|
Un article de Richard Marois |
Archers ou prolongement de la chasse ?
Certains chasseurs a l’arme à feu on une mauvaise interprétation de leurs découvertes. Oui plusieurs chasseurs à l’arme a feu découvrent des chevreuils morts ou blessés par flèches et déduisent automatiquement que l’arc est un mode de chasse qui blesse beaucoup de gros gibiers et cause des pertes à notre faune québécoise. Je suis un chasseur à l’arc et je ne chasse pas à l’arme a feu et pourtant nous n’avons jamais subi aucune perte.
Pourquoi ? La réponse est bien simple ce n’est pas l’arme le problème, c’est l’utilisateur. S’il y avait d’autres saisons après la chasse à l’arme a feu, il y aurait sûrement d’autres découvertes similaires dû aux mauvaises utilisations de cette arme. Le coupable serait encore l’utilisateur. Le problème est en chacun de nous. Nous devons être conscients des impacts et du gaspillage que nous causons à mère nature. Nous jouissons d’une faune et d’une flore abondantes et uniques au monde mais rien n’est éternel.
Comme je l’ai écris précédemment, je suis un chasseur à l’arc et je n’ai pas d’arme a feu. Pour ce prétendre sérieux, un archer doit tirer une bonne cinquantaine de flèches par semaine à partir du mois de mai et il doit fréquenter un minimum de trois jours par semaine les sites de tir dès l’arrivé du moi d’août. Il faut aussi avoir une arme en parfaite condition. Lorsque je pratique mon tir, je colle un petit collant orange de 2 à 3 pouces de diamètre sur ma cible. Je commence à dix mètres et toutes mes flèches doivent atteindre le collant. Tant et aussi longtemps que le tireur tire à l’extérieur du collant, il ne devrait pas changer de distance de pratique et ainsi de suite. Je tire dans ce collant à une distance de 70 mètres. Il va de soit que la distance maximum pour atteindre un gros gibier à l’arc est de 25 ou 30 mètres. Les archers qui tentent d’abattre des chevreuils au-delà de ces distances ne pratiquent pas la chasse. Ce sont des joueurs de casino car il prête au hasard et à la chance leur décision. Pourquoi certains chasseurs à l’arc s’évertuent à chassé à l’arc dans de telles conditions ??? La chasse à l’arc n’est pas un prolongement de la chasse à l’arme feu contrairement à ce que certains pensent. La chasse à l’arc, c’est une philosophie et une certaine nostalgie liée à nos ancêtres amérindiens. Car la plupart d’entre nous ( les chasseurs ) se flattent d’avoir un lointain grand-père de souche amérindienne.
J’arrive sur mon territoire trois jours avant et je suis 2½ semaines en forêt. Les trois jours qui précèdent la chasse nous permette de perfectionner notre tir. D’ailleurs, le certificat de chasseurs devrait être reconsidérer à tous les cinq années et un test pratique devrait être fait dans le but de s’assurer du sérieux de nos chasseurs. Pas dans le but de nous re-taxer de nouveau, mais dans un but de préservation.
Maintenant certains de vous diront ( Ben c’est ça qu’on dit Y’a des archer qui tire tout croche ). Alors combien d’entre vous ne se donnent même pas la pêne de sortir sa carabine une semaine avant ? Combien d’entre vous changent le nombres de grains de leurs cartouches sans même ajuster son arme ? Combien d’entre vous ont t’ils entendu une histoire de chasse au gros gibier ( Y’as tiré 10 coups avec une 300 magnums mais y’a pas touché ) ? Combien d’entre vous sont des chasseurs à l’arme à feu qui pratique l’arc seulement pour prolonger leur chasse?
La conclusion, si vous entendez des histoires du genre, que ce soit à l’arc ou à la carabine, prenez le temps de discuter avec lui. Nous sommes, pour la plupart, de fervents défenseurs de l’environnement car nous voulons conserver cette richesse pour les générations future ( je suis d’ailleurs le président du conseil régional de l’environnement de la Montérégie ). Alors il n’en tient qu’à nous de pratiquer ce sport sérieusement et avec le respect et le plaisir qui s’en suit.
Richard Marois
5 septembre 2004