La chronique d'Alain Jr. Madore

C’est avec un immense plaisir que je me joint à l’équipe de Chevreuil.net . Je partagerai ainsi avec vous, dans le futur, mes aventures de chasse qui vous expliquerons du même coup mes trucs et techniques acquis avec l’expérience de ma famille, de mes compagnons de chasse et tout spécialement celle du temps passé sur le terrain.

Je partagerai avec vous plus spécialement des conseils sur les armes traditionnelles comme l’arc et le fusil à poudre noir qui sont les seules que j’utilise en passant. Je vous ferai connaître également, les différentes techniques de call, qui mélangées avec l'utilisation de leurres odorants, font toute la différence pour convaincre un gibier de franchir les derniers mètres ou même parfois centimètres pour ainsi nous permettre de l’apercevoir à découvert.

 

 

Voici la fameuse corne que j'ai trouvé l'an passé. Tout un buck !

Sept articles d'Alain :

Un nouveau record du monde «Typical» ???…  

Une possibilité de voir Milo Hanson se faire ravir son titre de record du monde plane encore cette saison et pour de bonne raisons cette fois !

Et bien oui ! un heureux chasseur a fait  une découverte pour le moins surprenante dans le Midwest américain.

Il s’agit des cornes d’un possible prospect pour le record du monde Typical qui est détenu par le chevreuil qu’a abattu Milo Hanson en 1993 en Saskatchewan, Canada.                                                                             

 

The Hanson Buck 213 5/8 B&C  

 

Les dites cornes sont, par le fait même, devenues la discussion partout dans le monde de la chasse. Imaginez avoir la chance de récolter le nouveau record du monde «typical» Wow ! … et bonjour les dollars $$$$$…… Et bien maintenant, il y a une possibilité pour quelqu’un, quelque part dans le Midwest américain du moins.

        

Les dites cornes furent donc montées avec une envergure intérieure très raisonnable de 21’’ pour atteindre le pointage finale de 208 0/8’’ Boone & Crocket. Ceci nous permet donc de prétendre que le record du Hanson buck de 213 5/8’’ Boone & Crocket peut être battu. Car le chevreuil à qui appartient ce magnifique panache est toujours en vie, du moins, on le croit car il n’a toujours pas été récolté.

Et ceci n’est pas une de ces histoires de nouveau buck record comme celui de Mitch Rompola qui avait fait la manchette en 1998 avec un buck de 218 5/8’’ et + de 38’’ d’envergure et qui, en 1999, fut finalement classé comme un canular que les média avaient exploités avec empressement.

Mais cette fois, il s’agit de cornes bien réelles qui ont un potentiel même supérieur à celles du Hanson buck ! 

 

The Midwest Monster 208 B&C  

 

Si l'on révise les données du Hanson buck, on peut remarquer qu’il s’agit d’un buck  «typical» de 6X8 avec une envergure intérieure de 27’’ et extérieure de 29’’ ce qui est beaucoup plus large que celle du Midwest Monster qui a été reconstitué avec une envergure très conservatrice de 21’’. Et si on compare l’envergure entre les deux pointes principales 24 4/8’’ pour le Hanson buck et un maigre 11 5/8’’ pour le Midwest Monster, on ne peut que constater l’imposante prestance du Midwest Monster. De plus, si on compare les mesures des deux cotés de chaque buck 95 3/8’’et 97 3/8’’ pour le Hanson buck et 98 3/8’’et 96 3/8’’ pour le Midwest Monster, il semble que l’avantage soit pour le nouvel aspirant.

Et si on va encore plus loin et que l’on compare les mesures de circonférences 35 3/8’’ pour le Hanson buck et 37 3/8’’ pour le Midwest Monster, il y a un petit avantage de masse encore pour le nouvel aspirant. 

Et tout le monde disait que le Hanson Buck serait sûrement dur à battre à cause de la hauteur de son imposant panache et bien il n’a qu’à bien se tenir car 6 des 10 pointes du Hanson buck mesuraient plus de 11’’ et bien le Midwest Monster en a 5 mais il en a aussi 6 autres qui font + /- 10’’ et il déduit 8’’ comparativement à 7’’ pour le Hanson Buck. Donc, si ce buck est un jeune buck et qu’il serait récolté seulement la prochaine saison ou encore dans deux ans, il pourrait fort bien atteindre des dimensions encore plus spectaculaires ! De plus, son envergure réelle reste un mystère…      

 Je crois que je vais déménager dans le Midwest américain !..       à suivre !…

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste pour se rendre malade, une vue de 3 angles différents !…. mmm…

 

Bonne Chasse !        Alain Jr Madore 

Remonter

Le succès commence par le confort !

Pour connaître du succès à la chasse, il faut être patient, ne pas bouger, ne pas faire de bruits inappropriés, être inodore et finalement être au bon endroit au bon moment !

Pour les trois premières raisons, la solution est en majorité attribuable au port de bons vêtements chauds et confortables. C’est pour cette raison que dans les prochaines lignes, je vais vous expliquer comment je fais mon choix de vêtements pour ainsi, obtenir des résultats maximums lors de mes excursions de chasse.

Le choix le plus pratique, selon mon opinion et expérience, est le multicouches !.. Ma préférence pour un ensemble de chasse est un choix multi-usages. Donc un ensemble qui me permet de couvrir tous mes types de chasse, que se soit tôt en saison à l’arc ou encore en temps pluvieux ou à la poudre noire en fin de saison sur la neige !  Pour ainsi couvrir tous les types de conditions climatiques, mon choix s’arrête premièrement sur un ensemble de base ; soit un ensemble non isolé doté d’une membrane imperméable mais qui respire. Mon choix personnel le Gore-tex. Le fini du tissu extérieur doit être non bruyant mais aussi, idéalement, résistant aux orties. J’aime bien posséder un capuchon qui se retire si on n'en a pas besoin et un collet confortable lorsqu'il est fermé au complet.

Le choix de la grandeur est primordial car il doit être assez ample pour permettre le port des sous- couches nécessaires non seulement pour les périodes les plus froides de la saison mais aussi pour ne pas être trop ample ce qui pourrait nuire lors du tir à l’arc en début de saison. Le choix d’un modèle portant des poches pratiques et avec accès non bruyant est à penser aussi. Mais le secret du confort est dans le choix des sous-couches que l’on va porter selon les humeurs de Dame Nature. Moi je couvre ma saison avec deux combinaisons soit ; la combinaison toute saison mince et normalement composé de matériaux tel que le polypropylène ou polyamide qui expulse l’humidité vers l’extérieur pour ainsi garder le corps bien au sec malgré des efforts physiques importants. Cette combinaison est primordiale, car la base du confort est l’efficacité que l’on possède à contrôler l’humidité. Par temps plus froid, j’ajoute une deuxième combinaison, soit un isolant de type Polar dont l’épaisseur est choisie en fonction du type d’effort ou de chasse si vous préférez.

La même importance est de mise pour le choix des bas pour nos pieds. Un bas à base de laine et polyamide par exemple est excellent. Si vous possédez déjà de bon bas de chasse en laine pure, vous pouvez simplement vous procurer un bas en polypropylène que vous portez sous vos bas de laine. Vous verrez toute une différence spécialement si comme moi la laine vous «pique» et cause un inconfort.

Maintenant que l'on a les sous-vêtements, passons aux vêtements en tant que tel.  Pour ce qui est du bas, nous enfilons par-dessus nos sous-vêtements, notre pantalon de chasse. Pour le haut, moi j’aime bien porter un col roulé toujours à base de polyamide ou polypropylène car, un modèle en coton va absorber l’humidité et «c'est fini le confort !» Par la suite, un polar à motif camouflage. Car si la température est clémente, je peu fort probablement demeurer ainsi vêtu pour être confortable. Finalement s'il vente ou pleut, on enfile le manteau. Je peu vous avouer qu’ainsi vêtu, vous pouvez affronter la majorité des conditions climatiques que vous allez rencontrer durant votre saison de chasse !

Finalement les dernières extrémités : Tête et mains !  Pour la tête, il faut toujours se méfier, car on perd beaucoup de chaleur par la tête donc le port de la calotte par temps chaud et la tuque par temps froid est essentielle. Il y a aussi les conditions spéciales comme la pluie et la neige. Mon choix pour ce type de température est le «  Bucket hat  » ou chapeau de Gillygan toujours en Gore-tex pour la résistance à l’eau. Ce type de chapeau a deux avantages majeurs. Il permet de se protéger de la pluie ou la neige tout en protégeant notre coup en même temps car la calotte fait couler l’eau directement dans notre collet de manteau. Et deuxièmement, il a l’avantage de ne pas avoir à porter le capuchon et garder nos oreilles bien à l’écoute des moindres bruits puisque les conditions mouillées ont déjà atténue notre capacité d'écoute.

Par temps extrêmement maussade, j’opte pour un modèle un peu plus spécial. Il s’agit d’un chapeau utilisé par les guides de chasse au canard. Vaut mieux être bien équipé pour un temps de canard ! Il s’agit d’un chapeau de Gore-tex avec une palette de casquette munis de cache-oreilles rabattables et d’un grand flap à l’arrière comme les chapeaux pour le désert qui protège contre le coup du vent et l’eau. Rien de plus confortable, expressément lorsque vous portez des lunettes comme moi !

Pour ce qui est des mains. Par temps plus ou moins chaud, j’utilise une paire de gant mince camouflage munie d’une combinaison de membrane windstopper et suprescent qui ont pour tâche : un, de couper le vent et deux, contrôler les odeurs. Fort pratique lorsque l’on manipule les branches ou encore lorsque l'on applique des odeurs lors de notre préparation. Par temps froid j’aime bien un gant isolé de thinsulate qui est un isolant mince, donc pas trop encombrant et aussi muni d’une membrane Gore-tex  pour protéger de la pluie. Si vous êtes très frileux des mains, le choix d’une mitaine avec les même propriétés serait plus sage vu sa plus grande chaleur. Il y a aussi le gant en néoprène qui est très chaud et offre une grande dextérité.

Une autre option qui est maintenant disponible est la sous-couche pour contrôler les odeurs. Il s’agit d’une structure textile composée de charbon type scent-lock ou suprescent. C’est une option facultative qui est très prisée des chasseurs professionnels vu sa capacité à filtrer les odeurs dégagées par le corps et ainsi ne laisser aucune trace de votre présence. Ce type de matériel se retrouve aussi intégré dans certains ensembles avec un léger désavantage, celui d’être trop chaud en début de saison pour les archers. Par contre, en sous couche portée sous un ensemble léger laissant passé le vent, il est fort avantageux pour ces même archers.

Donc pour récapituler, le choix de bons sous-vêtements expulsant l’humidité vers l’extérieur, une  bonne épaisseur d’isolant de type polar selon le climat et un «shell» extérieur de type Gore-tex  non bruyant pour contrer le vent et la pluie tout en laissant passé l’humidité expulsée.

Avec un ensemble de ce type vous pourrez partir sans craintes pour tout type d’excursion de chasse et adapter votre tenue vestimentaire selon les humeurs de Dame Nature.

C’est bien évident que le prix d’un tel équipement n’est pas donné mais la duré de vie d’un équipement de qualité et surtout le confort apporté par celui-ci sont de bonnes clés du succès de tout bon chasseur expérimenté.

Qui n’a pas déjà été repéré suite à un mouvement d’inconfort ou encore quitté son affût par temps pluvieux pour revenir et apercevoir les traces du buck temps recherché ? Pour ma part, une fois que j’ai goûté au confort et... plus jamais je m’en passerai !

Bonne Chasse !        Alain Jr Madore 

Remonter

Le succès assuré !

Qui ne rêve pas de récolter un de ces chevreuils mâle mature qui porte normalement cette ramure tant convoitée ? Si c’est votre cas, lisez  bien ce qui suit .

Ceci est une de mes techniques préférées. Elle consiste à provoquer le chevreuil dominant de votre secteur et le forcer à commettre l’erreur fatale.

Pour ce faire, il y a des règles à appliquer.

  • Première règle, être le plus inodore possible car plus votre adversaire sera âgé, plus il sera méfiant.

  • Deuxième règle, fréquentez et dérangez les lieux le moins souvent possible.

  • Troisièmement, toujours laisser un temps de repos ( 30 min. )après votre arrivée avant de faire quelques bruits ou sons que ce soit pour essayer d’attirer son attention.

Cette technique est efficace lors du pré-rut et spécialement lors des deux semaines avant la période du rut.

La première chose à faire nécessite de laisser notre carte de visite ou d’invitation à notre client et ce, en fabriquant ou rafraîchissant des grattages. Moi, je préfère la technique «du triangle des Bermudes». Elle consiste à faire trois grattages ( Rub ) à une distance d’environ 30 mètres entre chaque, ce qui formera un triangle dans lequel vous y centrerez votre mirador. Pour faire les grattages, j’utilise une odeur de mâle et une odeur de femelle. J’applique l’odeur de mâle à une hauteur minimum de 3’ et celle de la femelle au sol, dans le grattage, pour ainsi créer un corridor d’odeur. L’odeur de femelle consiste en une odeur de femelle ordinaire pour débuter et par la suite en une odeur de femelle en chaleur lorsqu'on se rapproche du rut. L’odeur de mâle est une odeur de mâle avec «musk» pour débuter et on peut par la suite, si on a une bonne réponse, utiliser une odeur de mâle dominant. L’utilisation de glandes tarsales est un atout si on en possède. Pour ma part, je préfère utiliser les gels contrairement aux urines liquides car elles sont plus faciles à utiliser et demeurent efficaces plus longtemps. 24 ou 48 heures plus tard, on retourne pour voir si nos grattages ont été retouchés et que notre stratagème fonctionne. Peu importe le succès, on rafraîchi les grattages et patiente encore 24 à 48 heures.

Normalement s'il y a un chevreuil mâle dans le coin, la réponse est drôlement instantanée ! Si non, on doit essayer à un autre endroit. Les «trails» principales qui mènent au point de nourriture sont normalement très efficaces lorsqu’on s’y positionne à une centaine de mètres du point de nourriture. Si oui, on rafraîchit à nouveau tous les grattages, car il peut arriver d’en voir apparaître de nouveau et on patiente un autre 24 ou 48 heures pour finalement commencer notre chasse. Le jour venu, on se rend à notre site de chasse, on rafraîchit nos grattages et prend position sur notre mirador pour attendre notre 30 min. sans faire un bruit. Cette période nous permet d’observer et écouter ce qui se passe. La période écoulée, j’aime bien faire une première séance d’appel doux. Il s’agit d’une série 3 ou 4 petits «grunts». 5 ou 10 minutes plus tard, si je n’ai pas de réponses, je récidive à nouveau suivi d’une séquence de «sparring ou rattling» doux qui imite deux mâles qui se poussent sans trop d’agressivité avec leurs cornes, puis silence pour environ 30 minutes. Puis on recommence à nouveau. On peut aussi y ajouter quelques «bleats» qui feront croire à la présence d’une femelle sur les lieux. Il faut porter une attention aux bruits environnants comme un panache qui est frotté dans des branches par exemple. Le moindre signe ou réponse signifie un intérêt de la part de son auteur. On doit aussi varier les temps de pause entre les séances et persister. La persévérance est la clé du succès à la chasse.

Si on n’a pas de réponse, on peut se permettre de faire des bruits de plus en plus forts pour aller chercher plus loin l’attention de notre gibier. Il faut aussi comprendre que si on y arrive, on doit réussir à le faire approcher pour qu’il atteigne la zone d’odeur, ce qui permettra de le rassurer et de lui faire franchir les derniers mètres cruciaux. C’est pour cette raison que toute séance d’appel devrait toujours être mélangée avec l’utilisation d’odeur appropriée, c’est ce qui fait toute la différence. Imaginez être un chevreuil qui entend quelques chose. Vous approchez pour trouver le coupable mais si vous franchissez la distance que vous croyez être la bonne et que vous ne voyez et ne sentez toujours rien, vous allez sûrement douter de quelques choses, non ? Bien eux, oui et pour cause, car l’ouïe et l’odorat sont leur deux principaux sens dont ils se servent pour survivre.

Essayez cette technique et envoyez nous vos commentaires sur le forum!

Bonne Chasse !        Alain Jr Madore 

Remonter

La lune orbite d’ouest en est autour de la terre. Elle nous paraît pourtant faire le contraire. Les phases lunaires portent à confusion. Exemple : une nouvelle lune nous paraît invisible et un quart de lune nous paraît en une demi-lune.

Elle complète une rotation complète sur son axe dans le même temps qu’elle effectue son orbite au tour de la terre.

Elle prend 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes pour faire le tour de la terre mais retourne à sa position originale à l’opposé de la terre en 27.3 jours

Elle maintient une orbite elliptique ( ovale ) qui varie en distance de la terre entre 225,742 milles et 251,968 milles.

La force qu’elle exerce sur la terre ralenti sa rotation sur son axe de .002 secondes, ce qui signifie une journée plus longue du même temps à chaque siècle.

Une journée lunaire dure 24 heures 50 minutes comparativement à 24 heures sur terre.

Donc, elle se lève et se couche à une heure différente à chaque jour. À chaque 24 heures durant que la terre a tourné sur son axe, la lune bouge de 12 degrés vers l’est sur son orbite ce qui occasionne qu’elle se lève une moyenne de 51 minutes plus tard chaque jour.

Finalement, vu son orbite elliptique, la hauteur de la lune à l’horizon varie de saison en saison. Par exemple : tôt au printemps le premier quart est le plus haut tandis que le dernier quart est le plus bas. La nouvelle et pleine lune sont à un niveau presque égal. Cela change à l’automne. Le dernier quart devient le plus haut alors que le premier devient le plus bas et la hauteur de la nouvelle et pleine lune coïncide avec la hauteur du soleil du midi. En décembre, la pleine lune est la plus haute, la nouvelle, la plus basse et les deux quarts sont au milieu. Donc, lorsque l’on dit que la lune est directement au dessus et en dessous on veut vraiment signifier la position la plus haute que la lune atteint au dessus et en dessous de la terre.

Dans mon prochaine article, nous entrerons dans les détails plus directs entre la chasse et la lune !..

Alain Jr Madore

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28 Octobre 1998

Nous sommes à trois jours de l’ouverture de la deuxième saison de chasse à l’arc dans la zone 7. C’est la saison que j’attends avec impatience depuis des mois, parce que c’est la période qui coïncide  normalement avec la fin du pré rut et la période du rut chez le chevreuil. Pour ceux qui s’adonnent aux techniques d’appel et à l’utilisation de leurres olfactifs c’est lors de cette période précise que la réponse du chevreuil et son intérêt pour ces techniques est à son apogée. De plus, cette saison 1998 s’annonce très bonne, car les dates de chasse couvrent, pour une des rares fois la période du pré rut.

C’est pour cette raison que j’arrive tout juste du bois. J’ai fait aujourd’hui une petite tournée sur mon territoire question de voir ce qui si est passé depuis deux semaine. Mais il n’y avait à mon grand étonnement aucun signe réel d’activité, aucun grattage, aucun frottage sauf ceux laissés lors de la perte des velours en début de saison qui sont normalement des arbustes branchus qui ont subi un mauvais sort ayant les branches cassées contrairement aux frottages territoriaux qui sont des arbres de différentes grosseurs qui sont frottés ou même épluchés.

J’ai malgré tout décider de provoquer les choses en simulant trois grattages autour de mon mirador car je sais que ce territoire est normalement occupé par un buck dominant et sûrement pas n’importe lequel. Vous auriez dû voir les frottages qui étaient sur ce territoire l’année passée. Des cèdres, mais pas n’importe quels cèdres. Au bas mot, six à dix pouces de diamètres. Tout bon chasseur sait très bien que seul un gros buck dominant possédant un panache de grande envergure peut laisser une telle signature. Un frottage sur une jeune plaine ou encore un petit sapin peu très bien être fait par ce même buck que par un jeune daguet ou spike, si vous préférez. Pour produire mes faux grattages j’ai utilisé deux leurres odorant, le premier étant un gel de buck territorial que j’ai appliqué dans mon grattage et sur une branche au dessus de celui-si et l’autre étant une urine de femelle en chaleur que j’ai disposé sur un terreau hydrofuge qui garde l’urine en surface. Le tout, bien sûr disposé dans un grattage d’environ 1.5 pieds par 3 que j’ai fait à l’aide d’une branche d’arbre cassée. J’ai effectué ces grattages dans une forme triangulaire à environ dix à quinze mètres de mon mirador, dont deux directement dans des sentiers très utilisés par les chevreuils qui vont se nourrir dans un champs de maïs à environ 40 mètres de mon mirador.

Le lendemain,

Je décide donc de retourner sur mon territoire pour voir si je pouvais trouver des signes d’activités frais, car selon la date de la nouvelle lune qui sera le 18 nov. le pré rut devrait être commencé ou sur le point de commencer. Une surprise m’attendait à mon arrivée et tout une !…  Je n’avais plus trois grattages mais bien cinq grattages. Mes trois grattages avaient été retouchés et deux de plus apparaissaient au sol. C’est donc avec fierté que j’ai rafraîchi tous les grattages et j’ai quitté le territoire en essayant de laisser le moins de traces possibles. J'attendais le samedi matin avec impatience.

Samedi matin,

Il est 5h30 du matin. Mon compagnon de chasse passe me chercher et tout en nous rendant à notre territoire, je m’empresse de lui raconter en détail ma surprise du jeudi. Arrivés sur les lieux, on s’habillent, sortons tout l’attirail car j’ai mon arc, mes calls, mes leurres et mon sac à dos contenant ma caméra vidéo ainsi que mon support pour celle-ci. Marc n’en revient jamais de tout le matériel que j’apporte avec moi.

Le soleil commence à apparaître à l’horizon en même temps que nous atteignions le champ de maïs qui nous sert de chemin d’accès à nos miradors. À peine une centaine de pieds plus loin, quand surprise, on peut apercevoir un bon nombres de silhouettes de chevreuils au loin dans le champs. Après quelques minutes d’observation nous prenons la décision de retourner sur nos pas et d’utiliser le sentier dans le bois. Mais que ferions nous pour un chevreuil ? Le sentier était presque impraticable suite au verglas qui a fortement touché notre région. Ce trajet dura une heure au lieu de vingt minutes pour finalement apercevoir mon mirador. C’est donc avec douceur que nous franchissons les derniers mètres. Rien ne semble occupé l’endroit. Quand, comme un fantôme venu de nulle part, apparaît juste devant nous parmi les jeunes repousses à l’endroit précis de l’un des mes grattages, un chevreuil ! Et tout un ! 

Nous avons eu tout juste le temps de bien voir le panache de ce monstre comme il empruntait notre sentier en direction contraire bien évidemment pour disparaître !

Je venais de voir l’auteur des ces frottages si imposants. Ma tactique fonctionnait mais je doutais d’avoir la chance de le revoir bientôt, car normalement, c’est ce genre de buck ou plutôt machine de survie qui devient nocturne à la moindre présence humaine.

 

Comme vous pouvez l’imaginer, ma journée de chasse fut longue et pénible étant hanté par cette vision de ce trophée. Nous avons quand même vu des chevreuils et des bucks mais qui ne me disait tout simplement rien suite à cette aventure. Le soir venu, je voyais toujours ces images dans ma tête et la nuit s’annonçait longue. Elle fut si longue que le matin venu, mon compagnon ayant attendu et même frappé à plusieurs reprises à la porte, était parti sans moi. Tout à coup me réveillant en sursaut j’aperçois l’heure 5h50 !… je me lève, m’habille à toute vitesse, ramasse mon arc et au diable la caméra j’ai raté ma chance de toute façon. C’est avec surprise que Marc me voie arriver pendant qu’il s’habille. Je lui raconte mon cauchemar pendant que j’enfile mes vêtements de chasse. Arrivé au champ de maïs, le soleil est déjà levé et on aperçoit encore les chevreuils qui sont là à manger. Marc me regarde et me dit : «qu’est-ce qu’on fait ?» « On continu» que je lui réponds !  Le pire qui peut arriver, c’est qu’ils vont fuir vers le bois ! Tout en avançant, une femelle se lève la tête, elle vient de nous voir ! Puis une autre et une autre et oups… un buck !…  Un magnifique huit pointes qui vient de se lever et un autre tout aussi imposant. Que faire ?… Tout juste le temps de se regarder que les deux bucks sont déjà en direction du bois et les femelle emboîtent le pas une à la suite de l’autre. Maintenant il n’y a plus de problème... il n’y en a plus un seul.

Je rejoignis donc mon mirador vers 6h45. Le temps de rafraîchir mes grattages et de grimper, il était finalement 7h00.

Une demi-heure passa, le silence complet mis à part les écureuils qui s’engueulent comme à l’habitude. C’est donc après cette période d’attente (car je patiente toujours au moins 30 minutes avant de faire quelques bruits que se soit) que je décide de faire une séance de rattling, plus précisément de sparring. Cela signifie, un rattling léger comme deux bucks qui s’entraînent en vu des gros combats du rut. À peine une première séance terminée, j’entends un buck qui se frotte le panache dans les branches. Non ce n’est pas vrai !.. Pas une deuxième chance !…

Quelques secondes de silences et je fais entendre deux petits grunts courts !…  Quand, tout à coup j’entend le buck me répondre en s’avançant dans ma direction. Quelle surprise quand j’aperçoit ce monstre apparaître au même grattage où il m’avait quitté la veille. Il s’y arrête et quel spectacle, il urine et se met à gratter le sol. On aurait dit un souffleur à neige. La terre s’élève deux ou trois pieds dans les airs et tout ça devant mes yeux à peine à quinze mètres. Puis, il continue son chemin dans ma direction. «Le prochain arrêt, c’est le bon» me dis-je.« Ne regarde plus le panache et concentre-toi !» Comme il se dirige au deuxième grattage, j’étire mon arc… Puis, plus que deux ou trois mètres… Il est là, avançant parfaitement, positionné à 90 degrés. 

Je place ma mire de dix mètres derrière la patte dans le tiers du bas et décoche flutchhh…Dans le mille. La flèche fait une pénétration complète. Le buck fait deux sauts et s’arrête comme s'il se demande ce qui vient de se passer. Il se met tout à coup à osciller comme si il avait pris un verre de trop et tombe. Mon cœur se met d’un seul coup à battre à un rythme d’enfer… «C’est pas vrai !»  Il est là, à pas plus de trente mètres, couché sur le sol. Je me rassoie sur mon mirador regarde

l’heure 7h55 et repense à toute cette aventure qui finalement prend la tournure d’un rêve plutôt qu’un cauchemar.

Quelques minutes passent qui me paraissent des heures quand je décide d’aller rejoindre Marc, mon compagnon de chasse. Lorsque j’arrive non loin de son mirador, Marc me fait signe qu’un chevreuil n’est pas loin. Je continue en lui disant que ce n’est pas grave car la chasse est fini pour ce matin. Il me regarde d’un air songeur. Il me dit alors : «c’est toi qui as tiré ? Je crois que je t’ai entendu tout à l’heure». Il  y a au plus 750 pieds qui nous séparent et on aurait pu entendre une mouche voler ce matin tellement c’était tranquille. «Puis, c’est quoi ?» «Bof ! un six pointes !… C’est fait !… de toute façon je n’aurais jamais revu mon gros buck d’hier» Un peu surpris, Marc descend et on se dirige aux camions pour ramener les arcs et chercher les cordages. Je lui raconte du même coup mon histoire tout en gardant le six pointes comme résultat. Rendu à mon mirador, je regrimpe pour ainsi indiquer à Marc la direction où serait parti mon buck. Marc se dirige dans cette direction quand j’entend tout à coup, «il est là !.. Calvaire ! As-tu vu la grosseur !… Un six pointes hein !… J’aurais du m’en douter !» Puis, je le rejoins et reprends mon récit tout en admirant ce magnifique 11 pointes de 22 pouces et quelques de largeur qui fut mesuré à 152.75 net Pope & Young.

Ce fut une chasse mémorable qui restera marquée dans ma mémoire à jamais. Le seul malheur fut de ne pas avoir ma caméra. Les images auraient été tout simplement superbes. Ce sera pour une prochaine fois !

 Alain Jr Madore

  Remonter  

Pris les culottes à terre !…

Le 20 Nov. 2001 il est 11h45 .

Tout va mal, je reviens chez-moi après un avant midi de chasse infructueuse. À vrai dire depuis la dernière fin de semaine il ne se passe plus rien et je viens de m’apercevoir qu’on m'a volé mon VTT en mon absence ce matin. Je me dis que la chasse c’est fini pour cette année.

Je dois vous dire que depuis le début de la saison, j’ai vu et filmé des bucks magnifiques mais mon objectif était cet empereur qui se promène sur un de mes territoires en me laissant des signes dignes de sa magnifique ramure, douze pointes symétriques d’une ampleur à faire rêver ainsi que deux magnifiques pointes retombantes qui, je me dois vous le dire, lui donne toute sa prestance. J’ai eu la chance de l’apercevoir à quelques reprises depuis les trois dernières années. Je croyais même l’avoir récolté en 1998. Mais c’est plutôt là que je l’ai aperçu pour la première fois, et ce à ma grande surprise, après la saison en allant chercher mes miradors ( Je vous raconterai ma saison 1998 dans un prochain article). Revenons à nos moutons, euh ! Chevreuils… Comme je le disais, tout allait mal car ma saison allait de malchance en malchance. Aucun de mes partenaires réussissait à avoir un tir parfait tout en filmant. Quand vous verrez les bucks qu’on a vu... des huit pointes et des dix pointes, c’est déprimant ! Donc, étant infructueux à filmer mes partenaires, cela signifiait moins de temps pour moi à chasser. Puis la malchance continuait, obligé de travailler la fin de semaine d’ouverture de la vraie saison, celle du Rut et de plus, des intrus sur mon territoire occasionnant ainsi une pression de chasse non prévue ! Tout allait à merveilles.

Puis arrive ce 20 Nov. C’en était trop !.. J’abandonne !.. Ma saison est FINIE !…

Frustré, je rente chez moi pour voir mon fils et ma conjointe (qui va être contente d’apprendre ça,  la fin de ma saison et non mon VTT disparu.)

Ce même après-midi, il est environ 14h00, ma conjointe me dit d’aller prendre un peu d’air ! Ça ferait sûrement passer ma mauvaise humeur. Puis, je me retrouve dehors et pas beaucoup de temps devant moi pour planifier quelques choses d’intéressant. Je décide dons d’aller voir le territoire chez un de mes bons copains à Wickam. J’arrive sur les lieux. Il est déjà presque 15h00, plus précisément 14h40. Je traverse la partie de terre cultivée puis j'arrive à un endroit que j’aime beaucoup : "la bouteille de bois". Ce que je veux dire par "bouteille de bois", c’est une partie boisée reliée au grand bois qui entre parmi des terres cultivées. C’est un endroit stratégique pour un buck. Il peut ainsi observer ce qui se passe au champ sans se montrer le bout du nez, sauf la nuit tombée. Et Dieu sait qu’un gros buck occupe le territoire et il y a moi qui s’en doute un peu. Il y a des traces qui voyagent d’une île de bois voisine à la bouteille pour ainsi joindre le grand bois. Mais il y a un problème... l’heure. Il est 14h50, pas question de déranger cette petite partie de bois car si quelque chose s’y trouve, il n’y restera pas longtemps. Je décide donc de ne rien déranger et de m’installer sur un monticule de branches et de terre laissée par les travaux d’irrigation.

Je me fais une cache de fortune avec des branches, installe ma caméra vidéo et me voilà prêt à peut-être voir ce qui fait ces fameuses traces. 15h10, ne pouvant rester à rien faire, je me décide à faire une séance de rattling, car il y a un léger vent qui est en ma faveur. À peine quelques minutes plus tard, j’aperçois quelques choses à l’orée du bois. Non... pas déjà un chevreuil ! C’est plutôt de la neige qui commence à tomber et ça se dirige vers moi. Je relève donc mon collet de manteau et m’écrase bien au chaud pour attendre patiemment.

Tout à coup, j’entends un bruit juste à côté de moi, je me sors la tête de mon collet puis, quelle surprise, un magnifique buck est là à peine 50 pieds de moi, debout dans les labours. Il sort tout juste de la bouteille de bois et cherche qui  sont ces intrus dans son territoire. Le temps que je me réveille un peu. Qu’est-ce que je fais ? J’active la caméra ou je m’épaule pour tirer. Les secondes passent, puis Monsieur Le buck décide d’avancer pour aller voir plus loin. Je n’ai pas d’autre choix, j’épaule car si je filme, je n’aurai probablement que des images. ( C’est ça les plaisirs de faire de la vidéo.) Un coup épaulé, je positionne le réticule de ma lunette sur Monsieur et qu’est ce que je vois ? Un V blanc, un cou et un derrière de tête portant un magnifique rack. Plus il avance, plus je me dis qu’il faut que je provoque les choses car je ne peu tirer avec le chevreuil dans cette position et être sûr de mon coup. Je décide donc d’émettre un bleat de femelle ( cri de la femelle ). Monsieur s’arrête sur le coup ! Puis se retourne. Parfait le coffre est là et Bouuum….

Pouha!  La fumée me revient au visage car j’ai tiré face au vent. Lorsqu'elle se dissipe, j’aperçois Monsieur le buck légèrement plus écrasé mais embrayé comme un 4x4, la queue collée aux fesses qui avance pour rejoindre l’autre extrémité du labour. Puis il disparaît !

Je suis sûr de mon coup. Il y avait à peine 80 pieds qui nous séparaient et à voir sa démarche, il n’y avait aucun doute que mon fusil Knight, calibre 50, avait fait son boulot. Je dois dire que j’étais content, car c’était la première fois que j’avais la chance de l’utiliser moi-même pour abattre un gibier. Je possède des fusils à poudre noire depuis plusieurs années mais j’ai seulement vu mon père et quelques copains de chasse avoir du succès avec eux ayant toujours eu du succès à l’arc par le passé.

Environ quinze minutes passent puis, je me décide à aller jeté un coup d’œil pour voir s'il y a bien du sang.  Et oui du sang, des poils et les traces changeantes de Monsieur Le buck. Et quelles traces ! Je suis maintenant convaincu que c’est un gros buck car la distance entre les traces arrières et celles avant sont assez distancées et ne se rejoignent pas. Tout en dissipant ce rush d’adrénaline... «j’y pense mon VTT !»… Je dois rejoindre quelqu’un pour me donner un coup de main. Tout en laissant tout le temps voulu à Monsieur Le buck pour s’endormir en paix, je me dirige vers la maison de mon copain pour trouver de l’aide. Je sais, on devient lâche un peu avec la technologie. Mon grand père ou son frère aurait embarqué sur leur dos leur trophée et l’aurait ramené avec honneur !

Rendu chez mon copain... Surprise, il n’est pas là. Seulement sa femme et sa fille sont présentes. Je tente donc de rejoindre un autre de mes copains passionnés de chasse comme moi. Il me dit qu’il arrive dans deux minutes !.. Il faut au moins qu'il prenne le temps de se rendre. De plus je lui ai seulement dit que j’avais tiré un beau buck pas plus.

Une vingtaine de minutes plus tard j’aperçois mon copain qui arrive. Puis, il me dit : " Yé-tu gros ?". " Je ne sais pas trop" que je lui réponds. J’ai eu le temps de manigancé une histoire avant son arrivée. Tout en lui racontant mon aventure, nous nous rendons sur les lieux. Son fils nous accompagne tout attentif lui aussi ayant récolté son premier buck à l’arc cette année. Il était fait comme on dit. Il était atteint du virus du buck !

Une fois sur les lieux, on aperçoit deux chasseurs dans le champ même où était mon buck. Ah non ! Pas encore une malchance.  Les deux chasseurs étaient des connaissances, des compagnons de chasse qui possèdent des territoires voisins à mon copain. Ils nous racontent qu’ils viennent de tirer un buck qui traversait le champ en boitant, il y a à peine 15 minutes. Le doute m’envahi tout d’un coup… "Non c’est pas vrai !", me dis-je en me dirigeant subitement vers l’endroit où a disparu MON buck. Tout en avançant, je remarque des traces et du sang qui me remet en confiance. Puis les détails qui me sont apportés m'indiquent que se n’est probablement pas MON buck. Les "flash light" allumées, on avance pas à pas sur le sang. Nous avons déjà franchi environ 200 pieds depuis le lieu d’impact. Tout en avançant, je distingue la direction des traces qui se dirige directement vers le fausset de ligne. Je me dis alors qu'il faut qu’il soit là car si tout est comme prévu il ne devrait pas être loin. Yéeee!..

Il est là, étendu de tout son long, juste de l’autre côté du fausset. Denis me dit comme je lève la tête de Monsieur Le buck . « Je ne sais pas trop ?.. J’aurais du m’en douter avec toi !»

Monsieur Le buck porte huit belles pointes égales et une belle pointe retombante sur la corne de gauche. Il y a aussi une petite pointe de chaque côté qui ne fait cependant pas un pouce comme le demande le ministère de la faune. Son envergure intérieure doit faire vingt et quelques pouces et les bases, tout prêt de six pouces.

Quelle joie de voir ce magnifique buck... mais en même temps quelle déception car je n’ai pas les images encore une fois ce qui étaient mon objectif (vous comprendrez en lisant le récit de ma chasse en 1998 ). Mais finalement, je crois que le 20 novembre est une belle date et qui il y a un Dieu ou peut être mon grand-père qui nous guette là haut !…..

Alain Jr Madore

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