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La chronique d'Alain Jr. Madore
Je partagerai avec vous plus spécialement des conseils sur les armes traditionnelles comme l’arc et le fusil à poudre noir qui sont les seules que j’utilise en passant. Je vous ferai connaître également, les différentes techniques de call, qui mélangées avec l'utilisation de leurres odorants, font toute la différence pour convaincre un gibier de franchir les derniers mètres ou même parfois centimètres pour ainsi nous permettre de l’apercevoir à découvert.
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| Voici la fameuse corne que j'ai trouvé l'an passé. Tout un buck ! |
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| Les dites cornes sont, par le fait même, devenues la discussion partout dans le monde de la chasse. Imaginez avoir la chance de récolter le nouveau record du monde «typical» Wow ! … et bonjour les dollars $$$$$…… Et bien maintenant, il y a une possibilité pour quelqu’un, quelque part dans le Midwest américain du moins. |
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Les dites cornes furent donc montées avec une envergure intérieure très raisonnable de 21’’ pour atteindre le pointage finale de 208 0/8’’ Boone & Crocket. Ceci nous permet donc de prétendre que le record du Hanson buck de 213 5/8’’ Boone & Crocket peut être battu. Car le chevreuil à qui appartient ce magnifique panache est toujours en vie, du moins, on le croit car il n’a toujours pas été récolté. Et ceci n’est pas une de ces histoires de nouveau buck record comme celui de Mitch Rompola qui avait fait la manchette en 1998 avec un buck de 218 5/8’’ et + de 38’’ d’envergure et qui, en 1999, fut finalement classé comme un canular que les média avaient exploités avec empressement. Mais cette fois, il s’agit de cornes bien réelles qui ont un potentiel même supérieur à celles du Hanson buck !
The Midwest Monster 208 B&C
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Si l'on révise les données du Hanson buck, on peut remarquer qu’il s’agit d’un buck «typical» de 6X8 avec une envergure intérieure de 27’’ et extérieure de 29’’ ce qui est beaucoup plus large que celle du Midwest Monster qui a été reconstitué avec une envergure très conservatrice de 21’’. Et si on compare l’envergure entre les deux pointes principales 24 4/8’’ pour le Hanson buck et un maigre 11 5/8’’ pour le Midwest Monster, on ne peut que constater l’imposante prestance du Midwest Monster. De plus, si on compare les mesures des deux cotés de chaque buck 95 3/8’’et 97 3/8’’ pour le Hanson buck et 98 3/8’’et 96 3/8’’ pour le Midwest Monster, il semble que l’avantage soit pour le nouvel aspirant. Et si on va encore plus loin et
que l’on compare les mesures de circonférences 35 3/8’’ pour le Hanson
buck et 37 3/8’’ pour le Midwest Monster, il y a un petit avantage de masse
encore pour le nouvel aspirant. Et tout le monde disait que le Hanson Buck serait sûrement dur à battre à cause de la hauteur de son imposant panache et bien il n’a qu’à bien se tenir car 6 des 10 pointes du Hanson buck mesuraient plus de 11’’ et bien le Midwest Monster en a 5 mais il en a aussi 6 autres qui font + /- 10’’ et il déduit 8’’ comparativement à 7’’ pour le Hanson Buck. Donc, si ce buck est un jeune buck et qu’il serait récolté seulement la prochaine saison ou encore dans deux ans, il pourrait fort bien atteindre des dimensions encore plus spectaculaires ! De plus, son envergure réelle reste un mystère… Je crois que je vais déménager dans le Midwest américain !.. à suivre !…
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Juste pour se rendre malade, une vue de 3 angles différents !…. mmm…
Bonne Chasse ! Alain Jr Madore
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Le
succès commence par le confort ! Pour
connaître du succès à la chasse, il faut être patient, ne pas bouger,
ne pas faire de bruits inappropriés, être inodore et finalement être au
bon endroit au bon moment ! Pour
les trois premières raisons, la solution est en majorité attribuable au
port de bons vêtements chauds et confortables. C’est pour cette raison
que dans les prochaines lignes, je vais vous expliquer comment je fais mon
choix de vêtements pour ainsi, obtenir des résultats maximums lors de
mes excursions de chasse. Le choix le plus pratique, selon mon opinion et expérience, est le multicouches !.. Ma préférence pour un ensemble de chasse est un choix multi-usages. Donc un ensemble qui me permet de couvrir tous mes types de chasse, que se soit tôt en saison à l’arc ou encore en temps pluvieux ou à la poudre noire en fin de saison sur la neige ! Pour ainsi couvrir tous les types de conditions climatiques, mon choix s’arrête premièrement sur un ensemble de base ; soit un ensemble non isolé doté d’une membrane imperméable mais qui respire. Mon choix personnel le Gore-tex. Le fini du tissu extérieur doit être non bruyant mais aussi, idéalement, résistant aux orties. J’aime bien posséder un capuchon qui se retire si on n'en a pas besoin et un collet confortable lorsqu'il est fermé au complet. Le
choix de la grandeur est primordial car il doit être assez ample pour
permettre le port des sous- couches nécessaires non seulement pour les périodes
les plus froides de la saison mais aussi pour ne pas être trop ample ce
qui pourrait nuire lors du tir à l’arc en début de saison. Le choix
d’un modèle portant des poches pratiques et avec accès non bruyant est
à penser aussi. Mais le secret du confort est dans le choix des sous-couches
que l’on va porter selon les humeurs de Dame Nature. Moi je couvre ma
saison avec deux combinaisons soit ; la combinaison toute saison mince et
normalement composé de matériaux tel que le polypropylène ou polyamide
qui expulse l’humidité vers l’extérieur pour ainsi garder le corps
bien au sec malgré des efforts physiques importants. Cette combinaison
est primordiale, car la base du confort est l’efficacité que l’on
possède à contrôler l’humidité. Par temps plus froid, j’ajoute une
deuxième combinaison, soit un isolant de type Polar dont l’épaisseur
est choisie en fonction du type d’effort ou de chasse si vous préférez. La même
importance est de mise pour le choix des bas pour nos pieds. Un bas à
base de laine et polyamide par exemple est excellent. Si vous possédez déjà
de bon bas de chasse en laine pure, vous pouvez simplement vous procurer
un bas en polypropylène que vous portez sous vos bas de laine. Vous
verrez toute une différence spécialement si comme moi la laine vous «pique»
et cause un inconfort. Maintenant
que l'on a les sous-vêtements, passons aux vêtements en tant que tel.
Pour ce qui est du bas, nous enfilons par-dessus nos sous-vêtements,
notre pantalon de chasse. Pour le haut, moi j’aime bien porter un col
roulé toujours à base de polyamide ou polypropylène car, un modèle en
coton va absorber l’humidité et «c'est fini le confort !» Par la
suite, un polar à motif camouflage. Car si la température est clémente,
je peu fort probablement demeurer ainsi vêtu pour être confortable.
Finalement s'il vente ou pleut, on enfile le manteau. Je peu vous avouer
qu’ainsi vêtu, vous pouvez affronter la majorité des conditions
climatiques que vous allez rencontrer durant votre saison de chasse ! Finalement les dernières extrémités : Tête et mains ! Pour la tête, il faut toujours se méfier, car on perd beaucoup de chaleur par la tête donc le port de la calotte par temps chaud et la tuque par temps froid est essentielle. Il y a aussi les conditions spéciales comme la pluie et la neige. Mon choix pour ce type de température est le « Bucket hat » ou chapeau de Gillygan toujours en Gore-tex pour la résistance à l’eau. Ce type de chapeau a deux avantages majeurs. Il permet de se protéger de la pluie ou la neige tout en protégeant notre coup en même temps car la calotte fait couler l’eau directement dans notre collet de manteau. Et deuxièmement, il a l’avantage de ne pas avoir à porter le capuchon et garder nos oreilles bien à l’écoute des moindres bruits puisque les conditions mouillées ont déjà atténue notre capacité d'écoute. Par temps extrêmement maussade, j’opte pour un modèle un peu plus spécial. Il s’agit d’un chapeau utilisé par les guides de chasse au canard. Vaut mieux être bien équipé pour un temps de canard ! Il s’agit d’un chapeau de Gore-tex avec une palette de casquette munis de cache-oreilles rabattables et d’un grand flap à l’arrière comme les chapeaux pour le désert qui protège contre le coup du vent et l’eau. Rien de plus confortable, expressément lorsque vous portez des lunettes comme moi ! Pour
ce qui est des mains. Par temps plus ou moins chaud, j’utilise une paire
de gant mince camouflage munie d’une combinaison de membrane windstopper
et suprescent qui ont pour tâche : un, de couper le vent et deux, contrôler
les odeurs. Fort pratique lorsque l’on manipule les branches ou encore
lorsque l'on applique des odeurs lors de notre préparation. Par temps
froid j’aime bien un gant isolé de thinsulate qui est un isolant mince,
donc pas trop encombrant et aussi muni d’une membrane Gore-tex
pour protéger de la pluie. Si vous êtes très frileux des mains, le
choix d’une mitaine avec les même propriétés serait plus sage vu sa
plus grande chaleur. Il y a aussi le gant en néoprène qui est très
chaud et offre une grande dextérité. Une
autre option qui est maintenant disponible est la sous-couche pour contrôler
les odeurs. Il s’agit d’une structure textile composée de charbon
type scent-lock ou suprescent. C’est une option facultative qui est très
prisée des chasseurs professionnels vu sa capacité à filtrer les odeurs
dégagées par le corps et ainsi ne laisser aucune trace de votre présence.
Ce type de matériel se retrouve aussi intégré dans certains ensembles
avec un léger désavantage, celui d’être trop chaud en début de
saison pour les archers. Par contre, en sous couche portée sous un
ensemble léger laissant passé le vent, il est fort avantageux pour ces même
archers. Donc
pour récapituler, le choix de bons sous-vêtements expulsant l’humidité
vers l’extérieur, une bonne épaisseur d’isolant de type polar
selon le climat et un «shell» extérieur de type Gore-tex non
bruyant pour contrer le vent et la pluie tout en laissant passé
l’humidité expulsée. Avec
un ensemble de ce type vous pourrez partir sans craintes pour tout type
d’excursion de chasse et adapter votre tenue vestimentaire selon les
humeurs de Dame Nature. C’est bien évident que le prix d’un tel équipement n’est pas donné mais la duré de vie d’un équipement de qualité et surtout le confort apporté par celui-ci sont de bonnes clés du succès de tout bon chasseur expérimenté. Qui
n’a pas déjà été repéré suite à un mouvement d’inconfort ou
encore quitté son affût par temps pluvieux pour revenir et apercevoir
les traces du buck temps recherché ? Pour ma part, une fois que j’ai goûté
au confort et... plus jamais je m’en passerai ! Bonne Chasse ! Alain Jr Madore
Qui ne rêve pas de récolter un de ces chevreuils mâle mature qui porte normalement cette ramure tant convoitée ? Si c’est votre cas, lisez bien ce qui suit . Ceci est une de mes techniques préférées. Elle consiste à provoquer le chevreuil dominant de votre secteur et le forcer à commettre l’erreur fatale. Pour ce faire, il y a des règles à appliquer.
Cette technique est efficace lors du pré-rut et spécialement lors des deux semaines avant la période du rut. La première chose à faire nécessite de laisser notre carte de visite ou d’invitation à notre client et ce, en fabriquant ou rafraîchissant des grattages. Moi, je préfère la technique «du triangle des Bermudes». Elle consiste à faire trois grattages ( Rub ) à une distance d’environ 30 mètres entre chaque, ce qui formera un triangle dans lequel vous y centrerez votre mirador. Pour faire les grattages, j’utilise une odeur de mâle et une odeur de femelle. J’applique l’odeur de mâle à une hauteur minimum de 3’ et celle de la femelle au sol, dans le grattage, pour ainsi créer un corridor d’odeur. L’odeur de femelle consiste en une odeur de femelle ordinaire pour débuter et par la suite en une odeur de femelle en chaleur lorsqu'on se rapproche du rut. L’odeur de mâle est une odeur de mâle avec «musk» pour débuter et on peut par la suite, si on a une bonne réponse, utiliser une odeur de mâle dominant. L’utilisation de glandes tarsales est un atout si on en possède. Pour ma part, je préfère utiliser les gels contrairement aux urines liquides car elles sont plus faciles à utiliser et demeurent efficaces plus longtemps. 24 ou 48 heures plus tard, on retourne pour voir si nos grattages ont été retouchés et que notre stratagème fonctionne. Peu importe le succès, on rafraîchi les grattages et patiente encore 24 à 48 heures. Normalement s'il y a un chevreuil mâle dans le coin, la réponse est drôlement instantanée ! Si non, on doit essayer à un autre endroit. Les «trails» principales qui mènent au point de nourriture sont normalement très efficaces lorsqu’on s’y positionne à une centaine de mètres du point de nourriture. Si oui, on rafraîchit à nouveau tous les grattages, car il peut arriver d’en voir apparaître de nouveau et on patiente un autre 24 ou 48 heures pour finalement commencer notre chasse. Le jour venu, on se rend à notre site de chasse, on rafraîchit nos grattages et prend position sur notre mirador pour attendre notre 30 min. sans faire un bruit. Cette période nous permet d’observer et écouter ce qui se passe. La période écoulée, j’aime bien faire une première séance d’appel doux. Il s’agit d’une série 3 ou 4 petits «grunts». 5 ou 10 minutes plus tard, si je n’ai pas de réponses, je récidive à nouveau suivi d’une séquence de «sparring ou rattling» doux qui imite deux mâles qui se poussent sans trop d’agressivité avec leurs cornes, puis silence pour environ 30 minutes. Puis on recommence à nouveau. On peut aussi y ajouter quelques «bleats» qui feront croire à la présence d’une femelle sur les lieux. Il faut porter une attention aux bruits environnants comme un panache qui est frotté dans des branches par exemple. Le moindre signe ou réponse signifie un intérêt de la part de son auteur. On doit aussi varier les temps de pause entre les séances et persister. La persévérance est la clé du succès à la chasse. Si on n’a pas de réponse, on peut se permettre de faire des bruits de plus en plus forts pour aller chercher plus loin l’attention de notre gibier. Il faut aussi comprendre que si on y arrive, on doit réussir à le faire approcher pour qu’il atteigne la zone d’odeur, ce qui permettra de le rassurer et de lui faire franchir les derniers mètres cruciaux. C’est pour cette raison que toute séance d’appel devrait toujours être mélangée avec l’utilisation d’odeur appropriée, c’est ce qui fait toute la différence. Imaginez être un chevreuil qui entend quelques chose. Vous approchez pour trouver le coupable mais si vous franchissez la distance que vous croyez être la bonne et que vous ne voyez et ne sentez toujours rien, vous allez sûrement douter de quelques choses, non ? Bien eux, oui et pour cause, car l’ouïe et l’odorat sont leur deux principaux sens dont ils se servent pour survivre. Essayez cette technique et envoyez nous vos commentaires sur le forum! Bonne Chasse ! Alain Jr Madore
La lune orbite d’ouest en est autour de la terre. Elle nous paraît pourtant faire le contraire. Les phases lunaires portent à confusion. Exemple : une nouvelle lune nous paraît invisible et un quart de lune nous paraît en une demi-lune. Elle complète une rotation complète sur son axe dans le même temps qu’elle effectue son orbite au tour de la terre. Elle prend 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2.8 secondes pour faire le tour de la terre mais retourne à sa position originale à l’opposé de la terre en 27.3 jours Elle
maintient une orbite elliptique ( ovale ) qui varie en distance de la
terre entre 225,742 milles La force qu’elle exerce sur la terre ralenti sa rotation sur son axe de .002 secondes, ce qui signifie une journée plus longue du même temps à chaque siècle. Une journée lunaire dure 24 heures 50 minutes comparativement à 24 heures sur terre. Donc, elle se lève et se couche à une heure différente à chaque jour. À chaque 24 heures durant que la terre a tourné sur son axe, la lune bouge de 12 degrés vers l’est sur son orbite ce qui occasionne qu’elle se lève une moyenne de 51 minutes plus tard chaque jour. Finalement, vu son orbite elliptique, la hauteur de la lune à l’horizon varie de saison en saison. Par exemple : tôt au printemps le premier quart est le plus haut tandis que le dernier quart est le plus bas. La nouvelle et pleine lune sont à un niveau presque égal. Cela change à l’automne. Le dernier quart devient le plus haut alors que le premier devient le plus bas et la hauteur de la nouvelle et pleine lune coïncide avec la hauteur du soleil du midi. En décembre, la pleine lune est la plus haute, la nouvelle, la plus basse et les deux quarts sont au milieu. Donc, lorsque l’on dit que la lune est directement au dessus et en dessous on veut vraiment signifier la position la plus haute que la lune atteint au dessus et en dessous de la terre. Dans mon prochaine article, nous entrerons dans les détails plus directs entre la chasse et la lune !.. Alain Jr Madore
28 Octobre 1998 Nous sommes à trois jours de l’ouverture de la deuxième saison de chasse à l’arc dans la zone 7. C’est la saison que j’attends avec impatience depuis des mois, parce que c’est la période qui coïncide normalement avec la fin du pré rut et la période du rut chez le chevreuil. Pour ceux qui s’adonnent aux techniques d’appel et à l’utilisation de leurres olfactifs c’est lors de cette période précise que la réponse du chevreuil et son intérêt pour ces techniques est à son apogée. De plus, cette saison 1998 s’annonce très bonne, car les dates de chasse couvrent, pour une des rares fois la période du pré rut. C’est pour cette raison que j’arrive tout juste du bois. J’ai fait aujourd’hui une petite tournée sur mon territoire question de voir ce qui si est passé depuis deux semaine. Mais il n’y avait à mon grand étonnement aucun signe réel d’activité, aucun grattage, aucun frottage sauf ceux laissés lors de la perte des velours en début de saison qui sont normalement des arbustes branchus qui ont subi un mauvais sort ayant les branches cassées contrairement aux frottages territoriaux qui sont des arbres de différentes grosseurs qui sont frottés ou même épluchés. J’ai malgré tout décider de provoquer les choses en simulant trois grattages autour de mon mirador car je sais que ce territoire est normalement occupé par un buck dominant et sûrement pas n’importe lequel. Vous auriez dû voir les frottages qui étaient sur ce territoire l’année passée. Des cèdres, mais pas n’importe quels cèdres. Au bas mot, six à dix pouces de diamètres. Tout bon chasseur sait très bien que seul un gros buck dominant possédant un panache de grande envergure peut laisser une telle signature. Un frottage sur une jeune plaine ou encore un petit sapin peu très bien être fait par ce même buck que par un jeune daguet ou spike, si vous préférez. Pour produire mes faux grattages j’ai utilisé deux leurres odorant, le premier étant un gel de buck territorial que j’ai appliqué dans mon grattage et sur une branche au dessus de celui-si et l’autre étant une urine de femelle en chaleur que j’ai disposé sur un terreau hydrofuge qui garde l’urine en surface. Le tout, bien sûr disposé dans un grattage d’environ 1.5 pieds par 3 que j’ai fait à l’aide d’une branche d’arbre cassée. J’ai effectué ces grattages dans une forme triangulaire à environ dix à quinze mètres de mon mirador, dont deux directement dans des sentiers très utilisés par les chevreuils qui vont se nourrir dans un champs de maïs à environ 40 mètres de mon mirador. Le lendemain, Je décide donc de retourner sur mon territoire pour voir si je pouvais trouver des signes d’activités frais, car selon la date de la nouvelle lune qui sera le 18 nov. le pré rut devrait être commencé ou sur le point de commencer. Une surprise m’attendait à mon arrivée et tout une !… Je n’avais plus trois grattages mais bien cinq grattages. Mes trois grattages avaient été retouchés et deux de plus apparaissaient au sol. C’est donc avec fierté que j’ai rafraîchi tous les grattages et j’ai quitté le territoire en essayant de laisser le moins de traces possibles. J'attendais le samedi matin avec impatience. Samedi matin, Il est 5h30 du matin. Mon compagnon de chasse passe me chercher et tout en nous rendant à notre territoire, je m’empresse de lui raconter en détail ma surprise du jeudi. Arrivés sur les lieux, on s’habillent, sortons tout l’attirail car j’ai mon arc, mes calls, mes leurres et mon sac à dos contenant ma caméra vidéo ainsi que mon support pour celle-ci. Marc n’en revient jamais de tout le matériel que j’apporte avec moi. Le
soleil commence à apparaître à l’horizon en même temps que nous
atteignions le champ de maïs qui nous sert de chemin d’accès à nos
miradors. À peine une centaine de pieds plus loin, quand surprise, on
peut apercevoir un bon nombres de silhouettes de chevreuils au loin dans
le champs. Après quelques minutes d’observation nous prenons la décision
de retourner sur nos pas et d’utiliser le sentier dans le bois. Mais
que ferions nous pour un chevreuil ? Le sentier était presque
impraticable suite au verglas qui a fortement touché notre région. Ce
trajet dura une heure au lieu de vingt minutes pour finalement
apercevoir Nous avons eu tout juste le temps de bien voir le panache de ce monstre comme il empruntait notre sentier en direction contraire bien évidemment pour disparaître ! Je venais de voir l’auteur des ces frottages si imposants. Ma tactique fonctionnait mais je doutais d’avoir la chance de le revoir bientôt, car normalement, c’est ce genre de buck ou plutôt machine de survie qui devient nocturne à la moindre présence humaine.
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