Photo à venir


 

Voici la photo prise lorsque je venais tout juste d'abattre mon premier chevreuil, une grosse femelle. ¨Un vrai bon feeling¨ comme on dit. C'était ma deuxième année en tant que chasseur, mais je n'avais rien vu auparavant. Je l'ai récoltée à l'aide d'un fusil à poudre noire, dans la zone 8.

 

Olivier Fillion, 15 ans

Novembre 2002

 

 


 

Voici une photo de Samuel Millette 13 ans du lac des 16 îles dans les Laurentides. Il a abattu son premier chevreuil en octobre 2002. Il en est à sa première saison de
chasse à l'arc !

Bravo !

 


Gabriel  Thibault, 16 ans qui a abattu son 4ème chevreuil à l'arc.

Félicitation Gabriel. 

 

 

 


Un pas vers l'avant pour la relève...!

Comme vous le savez, plus les années avancent, plus le nombre de chasseur diminue.  En effet, les statistiques démontrent une énorme baisse... En 1990, on a vendu 622 165 permis de chasse et 11 444 de piégeage comparativement à 458 008 permis de chasse et 7391 permis de piégeage en 2000.  Il s'agit d'une baisse de 27% des chasseurs entre ces deux années!!!! 

Une bonne nouvelle

Le nouveau plan de gestion du cerf du virginie présente une très bonne nouvelle pour la relève ! En effet, on peut clairement y lire :  "  Ainsi le plan de gestion prévoit favoriser le recrutement des nouveaux chasseurs par l’attribution de 10% des permis de cerfs sans bois à cette clientèle, afin de lui offrir une première expérience plus fructueuse. D’autre part afin de fidéliser notre clientèle de base, soit les chasseurs à l’arme à feu, le plan prévoit assurer à ce groupe de chasseurs un partage de la récolte des cerfs sans bois équivalent à 50 % de la récolte totale de ce segment. "  

Il reste encore du travail à faire

Malgré que cette nouvelle soit très réjouissante, la baisse est trop élevée pour qu'on puisse affirmer que la chasse soit sauvée!  En effet, cette nouvelle stratégie ne pourra pas redonner le 27%.   Cependant, il est certain que l'effet qu'elle produira sera très positive!

Une grande partie de la tâche est entre les mains de la population

Bien évidemment, le gouvernement ne peut pas à lui seul tout faire le travail.  Nous sauverons la chasse dans la mesure où tous les chasseurs y participeront!  En effet, tous les gens qui ont la chance devraient faire découvrir ce sport au plus grand nombre de personnes possible!  Le mieux est d'amener les enfants lorsqu'ils sont le plus jeune possible car, c'est dans le bas âge que l'enfant apprend à développer ses goûts et ses intérêts!

Simon Paradis

 RELEVE_CHASSE@HOTMAIL.COM 


Ma chasse au chevreuil 2001... une vraie catastrophe

Préparation

Enfin l'automne! Saison où l'on peut voir la nature sous ces plus belles couleurs...  Cette saison est sans contredit la plus attendue de toute l'année pour bien des amateurs de chasse. Septembre arrivé, il était maintenant temps d'aller à mon site de chasse pour le préparer et laisser les toutes premières pommes aux cerfs qui peuplent mon territoire situé à Ste-Cécile près du Lac Mégantic ( zone 4).

Tout allait pour le mieux. Nous apercevions une quantité de chevreuils comparable aux années antérieures. Beaucoup de pistes furent observées aux alentours de ma cache et les pommes partaient à une vitesse remarquable. La semaine avant mon départ fut vraiment pénible. Un stress profond m'envahissait et je crois que je n'étais pas le seul. Mon père était pris du même problème.....                      

À la carabine

Le 2 novembre était maintenant arrivé!!! C'était la journée de départ avant le jour "J". Moi et mon père partîmes donc au camp. Nous avons pris le temps de s'installer et sommes, par la suite, allé mettre des pommes. Cette belle journée ensoleillé s'est terminée par une chasse au petit gibier qui fut fructueuse.

3 novembre, 4h00 Am. Je ne rêvais pas! La chasse était maintenant ouverte après tant de semaines d'attentes. Je partis donc pour me rendre à mon mirador ou je dus attendre presque une heure avant de pouvoir distinguer quelque chose dans mes jumelles. 6h30, une femelle arriva aux pommes et mangea pendant près de 10 minutes pour finalement quitter les lieux avec un pas rapide. 5 minutes plus tard, en me tournant vers mon châssis droit, j'aperçus un " spike " ! Le cœur commença à me débattre et je sortis ma carabine. Je mis que quelques secondes pour décharger une munition qui m'apparaissait être en plein cœur. Après le grand " BOUM ", je me levai la tête et j'étais sur d'avoir enfin réalisé mon rêve le plus cher. Malheureusement, j'ai pu constater que l'animal était parti avec le " fly " dans les airs pour finalement partir loin dans les bois. Je n'ai trouvé aucunes gouttes de sang et je me suis dit que c'était mieux de ne rien trouver tant qu'à avoir blessé la bête. Je retournai donc au camp les larmes aux yeux en essayant d'oublier cette triste histoire et reprendre courage.

En après-midi, j'étais sur de ne rien apercevoir étant donné que je j'avais tiré une balle le matin dans une heure qu'on pourrait définir comme : " critique ". À ma grande surprise, vers 15h15, cinq femelles et deux veaux arrivèrent. Je fatiguais pour chercher des cornes mais malheureusement, aucun cerf était de sexe masculin. Je quittai donc mon site et je repris rapidement confiance étant donné la quantité de cerfs aperçus. Les jours passèrent et j’aperçus que des femelles.

À la poudre noire

La saison de chasse à la carabine terminée, je partis à la chasse au cerf sans bois à l'arme à chargement par la bouche. J'avais très confiance étant donné la quantité de cerfs  femelles qui voyageaient à mon territoire durant la carabine. Durant les 2 fins de semaines de la poudre noire, j’aperçus aucun chevreuil ( même pas dans un champ ). Les pommes partaient seulement la nuit et j'ai donc essayé de couper la quantité pour ainsi provoquer leur sorti de jour mais il n'y avait vraiment rien à faire.

Conclusion

Après tous ces malheurs, je garde quand même mon sang froid pour la saison 2002. Ce " spike " m'aura appris quelque chose : "Vaut mieux chasser sans carabine que de chasser avec le stress!"..........

 

Simon Paradis


Un projet pour encourager la relève.....

Plus le temps avance, plus la relève baisse à la chasse! L'explication est expliquée par divers facteurs et ils sont tous, selon moi crédibles. Les causes sont tels que l'apparition des jeux vidéos (ordinateurs, nintendo).... et ainsi, dans une moindre mesure des coûts de plus en plus élevés pour la chasse. Cependant, certains jeunes réussissent tout de même à trouver leur place dans le magnifique sport qu'est la chasse !

Selon moi, il est réellement temps d'agir car je crois que cette activité risque de se perdre à tous jamais. J'ai donc décidé de produire un projet qui pourrait être accepté par le ministère s'il est bien présenté. J'aurai sans doute besoin de l'appui de chacun de vous étant donné l'ampleur de ce projet.

Contenu

Ce projet vise à permettre aux jeunes québécois qui n'ont jamais abattu de cerfs à avoir la chance d'abattre un cerf sans bois dans les zones où le potentiel de cerfs le permet.

Structure

  • Ouverture d'une saison de chasse pour la relève à la carabine au cerf sans bois durant 2 jours qui précèdent ou qui suivent la saison de chasse à arme à feu normale.

  • Durant ces 2 jours de chasse, seuls les jeunes auront la permission de chasser le chevreuil. Les agents de conservation devront réagir si un adulte est en possession d'une arme.

Si vous êtes en accord avec ce projet, veuillez m’écrire à releve_chasse@hotmail.com. Si les résultats sont bons, nous les enverrons à la FAPAQ.

Merci

Simon Paradis